[Lutecium-group] La cause- la chose
Sur l'?cole qui n'apprend rien ou, comme le dit Ernesto, on apprend des choses qu'on ne sait pas, je vous invite ? lire "Ah! Ernesto!" de Marguerite Duras. De ce livre a ?t? un film, "Les enfants", cor?alis? par Marguerite Duras, Jean Mascolo et Jean-Marc Turine. Le sc?nario est tir? du livre de Duras "AH Ernesto!" Cordialement, Guy. ========================= Le 29/01/06 21:10, ??Bettonville?? <rbettonville at skynet.be> a ?crit?:
Cher monsieur,
Je me le permets ainsi, puisque je ne vois rien passer par lutecium.
Amicalement,
Raymond Bettonville.
----- Original Message ----- From: "Bettonville" <rbettonville at skynet.be> To: "Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne" <lutecium-group at lutecium.org> Sent: Friday, January 27, 2006 6:20 PM Subject: Re: [Lutecium-group] La cause- la chose
Bonjour,
"sur une ?cole qui ne colle pas"... Et pourquoi devrait-elle coller en fonction qu'elle fonctionne sur un inconscient collectif et sur des conceptions de l'?cole qui arrange une soci?t? torturante pour l'?cole-lieu d'ouverture et aussi et surtout aujourd'hui de fermeture.
"pour l'enseignante que je suis, l'?cole est un lieu dans lequel je peux apprendre quelque chose": oui, tu es peut-?tre enseignante et c'est peut-?tre du mot que le sens de l'?cole change...Mais apprendre quoi ? Je dirai "c'est un lieu dans lequel je ne peux apprendre rien".
"j'?tais d'abord partag?e entre le d?sir d'en ?tre, et l'envie de m'en tenir ?cart?e" et pourquoi pas "j'?tais d'abord partag?e entre l'envie d'en na?tre, et le d?sir de m'en ?carter".
"mais l'?cole, vous en ?tes responsable, c'est la v?tre..." mais non c'est celle de l'imaginaire d'un pouvoir qui est le n?tre ou non si l'on accepte son imaginaire.
"S'il y a quelque chose ? apprendre de l'?cole, c'est qu'il y a de l'autre, ces quelques autres, dont on peut entendre quelque chose": je pense qu'on apprend rien ? l'?cole - on entend et c'est le d?but d'une longue initiation... L'?cole devrait s'entendre crier... L'?cole devrait se droguer: elle devrait entendre ses douleurs...
"Le rapport sexuel impossible ? ?crire, l'?cole partenaire-sympt?me, c'est la question qui m'int?resse : l'autre je ne peux le r?duire, il continue ? me trouer... De ce trou-l?, il s'agit d'apprendre quelque chose et de le dire. L'?cole me troue, mais avec quelques-uns, de ce trou, on pourrait faire math?me." Je m'entends en lisant int?rieurement. Violaine est toujours troublante. Pourquoi "le rapport sexuel impossible ? ?crire" ? Comment est une ?cole dans le d?sert ? Comment serait une ?cole sans enseignant? "de le dire": mais dire quoi ?
Raymond Bettonville Amiti?s ? tout le groupe.
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----- Original Message ----- From: "Guy de Villers" <Guy.de.Villers at psp.ucl.ac.be> To: "Lutecium" <lutecium-group at lutecium.org> Sent: Friday, January 27, 2006 3:41 PM Subject: Re: [Lutecium-group] La cause- la chose
lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- Cher Violaine Cl?ment, Merci de m'entendre si bien. Ce qui barre l'acc?s au trou, c'est I(A). Ce qui l'ouvre, c'est (a) r?el, cet impossible. L'effet de groupe se produit selon la structure de la masse identifi?e au chef, qu'il soit aim? ou ha?. La masse se d?double en "gens de soi" et "gens de l'autre"... Mais c'est pareil. Le cartel est ce petit dispositif mis en place par Lacan et rappel? par lui chaque fois que le groupe menace le discours de la psychanalyse. C'est pourquoi je trouve pertinent de prendre nos rep?res sur cette question de la cause par le moyen de l'?tude en cartel, ici virtuel, entendons v?hiculant nos ?changes par la toile. "Quatre se choisissent...La conjonction des quatre se fait autour d'un Plus-Un...Pour pr?venir l'effet de colle..." Lacan formalisait en ces ter= mes le cartel lors de la s?ance du 11 mars 1980. Le S?minaire s'intitule "D'?colage". J'emballe donc sur cette proposition de cartel virtuel. Bien cordialement, Guy de Villers. ============== Le 27/01/06 10:29, ? Violaine Clement ? <violaine.clement at co-perolles.ch> a ?crit :
lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- Cher Guy de Villers,
Si j'entends bien, vous nous proposez en fait un cartel virtuel sur la clocherie, sur la cause, et, en filigrane, sur une ?cole qui ne colle pas. Cela m'int?resse, d'autant que je fais une confusion sur l'?cole qui me semble int?ressante ici : pour l'enseignante que je suis, l'?cole est un lieu dans lequel je peux apprendre quelque chose. Voyant para?tre les papiers de l'?cole, entendant les membres de l'?cole, mais aussi entendant les querelles, les prises de bec, j'?tais d'abord partag?e entre le d?sir d'en ?tre, et l'envie de m'en tenir ?cart?e. Il y a du transfert dans l'?cole, et ce n'est pas toujours tranquille... Puis, un jour, je me suis entendu r?pondre : "mais l'?cole, vous en ?tes responsable, c'est la v?tre..." S'il y a quelque chose ? apprendre de l'?cole, c'est qu'il y a de l'autre, ces quelques autres, dont on peut entendre quelque chose. Et c'est l? que ?a cloche, Parce qu'entre l'un et l'autre si ?a ne cloche pas, ?a colle, et c'est mortel. La clocherie, le rapport sexuel impossible ? ?crire, l'?cole partenaire-sympt?me, c'est la question qui m'int?resse : l'autre, je ne peux le r?duire, il continue ? me trouer... De ce trou-l?, il s'agit d'apprendre quelque chose et de le dire. L'?cole me troue, mais avec quelques-uns, de ce trou, on pourrait faire math?me.
