[Lutecium-group] Programme atelier de topologie clinique
Chers amis voici le programme ou du moins les th?mes que nous nous proposons d'aborder dans le cadre de l'atelier de topologie clinique. Le prochain atelier aura lieu le lundi 18 mars 2013 ? 21h au 8 passage Charles Albert 18eme Paris Le th?me retenu est "Structure syntaxique de la phrase". En tant qu'atelier clinique les exemples cliniques sont souhait?s ainsi que les lectures propres ? alimenter les discussions. Voici ci-dessous la liste des th?mes; une version pdf du programme est jointe ? ce mail Bien amicalement Jacques Cette ann?e nous envisageons de d?marrer un atelier de topologie clinique. Il s'agira de tenter de lier et de d?lier la clinique des formations de l'inconscient avec la th?orie en utilisant l'?criture borrom?enne telle que Lacan l'a ?labor?e. Avec cette ?criture nous tenterons de circonscrire le lieu (topos) des formations de l'inconscient, dans la trame des trois registres R?el Symbolique et Imaginaire (RSI) que convoque le fait de parler. Cet atelier accueillera volontiers tout questionnement et participation au travail, afin que nous tissions ensemble l'?criture bordant le r?el qui troue le savoir sur l'inconscient. Cet atelier tentera de partir, chaque fois que cela est possible, de la clinique psychanalytique. Ce n'est qu'? partir de ces ?l?ments cliniques que sera ?voqu?e et d?crite la structure topologique sous- jacente telle que Lacan l'a invent?e. Ainsi cet atelier ne se veut pas ?tre un atelier de math?matique ou de topologie qui ne serait pas accroch? ? la clinique analytique. 2 Les th?mes pr?vus Nous avons ?labor? une s?rie de th?mes cliniques qui pourront ?tre abord?s lors de nos rencontres. Ils sont pr?sent?s sans v?ritable ordre logique, le th?me retenu lors d'une s?ance d'atelier sera d?fini lors de la s?ance pr?c?dente. ? Lapsus ? M?tonymie ? M?taphore ? Relation imaginaire ? l'autre ? Castration ? Frustration ? Privation ? Jeu des places dans la r?p?tition ? Degr?s de libert?s dans les actions du sujet ? Invention du moi et de l'image ? Structure syntaxique de la phrase ? Demande et d?sir ? Objet de r?alit? et objet de d?sir ? R?alit? et hallucination dans la psychose ? L'objet phallus et celui qui le poss?de ? Discours et R?el, Symbolique et Imaginaire ? Discours et synthome et sublimation ? Topologie de la pulsion ? La logique de l'inconscient ? Syllogisme vs. sophisme ? Je pense vs. je suis ? Les quatre discours ? Oubli du nom propre ? Structure du proc?s analytique ? Passe et transmission de la parole En tant qu'atelier, un bon nombre de th?mes n?cessiteront l'usage de papiers, crayons, ciseaux et liens de couleurs. De plus il est tout ? fait souhait? que chacun am?ne des exemples cliniques en rapport avec le th?me retenu. Pour information le premier atelier qui se tiendra le 18 mars portera sur la structure syntaxique de la phrase. -- Jacques B. Siboni mailto:jacsib at Lutecium.org 8 pass. Charles Albert, F75018 Paris, France Tel: +33 142 287 678 Fax: +33 951 720 069 Tel USA: (510) 520-6711 Home Page: http://jacsib.lutecium.org/ Lutecium pages: http://www.lutecium.org http://www.topologos.org
Bonjour ? tous,
Est-ce que quelqu'un aurait la r?f?rence de la ou des pages o? Lacan met en relation le rien et l'objet a ?
