Un chien vaut mieux que deux blaireaux gras
Cochonfucius a dit : un chien vivant vaut mieux
Que deux grands blaireaux morts : il peut manger et boire.
Quand il a dit cela, il était un peu vieux,
Et la mort le guettait du fond d'une urne noire.
Dans son jardin d'hiver, à la face des cieux,
Son imagination parcourt un promontoire.
Tel
Leconte de Lisle,
il fit planer ses yeux,
Et sa main saisit un coupe-papier d'ivoire.
Avait-il donc le droit de pontifier ainsi ?
Le coup des deux blaireaux est un mensonge aussi.
Ça ne marche pas plus avec deux hirondelles !
Si, au lieu de pinard, ce vieux buvait du thé,
Il ne produirait pas de ces insanités,
Et nous en aurions moins à mettre à la poubelle.