Présentation de R.S.I., séminaire XXII, 1974-1975, Ornicar ?, 1975, n° 2, pp. 88.

 

Une gageure qui est celle de mon enseignement, pourquoi ne pas la tenir à l’extrême, en ceci que quelque part note en a été prise, et ne pas l’imprimer telle quelle ?

L’hésitation n’y est pas forcément mienne. Mon rapport au public composite qui m’écoute la motive amplement.

Que je témoigne d’une expérience laquelle j’ai spécifié d’être analytique et la mienne, y est supposée pour vérace.

Voir ou cette expérience me conduit par son énoncé, à valeur de contrôle (je sais les mots que j’emploie).

Les « catégories » du symbolique, de l’imaginaire et du réel sont ici mises à l’épreuve d’un testament. Qu’elles impliquent trois effets pour leur nœud, si celui-ci s’est découvert à moi ne pouvoir se soutenir que de la relation borroméenne, ce sont effet de sens, effet de jouissance et effet… que j’ai dit de non-rapport à le spécifier de ce qui semble suggérer le plus l’idée de rapport, à savoir le sexuel.

Il est clair que ces effets sont applications de mes catégories elles-mêmes : lesquelles peuvent être futiles même si elles semblent bien être inhérentes à la « pensée ».

J’explique dans la mesure de mes moyens ce que le nœud, et un nœud tel que la mathématique s’y est encore peu vouée, peut ajouter de consistance à ses effets. On remarquera que pourtant laisser la dite consistance au ras de l’imaginaire prend ici valeur de la distinguer dans une triade qui garde sens, même à démontrer que le réel s’en exclut.

C’est le type de problème qu’à chaque tournant je retrouve (sans le chercher, c’est le cas de le dire).

Mais la mesure même des effets que je dis ne peut que moduler mon dire. Qu’on y ajoute la fatigue de ce dire lui-même, ne nous allège pas du devoir d’en rendre compte : au contraire.

Une note en marge, comme page 97, peut être nécessitée pour compléter un circuit élidé au séminaire. Ce n’est pas le fignolage qui est ici « futile », mais, comme je le souligne, le mental même, si tant est que ça ex-siste.

Lacan.