Cordialement
Violaine Cl?ment
Le 27 janv. 06, ? 09:41, Guy de Villers a ?crit :
lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- Pour "Notert"
? IL N?Y A DE CAUSE QUE DE CE QUI CLOCHE ? (J. LACAN, Le S?minaire, Livre XI, Les Quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse, p. 25: s?ance du 22 janvier 1964) "Ce que je vais faire de nouveau, je l?ai appel? la cause freudienne, ? entendre de ce que j?ai dit de sa fonction, comme ?tant de sa nature non seulement m?connue, mais cause de ce qui cloche. ?a cloche dans le groupe analytique, pr?cis?ment de ce qu?il ne puisse pas ?tre synchrone, mais sympt?me. Mais ?a ne cloche pas dans l??crit o? je serre la question." (J. Lacan, lettre au journal Le Matin, 15 mars 1980.)
Sur la question de la cause en psychanalyse,de 1964 ? 1980, Lacan n'a donc pas chang? : la cause est toujours rapport?e ? la clocherie. Il ne s'agit donc pas de se r?clamer d'une cause, "d'une cause contre l'autre qui la refuse", comme le sugg?re David.
Cordialement, Guy.
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Le 27/01/06 1:07, ? notert ? <notert at club-internet.fr> a ?crit :
lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- cher, y ?tiez vous, au PLM, je crois j'y ?tais et je m'y reconnais pas dans votre discours. nous voil? en post-mortem mais je n'ai rien contre >Miller. m?me tout contre mais ne reconna?trireriez-vous pas dans vos dires , cette phrase que je retrouve pas dans son ex-tenso:"je dis souvent la m?me chose mais je ne r?p?te jamais".(J.L.) voil? o? je doute, dans les exploit?s de la dissolution, une certaine r?p?tition in-extenso. avouez que c'est purement subjectif de ma part, pire j'individualise la dialectique de savoir de qui est un discours-courant, nul n'ignore que lacan ne publiait plus que sous la plume de son co-auteur putatif, et rituel depuis:jam.
je ne lui conteste rien d'autre que d'avoir raison, ? jam, raison de l'autre, Guy vous pr?tendriez -vous tel?
ainsi va la successorialit?, j'ai du mal avec mes lettres, succession et succ?s, et la lit?, une raison, un succ?s, une cause r?ussie, pourquoi viendreririez-vous en pourfendre encore?nous redire que" vous" avez "raison", l'on vous cro?t, d?j?. j'en perds ma conjugaison," viendreririez" est ce le verbe juste? je m'acharne, car plusieurs viennent en rire quand j'ose localement relever ce qu'il en serait d'un discours qui ne serait pas de la la cause, celui b?te d'u advenant ? son propre discours, autrement dit un infans.
dans mes modestes pratiques, psy, et pas forc?ment autochtones, l'on me brandit parfois avant toute parole"croyez vous?". maintenant en Carn?gie ou en l' Autre Miller, ou ce Faust, Ronald,l'?vang?liste, zut je retrouve pas son nom. mais je r?ponds souvent: "je vous cro?s",? tout un chacun, quelque soit son nom.
cher guy, je vous cro?s, mais franchement je ne suis pas ?vang?l?liste, ni m?me croyante au sens m?tapsychologique, en ce sens je suis m?croyante de Freud m?me, je crois qu'il ne faut pas croire.je ne crois ^pas en la psychologie m?me dite psychanalytique. avouez que cela est ardu. avec mes congratulations pour le d?r" arbeit" D. Le 27 janv. 06 ? 00:26, Guy de Villers a ?crit :
lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- Cher David Renaut, Merci pour votre r?ponse. Le message que j'ai envoy? au sujet du discours de la cause n'?tait pas sans r?f?rence. Je vous invitais ? lire le s?minaire "Dissolution", s?ance du 11 mars 1980. C'est ? ce moment que Lacan d?marre "La Cause freudienne". Ces quelques pages me semblaient nous ?loigner fort heureusement de l'imaginaire dont s'habillent ? l'occasion les r?sultats d'analyses lexicales rigoureuses. Vos variations s?mantiques sont ?videmment pertinentes. Elles d?ploient un champ de connotations incontestables. Je soutiens que Lacan, l'analyste, subvertit ce fatras et l'?vidence assertive des jugements d'attribution qui l'accompagnent pour proposer autre chose, qui troue l'embl?me, d?nonce la r?clame et met en attente ceux qui, venus de l'EFP, ont besoin d'un certain temps pour s'en d?p?trer. Voici un extrait de la lettre que Lacan avait envoy? au journal Le Matin, le 15 mars 1980. "Jacques Lacan avait annonc? dans une lettre, le 5 janvier, la dissolution de l??cole freudienne. Voici l?allocution de bienvenue qu?il a prononc?e ? l?ouverture de la r?union convoqu?e par lui, le samedi 15 mars, au PLM Saint-Jacques. Lacan revient sur les effets produits par l?annonce de la dissolution de son ?cole."
"L?effet de groupe est contraire ? l?effet de sujet, lequel ne vaut pour nous que par la d?subjectivation n?cessaire ? l?analyste. Le groupe se d?finit d??tre une unit? synchrone dont les ?l?ments sont les individus. Mais un sujet n?est pas un individu. Ce que je vais faire de nouveau, je l?ai appel? la cause freudienne, ? entendre de ce que j?ai dit de sa fonction, comme ?tant de sa nature non seulement m?connue, mais cause de ce qui cloche. ?a cloche dans le groupe analytique, pr?cis?ment de ce qu?il ne puisse pas ?tre synchrone, mais sympt?me. Mais ?a ne cloche pas dans l??crit o? je serre la question. Le groupe est impossible ? impossible ? dissoudre. Aussi n?y song?- je pas. Mais l??cole n?est plus ce qui convient pour abriter cet impossible. Ce que je vais faire de nouveau, c?est toujours la m?me chose, bien entendu, mais autrement. Je ne vais pas vous en parler maintenant. ? vous de vous d?p?trer de l??cole pour me rejoindre." [Cfr Tout Pas-tout Lacan, ?dit? par l'ELP.]
Mais il y a d'autres r?f?rences majeures, notamment le S?minaire XI sur Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse.