Merci infiniment, EB
-- Emmanuel Bing - psychanalyste
5 rue Tiphaine ? 75015 Paris ? 01 45 79 63 26 la-psychanalyse.fr <http://www.la-psychanalyse.fr/>
Ce ne sont que "notes" textuels, prises en lisent trop vite. ---- Peut-?tre le cas DICK? S?minaire 1. Ce " forclusif " qui est si singuli?rement incarn? dans la langue fran?aise par ces " pas ", " point " ou " personne ", " rien ", " goutte ", " mie ", qui portent en eux-m?mes ce signe de leur origine dans la trace, comme vous le voyez. S?minaire 6. 19 novembre 58 Bien s?r, c'est justement pour garder sa vie que l'avare? et c'est une dimension essentielle, observez-le ?renferme dans quelque chose, dans une enceinte, (a), l'objet de son d?sir, et dont vous allez voir que de ce fait m?me cet objet se trouve un objet mortifi?. C'est pour autant que ce qui est dans la cassette est hors du circuit de la vie, en est soustrait et conserv? comme ?tant l'ombre de rien, qu'il est l'objet de l'avare. Et aussi bien ici se sanctionne la formule que : " Qui veut garder sa vie, la perd " . Mais ce n'est pas dire si vite que celui qui consent ? la perdre la retrouve comme cela, directement. ........... Que le terme du (a) en tant que terme opaque, en tant que terme obscur, en tant que terme participant d'un rien auquel il se r?duit, c'est au-del? de ce rien qu'il va chercher l'ombre de sa vie d'abord perdue, ce relief du fonctionnement du d?sir qui nous montre que cela n'est pas seulement l'objet primitif de l'impression primordiale, dans une perspective g?n?tique, qui est l'objet perdu ? retrouver. Qu'il est de la nature m?me du d?sir de constituer l'objet dans cette dialectique, c'est cela que nous reprendrons la prochaine fois. S?minaire 6. 13 Mai 1959 Or ce qui int?resse la belle bouch?re? ce n'est pas du tout bien entendu de nourrir son mari de caviar, parce que comme je vous l'ai dit, il y ajoutera tout un menu, qu'il a gros app?tit le boucher ?la seule chose qui int?resse la belle bouch?re, c'est que son mari ait envie du petit rien qu'elle tient en r?serve. Cette formule tout ? fait claire quand il s'agit de l'hyst?rique, faites-moi aujourd'hui confiance, elle s'applique ? tous les n?vros?s. Cet objet(a) fonctionnant dans leur fantasme? et qui sert de d?fense pour eux contre leur angoisse ?est aussi - contre toute apparence - l'app?t avec lequel ils tiennent l'autre, et Dieu merci, c'est ? cela que nous devons la psychanalyse. Il y a une nomm?e Anna O. qui en connaissait un bout comme man?uvre du jeu hyst?rique et qui a pr?sent? toute sa petite histoire, tous ses fantasmes, ? Messieurs BREUER et FREUD qui s'y sont pr?cipit?s comme des petits poissons dans l'eau. FREUD ? la page je ne sais pas quoi, 27l des Studien ?ber Hyst?rie s'?merveille du fait que chez Anna O., quand m?me il n'y avait pas la moindre d?fense : elle donnait tout son truc comme ?a, pas besoin de s'acharner pour avoir tout le paquet. ?videmment il se trouvait devant une forme g?n?reuse du fonctionnement hyst?rique. C'?tait pour ?a que BREUER, comme vous le savez, l'a rudement bien senti passer, car lui - avec le formidable app?t l? - a aval? le petit rien aussi, et il a mis un certain temps ? le r?gurgiter. Il ne s'y est plus frott? dans la suite. Heureusement FREUD ?tait n?vros?. ------ Ils se sont ?videmment aper?us, que comme il ne veut rien donner, ?a a une certaine relation aussi avec le fait que sa difficult? est de l'ordre du recevoir. Il veut qu'on le supplie, vous disais-je, et ne veut pas payer le prix. Alors, s'il voulait bien donner quelque chose, ?a marcherait. Seulement, que les analystes en question? les " beaux parleurs de la maturit? g?nitale ", comme si c'?tait l? le lieu du don ?ne s'aper?oivent pas que ce qu'il faudrait lui apprendre ? donner au n?vros?, c'est cette chose qu'il n'imagine pas, c'est " rien ", c'est justement son angoisse. S?minaire 10. 