Les Armes Sismiques

21 septembre 2002

 

Tout part d'une déclaration de William Cohen, secrétaire d'Etat à la Défense américain en date du 2 avril 1997 (signalée par mon vieil ami de Poitiers, chercheur, Gérard Morin) :

   Others [terrorists] are engaging even in an eco-type of terrorism whereby they can alter the climate, set off earthquakes, volcanoes remotely through the use of electromagnetic waves. So there are plenty of ingenious minds out there that are at work finding ways in which they can wreak terror upon other nations.It's real, and that's the reason why we have to intensify our[counterterrorism] efforts.

Secretary of Defense William Cohen at an April 1997 counterterrorism conference sponsored by former Senator Sam Nunn. Quoted from DoD News Briefing, Secretary of Defense William S. Cohen, Q&A at the Conference on Terrorism, Weapons of Mass Destruction, and U.S. Strategy, University of Georgia, Athens, Apr. 28, 1997.

Traduction :

   D'autres terroristes sont engagés dans un type d'action "écologique" où ils peuvent altérer le climat, déclencher des tremblements de terre, des éruptions volcaniques en utilisant des ondes électromagnétiques. Beaucoup d'esprits ingénieux travaillent actuellement pour imaginer des moyens de terroriser des nations entières. Tout ceci est réel et c'est la raison pour laquelle nous avons intentifiés nos efforts dans la guerre contre les terroristes.

Secrétaire à la Défense William Cohen, avril 1997. Conférence consacrée au contre-terrorisme organisée par le sénateur Sam Nunn. Propos rapportés au Département de la Défense (DoD). "Conférence sur le terrorisme. Armes de destruction massive et stratégie américaine. Université de géorgie, Athènes, 28 avril 1997.

Traduction en clair : On sait que tout cela fonctionne puisque nous l'expérimentons de longue date. Les moyens technologiques à mettre en oeuvre restent abordables et sans commune mesure avec un effort de nucléarisation.

On remarquera la mention des tremblements de terre et du déclenchement d'éruptions volcaniques. Cela peut paraître fou, mais finalement une cause minime, bien localisée, peut engendrer un cataclysme si celui-ci est prêt à se déclencher. Les tremblements de terre sont liés à des glissements de plaques, le long de failles. On sait qu'un tremblement de terre se produira inéluctablement le long de la faille San Andreas, en Californie et que ses effets seront dévastateurs. On ne sait pas quand ceci se produira, ce qui revient aussi à dire qu'on ne connait pas a priori l'énergie qui suffirait à déclencher le phénomène. Plus le claquement est proche et plus cette énergie sera faible. La technique permet d'agir dans les couches profondes du sol avec des ondes électromagnétiques. Les Russes avaient construit un énorme générateur appelé "Pamir" dans les années soixante dix, dont j'avais vu des photos en 1983 à Chicago, lors d'un congrès de MHD, qui pouvait être transformé sur un gros camion. C'était une des n variantes du générateur de Sakharov, à compression de flux. Celui-ci avait la forme d'une boite de camembert de six mètres de diamètre. Ces générateurs, dont on sur par la suite qu'ils équipaient les canons électromagnétiques installés au sol par les Russes s'appellent également des générateurs de Pavloski. Leur fonctionnement, par "compression de flux" est analogue au système MK1 de Sakharov que tout le monde commence à connaître maintenant. On met à feu, au centre, un explosif chimique qui interagit avec un puissant solénoïde (pour le spécialiste : en régime de nombre de Reynolds magnétique élevé).

Ce système "permettait de faire circuler de forts courants électriques dans le sol". Officiellement le dispositif était présenté comme un système d'analyse de la situation d'un terrain en mesurant sur le grandes distances et à grande profondeur la conductivité électrique du sol. On sait maintenant qu'une variation de cette conductivité est le signe de l'imminence d'une tremblement de terre. J'avais en 83 discuté à Chicago avec les responsables russes de ce projet, anciens élèves de Vélikhov, lui même élève de Sakharov. Je réalise aujourd'hui qu'un tel système pouvait permettre non seulement d'étudier la situation pré-sismique d'un terrain mais évententuellement de déclencher le séisme. Ainsi "l'étude géophysique" constituait-elle le "projet-écran" cachant la véritable finalité de cette technologie, inimaginable par un non-spécialiste.

