Un godet vide, un godet plein, choses vraiment instables.

cette muse a d'autres rimes (automne 2006)





Un buveur ivre-mort
            entend son vin qui coule
Et ne cesse d'emplir les pichets,
            sans rien voir,
Lent comme une agonie
            et lourd comme une foule.

Le tavernier manie un lugubre entonnoir.
Je descends d'heure en heure
            et d'année en année
Godet après godet de pinard presque noir.

Je bois, et rien de plus. J'y passe ma journée.
Qu'est-ce donc que la vie, être jeune, être vieux,
Toute mission est là pour être abandonnée.

Je suis Cochonfucius, le vide est dans mes yeux,
Et Leconte de Lisle, un maître en démesure,
Remplit mon verre avec du vin bien frais. Tant mieux.

Ce pinard est léger, bien douce est sa blessure,
J'y fus accoutumé dans des temps très anciens.
Le pinard de Cluny imbibe mes chaussures,

Hier soir, j'étais ici, déjà. Je me souviens.



Un érudit fit un bref commentaire.

Je ne sais pas si c'est Leconte de Lisle qui a conduit Cochonfucius dans ce lieu de perdition, ou le contraire. Je pense qu'ils auraient mieux fait, l'un et l'autre, d'aller se faire analyser chez Yake Lakang, même si cela coûte un peu plus cher de l'heure.

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