Je reste ? votre disposition pour avancer dans la saisie de la subversion lacanienne du discours de la cause. Bien cordialement, Guy. ==================
Le 26/01/06 18:34, ? david ? <davidrenaut at wanadoo.fr> a ?crit :
> lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. > Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. > --- > > Cher Guy de Villers, > J'aimerais bien savoir plus pr?cis?ment quelle acception Lacan a > pu donner > au terme Cause et je vous saurai gr? de me r?pondre par quelques > citations > qui m'?claireraient davantage, car d'apprendre que l'usage qu'il > enseignait > fut autre me laisse en proie ? un imaginaire, l'imaginaire de cet > autre > chose que j'aimerais bien savoir et que je vous suppose savoir. > Je ne crois pas que mon analyse lexicale soit de l'ordre de > l'imaginaire, > elle est conforme ? tout bon dictionnaire. Le fondement causal de la > conflictualit? est structurel et ne saurait relever de > l'imaginaire qu'? > pr?cis?ment s'en d?fendre, comme de toute interpr?tation qui > d?range. L'id?e > du conflit est d'abord con?ue par celui qui est sur la d?fensive ; > celui qui > agit, voire qui attaque, peut n'avoir aucune id?e de conflit (? Il > est donc > naturel que celui qui met le premier en action le concept de > guerre et qui > con?oit l'id?e de deux partis oppos?s [...] soit le d?fenseur ?. > Carl von > Clausewitz). > Bien cordialement ? vous, > David > > ----- Original Message ----- > From: "Guy de Villers" <Guy.de.Villers at psp.ucl.ac.be> > To: "Lutecium" <lutecium-group at lutecium.org> > Sent: Wednesday, January 25, 2006 4:13 PM > Subject: Re: [Lutecium-group] discours de la cause > > > lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. > Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. > --- > Pour David et d'autres que la question de la cause int?resse. > Il y a certes un imaginaire facile ? d?ployer sur le th?me de la > cause. > Lacan nous en a enseign? un autre usage. J'invite tous ceux qui > souhaitent > s'en approcher ? se mettre au travail, par petits groupes, les > cartels remis > ? l'honneur par Lacan au moment o? il "d?marre la Cause > freudienne". (s?ance > du 11 mars 1980.) On pourrait d'ailleurs partir du s?minaire > "Dissolution". > Nous y verrions toute la distance qui s?pare l'acte de Lacan de > cette > compr?hension d'une cause inscrite sur l'axe imaginaire. > Bien cordialement, > Guy. > > > Le 25/01/06 13:21, ? david ? <davidrenaut at wanadoo.fr> a ?crit : > >> lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. >> Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. >> --- >> L'appellation m?me de l'?cole de la cause freudienne exprime d?j? >> une >> certaine >> agressivit? initiale, la cause, comme s'il s'agissait d'une cause ? >> plaider, ? >> d?fendre contre un monde ext?rieur qui la refuserait, la cause >> perdue >> d'une >> id?ologie, la cause d'un syndicat, d'un lobby, la cause dont le >> contenu >> qu'il >> soit freudien n'importe pas tant que la position qu'il implique >> d'un >> discours. >> >> Le discours d'une cause d?pend de l'autre, le sujet qui se >> r?clame de >> cette >> cause ne se r?clame pas d'un savoir mais de sa cause, d'une cause >> contre >> l'autre qui la refuse, c'est un sujet qui se fonde sur cet >> autre ; il >> s'agit >> de ce que Lacan appelait le discours de l'hyst?rique ($/a -> S1/ >> S2) qui >> est >> pr?cis?ment le sym?trique du discours de l'analyste, l'analyste >> ne se >> supportant pas de l'autre mais d'un savoir par lequel l'autre >> trouve ? se >> situer (a/S2 -> $/S1). >> >> Suite ? ces consid?ration sur le Signifiant Cause que ladite ?cole >> a >> choisi >> comme embl?me, j'esp?re que les gendres du gendre de Lacan ne >> s'imagineront >> pas que je mette en cause leur grande et honorable famille, >> >> Bien ? vous, >> >> David >>
Guy de Villers Grand-Champs Cours de Valduc, 13 B-1348 Louvain-la-Neuve BELGIQUE T?l. : +32 10 45 47 89 Fax : +32 10 45 69 74 Courriel : Guy.de.Villers at psp.ucl.ac.be
Il est magnifique, ce petit Ernesto-qui ne voulait-pas-aller ?-l'?cole-parce-qu'il-ne-voulait-pas-apprendre-des-choses-qu'il-ne- savait-pas... C'est vrai que pour apprendre, il faut accepter de perdre, et c'est souvent insoutenable. C'est bien ce que recouvre la passion de l'ignorance, qui n'a rien ? voir avec la difficile position de ne pas savoir qui est, il me semble, celle du psychanalyste. Amiti?s Violaine Le 29 janv. 06, ? 23:43, Guy de Villers a ?crit :
lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- Sur l'?cole qui n'apprend rien ou, comme le dit Ernesto, on apprend des choses qu'on ne sait pas, je vous invite ? lire "Ah! Ernesto!" de Marguerite Duras. De ce livre a ?t? un film, "Les enfants", cor?alis? par Marguerite Duras, Jean Mascolo et Jean-Marc Turine. Le sc?nario est tir? du livre de Duras "AH Ernesto!" Cordialement, Guy. ========================= Le 29/01/06 21:10, ??Bettonville?? <rbettonville at skynet.be> a ?crit?:
Cher monsieur,
Je me le permets ainsi, puisque je ne vois rien passer par lutecium.
Amicalement,
Raymond Bettonville.
----- Original Message ----- From: "Bettonville" <rbettonville at skynet.be> To: "Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne" <lutecium-group at lutecium.org> Sent: Friday, January 27, 2006 6:20 PM Subject: Re: [Lutecium-group] La cause- la chose
Bonjour,
"sur une ?cole qui ne colle pas"... Et pourquoi devrait-elle coller en fonction qu'elle fonctionne sur un inconscient collectif et sur des conceptions de l'?cole qui arrange une soci?t? torturante pour l'?cole-lieu d'ouverture et aussi et surtout aujourd'hui de fermeture.
"pour l'enseignante que je suis, l'?cole est un lieu dans lequel je peux apprendre quelque chose": oui, tu es peut-?tre enseignante et c'est peut-?tre du mot que le sens de l'?cole change...Mais apprendre quoi ? Je dirai "c'est un lieu dans lequel je ne peux apprendre rien".
"j'?tais d'abord partag?e entre le d?sir d'en ?tre, et l'envie de m'en tenir ?cart?e" et pourquoi pas "j'?tais d'abord partag?e entre l'envie d'en na?tre, et le d?sir de m'en ?carter".
"mais l'?cole, vous en ?tes responsable, c'est la v?tre..." mais non c'est celle de l'imaginaire d'un pouvoir qui est le n?tre ou non si l'on accepte son imaginaire.
"S'il y a quelque chose ? apprendre de l'?cole, c'est qu'il y a de l'autre, ces quelques autres, dont on peut entendre quelque chose": je pense qu'on apprend rien ? l'?cole - on entend et c'est le d?but d'une longue initiation... L'?cole devrait s'entendre crier... L'?cole devrait se droguer: elle devrait entendre ses douleurs...