05 D?cembre l962 ce qui saute aux yeux ?qu'en r?f?rence ? ce qui fait la cl? de cette fonction de l'objet du d?sir, la femme - ce qui est bien ?vident - ne manque de rien. Parce qu'on aurait tout ? fait tort de consid?rer que le Penisneid soit un dernier terme. Je vous ai d?j? annonc? que ce serait l? l'originalit?, sur ce point, de ce que j'essaie cette ann?e d'avancer devant vous. Le fait qu'elle n'ait, sur ce point, rien ? d?sirer? et peut-?tre m?me essaierais-je d'articuler tr?s tr?s pr?cis?ment anatomiquement pourquoi, car cette affaire de l'analogie clitoris-p?nis est loin d'?tre absolument fond?e, un clitoris n'est pas simplement un plus petit p?nis, c'est une part du p?nis, ?a correspond aux corps caverneux et ? rien d'autre. Or, un p?nis, que je sache, sauf chez l'hypospadias, ne se limite pas aux corps caverneux, ceci est une parenth?se ?le fait de n'avoir rien ? d?sirer sur le chemin de la jouissance ne r?gle pas assur?ment pour elle la question du d?sir, justement dans la mesure o? la fonction du (?), pour elle comme pour nous, joue tout son r?le. S?minaire 10. 12 D?cembre l962 Elle croit que l'arme du patient ?a devient " le mauvais enfant " apr?s avoir ?t? le " mauvais parent ", c'?tait de r?duire son p?re ? rien, de le r?duire, lui, ? ?tre un objet. Alors qu'il n'en est rien de semblable, que ce dont il s'agit, ce n'est pas de l'effet que l'enfant essayait d'obtenir sur le p?re, mais de l'effet que lui en ressentait, ? savoir : d'?tre plac? en ce point aveugle qu'est l'objet(a), et si l'analyste avait su justement rep?rer la fonction de son d?sir, elle se serait aper?ue que le patient lui faisait, ? elle, le m?me effet, ? savoir qu'elle ?tait, par lui, transform?e en objet(a). S?minaire 12. 3 f?vrier 65 C'est justement en tant que cet objet (a) va surgir comme objet du manque qu'il va se d?ployer sur un double registre qui sera ? la fois la r?v?lation du manque de l'Autre et ? la fois le manque tel qu'il appara?t dans le processus de signification. Ce qui manque ? l'Autre, c'est ce qu'il n'est pas donn? de concevoir. Le (- ?) qui s'introduit ici sous la forme de ce qui n'appara?t pas? c'est le Rien qui n'est pas figurable ?sous lequel s'ordonne la rencontre avec la castration comme impensable, dont le hiatus est combl? avec le processus de significantisation, par le mirage du savoir. .................. Mais, dit MILLER parlant de FREGE : " Il a ?t? n?cessaire, afin que f?t exclue toute r?f?rence au r?el, d'?voquer, au niveau du concept, un objet non-identique ? soi - rejet? ensuite de la dimension de la v?rit?. Le 0 qui s'inscrit ? la place du nombre consomme l'exclusion de cet objet. Quant ? cette place, dessin?e par la subsomption, o? l'objet manque, rien n'y saurait ?tre ?crit, et s'il y faut tracer un 0, ce n'est que pour y figurer un blanc, rendre visible le manque. " Il y a donc ici d'une part l'?vocation et l'exclusion de l'objet non-identique ? soi, et d'autre part ce blanc, ce trou, ? la place de l'objet subsum?. La notion d'unit? est donn?e par le concept de l'identit?, concept de l'objet subsum?. Mais sa place de 1, non plus en tant qu'unit? mais en tant que nombre 1, reste probl?matique quant ? sa place de premier, quant ? sa primordialit?, si j'ose ainsi m'exprimer. Le nombre 0, fait remarquer MILLER, il n'est pas l?gitime de le compter pour rien, et la logique voudrait alors que l'on conf?re ? ce nombre 0 le r?le de premier objet. La cons?quence en est l'identit? au concept du nombre z?ro qui subsume l'objet nombre 0 en tant qu'il est un objet. La primordialit? en somme, ne peut s'instaurer sous le signe de l'unit? mais du nombre ? partir duquel le 1 est possible : le nombre 0. S?minaire 13. 22 D?cembre l965 Ce n'est pas exhaustive la recherche, et seul jusqu'? S?minaire 13. Bien ? vous. margarita
-----Mensaje original----- De: lutecium-group-bounces at lutecium.org [mailto:lutecium-group- bounces at lutecium.org] En nombre de Emmanuel Bing Enviado el: lunes, 25 de febrero de 2013 03:03 p.m. Para: Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne Asunto: [Lutecium-group] Le rien et l'objet a
lutecium-group: Ceci est un document du Groupe de Travail Lutecium. ---
Bonjour ? tous,
Est-ce que quelqu'un aurait la r?f?rence de la ou des pages o? Lacan met en relation le rien et l'objet a ?