Physiquement parlant ces systèmes permettent des transferts d'énergie. L'énergie de départ reste celle de l'explosif qui alimente le générateur Pamir. Ce système permet de transporter par ce biais des ondes électromagnétiques une part de cette énergie à grande profondeur. Si la faille n'est pas prête à céder, il faudrait une énergie importante pour déclencher le séisme. Le système, utilisé avec modération, peut permettre de tester le terrain, un peu comme quand vous donnez de légères impulsions sur un blocs en équilibre pour voir s'il est prêt à glisser dans un ravin. Des militaires-géophysiciens peuvent ainsi localiser en secret de par le monde, dans des territoires potentiellement "hostiles" ou "devant être mis au pas" des "régions sensibles" où une action plus musclée pourrait déclencher un séisme dévastateur. Pour déclencher le séisme il suffit alors de modifier par chauffage la nature du terrain en un point qui sert de "retenue" dans la faille, de "verrou". On provoque alors le claquage.

Même remarque concernant le vocanisme. La philosophie est la même : apporter de l'énergie en profondeur. Avant de penser à un volcan regardons comment fonctionne un geyser. J'ai pas mal traîné en Islande il y a de nombreuses années avec mon fils et avec Maurice Kraft (qui mourut intoxiqué par une émanation de gaz, de même que sa femme Katia). Le mot geyser vient de la localité geisir, en Islande, où ceux-ci sont nombreux.

Un geyser est une colonne qui plonge dans les profondeurs de la terre à un endroit où se trouve une source de chaleur. En Islande la chaleur est partout. Cette colonne est remplie d'eau. Très souvent elle affleure dans une vasque plus ou moins importante. On est surpris de découvrir que cette eau est teintée en vert par des bactéries qui vivent dedans en "cosommant cette énergie" et non pas l'énergie du soleil. On ne sait d'ailleurs pas très bien si la vie terrestre ne serait pas née dans ces conditions qui nous paraîssent insupportables. Toujours est-il que ces bactéries meurent si la température tombe au dessous d'un certain seuil, peut être quatre vingt ou quatre vingt dix devrés. En tout point de la colonne l'eau est proche de l'ébullition. Plus la pression est élevée et plus haute est la température à laquelle de l'eau peut se maintenir à l'état liquide, et vice-versa. Je vous raconte cela parce que tous les montagnards savent comme il est difficile de faire cuire des pâtes en haute montagne, simplement parce que la basse pression liée à l'altitude diminue la température d'ébullition et que même dans de l'eau bouilllante on a du mal à provoquer les réactions chimiques de la cuisson de l'aliment à cause de cela. Dans la colonne d'eau du geyser la température croît avec la profondeur, simplement parce qu'on se rapproche de la source de chaleur. Si l'ébulltion ne se produit pas (le geyser cesse alors d'être actif) c'est parce qu'en tout point le poids de la colonne d'eau crée une pression suffisante pour empêcher l'ébullition à la température qui règne à cette profondeur.

Mais ce système est instable. La pression qui règne dans la colonne ne peut être modifiée. Elle ne dépend que de la géométrie du système, de la hauteur d'eau. Par contre la source de chaleur souterraine peut apporter des calories au point de créer la criticité. Alors une bulle se forme qui remonte vers la surface et provoque l'ébullition de l'eau qui se trouve sur son passage. Le volume de vapeur qui remonte croît ainsi et peut atteindre plusieurs mètres cubes. Quand la bulle atteint la surface, celle-ci se soulève. Puis la bulle crève à sa partie supérieure (figure de droite) et c'est ce qui provoque l'émission d'une colonne de vapeur. ceux qui ont vu des geyser en fonctionnement connaissent ce phénomène, assez rapide, qui s'étend sur un temps qui est de l'ordre de la seconde.