"Le rapport sexuel impossible ? ?crire, l'?cole partenaire-sympt?me, c'est la question qui m'int?resse : l'autre je ne peux le r?duire, il continue ? me trouer... De ce trou-l?, il s'agit d'apprendre quelque chose et de le dire. L'?cole me troue, mais avec quelques-uns, de ce trou, on pourrait faire math?me." Je m'entends en lisant int?rieurement. Violaine est toujours troublante. Pourquoi "le rapport sexuel impossible ? ?crire" ? Comment est une ?cole dans le d?sert ? Comment serait une ?cole sans enseignant? "de le dire": mais dire quoi ?
Raymond Bettonville Amiti?s ? tout le groupe.
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----- Original Message ----- From: "Guy de Villers" <Guy.de.Villers at psp.ucl.ac.be> To: "Lutecium" <lutecium-group at lutecium.org> Sent: Friday, January 27, 2006 3:41 PM Subject: Re: [Lutecium-group] La cause- la chose
lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- Cher Violaine Cl?ment, Merci de m'entendre si bien. Ce qui barre l'acc?s au trou, c'est I(A). Ce qui l'ouvre, c'est (a) r?el, cet impossible. L'effet de groupe se produit selon la structure de la masse identifi?e au chef, qu'il soit aim? ou ha?. La masse se d?double en "gens de soi" et "gens de l'autre"... Mais c'est pareil. Le cartel est ce petit dispositif mis en place par Lacan et rappel? par lui chaque fois que le groupe menace le discours de la psychanalyse. C'est pourquoi je trouve pertinent de prendre nos rep?res sur cette question de la cause par le moyen de l'?tude en cartel, ici virtuel, entendons v?hiculant nos ?changes par la toile. "Quatre se choisissent...La conjonction des quatre se fait autour d'un Plus-Un...Pour pr?venir l'effet de colle..." Lacan formalisait en ces ter= mes le cartel lors de la s?ance du 11 mars 1980. Le S?minaire s'intitule "D'?colage". J'emballe donc sur cette proposition de cartel virtuel. Bien cordialement, Guy de Villers. ============== Le 27/01/06 10:29, ? Violaine Clement ? <violaine.clement at co-perolles.ch> a ?crit :
lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- Cher Guy de Villers,
Si j'entends bien, vous nous proposez en fait un cartel virtuel sur la clocherie, sur la cause, et, en filigrane, sur une ?cole qui ne colle pas. Cela m'int?resse, d'autant que je fais une confusion sur l'?cole qui me semble int?ressante ici : pour l'enseignante que je suis, l'?cole est un lieu dans lequel je peux apprendre quelque chose. Voyant para?tre les papiers de l'?cole, entendant les membres de l'?cole, mais aussi entendant les querelles, les prises de bec, j'?tais d'abord partag?e entre le d?sir d'en ?tre, et l'envie de m'en tenir ?cart?e. Il y a du transfert dans l'?cole, et ce n'est pas toujours tranquille... Puis, un jour, je me suis entendu r?pondre : "mais l'?cole, vous en ?tes responsable, c'est la v?tre..." S'il y a quelque chose ? apprendre de l'?cole, c'est qu'il y a de l'autre, ces quelques autres, dont on peut entendre quelque chose. Et c'est l? que ?a cloche, Parce qu'entre l'un et l'autre si ?a ne cloche pas, ?a colle, et c'est mortel. La clocherie, le rapport sexuel impossible ? ?crire, l'?cole partenaire-sympt?me, c'est la question qui m'int?resse : l'autre, je ne peux le r?duire, il continue ? me trouer... De ce trou-l?, il s'agit d'apprendre quelque chose et de le dire. L'?cole me troue, mais avec quelques-uns, de ce trou, on pourrait faire math?me.
Cordialement
Violaine Cl?ment
Le 27 janv. 06, ? 09:41, Guy de Villers a ?crit :
lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- Pour "Notert"
? IL N?Y A DE CAUSE QUE DE CE QUI CLOCHE ? (J. LACAN, Le S?minaire, Livre XI, Les Quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse, p. 25: s?ance du 22 janvier 1964) "Ce que je vais faire de nouveau, je l?ai appel? la cause freudienne, ? entendre de ce que j?ai dit de sa fonction, comme ?tant de sa nature non seulement m?connue, mais cause de ce qui cloche. ?a cloche dans le groupe analytique, pr?cis?ment de ce qu?il ne puisse pas ?tre synchrone, mais sympt?me. Mais ?a ne cloche pas dans l??crit o? je serre la question." (J. Lacan, lettre au journal Le Matin, 15 mars 1980.)
Sur la question de la cause en psychanalyse,de 1964 ? 1980, Lacan n'a donc pas chang? : la cause est toujours rapport?e ? la clocherie. Il ne s'agit donc pas de se r?clamer d'une cause, "d'une cause contre l'autre qui la refuse", comme le sugg?re David.
Cordialement, Guy.
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Le 27/01/06 1:07, ? notert ? <notert at club-internet.fr> a ?crit :
lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- cher, y ?tiez vous, au PLM, je crois j'y ?tais et je m'y reconnais pas dans votre discours. nous voil? en post-mortem mais je n'ai rien contre >Miller. m?me tout contre mais ne reconna?trireriez-vous pas dans vos dires , cette phrase que je retrouve pas dans son ex-tenso:"je dis souvent la m?me chose mais je ne r?p?te jamais".(J.L.) voil? o? je doute, dans les exploit?s de la dissolution, une certaine r?p?tition in-extenso. avouez que c'est purement subjectif de ma part, pire j'individualise la dialectique de savoir de qui est un discours-courant, nul n'ignore que lacan ne publiait plus que sous la plume de son co-auteur putatif, et rituel depuis:jam.
je ne lui conteste rien d'autre que d'avoir raison, ? jam, raison de l'autre, Guy vous pr?tendriez -vous tel?
ainsi va la successorialit?, j'ai du mal avec mes lettres, succession et succ?s, et la lit?, une raison, un succ?s, une cause r?ussie, pourquoi viendreririez-vous en pourfendre encore?nous redire que" vous" avez "raison", l'on vous cro?t, d?j?. j'en perds ma conjugaison," viendreririez" est ce le verbe juste? je m'acharne, car plusieurs viennent en rire quand j'ose localement relever ce qu'il en serait d'un discours qui ne serait pas de la la cause, celui b?te d'u advenant ? son propre discours, autrement dit un infans.