Merci infiniment, EB
-- Emmanuel Bing - psychanalyste
5 rue Tiphaine ? 75015 Paris ? 01 45 79 63 26 la-psychanalyse.fr <http://www.la-psychanalyse.fr/>
_______________________________________________ A question? click Help-Me at lutecium.org Lutecium-group mailing list Lutecium-group at lutecium.org http://cerium.lutecium.org/cgi-bin/mailman/listinfo/lutecium-group
Bonsoir Margarita, Et merci infiniment pour ces notes et recherches, c'est exactement ce qu'il me fallait pour pister ce que je cherche, en particulier la r?f. au s?minaire 1, puisque je cherchais aussi les occurrences de "mie" et "goutte" ; je vais maintenant pouvoir approfondir la question. Merci encore, Bien ? vous, Emmanuel -- Emmanuel Bing ? psychanalyste 5 rue Tiphaine - 75015 Paris - 01 45 79 63 26 http://www.la-psychanalyse.fr - emmanuel.bing at la-psychanalyse.fr De : margaramz <margaramz at yahoo.ca> R?pondre ? : Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne <lutecium-group at lutecium.org> Date : Mon, 25 Feb 2013 18:01:01 -0500 ? : 'Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne' <lutecium-group at lutecium.org> Objet : Re: [Lutecium-group] Le rien et l'objet a
lutecium-group: Ceci est un document du Groupe de Travail Lutecium. --- Ce ne sont que "notes" textuels, prises en lisent trop vite.
---- Peut-?tre le cas DICK? S?minaire 1.
Ce " forclusif " qui est si singuli?rement incarn? dans la langue fran?aise par ces " pas ", " point " ou " personne ", " rien ", " goutte ", " mie ", qui portent en eux-m?mes ce signe de leur origine dans la trace, comme vous le voyez. S?minaire 6. 19 novembre 58
Bien s?r, c'est justement pour garder sa vie que l'avare? et c'est une dimension essentielle, observez-le ?renferme dans quelque chose, dans une enceinte, (a), l'objet de son d?sir, et dont vous allez voir que de ce fait m?me cet objet se trouve un objet mortifi?. C'est pour autant que ce qui est dans la cassette est hors du circuit de la vie, en est soustrait et conserv? comme ?tant l'ombre de rien, qu'il est l'objet de l'avare. Et aussi bien ici se sanctionne la formule que : " Qui veut garder sa vie, la perd " . Mais ce n'est pas dire si vite que celui qui consent ? la perdre la retrouve comme cela, directement. ........... Que le terme du (a) en tant que terme opaque, en tant que terme obscur, en tant que terme participant d'un rien auquel il se r?duit, c'est au-del? de ce rien qu'il va chercher l'ombre de sa vie d'abord perdue, ce relief du fonctionnement du d?sir qui nous montre que cela n'est pas seulement l'objet primitif de l'impression primordiale, dans une perspective g?n?tique, qui est l'objet perdu ? retrouver. Qu'il est de la nature m?me du d?sir de constituer l'objet dans cette dialectique, c'est cela que nous reprendrons la prochaine fois.
S?minaire 6. 13 Mai 1959
Or ce qui int?resse la belle bouch?re? ce n'est pas du tout bien entendu de nourrir son mari de caviar, parce que comme je vous l'ai dit, il y ajoutera tout un menu, qu'il a gros app?tit le boucher ?la seule chose qui int?resse la belle bouch?re, c'est que son mari ait envie du petit rien qu'elle tient en r?serve. Cette formule tout ? fait claire quand il s'agit de l'hyst?rique, faites-moi aujourd'hui confiance, elle s'applique ? tous les n?vros?s.
