[Lutecium-group] lewis caroll
bonjour, une ?coute de : esflorinda Flo <esflorinda at gmail.com> j'ai ?cout? l'enregistrement de Lacan sur Lewis Carroll et j'ai beaucoup aim?. En tant que profane, et ayant lu rapidement la biographie de Carroll, je crois que Lewis Carroll n'a en r?alit? jamais quitt? son enfance, en quelque sorte... mais pas n'importe quelle enfance, celle d'un enfant dont l'imaginaire est sans limite, solitaire, curieux. C'est en tout cas la sensation que j'ai eu en voyant sa photo et lu les quelques lignes de sa biographie... Toujours en tant que profane du domaine de la psychanalyse, je dirais que Lewis Carroll a pu voir en Alice Liddell son alter ego, le ramenant ainsi ? sa propre enfance, ? son propre monde imaginaire. Il suffit d'observer son autoportrait et la photo d'Alice pour se rendre compte que leurs regards vont dans la m?me direction. C'est ce qui me semble en tout cas. Peut-?tre qu'en la prenant tant en photo, il tentait d?sesp?r?ment de saisir son ?me d'enfant, l'Esprit, le Monde Int?rieur qu'il avait perdu ou qu'il avait peur de perdre. Et n'y parvenant pas, il cessa son activit? photographique, en proie au d?sespoir. Ne dit-on pas de certaines cultures qu'elles ont peur que l'on vole leur ?me par la photographie ? La photographie capture l'image et l'?me dans un certain sens. Pour ce qui est de l'oeuvre elle-m?me, je l'ai chez moi bien ?videmment comme tout adulte nostalgique qui se respecte. je sais que certains en ont fait une analyse d?taill?e ? laquelle j'avais commenc? ? m'int?resser car cette oeuvre intrigue effectivement.il est bien sur toujours question de l'enfance, du mythe etc... je parlerais plus pr?cis?ment de l'enfant dont l'esprit solitaire n'a de cesse de chercher des raisons d'avancer dans la r?alit?. pour moi c'est de cela que cette oeuvre parle. Pour moi ce livre parle des adultes et pr?sente toute leur incoh?rence dans leur monde d'adulte. et malheureusement, le passage de l'enfance ? l'?ge adulte ne se fait pas sans une certaine rudesse, une sorte de parcours du combattant titubant dans l'incompr?hension et dans l'obligation de comprendre. Ce livre est une invitation ? se souvenir. Alice parle beaucoup de changement. Notamment lors de sa rencontre avec la chenille. "je suis incapable de me rappeler les choses comme avant" "je change de taille toutes les dix minutes". Lewis Carroll exprime ici, pour moi, une perte d'identit?, une difficult? ? accepter le fait de grandir, de vieillir, de changer. et il semble regretter am?rement la propension des adultes ? oublier. Il m?ne une double vie psychique comme le souligne Lacan. et il ne serait pas le seul d'ailleurs. Travail et stabilit? versus l'enfant que l'on ?tait. Carroll semble ? la fois s'interroger de ce qu'est devenu son ?tre, son ?me, et dire aux adultes, voyez comme vous ?tes absurdes, voyez comment vous vous ?tes condamn?s ? une mort en un certain sens. Le faux proc?s d'Alice ne pouvait qu'?tre perdu puisqu'il n'y a aucun recours lorsqu'il s'agit de grandir. Mais il semble traduire ?galement la facilit? pour un adulte ? s'enqu?rir de pr?jug?s sans chercher ? savoir cette facult? de jugement h?tif d'un seul pour tous. L'odieux pouvoir dont un parent peut user et peut ?tre plus pr?cis?ment un ?tre humain. Car il semblerait que Carroll, sous ce costume de math?maticien, soit un ?tre des plus sensibles au monde qui l'entoure. voici l'audio Lacan sur Lewis Caroll : ou have a file or files called 1966.12.31 Sur Lewis Carroll.mp<javascript:ol('http://www.yousendit.com/download/M3Buc0x3Mm04NVUwTVE9PQ');>(1 file(s)) from frans.tassigny at gmail.com waiting for download. You can click on the following link to retrieve your File. The link will expire in 4 days. Link: http://www.yousendit.com/download/M3Buc0x3Mm04NVUwTVE9PQ<javascript:ol('http://www.yousendit.com/download/M3Buc0x3Mm04NVUwTVE9PQ');> Tassigny Frans Sint Fransiscusstraat 25 8400 Ostende BELGIQUE 0496 85 56 82 nv site : www.qwarkpsy.eur.st/