dans mes modestes pratiques, psy, et pas forc?ment autochtones, l'on me brandit parfois avant toute parole"croyez vous?". maintenant en Carn?gie ou en l' Autre Miller, ou ce Faust, Ronald,l'?vang?liste, zut je retrouve pas son nom. mais je r?ponds souvent: "je vous cro?s",? tout un chacun, quelque soit son nom.
cher guy, je vous cro?s, mais franchement je ne suis pas ?vang?l?liste, ni m?me croyante au sens m?tapsychologique, en ce sens je suis m?croyante de Freud m?me, je crois qu'il ne faut pas croire.je ne crois ^pas en la psychologie m?me dite psychanalytique. avouez que cela est ardu. avec mes congratulations pour le d?r" arbeit" D. Le 27 janv. 06 ? 00:26, Guy de Villers a ?crit :
> lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. > Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. > --- > Cher David Renaut, > Merci pour votre r?ponse. > Le message que j'ai envoy? au sujet du discours de la cause > n'?tait > pas sans > r?f?rence. Je vous invitais ? lire le s?minaire "Dissolution", > s?ance du 11 > mars 1980. C'est ? ce moment que Lacan d?marre "La Cause > freudienne". Ces > quelques pages me semblaient nous ?loigner fort heureusement de > l'imaginaire > dont s'habillent ? l'occasion les r?sultats d'analyses lexicales > rigoureuses. Vos variations s?mantiques sont ?videmment > pertinentes. Elles > d?ploient un champ de connotations incontestables. Je soutiens > que > Lacan, > l'analyste, subvertit ce fatras et l'?vidence assertive des > jugements > d'attribution qui l'accompagnent pour proposer autre chose, qui > troue > l'embl?me, d?nonce la r?clame et met en attente ceux qui, venus > de > l'EFP, > ont besoin d'un certain temps pour s'en d?p?trer. > Voici un extrait de la lettre que Lacan avait envoy? au journal > Le > Matin, le > 15 mars 1980. "Jacques Lacan avait annonc? dans une lettre, le 5 > janvier, la > dissolution de l??cole freudienne. Voici l?allocution de > bienvenue > qu?il a > prononc?e ? l?ouverture de la r?union convoqu?e par lui, le > samedi > 15 mars, > au PLM Saint-Jacques. Lacan revient sur les effets produits par > l?annonce de > la dissolution de son ?cole." > > "L?effet de groupe est contraire ? l?effet de sujet, lequel ne > vaut > pour > nous que par la d?subjectivation n?cessaire ? l?analyste. Le > groupe > se > d?finit d??tre une unit? synchrone dont les ?l?ments sont les > individus. > Mais un sujet n?est pas un individu. > Ce que je vais faire de nouveau, je l?ai appel? la cause > freudienne, > ? > entendre de ce que j?ai dit de sa fonction, comme ?tant de sa > nature non > seulement m?connue, mais cause de ce qui cloche. > ?a cloche dans le groupe analytique, pr?cis?ment de ce qu?il ne > puisse pas > ?tre synchrone, mais sympt?me. Mais ?a ne cloche pas dans l??crit > o? je > serre la question. > Le groupe est impossible ? impossible ? dissoudre. Aussi n?y > song?- > je pas. > Mais l??cole n?est plus ce qui convient pour abriter cet > impossible. > Ce que je vais faire de nouveau, c?est toujours la m?me chose, > bien > entendu, > mais autrement. > Je ne vais pas vous en parler maintenant. ? vous de vous d?p?trer > de l??cole > pour me rejoindre." [Cfr Tout Pas-tout Lacan, ?dit? par l'ELP.] > > Mais il y a d'autres r?f?rences majeures, notamment le S?minaire > XI > sur Les > quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse. > > Je reste ? votre disposition pour avancer dans la saisie de la > subversion > lacanienne du discours de la cause. > Bien cordialement, > Guy. > ================== > > Le 26/01/06 18:34, ? david ? <davidrenaut at wanadoo.fr> a ?crit : > >> lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. >> Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. >> --- >> >> Cher Guy de Villers, >> J'aimerais bien savoir plus pr?cis?ment quelle acception Lacan a >> pu donner >> au terme Cause et je vous saurai gr? de me r?pondre par quelques >> citations >> qui m'?claireraient davantage, car d'apprendre que l'usage qu'il >> enseignait >> fut autre me laisse en proie ? un imaginaire, l'imaginaire de >> cet >> autre >> chose que j'aimerais bien savoir et que je vous suppose savoir. >> Je ne crois pas que mon analyse lexicale soit de l'ordre de >> l'imaginaire, >> elle est conforme ? tout bon dictionnaire. Le fondement causal >> de la >> conflictualit? est structurel et ne saurait relever de >> l'imaginaire qu'? >> pr?cis?ment s'en d?fendre, comme de toute interpr?tation qui >> d?range. L'id?e >> du conflit est d'abord con?ue par celui qui est sur la >> d?fensive ; >> celui qui >> agit, voire qui attaque, peut n'avoir aucune id?e de conflit (? >> Il >> est donc >> naturel que celui qui met le premier en action le concept de >> guerre et qui >> con?oit l'id?e de deux partis oppos?s [...] soit le d?fenseur ?. >> Carl von >> Clausewitz). >> Bien cordialement ? vous, >> David >> >> ----- Original Message ----- >> From: "Guy de Villers" <Guy.de.Villers at psp.ucl.ac.be> >> To: "Lutecium" <lutecium-group at lutecium.org> >> Sent: Wednesday, January 25, 2006 4:13 PM >> Subject: Re: [Lutecium-group] discours de la cause >> >> >> lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. >> Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. >> --- >> Pour David et d'autres que la question de la cause int?resse. >> Il y a certes un imaginaire facile ? d?ployer sur le th?me de la >> cause. >> Lacan nous en a enseign? un autre usage. J'invite tous ceux qui >> souhaitent >> s'en approcher ? se mettre au travail, par petits groupes, les >> cartels remis >> ? l'honneur par Lacan au moment o? il "d?marre la Cause >> freudienne". (s?ance >> du 