[Lutecium-group] notre et commentaires de lecture
En passant par chez Proust... "La relation ? l'autre, rev?tait, dans l'?me de Proust, un caract?re si intense et si absolu et qu'il fallait la transposer dans le langage et l'exp?rience religieuse" ?crivait P.Citati dans "la colombe poignard?e." Ce langage est signe de signifiants charg?s de se rem?mor?s un tourbillon de souvenirs, il va jusqu'? user des m?mes formules de la th?ologie ? savoir : la pr?sence du corps du Christ dans l'hostie comme r?miniscence de la m?moire d'une personne aim?e bien qu'il en soit s?par?, celle-ci se trouvait en lui comme l'hostie dans le ciboire. L'absence devenait pr?sence exprim?e de fa?on mystique et obsessionnelle. J.Lacan en parle comme la n?cessit? de l'int?gration dans l'imaginaire qu'on appelle le "moi" et ceci plus loin que la compr?hension mais dans le surgissement de la signification ? r?int?grer. Dans ce continu imaginaire, ce "moi" que M.PROUST RECONSTRUIT DONC COMME LES ETANT DE LUI JUSQU A INTEGRER LA SUITE DE SIGNIFIANTS . Certers notons cet extraordinaire narcissisme que l'on peut nommer comme "une captation totale du d?sir" de plus le langage de "La Recherche" tend ? renverser le temps par le paradoxe de pr?sence-absence et souvent d'ailleurs ? travers une longue souffrance que fut sa vie pour enfin se traduire dans son Oeuvre ?crite. La souffrance...dis-je...voici donc au si?cle o? les enjamb?es feudiennes que j'interpr?te comme tentative d'illustration d'une psychanalyse critique. La souffrance est multiforme, et pas seulement physique ou mentale ni m?me les deux entrem?l?es. Il y a une forme de souffrance encore plus profonde : celle qui fait toucher au sans fond de la douleur d'exister. Cette souffrance est un feu de flammes d'enfer aux origines inconnaissables. Au fond Tantale ne serait-il pas le nom innommable de notre identit? secr?te ? Le ch?timent de Tantale consiste ? d?sirer sans fin ce qu'il ne peut atteindre (Proust l'a toujours ?t?) : ? Plong? dans l'eau jusqu'au cou, il ne pouvait s'abreuver car le liquide fuyait chaque fois qu'il essayait d'y tremper sa bouche ; et une branche charg?e de fruits pendait au-dessus de sa t?te, mais s'il levait le bras, la branche remontait brusquement au-del? de sa port?e ?. Le d?sir est un ph?nom?ne inconscient dont les sympt?mes sont un compromis, a montr? Freud. Suivant alors son d?sir le plus fort il se mettrait ? d?sirer ? ne plus d?sirer boire et manger ?,(Proust ?vitait de d?jeuner pour rendre ses ?crits plus forts) et ne c?dant plus sur ce d?sir, il m?tamorphoserait d'un coup le Tartare en Olympe comme Proust se m?tamorphose ? travers cette pes?e mystique comme une Hallucination lui etait n?cessaire pour ?crire. Ce n'est pas que son d?sir soit bizarre, c'est que le d?sir, ph?nom?ne inconscient, est infiniment plastique, il peut changer de sens, changer de puissance, s'inverser, se sublimer pour peu qu'on ait le courage de le pousser ? parler des tr?fonds de lui-m?me jusqu'? la b?ance, d'o? na?tra son oeuvre enti?re. La psychanalyse analyse les d?sirs inconscients faisons celle (imaginaire) de Proust.... Il n'y a pas de souffrance qui ne c?de ? l'analyse de sa psych?. En fait, que trouve-t-on au bout de toute analyse ? Sinon le d?sir, c'est-?-dire un vide sans fond sans rien de sacr?, le r?el originaire et ultime, ? la fois cause et fin de la souffrance comme de la jouissance, Chaos et temps de toutes les bifurcations cr?atrices ? l'exemple de la production des oeuvres de Marcel Proust cordial frans tassigny -- Tassigny Frans Sint Fransiscusstraat 25 8400 Ostende BELGIQUE 0496 85 56 82 06 89 25 77 10 nv site :
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