[Lutecium-group] Les bons et les mauvais objets [.... naître ....]
Chers liliane, natalia, lut?cien(e)s ; C'est vrai que nos ?crits sont tr?s sensibles aux perlaborations qu'en fait l'Autre de la m?me mani?re que sans cet Autre ils perdent de leurs saveurs... Je ne dirai pas qu'il s'agit l? d'une pratique duelle, comme ce n'est certainement pas le cas pour l'analyse, il s'agit juste de ce qui nous r?v?le ? nous m?me, un catalyte, tant c'est une pratique qui frappe par sa singularit?. Vos fleurs sont magnifiques mais sans le tapis d'herbe qui les porte elles ne seraient que f?tu perdu dans de la paille ... Peut-?tre une orientation sur le bon et le mauvais objet comme ce qui r?v?le ou ?teint ... et puis, les ramasserai-je sur de la paille pour alors les offrir qu'elles n'en seraient alors que plus belles "encore" ! O? est donc ce mauvais objet et qu'est-il exactement sinon celui qu'on ne peut malgr? toutes nos entreprises retourner/contourner pour en faire appara?tre toute la valeur ? S'apercevoir dans cet Autre pour trouver un peu de cet autre en notre sein, et nous faire face .... ce qui me renvoie au suc d'o? j'ai puis? mes forces. Au-del? de l'in-sens(?) se situe le moment de l'?clat comme un tournant n?cessaire qui peut tout changer. Mauvais objet parcouru de lathouses au travers desqelles un bon objet s'entrevoit... Alors, oui, avec cette douceur propre aux arts les plus nobles, l'objet "psychanalyste" devient la transition possible vers un meilleur qui jamais n'appartient mais toujours se donne ? concevoir. A nous d'en tirer cons?quence, pour notre pratique, notre clinique et l'attention que nous mettons en cet acte. Attention qui peut devenir un soin comme son contraire et ce selon le fond de notre offre. Bons ou mauvais outils, l'intention de l'ouvrier est la seule qui compte et c'est elle aussi qui r?alise apr?s avoir concu, l'envers d'une offre. A ce point il faut que je me renseigne plus avant sur l'objet transitionnel. Est-ce encore l'effet d'une faim .... (in-)satiable et que dire de cet objet bien particulier ? Olivier lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- Ch?re Liliane, Cher Olivier, je vous remercie pour votre dialogue dont les deux cot?s m'inspirent des r?flexions. Dans aucun cas les connaissances th?oriques ne peuvent ?tre sous-estim?s, on est tous d'accord la-dessus. Cependant, est-ce le Nom-titre qui compte le plus dans le passage de savoir dans nos cerveaux? Jusqu'? quel point sommes nous limit?s dans notre propre inspiration - m?me des fois r?p?titive ou archa?que ou totalement hors de propos? Les chemins de notre inconscient sont plus ou moins impr?visibles au cours de la gestion de l'information th?orique, n'est-ce pas? Pourquoi ne pas chercher toujours plus loin, m?me en contradiction avec les axiomes connus? Chaque praticien, ? mon avis, a ses archives irrempla?ables de connaissance, et c'est justement leurs ?ventuelles conjonctions qui peuvent faire la science bouger. Par contre, nous pouvons toujours nous r?f?rer ? l'exemple des savants juifs qui mantiennent incontestablement le sacr? et les myst?res de la foi par le d?cryptage incessant du Livre. Encore une fois j'admets que ma propre exp?rience universitaire pr?coce, les deux analyses pass?es et la pratique clinique multi-national et multi-languistique investissent dans cette difficult? persistante de adh?rer ? la question du Ma?tre. Une fois ne(e) nous ne sommes plus jamais dans la s?curit? assur?e de la correction , il faut parfois avoir un certain courage pour l'admettre. Ca permet l'ouverture ? la joie de partager et d'apprendre. Mes Amiti?s, Natalia lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- Tr?s joli, cher Olivier, "le suc de cette pratique". Ce mot est int?ressant parce qu'il suppose une ex-traction. le suc ce serait peut-?tre le r?sultat d'une interpr?tation comme n?cessaire ? une ?laboration th?orique que je dirais de premier jet. Je me demande si ce que j'?cris n'est pas cafouilleux. Ce que j'essaie de dire c'est que les ?laborations th?oriques de chacun d'entre nous me semblent devoir s'effectuer en deux temps. il faut qu'elles puissent ?tre interpr?t?es par un auditeur attentif puis ?tre reformul?es ? nouveau. Je me demande si ce n'est pas ce que faisait Lacan au cours de ses s?ances de s?minaire. Ainsi cet question de l'objet partiel rec?l? par l'analyste a mis longtemps ? se d?canter. Puisque on le voit appara?tre eu temps de l'Angoisse en 1960 et il y apporte une conclusion inattendue en 1978, au moment du congr?s sur la non-transmission de la psychanalyse. Bon dimanche. Liliane. Le livre bleu de la psychanalyse http://psychanalyse.canalblog.com/ ----- Original Message ----- From: <olivierboumendil at aol.com> To: <Liliane.Fainsilber at wanadoo.fr> Cc: <lutecium-group at lutecium.org> Sent: Sunday, January 08, 2006 4:59 PM Subject: Re: [Lutecium-group] Les bons et les mauvais objets lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- Formulation tr?s ?l?gante de ce que vous nommez "petites v?rit?s" et au sein desquelles tout le suc de cette pratique est ? m?me de nourrir et l'analysant et l'analyste ... Merci de nous rappeler aux d?couvertes de la psychanalyse et ? leur sens, privil?giant ceux qui les recoivent dans l'amour de transfert et chez lesquels il s'?change de fa?on priviligi?e. Je vous