Chanson du Pinard cette muse a d'autres rimes pour les servir à table




J'ai vu s'asseoir dans un jardin, le soir.
En l'honneur du printemps qui vient, ils ont ouvert
bouteilles avec tire-bouchons d'argent
que la reine des marmottes leur avait offerts au temps de l'hiver.
Tout en vidant leurs bouteilles, ils se mirent à chanter.



C'est le pinard qui fait, dans sa bonté profonde,
            Qu'on n'a pas froid l'hiver.

C'est lui qui rend toujours la parole féconde
            Et flamboyants les vers.

C'est lui qui rend soudain ma royauté flottante
            Et mon calme animé.

Et c'est le lapin blanc qui murmure à l'amante :
             Voici le bien-aimé.

C'est lui qui fait courir au gré des oriflammes
            Les belliqueux,

Et qui fait voltiger sur le cou blanc des femmes
            Les algues des cheveux.

Et par lui, les sont en lourdes nuées
            Noyés dans la boisson.

Les phrases aux parviennent, remuées,
            Comme autant de frissons.

Il peut t'accompagner sur les noires collines
            Ou sur la vaste mer.

C'est le breuvage épais de la divine,
            L'esprit de l'univers.

Il va, toujours joyeux, dans son immense empire,
            En tous lieux à la fois,

Renouveler le boire à tout ce qui respire,
            Et à tout ce qui boit.

Et dans le froid concert des forces éternelles,
            Seul, il chante joyeux,

Errant comme un voleur, libre comme les ailes,
            Et beau comme les yeux !


Un érudit fit un bref commentaire.

La mémoire de Cochonfucius est légèrement déformante, mais cela comporte sans doute une part de créativité.



Yake Lakang boit du pinard mystique
page initialement développée sur Bluemoon.


poesie.webnet.fr vous offre un poème au hasard