Vingt inconnues parlent

chroniques impubliables







Les inconnues parlent rarement pour ne rien dire              Dans le jardin de Cochonfucius, vingt belles inconnues prirent la parole à tour de rôle.

La première inconnue dit : Le voile noir qui me brouillait le regard s'est levé.

La deuxième, elle, dit : Le premier état est contenu dans son successeur.

La troisième : Le processus a été formateur et m'a aidée à clarifier les domaines.


La quatrième : Le parquet est chaud.

La cinquième : Le système actuel ne peut être aboli tant qu'une autre solution n'est pas mise en place.

La sixième : Le mystère est là, au centre de l'indicible.

La septième : Ce qu'il y a de meilleur en ce monde, c'est le pain aux framboises avec glaçage.

La huitième : Le stress est la seule chose qui provoque l'évolution dans les systèmes naturels.

La neuvième : Le chant de la foi est un effort de l'imagination.

La dixième : Le jour existe.

La onzième : Le nom est une structure linguistique.

La douzième : Le chiendent a trop souvent tendance à s'enfouir loin sous la terre.

La treizième : Le monde n'est pas ce que nous croyons qu'il est.

La quatorzième : Le mensonge est un concept.

La quinzième : Le soir de l'Epiphanie, les animaux parlent la langue des hommes.

La seizième : Le vin est doux.

La dix-septième : Le patriarcat est mort.

La dix-huitième : Le timbre sert à payer le facteur.

La dix-neuvième : Le vérificateur ne peut déterminer que cette phrase est vraie.

La vingtième : Le savon sec mousse plus facilement.

Alors, elles burent en silence, songeant à toutes sortes de bavardages fantastiques et de revendications pertinentes.