11 mars 1980.) On pourrait d'ailleurs partir du s?minaire >> "Dissolution". >> Nous y verrions toute la distance qui s?pare l'acte de Lacan de >> cette >> compr?hension d'une cause inscrite sur l'axe imaginaire. >> Bien cordialement, >> Guy. >> >> >> Le 25/01/06 13:21, ? david ? <davidrenaut at wanadoo.fr> a ?crit : >> >>> lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. >>> Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. >>> --- >>> L'appellation m?me de l'?cole de la cause freudienne exprime >>> d?j? >>> une >>> certaine >>> agressivit? initiale, la cause, comme s'il s'agissait d'une >>> cause ? >>> plaider, ? >>> d?fendre contre un monde ext?rieur qui la refuserait, la cause >>> perdue >>> d'une >>> id?ologie, la cause d'un syndicat, d'un lobby, la cause dont le >>> contenu >>> qu'il >>> soit freudien n'importe pas tant que la position qu'il implique >>> d'un >>> discours. >>> >>> Le discours d'une cause d?pend de l'autre, le sujet qui se >>> r?clame de >>> cette >>> cause ne se r?clame pas d'un savoir mais de sa cause, d'une >>> cause >>> contre >>> l'autre qui la refuse, c'est un sujet qui se fonde sur cet >>> autre ; il >>> s'agit >>> de ce que Lacan appelait le discours de l'hyst?rique ($/a -> >>> S1/ >>> S2) qui >>> est >>> pr?cis?ment le sym?trique du discours de l'analyste, l'analyste >>> ne se >>> supportant pas de l'autre mais d'un savoir par lequel l'autre >>> trouve ? se >>> situer (a/S2 -> $/S1). >>> >>> Suite ? ces consid?ration sur le Signifiant Cause que ladite >>> ?cole >>> a >>> choisi >>> comme embl?me, j'esp?re que les gendres du gendre de Lacan ne >>> s'imagineront >>> pas que je mette en cause leur grande et honorable famille, >>> >>> Bien ? vous, >>> >>> David >>>
Guy de Villers Grand-Champs Cours de Valduc, 13 B-1348 Louvain-la-Neuve BELGIQUE T?l. : +32 10 45 47 89 Fax : +32 10 45 69 74 Courriel : Guy.de.Villers at psp.ucl.ac.be
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Violaine, Tu ?cris les mots avec une telle tendresse que tu as accept? de perdre quelque chose pour dire quelque chose. Amiti?s, Raymond. ----- Original Message ----- From: "Violaine Clement" <violaine.clement at co-perolles.ch> To: "Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne" <lutecium-group at lutecium.org> Sent: Tuesday, January 31, 2006 5:59 AM Subject: Re: [Lutecium-group] La cause- la chose lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- Il est magnifique, ce petit Ernesto-qui ne voulait-pas-aller ?-l'?cole-parce-qu'il-ne-voulait-pas-apprendre-des-choses-qu'il-ne- savait-pas... C'est vrai que pour apprendre, il faut accepter de perdre, et c'est souvent insoutenable. C'est bien ce que recouvre la passion de l'ignorance, qui n'a rien ? voir avec la difficile position de ne pas savoir qui est, il me semble, celle du psychanalyste. Amiti?s Violaine Le 29 janv. 06, ? 23:43, Guy de Villers a ?crit :
lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- Sur l'?cole qui n'apprend rien ou, comme le dit Ernesto, on apprend des choses qu'on ne sait pas, je vous invite ? lire "Ah! Ernesto!" de Marguerite Duras. De ce livre a ?t? un film, "Les enfants", cor?alis? par Marguerite Duras, Jean Mascolo et Jean-Marc Turine. Le sc?nario est tir? du livre de Duras "AH Ernesto!" Cordialement, Guy. ========================= Le 29/01/06 21:10, ? Bettonville ? <rbettonville at skynet.be> a ?crit :
Cher monsieur,
Je me le permets ainsi, puisque je ne vois rien passer par lutecium.
Amicalement,
Raymond Bettonville.
----- Original Message ----- From: "Bettonville" <rbettonville at skynet.be> To: "Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne" <lutecium-group at lutecium.org> Sent: Friday, January 27, 2006 6:20 PM Subject: Re: [Lutecium-group] La cause- la chose
Bonjour,
"sur une ?cole qui ne colle pas"... Et pourquoi devrait-elle coller en fonction qu'elle fonctionne sur un inconscient collectif et sur des conceptions de l'?cole qui arrange une soci?t? torturante pour l'?cole-lieu d'ouverture et aussi et surtout aujourd'hui de fermeture.
"pour l'enseignante que je suis, l'?cole est un lieu dans lequel je peux apprendre quelque chose": oui, tu es peut-?tre enseignante et c'est peut-?tre du mot que le sens de l'?cole change...Mais apprendre quoi ? Je dirai "c'est un lieu dans lequel je ne peux apprendre rien".
"j'?tais d'abord partag?e entre le d?sir d'en ?tre, et l'envie de m'en tenir ?cart?e" et pourquoi pas "j'?tais d'abord partag?e entre l'envie d'en na?tre, et le d?sir de m'en ?carter".
"mais l'?cole, vous en ?tes responsable, c'est la v?tre..." mais non c'est celle de l'imaginaire d'un pouvoir qui est le n?tre ou non si l'on accepte son imaginaire.
"S'il y a quelque chose ? apprendre de l'?cole, c'est qu'il y a de l'autre, ces quelques autres, dont on peut entendre quelque chose": je pense qu'on apprend rien ? l'?cole - on entend et c'est le d?but d'une longue initiation... L'?cole devrait s'entendre crier... L'?cole devrait se droguer: elle devrait entendre ses douleurs...
"Le rapport sexuel impossible ? ?crire, l'?cole partenaire-sympt?me, c'est la question qui m'int?resse : l'autre je ne peux le r?duire, il continue ? me trouer... De ce trou-l?, il s'agit d'apprendre quelque chose et de le dire. L'?cole me troue, mais avec quelques-uns, de ce trou, on pourrait faire math?me." Je m'entends en lisant int?rieurement. Violaine est toujours troublante. Pourquoi "le rapport sexuel impossible ? ?crire" ? Comment est une ?cole dans le d?sert ? Comment serait une ?cole sans enseignant? "de le dire": mais dire quoi ?
Raymond Bettonville Amiti?s ? tout le groupe.