Pour l'anecdote il existe un moyen de "ranimer les geyser", qu'utilisait Maurice Kraft et qui faisait la joie de mon fils qui avait dix ans à cette époque. J'ai malheureusement perdu la photo que nous avions prise du phénomène. L'astuce consiste à vider le contenu d'un flacon de produit à vaisselle dans le geyser. Celui-ci descend en abaissant la valeur de la température de vaporisation. Quand le produit atteint le bas de la colonne, le geyser se déclenche et produit alors des dizaines de milliers de bulles de savon, les plus grandes pouvant atteindre une vingtaine de centimètres de diamètre.

Un volcan a un fonctionnement analogue au sens où c'est une colonne de magma contenant du gaz.

On peut comparer ce magma à du champagne. Les gaz qui peuplent la surface de la Terre on d'ailleurs été créés par le dégazage de volcans, puis transformés par un phénomène appelé "vie". Les volcans rejettent de nombreux gaz différents, dont pas mal de CO2. Prenons maintenant un volcan "actif", c'est à dire susceptible d'entrer en éruption périodiquement. Sa colonne de lave est en équilibre à la manière de celle du geyser. En général elle est liée en profondeur à une poche magmatique. Le mécanisme qui assure la montée du magma dans la cheminée est le dégazage qui a tendance à s'accentuer au fur et à mesure de la remontée. On comprend alors comment il peut être possible à l'aide de micro-ondes pulsées en très basses fréquences, capables d'apporter de l'énergie thermique à grande profondeur, de chauffer le magma et de rendre le système instable, s'il est proche de sa criticité.

Si le secrétaire à la Défense William Cohen a prononcé ces mots c'est qu'il avait d'excellentes raisons de penser que tout cela était faisable. Je pense même que s'il a dit cela c'est que cela a déjà pu être testé par les scientifiques américains (...).


23 sept 2002. libre opinion (l'auteur du message a préféré rester anonyme) :

Comme on peut supposer que ce responsable américain, Cohen, ne dit pas n'importe quoi, on est en droit de se demander si une arme sismique n'aurait pas déjà été utilisée quelque part avec les conséquences prévisibles. À ce sujet, on peut noter que le séisme dévastateur en Arménie en décembre 1988 a coïncidé de façon surprenante avec le début des troubles ethniques dans cette région, en 1988 également, entre les Arméniens et les Azéris (d'Azerbaïdjan) et qui étaient annonciateurs de la fin de l'URSS. Conscient que l'Union se dirigait vers l'éclatement, pourrait-on imaginer un général soviétique à tête brûlée utiliser le joujou décrit dans votre papier pour "mater insurrection" dans la région? Simple hypothèse.


Le passage à proximité de la Terre d'un astéroïde ferreux, débris de supernova, doté d'un très fort champ magnétique. Les supernovae, juste avant leur fin brutale, possèdent un noyau central constitué de fer, associé à un champ magnétique de très forte intensité, difficile à chiffrer (cent teslas ou plus, peut être). Le soleil est né dans un amas de quelques centaines d'étoiles qui s'est dispersé en quelques dizaines de millions d'années. Disons 50 millions d'années. Les étoiles massives (20 masses solaires) ont éjecté les petites par effet de fronde. Au passage ces étoiles massives ont eu le temps de se muer en supernova, donc d'exploser, avant que l'amas ne soit dispersé. Elles ont donc peuplé celui-ci en éléments lourds (dont nous sommes constitués). Si certaines supernova peuvent donner naissance par compression à des résidus sous forme d'étoiles à neutrons il est fort possible que dans d'autres cas la compression ne soit pas assez symétrique pour assurer la transformation du noyau de fer en masse de neutrons au contact. Le noyau aurait alors été disloqué. J'ai sur la table de mon bureau une mini-météorite de la taille d'une cacahuète qui a sans doute habité jadis le coeur d'une étoile géante et constitue aujoud'hui un infime fragment issu de la désintégration de celle-ci. Personne ne peut préjuger de la taille des fragments. Sur Terre certains ont atterri qui avaient des tailles respectables (donc celui qui a donné naissance au "metor crater" en Arizona). Il est tout à fait possible qu'il puisse en exister de plus gros, éjectés loin du soleil, donc alors indétectables sauf en phase d'approche finale, puisqu'à la différence des comêtes ils ne dégazent pas. Imaginez qu'un fragment de supernova de la taille de Phobos passe près de la Terre, sans la heurter. Il la balayerait avec son champ magnétique. Celui-ci serait capable alors d'agir sur le champ terrestre au point de le faire basculer, de l'inverser. Les inversions successions du champ magnétique terrestres, constatées par mesure du paléomagnétisme des laves vient peut être de là.