Merci, Frans, pour ce lien. Le chef-d'oeuvre de Lewis Carrol, ? mon avis, est une des rares d?marches litt?raires (tout comme Swift ou Rabelais) qui ont une pr?sentation tout ? fait universelle de symbolisme et de l'?nigme. Contrairement aux symbolistes disons m?taphysiques (Blake, Donne, Milton) dont la joie de le lecture s'appuie sur la n?cessite des certaines croyances pr?alables, les puzzles d'Alice sont transparents et accessibles. Remarquons, que Alice voyage toute seule, et la figure maternelle avec son autorit? impuissante n'appara?t qu'? la fin pour ramener la petit fille dans le monde r?el. Pour y revenir Alice reste encore omnipotente: vous n'?tes qu'un simple jeu des cartes. Sa libert? est assur?e en quelque sort par l'arr?t du temps annonc?: l'?ternel "tea-time", elle peut donc grandir dans son espace int?rieur sans trop se pr?occuper du temps qui passe. J'ai une petite faiblesse personnelle pour le chat dans ma projection analytique: c'est la sourire qui importe, une pr?sence qui se devine, m?me si le chat devient invisible... Cordialement, Natalia Frans Tassigny <frans.tassigny at gmail.com> a ?crit : lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- bonjour, une ?coute de : esflorinda Flo j'ai ?cout? l'enregistrement de Lacan sur Lewis Carroll et j'ai beaucoup aim?. En tant que profane, et ayant lu rapidement la biographie de Carroll, je crois que Lewis Carroll n'a en r?alit? jamais quitt? son enfance, en quelque sorte... mais pas n'importe quelle enfance, celle d'un enfant dont l'imaginaire est sans limite, solitaire, curieux. C'est en tout cas la sensation que j'ai eu en voyant sa photo et lu les quelques lignes de sa biographie... Toujours en tant que profane du domaine de la psychanalyse, je dirais que Lewis Carroll a pu voir en Alice Liddell son alter ego, le ramenant ainsi ? sa propre enfance, ? son propre monde imaginaire. Il suffit d'observer son autoportrait et la photo d'Alice pour se rendre compte que leurs regards vont dans la m?me direction. C'est ce qui me semble en tout cas. Peut-?tre qu'en la prenant tant en photo, il tentait d?sesp?r?ment de saisir son ?me d'enfant, l'Esprit, le Monde Int?rieur qu'il avait perdu ou qu'il avait peur de perdre. Et n'y parvenant pas, il cessa son activit? photographique, en proie au d?sespoir. Ne dit-on pas de certaines cultures qu'elles ont peur que l'on vole leur ?me par la photographie ? La photographie capture l'image et l'?me dans un certain sens. Pour ce qui est de l'oeuvre elle-m?me, je l'ai chez moi bien ?videmment comme tout adulte nostalgique qui se respecte. je sais que certains en ont fait une analyse d?taill?e ? laquelle j'avais commenc? ? m'int?resser car cette oeuvre intrigue effectivement.il est bien sur toujours question de l'enfance, du mythe etc... je parlerais plus pr?cis?ment de l'enfant dont l'esprit solitaire n'a de cesse de chercher des raisons d'avancer dans la r?alit?. pour moi c'est de cela que cette oeuvre parle. Pour moi ce livre parle des adultes et pr?sente toute leur incoh?rence dans leur monde d'adulte. et malheureusement, le passage de l'enfance ? l'?ge adulte ne se fait pas sans une certaine rudesse, une sorte de parcours du combattant titubant dans l'incompr?hension et dans l'obligation de comprendre. Ce livre est une invitation ? se souvenir. Alice parle beaucoup de changement. Notamment lors de sa rencontre avec la chenille. "je suis incapable de me rappeler les choses comme avant" "je change de taille toutes les dix minutes". Lewis Carroll exprime ici, pour moi, une perte d'identit?, une difficult? ? accepter le fait de grandir, de vieillir, de changer. et il semble regretter am?rement la propension des adultes ? oublier. Il m?ne une double vie psychique comme le souligne Lacan. et il ne serait pas le seul d'ailleurs. Travail et stabilit? versus l'enfant que l'on ?tait. Carroll semble ? la fois s'interroger de ce qu'est devenu son ?tre, son ?me, et dire aux adultes, voyez comme vous ?tes absurdes, voyez comment vous vous ?tes condamn?s ? une mort en un certain sens. Le faux proc?s d'Alice ne pouvait qu'?tre perdu puisqu'il n'y a aucun recours lorsqu'il s'agit de grandir. Mais il semble traduire ?galement la facilit? pour un adulte ? s'enqu?rir de pr?jug?s sans chercher ? savoir cette facult? de jugement h?tif d'un seul pour tous. L'odieux pouvoir dont un parent peut user et peut ?tre plus pr?cis?ment un ?tre humain. Car il semblerait que Carroll, sous ce costume de math?maticien, soit un ?tre des plus sensibles au monde qui l'entoure. voici l'audio Lacan sur Lewis Caroll : ou have a file or files called 1966.12.31 Sur Lewis Carroll.mp(1 file(s)) from frans.tassigny at gmail.com waiting for download. You can click on the following link to retrieve your File. The link will expire in 4 days. 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