[Lutecium-group] Fwd: [Psychanalyse] PSYCHANALYSE ET MUTILATIONS SEXUELLES INFANTILES
?galement dans le m?me registre : http://monpsychanalyste.blogspot.com/2007_04_01_archive.html#222414029065598... enfin deux lettre d'info : http://psychanalyse.blogspot.com/2007/04/dans-squiggle.html suivi d'un petit commentaire : ah qu'est ce que les gens peuvent perdre leur temps en pol?miques... je fais r?f?rence ? ?a : Vaine pol?mique autour d'un livre sur Fran?oise Dolto. au lieu de penser ? faire ?voluer... L'article "Comme une nostalgie de divan" par Jean-Pierre Gattegno me fait penser que, d'apr?s ce que j'ai pu entendre (beaucoup se confient, notamment ? ce sujet), des personnes ont beaucoup de mal ? se retrouver face ? eux justement. On dirait que m?me lors de leur analyse il rejettent leur "moi". Ce doit ?tre l'une des pierres angulaires de la n?vrose... Ils ont ce sentiment que l'analyse leur a ouvert les yeux mais persistent ? se demander pourquoi tellement ils sont ancr?s dans leur syst?me de pens?es... "Pourquoi les choses ne changent pas puisque je sais d'o? elles viennent ?". Le fait est que beaucoup demeurent dans l'attente... d'un messie ? J'ai ce sentiment que plus le temps passe, plus l'humanit? est soumise ? une forme de r?gression. Les gens veulent des r?ponses mais r?agissent comme des enfants. "Pourquoi, ? cause de qui, c'est pas ma faute, je suis nul... etc". Voil? ce que j'entends. Comme si les gens n'?taient plus acteurs de leur propre vie. Alors comment rendre compte de leur personne dans une analyse. Effet pervers de l'?volution ou crise passag?re, ca je n'en sais rien... mais ?a m'interpelle. Et la science a saisi cette opportunit? en donnant des r?ponses concr?tes quoique arbitraires... g?n?tique, pharmaceutique etc. La soci?t? ne demande plus d'?voluer positivement mais de pallier aux probl?mes rapidement, comme si c'?tait l'urgence de faire tourner la le syst?me ?conomique mondial. R?sultat, ce "moi" est oubli?, fragilis? et il en est qui s'en frottent les mains. La psychanalyse devrait-elle tenir le r?le de r??ducateur ? enfin : http://psychanalyse.blogspot.com/2007/04/lettre-dinformation-du-site-michel.... bonne lecture ft ---------- Forwarded message ---------- From: http://www.qwarkpsy.eur.st/ <frans.tassigny at gmail.com> Date: 1 avr. 2007 08:47 Subject: [Psychanalyse] PSYCHANALYSE ET MUTILATIONS SEXUELLES INFANTILES To: frans.tassigny at gmail.com [ http://groups.msn.com/circabolition/general.msnw?action=get_message&mview=0&ID_Message=2612] *PSYCHANALYSE ET MUTILATIONS SEXUELLES INFANTILES* *R?pondre*<http://by117fd.bay117.hotmail.msn.com/cgi-bin/compose?mailto=1&msg=046466FA-33E6-425C-8F4D-2C7703AE0997&start=0&len=30138&src=&type=x&to=circabolition at groups.msn.com&cc=&bcc=&subject=Re%253A%2520PSYCHANALYSE%2520ET%2520MUTILATIONS%2520SEXUELLES%2520INFANTILES&body=&curmbox=00000000-0000-0000-0000-000000000001&a=0bd929efc38edb37f9d82c6a4251ffb805aaa7d34d0bc1408e1c0ecea9d1269a> *R?pondre ? l'exp?diteur*<http://by117fd.bay117.hotmail.msn.com/cgi-bin/compose?mailto=1&msg=046466FA-33E6-425C-8F4D-2C7703AE0997&start=0&len=30138&src=&type=x&to=oldsigismund at hotmail.com&cc=&bcc=&subject=Re%253A%2520PSYCHANALYSE%2520ET%2520MUTILATIONS%2520SEXUELLES%2520INFANTILES&body=&curmbox=00000000-0000-0000-0000-000000000001&a=0bd929efc38edb37f9d82c6a4251ffb805aaa7d34d0bc1408e1c0ecea9d1269a> *Conseiller* Message 2 dans Discussion De : newsigmund A l'oppos?, dans le complexe d'Oedipe normal, l'enfant prend conscience que ses envies sexuelles peuvent et doivent trouver leur exutoire autrement. Cette prise de conscience se fait dans la douceur et dans l'amour, devant le spectacle de l'union de ses parents. Dans cette atmosph?re, il renonce facilement ? la satisfaction de ses envies g?nitales pour sa m?re (son p?re). Il reconna?t que sa m?re (son p?re) dirige les siennes vers son p?re (sa m?re). Il se contente des satisfactions pr?g?nitales qu'elle (il) lui procure en abondance. Il n'a pas besoin d'aller jusqu'au bout des envies qui lui viennent, qui le conduiraient ? souhaiter se d?barrasser de leur parent du sexe oppos?. L'acceptation de l'interdit de l'inceste est ? la base de l'acceptation de la loi morale : interdits du viol, du meurtre, etc. Elle est au fondement de la reconnaissance de la libert? de l'autre et donc de la d?mocratie. Cette reconnaissance permet ? chacun de trouver sa place et ses limites en se situant par rapport aux autres (filiation, ?ge, sexe). La menace de mort qui p?se sur la fille comme sur le gar?on doit rester une menace purement imaginaire, fantasm?e par l'enfant, r?sultant de l'envie aussit?t refoul?e de tuer le parent du m?me sexe. Il est extr?mement malsain que cette menace fantasmatique trouve un ?cho dans le comportement des adultes. Le concept d'un complexe de castration initiant l'oedipe de la fille et mettant fin ? celui du gar?on est une survivance projective, parano?aque, des r?pressives croyances juda?ques. La loi ne doit pas ?tre