[Lutecium-group] Yi ou le trait unaire
La logique du fantasme 66-67 26 A V R I L 1967 p.224 ((l+l)+a) / (1+a) Nous reprendrons donc, dans cette formule, ces temps pour d?signer ? proprement parler ici dans le l + a, le point de ces formulations qui d?signe le mieux ce que nous pouvons appeler le sujet sexuel. Si le Un d?signe en son temps premier d'?nigme, la fonc?tion signifiante du sexe, c est ? partir du moment o? le l+a arrive au d?nominateur de l'?galit? telle que nous la voyons ici se d?velopper, toujours la m?me, que surgit, comme vous pouvez le voir, quoique je ne l'aie pas ?crit imprudemment, au niveau sup?rieur, ce fameux deux de la dyade qu'on ne saurait ?crire sous la forme d'un 2 sans avoir averti que cela n?cessi?te quelques remarques suppl?mentaires concernant dans cette oc?casion ce qu'on appelle l associativit? de l'addition. Autre?ment dit, que je d?tache le second 1 ici en tant qu'il est dans cette parenth?se, pour le grouper dans une m?me parenth?se avec l'autre 1 qui le pr?c?de, mais qui a une fonction diff?rente Or, il n'est pas difficile de remarquer dans ces trois termes ce 1, ce 1 et ce petit a, les trois intervalles qui sont ici en cause, ? savoir ceux qui mettent le petit a en probl?me au regard des deux autres 1. Qu'est-ce que tout ceci peut vouloir dire ? (rires) . Pour confronter le petit a avec l'unit? -ce qui est seulement instituer la fonction de la mesure - eh bien, cette unit?, il faut commencer par l' ECRIRE. C'est cette fonction que, depuis longtemps, j'ai introduite, sous le terme du trait unaire. "Unaire", ai-je dit, car il arrive que ma voix baisse Alors, o? l'?crit-on, ce trait unaire essentiel ? op?rer pour la me?sure de l'objet petit a au regard du sexe? Eh bien, s?rement pas sur le dos de l objet petit a , puisque aucun objet petit a n'a de dos. C'est pr?cis?ment ? ceci que sert, je pense que vous le savez depuis toujours, ce que j'ai appel? le lieu de l'Autre, en tant qu'il est pr?cis?ment ici repr?sent? comme appel? par toute cette d?marche logique. C'est-?-dire le lieu de l Autre d'abord, en tant que, comme tel, il introduit le redoublement du champ de l'Un c'est-?-dire encore que nous avons l? rien d'autre, ? proprement parler, que la figuration de ce que j'ai articul? comme la r?p?tition originelle , comme ce qui fait que l'Un premier -cet Un si cher aux philosophes, et qui, pourtant, ? leurs manipulations oppose quelque difficult? - que cet Un ne surgit qu'en quelque sorte r?troactif ? partir du moment o? s'introduit comme signifiant une r?p?tition. Ce trait unaire... il me souvient des cris d?sesp?r?s d'un de mes auditeurs des plus subtils, quand je l'ai simplement ramass? dans un texte de Freud, l'einziger Zug, o? il avait pass? inaper?u pour ce charmant interlocuteur qui aurait bien aim? en faire la trouvaille lui-m?me... Ne croyez pas pourtant qu'il n'existe que l? ; Freud n'a pas d?couvert le trait unaire. Et si vous voulez, simplement, entre autres - bien s?r, naturellement, je vais parler tout ? l'heure des grecs - mais simplement pour, rester dans l'actualit?, ouvrir le dernier num?ro de l'excellente revue qui s'appelle Arts Asiatiques, vous y verrez la tra?duction d'un tr?s joli petit trait? de la peinture par un pein?tre -dont, heureusement j'ai le bonheur d'avoir de petits ... enfin, kak?monos on appelle ?a - qui s'appelle Sheu Tao et qui, ce trait unaire, en fait ma foi.. grand ?tat, il ne parle que de ?a, oui, il ne parle que de ?a pendant un petit nombre de pages, et excellentes. Cela s'appelle en chinois -et pas seulement pour les peintres, car les philosophes en parlent beaucoup- yi qui veut dire Un et {sua qui veut dire trait . C'est le trait unaire...
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