Les physiciens sont toujours incapables d'expliquer "la raison suffisante" (comme dirait le professeur Panglosse) de la présente d'un champ terrestre (0,4 gauss, si mes souvenirs sont exacts). On parle depuis des décennies "d'effet Dynamo" sans avoir jamais été foutus de modéliser le phénomène ou de le simuler, y compris numériquement. Une autre origine consisterait simple à se dire que ce champ préexistait dans le bloc de fer, de la taille de Mars, qui a percuté la Terre en donnant naissance à la Lune. La théorie de l'effet Dynamo est une théorie "Shaddock" (pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué).

Revenons à cette histoire d'astéroïde métallique qui ne percute pas la Terre, mais la frôle suffisamment près. Non seulement il peut inverser son champ magnétique, le nouveau champ correspondant à un phénomène de rémanence mais il peut au moment de son passage créer des forces de Laplace au sein du magma terrestre. Mêmes si ces forces ne sont pas assez intenses pour modifier sensiblement la forme de notre géoïde elles peuvent êtres suffisantes pour déclencher des tremblements de terre, du volcanisme et même des phénomènes de plus grande ampleur encore comme des surgissements ou des effondrements de portions de la croûte terrestre. L'eau salée est aussi conductrice de l'électricité. En son sein les forces de Laplace créeraient des courants fluides. On peut imaginer que cet astéroïde puisse ainsi provoquer la fin de civilisations, comme celle d'une éventuelle "Atlantide". Je n'aime pas ces scientifiques qui cherchent à tout réduire, à tout passer dans leur moulinette intellectuelle en s'imaginant qu'ils savent tout sur tout, en se basant sur un savoir qu'ils croient définitif. Notre passé reste bien mystérieux. Ca n'est que très récemment que nos astrophysiciens ont envisagé que le soleil puisse être né dans un amas (Article de Serge Jodra : "Où sont passées les soeurs du Soleil?" dans Ciel et espace d'avril 1998, n° 336 page 60). Avant les astrophysiciens pensaient que le soleil était né seul dans son coin. Mais en science, tout procède par "catastrophes" (de kata, à côté, et strophedein, le sillon). Le discours scientifique ressemble à un disque. De temps en temps un évênement fait que le bras du tourne disque saute, change de sillon. Un discours s'interromp alors brutalement pour qu'un autre s'enchaîne, qui éventuiellement n'a rien à voir avec le précédent. Autre exemple : le passage brutal de "la théorie des géosynclinaux" à celle de la tectonique des plaques, suite la découverte de la dérive des continent. Au passage j'aimerais bien que quelqu'un m'envoie des photopies de pages de cours de géologie datant d'avant cette découverte de la dérive des continents ( à envoyer à J.P.Petit, villa Jean-Christophe, chemin de la Montagnère, 84120, Pertuis ). J'appartiens en effet à une génération qui a du apprendre (par coeur) cette théorie des "géosynclinaux" qu'on trouvait alors au rayon "géologie" de l'enseignement secondaire. C'était surréaliste. On se débrouillait pour expliquer comment le fond de lacs ou de mers arrivait à former ... des montagnes. Je serais ravi de les porter à la connaissance des lecteurs pour que des plus jeunes voibent comment des connaissances peuvent ainsi basculer à l'échelle d'une génération. Les scientifiques (et dans ce cas les géologues) sont comme les chats qui, comme chacun sait, ont l'art de "mettre leurs crottes sous le tapis du salon".

