[Lutecium-group] Le promeneur ironique
Vous pouvez adresser un message de soutien pour l'excellent livre de Philippe Lacad?e sur Walser, Le promeneur ironique, ou lire sur le site les commentaires des lecteurs. http://www.oedipe.org/fr/prixoedipe/2011/prixoedipecritiques2011 Voici le mien, Philippe Lacad?e ROBERT WALSER, Le promeneur ironique Qu?est-ce qu?un psychanalyste peut apprendre d?un po?te ? Philippe Lacad?e, suivant ce que Jacques Lacan a fait r?sonner de James Joyce, fait r?sonner, pour nous autres, francophones, par une lecture pr?cise et pr?cieuse, l?invention de Robert Walser pour traiter son rapport singulier et traumatique ? la langue. Il ne s?agit donc pas d?une simple lecture, en traduction, ni d?un d?chiffrement, mais d?une invitation ? suivre, non seulement les traces ?crites, mais encore celles qu?on ne peut pas voir, mais que l?on peut ou?r. Pourquoi pr?f?rer le silence du crayon ? la plume, ou la cachette dans la miniature ? ? Philippe Lacad?e qui pose ces questions, c?est la main m?me du po?te qui r?pond en expliquant sa m?th-ode, puisqu?on fait route en sa compagnie. Cette invitation ? nous promener avec lui dans ces bois que trace ce ? roman du r?el ? ?parpill? en mille morceaux peut rebuter ceux que le grand loup de la folie effraie. On comprend bien ? travers ces lignes de Walser ? quoi sert pour lui l?ironie f?roce, ? se d?fendre d?une jouissance plus f?roce encore dont il est l?objet : ? C?est la plume qui prononce ce mot, non la bouche, mais la plume d?acier est la bouche silencieuse et sonore de l??crivain. ?(p.169) Comme pour le Malentendu et l?Eveil, on lit dans un premier temps ce livre comme un conte de f?es, avec Cendrillon, Blanche-Neige, et mille autres personnages f??riques?. On a envie, en outre, de lire (ou de relire) tant d?autres po?tes (H?lderlin, Joyce, Kaka, Musil?) Mais l? surtout comme rarement, le psychanalyste, d?butant ou pas, s?enrichira de cette analyse tr?s fine du sinthome Walser, pr?cieuse aussi bien ? tous ceux pour qui Lacan est parfaitement inconnu, voire illisible. La singularit? exemplaire du cas Walser sous le regard joyeux et affectueux de Lacad?e ne vise pas ? expliquer une th?orie, mais nous engage ? ?tre attentifs au d?tail, aux ?nigmes, aux ?quivoques, ? la lettre et ? ses nouages. Celui qui se nomme lui-m?me un ravissant z?ro tout rond, un bouton qu?on va perdre, un solitaire mondain ne serait pas peu surpris, lui qui voulait ?tre une servante, s?il savait combien il sert aujourd?hui ? travers ses ?crits ? ceux qui se demandent chaque fois qu?ils rencontrent un ?tre humain aux prises avec la langue comment il fait pour s?articuler ? la langue lorsqu?il refuse tout discours ?tabli. Avec Walser, comme Philippe Lacad?e nous le montre en nous prenant par la main, nous apercevons une m?thode, un style dont nous pourrions nous servir, m?me s?il est inimitable. Bonne ann?e aux Lut?ciens, Violaine Cl?ment
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violaine.clement@co-perolles.ch