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----- Original Message ----- From: "Guy de Villers" <Guy.de.Villers at psp.ucl.ac.be> To: "Lutecium" <lutecium-group at lutecium.org> Sent: Friday, January 27, 2006 3:41 PM Subject: Re: [Lutecium-group] La cause- la chose
lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- Cher Violaine Cl?ment, Merci de m'entendre si bien. Ce qui barre l'acc?s au trou, c'est I(A). Ce qui l'ouvre, c'est (a) r?el, cet impossible. L'effet de groupe se produit selon la structure de la masse identifi?e au chef, qu'il soit aim? ou ha?. La masse se d?double en "gens de soi" et "gens de l'autre"... Mais c'est pareil. Le cartel est ce petit dispositif mis en place par Lacan et rappel? par lui chaque fois que le groupe menace le discours de la psychanalyse. C'est pourquoi je trouve pertinent de prendre nos rep?res sur cette question de la cause par le moyen de l'?tude en cartel, ici virtuel, entendons v?hiculant nos ?changes par la toile. "Quatre se choisissent...La conjonction des quatre se fait autour d'un Plus-Un...Pour pr?venir l'effet de colle..." Lacan formalisait en ces ter= mes le cartel lors de la s?ance du 11 mars 1980. Le S?minaire s'intitule "D'?colage". J'emballe donc sur cette proposition de cartel virtuel. Bien cordialement, Guy de Villers. ============== Le 27/01/06 10:29, ? Violaine Clement ? <violaine.clement at co-perolles.ch> a ?crit :
lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- Cher Guy de Villers,
Si j'entends bien, vous nous proposez en fait un cartel virtuel sur la clocherie, sur la cause, et, en filigrane, sur une ?cole qui ne colle pas. Cela m'int?resse, d'autant que je fais une confusion sur l'?cole qui me semble int?ressante ici : pour l'enseignante que je suis, l'?cole est un lieu dans lequel je peux apprendre quelque chose. Voyant para?tre les papiers de l'?cole, entendant les membres de l'?cole, mais aussi entendant les querelles, les prises de bec, j'?tais d'abord partag?e entre le d?sir d'en ?tre, et l'envie de m'en tenir ?cart?e. Il y a du transfert dans l'?cole, et ce n'est pas toujours tranquille... Puis, un jour, je me suis entendu r?pondre : "mais l'?cole, vous en ?tes responsable, c'est la v?tre..." S'il y a quelque chose ? apprendre de l'?cole, c'est qu'il y a de l'autre, ces quelques autres, dont on peut entendre quelque chose. Et c'est l? que ?a cloche, Parce qu'entre l'un et l'autre si ?a ne cloche pas, ?a colle, et c'est mortel. La clocherie, le rapport sexuel impossible ? ?crire, l'?cole partenaire-sympt?me, c'est la question qui m'int?resse : l'autre, je ne peux le r?duire, il continue ? me trouer... De ce trou-l?, il s'agit d'apprendre quelque chose et de le dire. L'?cole me troue, mais avec quelques-uns, de ce trou, on pourrait faire math?me.
Cordialement
Violaine Cl?ment
Le 27 janv. 06, ? 09:41, Guy de Villers a ?crit :
lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- Pour "Notert"
? IL N?Y A DE CAUSE QUE DE CE QUI CLOCHE ? (J. LACAN, Le S?minaire, Livre XI, Les Quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse, p. 25: s?ance du 22 janvier 1964) "Ce que je vais faire de nouveau, je l?ai appel? la cause freudienne, ? entendre de ce que j?ai dit de sa fonction, comme ?tant de sa nature non seulement m?connue, mais cause de ce qui cloche. ?a cloche dans le groupe analytique, pr?cis?ment de ce qu?il ne puisse pas ?tre synchrone, mais sympt?me. Mais ?a ne cloche pas dans l??crit o? je serre la question." (J. Lacan, lettre au journal Le Matin, 15 mars 1980.)
Sur la question de la cause en psychanalyse,de 1964 ? 1980, Lacan n'a donc pas chang? : la cause est toujours rapport?e ? la clocherie. Il ne s'agit donc pas de se r?clamer d'une cause, "d'une cause contre l'autre qui la refuse", comme le sugg?re David.
Cordialement, Guy.
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Le 27/01/06 1:07, ? notert ? <notert at club-internet.fr> a ?crit :
lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- cher, y ?tiez vous, au PLM, je crois j'y ?tais et je m'y reconnais pas dans votre discours. nous voil? en post-mortem mais je n'ai rien contre >Miller. m?me tout contre mais ne reconna?trireriez-vous pas dans vos dires , cette phrase que je retrouve pas dans son ex-tenso:"je dis souvent la m?me chose mais je ne r?p?te jamais".(J.L.) voil? o? je doute, dans les exploit?s de la dissolution, une certaine r?p?tition in-extenso. avouez que c'est purement subjectif de ma part, pire j'individualise la dialectique de savoir de qui est un discours-courant, nul n'ignore que lacan ne publiait plus que sous la plume de son co-auteur putatif, et rituel depuis:jam.
je ne lui conteste rien d'autre que d'avoir raison, ? jam, raison de l'autre, Guy vous pr?tendriez -vous tel?
ainsi va la successorialit?, j'ai du mal avec mes lettres, succession et succ?s, et la lit?, une raison, un succ?s, une cause r?ussie, pourquoi viendreririez-vous en pourfendre encore?nous redire que" vous" avez "raison", l'on vous cro?t, d?j?. j'en perds ma conjugaison," viendreririez" est ce le verbe juste? je m'acharne, car plusieurs viennent en rire quand j'ose localement relever ce qu'il en serait d'un discours qui ne serait pas de la la cause, celui b?te d'u advenant ? son propre discours, autrement dit un infans.
dans mes modestes pratiques, psy, et pas forc?ment autochtones, l'on me brandit parfois avant toute parole"croyez vous?". maintenant en Carn?gie ou en l' Autre Miller, ou ce Faust, Ronald,l'?vang?liste, zut je retrouve pas son nom. mais je r?ponds souvent: "je vous cro?s",? tout un chacun, quelque soit son nom.