Le discours scientifique est en fait un discours de type religieux. La science a ses prêtres, ses Panglosse, comme Hubert Reeves, grand dispensateur de poussière d'étoiles, tel un moderne marchand de sable. Ses phrases commencent pas "on pense que..." et pour qui sait suivre des discours sur de long laps de temps, elles évoluent, elles aussi. Vous avez sans doute entendu le scientifique dire "que le mythe de l'Atlantide" était simplement lié à l'explosion du volcan de Santorin, dans les îles Grecques. Je suis allé là-bas. Effectivement ça a du être quelque chose. Le ras de marée qui en a résulté a peut être pulvérisé quelques civilisations côtières. Platon a peut être aussi simplement fabulé, à moins qu'il ne s'agisse de l'effet du passage de cet astéroïde ferreux évoqué plus haut. Remarquez une chose au passage. Supposez que cet astérïde passe faible distance de la surface de la Terre. T rop petit, trop peu massif, il pourrait n'engendrer aucun phénomène de marée, bien que les effets de marée soient en 1/r3. Ne frôlant pas notre atmosphère il ne créerait aucun phénomène aérologique (si ce n'est celui qui serait dû à un puissant brassage de notre ionosphère par les forces de Laplace, parce que celle-ci est ionisée). Dans la mesure où cet astréoïde ne dégazerait pas (les comètes se révèlent surtout par leur "chevelure" et commencent à dégazer à quelques six cent millions de kilomètres de la Terre, après avoir franchi l'orbite de Jupiter) il serait même possible que personne ne le remarque. Et pourtant il aurait été peut-être capable de provoquer en une nuit l'engloutissement d'un continent entier, celui des "Atlantes".

Il existe une autre thèse à propos de la disparition d'un civilisation antique, due au polytechnicien Jacques Deruelle, publiée dans un livre intitulé "L'Atlantide et ses Mégalithes", ouvrage qui passa totalement inaperçu. Il existe entre l'Angleterre et la Norvège un vaste banc où la profondeur est inférieure à 30 mètres par endroits, je crois. C'est le fameux "Dogger Bank", bien connu des pêcheurs. Les glaciations, non seulement abaissent le niveau des océans mais font remonter les planchers océaniques au voisinage des barrières glacières. C'est comme quand vous pressez en un endroit sur un matelas en mousse. Cela fait légèrement remonter la partie voisine. Lorsque les glaces fondent, le glacier recule. Le niveau de la mer monte et le plancher océanique s'enfonce. Il pourrait avoir existé une civilisation vivant à l'âge du fer qui se serait accrochée à ce qui est devenu maintenant " Dogger Bank" en en faisant un .. polder. Quand il s'agit de préserver un territoire, des dizaines de milliers d'hommes peuvent oeuvrer pendant des siècle, voire des millénaires à édifier des digues de trente mètres de haut. D'autant plus que l'enfoncement a été progressif. Les travaux ont pu débuter dès la préhistoire, dès la fin de cette glaciation. Et puis un jour une tempête exceptionnelle romp le barrage. En une nuit tout est englouti. Les tempêtes suivantes parachèvront le travail. Quelques siècles plus tard rien ne subsistera d'une civilisation qui aurait pu être florissante et constituer peut-être ceux qu'on appela "les Peuples de la Mer" et qui causèrent de sérieux ennuis à l'Egypte à une certaine époque. Des peuples très avancés en matière de navigation, avec des navites quillés, maîtrisant le fer (alors que les Egyptiens, attaqués, n'avaient que leurs épées de bronze pour faire face). Il y a peut être des choses fabuleuses à découvrir en effectuant des carottages dans le fond de Dogger Bank. On trouve bien des masses d'ossements de mammouth au large du Danmark, qui datent de l'époque où ces plaines étaient encore émergées.

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