Cet objet(a) fonctionnant dans leur fantasme? et qui sert de d?fense pour eux contre leur angoisse ?est aussi - contre toute apparence - l'app?t avec lequel ils tiennent l'autre, et Dieu merci, c'est ? cela que nous devons la psychanalyse. Il y a une nomm?e Anna O. qui en connaissait un bout comme man?uvre du jeu hyst?rique et qui a pr?sent? toute sa petite histoire, tous ses fantasmes, ? Messieurs BREUER et FREUD qui s'y sont pr?cipit?s comme des petits poissons dans l'eau.
FREUD ? la page je ne sais pas quoi, 27l des Studien ?ber Hyst?rie s'?merveille du fait que chez Anna O., quand m?me il n'y avait pas la moindre d?fense : elle donnait tout son truc comme ?a, pas besoin de s'acharner pour avoir tout le paquet.
?videmment il se trouvait devant une forme g?n?reuse du fonctionnement hyst?rique. C'?tait pour ?a que BREUER, comme vous le savez, l'a rudement bien senti passer, car lui - avec le formidable app?t l? - a aval? le petit rien aussi, et il a mis un certain temps ? le r?gurgiter. Il ne s'y est plus frott? dans la suite.
Heureusement FREUD ?tait n?vros?.
------
Ils se sont ?videmment aper?us, que comme il ne veut rien donner, ?a a une certaine relation aussi avec le fait que sa difficult? est de l'ordre du recevoir. Il veut qu'on le supplie, vous disais-je, et ne veut pas payer le prix. Alors, s'il voulait bien donner quelque chose, ?a marcherait.
Seulement, que les analystes en question? les " beaux parleurs de la maturit? g?nitale ", comme si c'?tait l? le lieu du don ?ne s'aper?oivent pas que ce qu'il faudrait lui apprendre ? donner au n?vros?, c'est cette chose qu'il n'imagine pas, c'est " rien ", c'est justement son angoisse.
S?minaire 10. 05 D?cembre l962
ce qui saute aux yeux ?qu'en r?f?rence ? ce qui fait la cl? de cette fonction de l'objet du d?sir, la femme - ce qui est bien ?vident - ne manque de rien. Parce qu'on aurait tout ? fait tort de consid?rer que le Penisneid soit un dernier terme. Je vous ai d?j? annonc? que ce serait l? l'originalit?, sur ce point, de ce que j'essaie cette ann?e d'avancer devant vous.
Le fait qu'elle n'ait, sur ce point, rien ? d?sirer? et peut-?tre m?me essaierais-je d'articuler tr?s tr?s pr?cis?ment anatomiquement pourquoi, car cette affaire de l'analogie clitoris-p?nis est loin d'?tre absolument fond?e, un clitoris n'est pas simplement un plus petit p?nis, c'est une part du p?nis, ?a correspond aux corps caverneux et ? rien d'autre. Or, un p?nis, que je sache, sauf chez l'hypospadias, ne se limite pas aux corps caverneux, ceci est une parenth?se ?le fait de n'avoir rien ? d?sirer sur le chemin de la jouissance ne r?gle pas assur?ment pour elle la question du d?sir, justement dans la mesure o? la fonction du (?), pour elle comme pour nous, joue tout son r?le.
S?minaire 10. 12 D?cembre l962
Elle croit que l'arme du patient ?a devient " le mauvais enfant " apr?s avoir ?t? le " mauvais parent ", c'?tait de r?duire son p?re ? rien, de le r?duire, lui, ? ?tre un objet.
Alors qu'il n'en est rien de semblable, que ce dont il s'agit, ce n'est pas de l'effet que l'enfant essayait d'obtenir sur le p?re, mais de l'effet que lui en ressentait, ? savoir : d'?tre plac? en ce point aveugle qu'est l'objet(a), et si l'analyste avait su justement rep?rer la fonction de son d?sir, elle se serait aper?ue que le patient lui faisait, ? elle, le m?me effet, ? savoir qu'elle ?tait, par lui, transform?e en objet(a).
