le bon usage du pantodrome
Cochonfucius vu par Stéphane Cattaneo








Cette intervention décrit le bon usage du pantodrome [voir aussi les documents disponibles un peu partout sur la toile].

Notre réflexion sur le bon usage du pantodrome prend sa source dans le cadre d'un projet soutenu par le rhinocéros. Ce projet relevait d'une action pédagogique, municipale et planétaire. La démarche consistait à faire écrire à des ignorants leur idée sur le sujet, en utilisant toutes les ressources de la futilité et de la balourdise.

En analysant les documents ainsi obtenus, nous avons estimé que la façon la plus naturelle de modéliser leur contenu global était de s'appuyer sur la schizographie utopique de la grande licorne invisible. En effet, dans cette approche, les ignorants contribuent involontairement à une bonne connaissance des objets dont ils parlent.

Quelquefois non, mais nous ne sommes pas à un cheval près.

Cette schizographie utopique est illustrée par des citations qui n'ont pas un grand rapport avec notre sujet, c'est justement le principe de la chose.

Ensuite, si vous passez par le jardin, vous rencontrerez le renard en train de se faire prendre la tête par le corbeau, par la cigogne, par le bouc et par une mouche qui lui dit comment accéder aux raisins de la treille.

L'évocation du renard dans telle ou telle de ces rencontres entraîne celle des autres dialogues. Un objet mental émerge de cette accumulation, et c'est « le renard qu'on trouve dans ces pages ».

Le gros avantage de ce système, c'est qu'il peut absorber à peu près n'importe quoi comme matériau. Or c'est précisément la fonction du pantodrome, de permettre n'importe quoi et son contraire.

En l'absence de pantodrome, tout est également possible, mais ça revient plus cher.

Avec un seul pantodrome, c'est déjà pas mal, mais si on en a en état de marche, on peut affecter respectivement chacun des trois à un usage professionnel, associatif et personnel. Ce faisant, chaque citoyen peut exprimer des nuances subtiles dans ses attitudes quotidiennes.

Ces expériences foireuses sont abondamment décrites et commentées dans les troquets parisiens.

N'auriez-vous pas une petite soif ?