<!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Strict//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-strict.dtd">
<html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><head>
<meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=UTF-8"/>
</head><body style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 13pt"><p>Bonjour à tous, bonjour Loic,</p><p>En réaction à ce superbe texte et à la question qu'il pose si j'en ai bien saisi un bout, je me suis demandé pourquoi Lacan en est venu a donner cette importance à la topologie ? Parce que justement, les mots n'en finissent pas, la vérité fiction non plus d'avoir toujours une nouvelle façon de se dire, il fallait un point butoir qui pousse à l'acte : c'est là que le silence du noeud prend tout son efficace. Parce que pour qu'il y ai "du psychanalyste" il y faut de l'efficace dans le maniement du transfert pour qu'il y ai acte psychanalytique.</p><p>Je sais aussi que ça peut être un point très frileux pour beaucoup d'analystes §;)</p><p>Est-ce qu'on pourrait dire ça ?</p><p>Nathalie</p><blockquote type="cite"><p style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; font-size: 14px;"><strong style="color: #000;">envoyé :</strong> <span style="color: #666;">17 septembre 2025 à 06:18</span><br><strong style="color: #000;">de :</strong> <span style="color: #666;">Loic TOUBEL <toubel1974@gmail.com></span><br><strong style="color: #000;">à :</strong> <span style="color: #666;">"Groupe de Discussions du Domaine Lutecium.org" <topologos@lutecium.org></span><br><strong style="color: #000;">objet :</strong> <span style="color: #666;">[Topologos] J.-C. Milner et les noeuds (1995) : le "c'est montré" et le "c'est écrit"</span></p><br><div dir="ltr"><div>Bonjour,</div><div><br></div><div>Je vous lis avec beaucoup d'intérêt et je vous propose de (re)lire Milner (1995) :</div><div><br></div><div>"Ainsi le second classicisme a-t-il passé, à l'instant où il paraissait s'accomplir. Lacan lui-même y a mis un terme. Le séminaire XX, qui en constitue le sommet, déclenche aussi le mécanisme de sa déconstruction. Tout est déjà mis en pièces, lorsque Lacan choisit, aux approches de 1980, de se taire. Le noeud d'un côté, le poème de l'autre ; la ficelle et la lettre ; le silence et le calembour. On songe à l'Ethiopie.</div><div><br></div><div>[...]</div><div><br></div><div>Monstration par monstration, le noeud a entravé le mi-dire en tant que moyen du bien dire, mais les entraves du mi-dire et l'inaccessibilité du bien dire sont une abolition de l'inconscient. Si non seulement le silence est requis, mais aussi possible [...], c'est que la vérité ne parle pas et que l'inconscient n'existe pas. Il n'y a pas de chose freudienne. Si Wittgenstein l'emporte, si le noeud l'emporte sur l'écrit, Lacan n'est pas seul détruit.</div><div><br></div><div>[...]</div><div><br></div><div>Je ne conclurai pourtant pas cela. Je conclurai seulement à un dépérissement du second classicisme. Comme le premier, lui aussi, avait dépéri. A cet évènement, il y a une cause de doctrine : l'émergence du noeud. Par un effet presque machinique, cette émergence désamarre l'instance de la lettre ; celle-ci, flottant comme un vaisseau en état d'ébriété, foisonne indéfiniment - sous le fanion de Joyce. Le programme, alors, est clair ; après la fin du second classicisme, un seul problème demeure : quels rapports entretiennent le "c'est montré" et le "c'est écrit" ?</div><div><br></div><div>[...]</div><div><br></div><div>De ce qui pouvait relever le second classicisme, nul ne doit rien assurer. Mais on peut assurer que le second classicisme était achevé et qu'il n'était pas le dernier mot."</div><div><br></div><div>J.-C. Milner, <em>L'Oeuvre claire, Lacan, la science, la philosophie </em>(1995).</div></div>-- <br>You are receiving this message because you are subscribed to the "Topologos" mailing list, which now combines the former "lutecium-group" and "topologos-workshop" lists.<br>Topologos mailing list<br>Topologos@lutecium.org<br>https://lutecium.org/cgi-bin/mailman/listinfo/topologos<br></blockquote></body></html>