S?minaire 12. 3 f?vrier 65
C'est justement en tant que cet objet (a) va surgir comme objet du manque qu'il va se d?ployer sur un double registre qui sera ? la fois la r?v?lation du manque de l'Autre et ? la fois le manque tel qu'il appara?t dans le processus de signification.
Ce qui manque ? l'Autre, c'est ce qu'il n'est pas donn? de concevoir. Le (- ?) qui s'introduit ici sous la forme de ce qui n'appara?t pas? c'est le Rien qui n'est pas figurable ?sous lequel s'ordonne la rencontre avec la castration comme impensable, dont le hiatus est combl? avec le processus de significantisation, par le mirage du savoir.
..................
Mais, dit MILLER parlant de FREGE :
" Il a ?t? n?cessaire, afin que f?t exclue toute r?f?rence au r?el, d'?voquer, au niveau du concept, un objet non-identique ? soi - rejet? ensuite de la dimension de la v?rit?. Le 0 qui s'inscrit ? la place du nombre consomme l'exclusion de cet objet. Quant ? cette place, dessin?e par la subsomption, o? l'objet manque, rien n'y saurait ?tre ?crit, et s'il y faut tracer un 0, ce n'est que pour y figurer un blanc, rendre visible le manque. "
Il y a donc ici d'une part l'?vocation et l'exclusion de l'objet non-identique ? soi, et d'autre part ce blanc, ce trou, ? la place de l'objet subsum?.
La notion d'unit? est donn?e par le concept de l'identit?, concept de l'objet subsum?.
Mais sa place de 1, non plus en tant qu'unit? mais en tant que nombre 1, reste probl?matique quant ? sa place de premier, quant ? sa primordialit?, si j'ose ainsi m'exprimer.
Le nombre 0, fait remarquer MILLER, il n'est pas l?gitime de le compter pour rien, et la logique voudrait alors que l'on conf?re ? ce nombre 0 le r?le de premier objet.
La cons?quence en est l'identit? au concept du nombre z?ro qui subsume l'objet nombre 0 en tant qu'il est un objet. La primordialit? en somme, ne peut s'instaurer sous le signe de l'unit? mais du nombre ? partir duquel le 1 est possible : le nombre 0. S?minaire 13. 22 D?cembre l965
Ce n'est pas exhaustive la recherche, et seul jusqu'? S?minaire 13.
Bien ? vous. margarita
-----Mensaje original----- De: lutecium-group-bounces at lutecium.org [mailto:lutecium-group- bounces at lutecium.org] En nombre de Emmanuel Bing Enviado el: lunes, 25 de febrero de 2013 03:03 p.m. Para: Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne Asunto: [Lutecium-group] Le rien et l'objet a
lutecium-group: Ceci est un document du Groupe de Travail Lutecium. ---
Bonjour ? tous,
Est-ce que quelqu'un aurait la r?f?rence de la ou des pages o? Lacan met en relation le rien et l'objet a ?
Merci infiniment, EB
-- Emmanuel Bing - psychanalyste
5 rue Tiphaine ? 75015 Paris ? 01 45 79 63 26 la-psychanalyse.fr <http://www.la-psychanalyse.fr/>
_______________________________________________ A question? click Help-Me at lutecium.org Lutecium-group mailing list Lutecium-group at lutecium.org http://cerium.lutecium.org/cgi-bin/mailman/listinfo/lutecium-group
_______________________________________________ A question? click Help-Me at lutecium.org Lutecium-group mailing list Lutecium-group at lutecium.org http://cerium.lutecium.org/cgi-bin/mailman/listinfo/lutecium-group
An HTML attachment was scrubbed... URL: <http://www.lutecium.org/pipermail/topologos/attachments/20130226/f94db4ce/attachment.htm>
An HTML attachment was scrubbed... URL: <http://www.lutecium.org/pipermail/topologos/attachments/20130226/c14d44fd/attachment.htm>
participants (5)
-
emmanuel.bing@la-psychanalyse.fr -
emmanuel.bing@orange.fr -
jacsib@lutecium.org -
liliane.fainsilber@orange.fr -
margaramz@yahoo.ca