cher guy, je vous cro?s, mais franchement je ne suis pas ?vang?l?liste, ni m?me croyante au sens m?tapsychologique, en ce sens je suis m?croyante de Freud m?me, je crois qu'il ne faut pas croire.je ne crois ^pas en la psychologie m?me dite psychanalytique. avouez que cela est ardu. avec mes congratulations pour le d?r" arbeit" D. Le 27 janv. 06 ? 00:26, Guy de Villers a ?crit :
> lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. > Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. > --- > Cher David Renaut, > Merci pour votre r?ponse. > Le message que j'ai envoy? au sujet du discours de la cause > n'?tait > pas sans > r?f?rence. Je vous invitais ? lire le s?minaire "Dissolution", > s?ance du 11 > mars 1980. C'est ? ce moment que Lacan d?marre "La Cause > freudienne". Ces > quelques pages me semblaient nous ?loigner fort heureusement de > l'imaginaire > dont s'habillent ? l'occasion les r?sultats d'analyses lexicales > rigoureuses. Vos variations s?mantiques sont ?videmment > pertinentes. Elles > d?ploient un champ de connotations incontestables. Je soutiens > que > Lacan, > l'analyste, subvertit ce fatras et l'?vidence assertive des > jugements > d'attribution qui l'accompagnent pour proposer autre chose, qui > troue > l'embl?me, d?nonce la r?clame et met en attente ceux qui, venus > de > l'EFP, > ont besoin d'un certain temps pour s'en d?p?trer. > Voici un extrait de la lettre que Lacan avait envoy? au journal > Le > Matin, le > 15 mars 1980. "Jacques Lacan avait annonc? dans une lettre, le 5 > janvier, la > dissolution de l??cole freudienne. Voici l?allocution de > bienvenue > qu?il a > prononc?e ? l?ouverture de la r?union convoqu?e par lui, le > samedi > 15 mars, > au PLM Saint-Jacques. Lacan revient sur les effets produits par > l?annonce de > la dissolution de son ?cole." > > "L?effet de groupe est contraire ? l?effet de sujet, lequel ne > vaut > pour > nous que par la d?subjectivation n?cessaire ? l?analyste. Le > groupe > se > d?finit d??tre une unit? synchrone dont les ?l?ments sont les > individus. > Mais un sujet n?est pas un individu. > Ce que je vais faire de nouveau, je l?ai appel? la cause > freudienne, > ? > entendre de ce que j?ai dit de sa fonction, comme ?tant de sa > nature non > seulement m?connue, mais cause de ce qui cloche. > ?a cloche dans le groupe analytique, pr?cis?ment de ce qu?il ne > puisse pas > ?tre synchrone, mais sympt?me. Mais ?a ne cloche pas dans l??crit > o? je > serre la question. > Le groupe est impossible ? impossible ? dissoudre. Aussi n?y > song?- > je pas. > Mais l??cole n?est plus ce qui convient pour abriter cet > impossible. > Ce que je vais faire de nouveau, c?est toujours la m?me chose, > bien > entendu, > mais autrement. > Je ne vais pas vous en parler maintenant. ? vous de vous d?p?trer > de l??cole > pour me rejoindre." [Cfr Tout Pas-tout Lacan, ?dit? par l'ELP.] > > Mais il y a d'autres r?f?rences majeures, notamment le S?minaire > XI > sur Les > quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse. > > Je reste ? votre disposition pour avancer dans la saisie de la > subversion > lacanienne du discours de la cause. > Bien cordialement, > Guy. > ================== > > Le 26/01/06 18:34, ? david ? <davidrenaut at wanadoo.fr> a ?crit : > >> lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. >> Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. >> --- >> >> Cher Guy de Villers, >> J'aimerais bien savoir plus pr?cis?ment quelle acception Lacan a >> pu donner >> au terme Cause et je vous saurai gr? de me r?pondre par quelques >> citations >> qui m'?claireraient davantage, car d'apprendre que l'usage qu'il >> enseignait >> fut autre me laisse en proie ? un imaginaire, l'imaginaire de >> cet >> autre >> chose que j'aimerais bien savoir et que je vous suppose savoir. >> Je ne crois pas que mon analyse lexicale soit de l'ordre de >> l'imaginaire, >> elle est conforme ? tout bon dictionnaire. Le fondement causal >> de la >> conflictualit? est structurel et ne saurait relever de >> l'imaginaire qu'? >> pr?cis?ment s'en d?fendre, comme de toute interpr?tation qui >> d?range. L'id?e >> du conflit est d'abord con?ue par celui qui est sur la >> d?fensive ; >> celui qui >> agit, voire qui attaque, peut n'avoir aucune id?e de conflit (? >> Il >> est donc >> naturel que celui qui met le premier en action le concept de >> guerre et qui >> con?oit l'id?e de deux partis oppos?s [...] soit le d?fenseur ?. >> Carl von >> Clausewitz). >> Bien cordialement ? vous, >> David >> >> ----- Original Message ----- >> From: "Guy de Villers" <Guy.de.Villers at psp.ucl.ac.be> >> To: "Lutecium" <lutecium-group at lutecium.org> >> Sent: Wednesday, January 25, 2006 4:13 PM >> Subject: Re: [Lutecium-group] discours de la cause >> >> >> lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. >> Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. >> --- >> Pour David et d'autres que la question de la cause int?resse. >> Il y a certes un imaginaire facile ? d?ployer sur le th?me de la >> cause. >> Lacan nous en a enseign? un autre usage. J'invite tous ceux qui >> souhaitent >> s'en approcher ? se mettre au travail, par petits groupes, les >> cartels remis >> ? l'honneur par Lacan au moment o? il "d?marre la Cause >> freudienne". (s?ance >> du 11 mars 1980.) On pourrait d'ailleurs partir du s?minaire >> "Dissolution". >> Nous y verrions toute la distance qui s?pare l'acte de Lacan de >> cette >> compr?hension d'une cause inscrite sur l'axe imaginaire. >> Bien cordialement, >> Guy. >> >> >> Le 25/01/06 13:21, ? david ? <davidrenaut at wanadoo.fr> a ?crit : >> >>> lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. >>> Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. >>> --- >>> L'appellation m?me de l'?cole de la cause freudienne exprime >>> d?j? >>> une >>> certaine >>> agressivit? initiale, la cause, comme s'il s'agissait d'une >>> cause ? >>> plaider, ? >>> d?fendre contre un monde ext?rieur qui la refuserait, la cause >>> perdue >>> d'une >>> id?ologie, la cause d'un syndicat, d'un lobby, la cause dont le >>> contenu >>> qu'il >>> soit freudien n'importe pas tant que la position qu'il implique >>> d'un >>> discours. >>> >>> Le discours d'une cause d?pend de l'autre, le sujet qui se >>> r?clame de >>> cette >>> cause ne se r?clame pas d'un savoir mais de sa cause, d'une >>> cause >>> contre >>> l'autre qui la refuse, c'est un sujet qui se fonde sur cet >>> autre ; il >>> s'agit >>> de ce que Lacan appelait le discours de l'hyst?rique ($/a -> >>> S1/ >>> S2) qui >>> est >>> pr?cis?ment le sym?trique du discours de l'analyste, l'analyste >>> ne se >>> supportant pas de l'autre mais d'un savoir par lequel l'autre >>> trouve ? se >>> situer (a/S2 -> $/S1). >>> >>> Suite ? ces consid?ration sur le Signifiant Cause que ladite >>> ?cole >>> a >>> choisi >>> comme embl?me, j'esp?re que les gendres du gendre de Lacan ne >>> s'imagineront >>> pas que je mette en cause leur grande et honorable famille, >>> >>> Bien ? vous, >>> >>> David >>>
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