Une aventure apocalyptique









chroniques impubliables

Cochonfucius offre des voyages dans le temps              Au premier déclin de la création neuvième, Cochonfucius demanda à un pluvian géant de le transporter vers les mers du Sud. Dès les premiers jours de cette expédition, surviennent les péripéties les plus contrariantes : nuages de criquets, tornades, difficultés de ravitaillement. Enfin le vent de Nord-Ouest se calme, et le bon pluvian atterrit sur l'Ile du Dévoilement. De cette base, Cochonfucius rejoint en rêve la ville de Noirciprose dont il rédige une chronique savoureuse. Il est ensuite victime d'un cauchemar peuplé de vents contraires. Noirciprose lui semble alors embrumée. Il se remémore un entretien qu'il eut jadis avec Yake Lakang dans un jardin.


Yake Lakang fait apparaître sur l'île une multitude de hannetons voraces, qui dévorent toutes les provisions pendant trois mois. C'est ensuite la crise dans les évaluations des moulins à prières. Alors Cochonfucius se dissimule pendant sept mois dans une grotte profonde, se nourrissant de poisson et de racines. Puis il se met à creuser la terre dans un champ de navets, puis c'est à nouveau le cauchemar des vents contraires. Enfin le gyrovague l'envoie en mission auprès d'un empereur peu commode.

A cette occasion, les sujets de l'Empire se disputent avec leurs voisins, qui auraient voulu expulser l'intrus Cochonfucius. Il retourne sur son île, tente de voler de ses propres ailes et se fait condamner à voir la réalité en face. Mais les Lombrics Apostoliques intercèdent en sa faveur. Il répare son moulin à prières et commet de nouvelles divagations, à l'issue desquelles il retrouve le terrible Empereur qui l'avait censuré. Au bout de neuf mois, le gyrovague lui ordonne d'accomplir trois nouvelles missions apocalyptiques.

A l'issue de ces campagnes, il recrute, pour son compte, onze belettes blanches et une belette indigo qui parle, puis cette troupe part en expédition vers les mers du Sud. Sur leur chemin se dresse une montagne multicolore, qu'ils franchissent en faisant flotter un radeau dans le courant d'une rivière souterraine. A la sortie du tunnel, plusieurs tigres se jettent sur eux et dévorent les douze belettes. Mais ils épargnent Cochonfucius, l'ayant pris pour un bonhomme en bois. Il devient leur guide, alors, tous vont vers la mer. Mais une fois de plus, le gyrovague survient et il invente d'autres tâches effrayantes ou humiliantes.

Cette fois, c'en est trop pour Cochonfucius. Il s'embarque en secret sur un navire partant pour nulle part, puis sur un autre, qui remonte le cours d'un fleuve virtuel. Notre fuyard se terre dans un village, mais le gyrovague ne perd pas sa trace. Suivent d'autres avanies, qui prennent pourtant fin au crépuscule, lorsque le vieux pluvian géant est admis à la retraite, et gagne une taverne en compagnie de notre héros. Non sans difficulté, ce dernier parvient alors à s'en retourner chez lui.

En plus de cette narration, Cochonfucius livre d'innombrables observations sur les rites et superstitions des solipsistes, sur les colloques d'érudits, sur la façon de s'emplumer le corps et sur les métaux précieux. Il conclut son témoignage par une série de descriptions des approches maritimes de son domicile.

L'ensemble constitue un matériau excellent pour la découverte du monde onirique du Maître.