faite par le couteau du bourreau ou la peur du gendarme mais par la reconnaissance du bien-fond? de la prohibition de l'inceste. A l'inverse de certaines tendances r?trogrades, la psychanalyse, pour parvenir ? l'universel, doit ?tre d?barrass?e des croyances de l'ethnicit?. En corollaire, la th?orie freudienne du m?canisme de la perversion est aussi biais?e. Le simple fait qu'? la suite de Freud, la plupart des psychanalystes, freudiens orthodoxes et lacaniens, emploient, pour d?signer la perversion, le concept de d?ni de la castration (des femmes) est ?loquent. Alors que les femmes, avec leur double sexe, semblent abondamment pourvues par rapport ? l'homme, voil? qu'elles seraient priv?es de quelque chose ! ? Il est clair que les psychanalystes, sauf exception, c?dent au discours phallocratique courant qui refuse de reconna?tre dans le clitoris un phallus ? part enti?re, c'est ? dire un organe ?rectile susceptible de procurer l'orgasme. Les psychanalystes parlent de "la castration de la femme" comme si elle ?tait effective et, pour le pervers, de d?ni de la castration de la m?re, alors que le d?ni du pervers (sans doute faut-il mettre ? part le f?tichiste) ne porte ni sur la m?re ni sur le clitoris des femmes. Il porte sur l'existence du vagin, le second sexe de la femme. Freud a donc imagin?, pour expliquer la perversion, une croyance ? la castration du premier sexe de la femme, alors qu'il s'agit de la non reconnaissance du second. Freud a ?t? trop bless? par sa circoncision pour d?couvrir la v?ritable explication de la perversion. Il a projet? sur les femmes le d?ni de la perte qui lui a ?t? inflig?e ? lui de son pr?puce, de son propre "second sexe". Les psychanalystes apr?s Freud ont heureusement reconnu la fausset? de cette th?orie mais ils ont continu? ? attribuer la perversion au d?ni de la castration de la m?re plut?t qu'? celui de la perforation de la femme. Le m?canisme de la perversion consiste en un d?ni libidinal de l'existence du clitoris et du vagin. Il s'agit donc d'un d?ni des r?alit?s du sexe f?minin. Conclusion Les mutilations sexuelles infantiles sont le r?sultat de fantasmes n?vrotiques, sadiques et p?dophobes de domination de l'enfant bless? et diminu? dans son corps, voyant son ind?pendance sexuelle compromise, humili? dans sa dignit? et outrag? dans sa pudeur. Elles r?alisent une appropriation abusive du corps de l'individu par la soci?t?. Cette appropriation est bien plus que symbolique. Douloureuse, laissant une trace irr?versible, elle a pour cons?quence psychologique profonde une culpabilit? d'autant plus redoutable qu'elle est le plus souvent inconsciente. C'est un v?ritable esclavage social. Les mutilations sexuelles sont donc beaucoup plus dangereuses et barbares psychiquement que physiquement. Nombre d'individus semblent parvenir ? dominer ce handicap, mais que de dommages et d'inutiles souffrances, surtout pour les femmes. Les cons?quences psychologiques et physiques des mutilations sexuelles infantiles sont catastrophiques. Leur cons?quence sociale : la recrudescence de la violence, des guerres et du terrorisme, ne l'est pas moins. Les r?gles du d?veloppement psychologique sont des r?gles d'?thique personnelle et sociale ?l?mentaire. Elles rejoignent celles de la m?decine et du droit pour interdire toute atteinte ? l'int?grit? de la personne. Nous devons un hommage particulier ? la grande conscience du mouvement f?ministe qui, dans sa condamnation de ce crime contre l'humanit?, amalgame toutes les mutilations sexuelles f?minines, y compris l'alternative r?cemment propos?e ? l'excision, d'une piq?re du clitoris pr?tendue "symbolique et non invasive" mais non moins culpabilisante pour l'enfant. Cette culpabilit? induite est la cons?quence directe non seulement de la d?mission d'une certaine m?decine devant sa responsabilit? de d?nonciation des crimes commis ou ? commettre mais encore de sa collaboration active ? cette criminalit?, sous l'alibi l?nifiant d'une att?nuation de sa gravit?. Le mouvement f?ministe ne rougira pas d'?tendre son amalgame de toutes les mutilations sexuelles f?minines ? la partie f?minine du sexe masculin. Comme me l'?crivait Marilyn Milos : "Les cris des m?les et des femelles subissant le couteau ne sont pas distinguables." La barbarie des excisions f?minine et masculine inflig?es ? la jeunesse est d'autant plus grave qu'elle est perp?tr?e avant l'?ge de la parole. Elle ?mane d'un d?sordre moral contagieux qui pousse parfois les individus et m?me les peuples non circoncis vers l' "ordre moral". Elle doit ?tre abolie dans les meilleurs d?lais. Afficher d'autres groupes dans cette cat?gorie. -- Envoy? par http://www.qwarkpsy.eur.st/ dans Psychanalyse <http://psychanalyse.blogspot.com/2007/04/psychanalyse-et-mutilations-sexuelles.html>le 4/01/2007 06:45:00 PM -- Tassigny Frans Sint Fransiscusstraat 25 8400 Ostende BELGIQUE 0496 85 56 82 nv site : www.qwarkpsy.eur.st/
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