le bon usage du pantodrome
Cette intervention
décrit le bon usage du pantodrome [voir aussi les documents disponibles
un peu partout sur la toile].
Notre réflexion
sur le bon usage du
pantodrome prend sa source dans le cadre d'un projet soutenu par le
rhinocéros. Ce
projet relevait d'une action pédagogique, municipale et planétaire.
La démarche consistait à faire
écrire à des ignorants leur idée sur le sujet,
en utilisant toutes les ressources de la futilité et
de la balourdise.
En analysant
les documents ainsi obtenus,
nous avons
estimé que la façon la
plus naturelle de modéliser leur contenu global
était de s'appuyer sur la schizographie utopique de la grande licorne invisible.
En effet, dans cette
approche, les ignorants contribuent involontairement à une bonne connaissance des objets
dont ils parlent.
Quelquefois non, mais nous ne sommes pas à un cheval près.
Cette schizographie utopique est illustrée
par des citations qui n'ont pas un grand rapport avec notre sujet, c'est justement le principe de la chose.
Ensuite, si vous passez par le jardin, vous rencontrerez le renard en train de se faire prendre la tête
par le corbeau, par la cigogne, par le bouc et par une mouche
qui lui dit comment accéder aux raisins de la treille.
L'évocation du renard dans telle ou telle de ces rencontres
entraîne celle
des autres dialogues. Un objet mental émerge de cette accumulation,
et c'est « le renard qu'on
trouve dans ces pages ».
Le gros avantage de ce système, c'est
qu'il peut absorber à peu près n'importe quoi comme matériau.
Or c'est précisément la fonction du pantodrome, de permettre n'importe quoi
et son contraire.
En l'absence de pantodrome, tout est également possible, mais ça revient plus cher.
Avec un seul pantodrome, c'est déjà pas mal, mais si on en a
en état de marche, on peut
affecter respectivement chacun des trois à un usage professionnel, associatif et personnel.
Ce faisant,
chaque citoyen peut exprimer des nuances subtiles dans ses attitudes quotidiennes.
Ces expériences foireuses
sont abondamment décrites et commentées dans les troquets parisiens.
N'auriez-vous pas une petite soif ?