remercie pour cette r?ponse qui nous y convie avec beaucoup de douceur, comme si votre titre en constituait la pr?monition. Je trouve cela plus qu'engageant ! Olivier lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- Cher Olivier, Et bien voila en effet une belle "diatribe". Je trouve amusant que cette discussion ait lieu sous ce titre des "bons et des mauvais objets", comme si elle en ?tait une sorte de d?monstration. Je crois que ce qu'on oublie peut-?tre c'est que les ?laborations th?oriques des uns et des autres prennent certes appui sur les ?laborations th?oriques de nos pr?d?cesseurs mais ne trouvent leur formulation d'une part qu'? travers le passage au travers de notre savoir inconscient, donc en r?f?rence ? notre histoire et ? ce que nous en avons d?couvert au cours de notre longue, tr?s longue psychanalyse et que d'autre part, issue de la clinique, de ce qu'on a entendu des analysants, ces ?laborations th?oriques devrait avoir avant tout pour fonction d'y faire en quelque sorte retour. En fonction de ce double parcours avec effet de bouclage, de la clinique ? la th?orie et de la th?orie ? la clinique, ainsi que ce passage des ?nonc?s de la th?orie analytique aux ?nonciations de l'analyste, en r?f?rence ? son histoire ( dans sa famille et dans l'histoire du mouvement analytique) ces ?laborations ne peuvent donc que nouvelles, ?mergence d'une nouvelle v?rit?. Simplement ce sont des petites v?rit?s. Elles ne font pas la une des journaux puisqu'elles ne sont accessibles, entendables que s'il y a transfert. il y faut l'amour mais peut-?tre aussi la haine. Je n'ai pas eu la patience de lire ce texte d'Andr? Green. Je trouve que ces bagarres analytiques ne pr?sentent pas grand int?r?t - ce sont des bagarres d'?coles - mais comme il a l'air d'avoir des effets sur cette liste peut-?tre vais-je me d?cider ? le lire. Amicalement. Liliane. ----- Original Message ----- From: <olivierboumendil at aol.com> To: <lutecium-group at lutecium.org> Sent: Sunday, January 08, 2006 12:03 AM Subject: Re: [Lutecium-group] Les bons et les mauvais objets lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- Je suis de votre avis et c'est l? un venin qui nous menace .... Je ne pense pas qu'il s'agisse d'une position strictement fran?aise du probl?me mais, disons, plut?t plus fr?quente chez les latins que les anglo-saxons, et ce d'autant qu'ils sont psychanalystes... Il y a , ? mon novice avis, dans cette discipline un ex?crable besoin de r?f?rence avec une impossibilit? voire un interdit ? d?passer la r?f?rence chez certains (A. Green l'a mis en exergue, d'une mani?re, certes, toujours aussi peu aimable, dans son r?cent article au monde). Je dis que c'est un privil?ge de la psychanalyse parce que dans cette discipline, certains pensent qu'il faut un continuum de raison pour arriver ? un r?sultat exact alors que dans toute recherche (et n'importe quel chercheur hors du champ analytique sait cel? ... demandez au comportementalistes) on peut se tromper et suite ? une s?rie d'erreurs arriver ? une r?ponse aussi ?tonante qu'exacte. A force de s'obs?der sur la duperie, quelques analystes n'en souffrent plus l'innovation, sauf lorsque cette derni?re est mijaur?e voire mi?vre, d'inspiration scholastique et surtout d?pourvue du boulversement "sensuel" qu'impose toute d?couverte. Si j'aborde un probl?me auquel Lacan ou Freud n'ont r?pondu que partiellement et bien, mes id?es, aussi g?niales pourraient-elles ?tre ne seront jamais reconnues pour miennes. Malheur ? moi si j'en contredisais une ligne ! Pour qui me prendrais-je alors ? Demandez ? AD. Weil qui pourtant b?n?ficie d'une certaine reconnaissance. Ou ? Fr. Perrier tiens ! Ainsi survivent des id?es d'un autre temps, dans une conception absolument fig?e et d?pourvue de toute plastique mais qui se d?fend du contraire. C'est ce qui doit faire r?fl?chir Miller depuis un mois qu'il n'arrive plus ? s'adresser ? ses propres ?l?ves. ... Ce sale spectacle d'une psychanalyse qui se d?chire de ne savoir progresser nuit profond?ment ? ceux qui en souhaitent en prendre le chemin. Et au b?n?fice de l'obscurantisme il reste ? nos jeunes psy le choix d'un cognitivisme aussi "repoussoir" que d?spotique et dangereux ainsi que celui des sectes, des modificateurs de la conscience ou de l'illusion sociale qui a de plus en plus d'emprise chez nos patients. Pas de malentendu, je respecte autant que je consid?re comme d'une contribution remarquable tous les penseurs que je cite ici. Mais la psychanalyse ne semble admettre de penseurs que dans ses ma?tres du pass?. Ceux du pr?sent sont de la horde, pas plus ... et c'est la regrettable pens?e qui s'impose ? leur vue, leur ?coute, et souvent leur contact. Pour autant parler de mauvais objet me semble abusif. L'objet s'efface et disparait derri?re une mis?re c?r?brale accablante. Au-del? de l'in-sens(?) se situe le moment de l'?clat (coupure) comme un tournant n?cessaire qui peut tout changer. Cette notion de changement qui m?rite aussi que certains s'en occupent dans la psychanalyse. En prenant en compte que tout changement de la m?me fa?on implique forc?ment une erreur qui est d'abord celle de vouloir changer. La m?me que celle qui ?maille certainement cette trop longue diatribe et dont vous voudrez m'excuser. OB
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