Index des premiers vers








Cochonfucius se remémora le premier vers (et presque le deuxième) d'un nombre important de poèmes, dont une version assez proche de l'original figure dans ses vieux papiers manuscrits, ainsi que dans les pages d'un de ses livres et dans son petit herbier artisanal, qu'il consacre à la sagesse des huîtres, à la beauté des couleuvres printanières, aux éclipses des vouivres d'antan et aux rois mélancoliques se prenant pour des chiens de chasse. En récitant les rimes de ces textes obscurs et sombres, il cherchait à retrouver son innocence primordiale, sans renoncer pour autant à grandir et à se perfectionner, ni à ce que le vieillissement lui apporte comme immenses ressources cognitives et morales, d'où il tira de nombreux paragraphes en son temps, et même des chapitres sapientiaux, sans parler d'un portulan polychrome, à consulter quand tombent les averses violentes, tout en descendant du pinard qui tache et qui troue, l'esprit occupé par rien de rien, comme cela se produit au cours d'une insomnie épisodique, ou chez certains mandarins en présence de leurs doctorants timides, ou chez une héroïne en fin de combustion et en pleine exaltation mystique.



A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles,
Je dirai quelque jour vos

         A noir, (Un blanc), I roux,
                           U safran, O azur,
         Nous saurons au jour dit
                                    Comme dit le Vishnu de Belur, cette muse a d'autres rimes

Ayant poussé la porte
                  étroite qui chancelle,
Je me suis promené
                 

         Berger du monde, clos
                  les paupières funèbres
        Des deux géants
                  qui hantent les ténèbres !

Bon chevalier masqué
                  qui chevauche en silence,
Le roi
                  de sa lance.

         Couronnés de thym
                  et de marjolaine,
        Les joyeux
                  ont la bouche pleine.

     Elle est à toi, cette chanson,
       Toi, Clotilde, qui sans façon (...)

Et là, ce moine noir,
                  que vêt un froc de deuil,
Construit, dans sa pensée,
                  un d'orgueil.

         Frères humains, qui après nous vivez,
        N'ayez les

     Heureux qui, comme Ulysse ? ou alors comme une huître ? ?

J'aime le son du cor, le soir au fond des bois,
Quand il chante les pleurs d'une aux abois.

         Je me suis-t-engagé pour l'amour d'une belle,
        C'est pas pour son aventure avec un

Jéhovah fit sortir le Taupin du néant,
Planant sur de son vol de géant.

     Je suis venu, calme orphelin
     Né d'une aux yeux tranquilles...

         Je vous invoque ici, Moines apostoliques,
         de feu...

Khons, tranquille et parfait, le Roi des Dieux thébains,
Parlait boutique avec dorées.

         La lune sous la nue errait en mornes flammes
         Et la tour du très vieux mais toujours vert...

Le menuisier du vieux savoir
carré.

         L'Empereur, père de toutes les croyances,
         et estimant en chacune d'elles la qui est Une...

     Le Roi a fait battre tambour
     Pour que le blaireau chante...

Le Roi des Runes vint des collines sauvages.
Tandis qu'il picolait près de la mer bien sombre...

         Le roi Louis est sur son pont,
         Tenant sa en son giron.

Le roi Renaud de guerre revint,
Portant sa dans ses mains.

         Le Roi Sigurd est mort. Un lourd tissu de laine
         Le voile à ses dont la chapelle est pleine.

Les moines, à pas lents, derrière le Prieur
Qui portait et le pinard mystique...

         Le vent froid de la nuit souffle à travers les branches
         Sur au gosier desséché.

Lorsque avec ses enfants vêtus de peaux de bêtes,
limpide au milieu des

         Ma chère maman, je vous écris
         Que nous sommes entrés dans

Maître Corbeau, sur un arbre perché,


         Midi, roi des étés, épandu sur la plaine.
         sur le gril cuisait une baleine.

Nous étions là deux enfants blêmes
Devant les grands à franges...

         Nous étions trois jeunes matelots,
         Tels des fiers et costauds.

Ô mon Seigneur Christus ! hors du monde charnel,
Je me suis introduit

         Quand vous serez bien vieille, au soir, à la chandelle,
         Vous et ne saurez comment.

Ta demeure est au bord des océans antiques, payait tes coups mystiques.

         Une nuit claire, un vent glacé. La neige est rouge.
        Mille sont là qui vident les tonneaux.

Un vieillard hurle à la mort
Et traverse

         Va-t-il pleuvoir, ciel de pendu ?
        S'il pleut, tu auras des

Voici venir les tristes frères
Chez meurt...

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Un érudit fit un bref commentaire, disant que les deuxièmes
vers étaient certes un peu déformés, mais
que cela se voyait à peine.



Yake Lakang proposa une interprétation selon laquelle le
fait que les premiers vers soient intacts dénotait l'innocence
et la candeur enfantine heureusement préservées chez
le vieux Cochonfucius. Toutefois, les altérations visibles
sur les deuxièmes vers, et probablement sur les suivants,
ne pouvaient être que la marque d'un fort déclin
intellectuel et moral chez ce personnage, d'ailleurs enclin aux
errances de toutes sortes.


Le gyrovague exprima l'espoir qu'on ne travestirait pas ses propres couplets nostalgiques. Sois tranquille, dit Lakang, nul ne déforme une déformation. Au lieu de nous tourmenter, buvons donc dans la paix du soir, et, pourquoi pas, jusqu'au matin lumineux, dans notre établissement de prédilection, où la beuverie finit toujours par des chansons.

qui a soif ?
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