Chers lut?ciens, Grand enthousiasme pour moi avec *Queneau losophe* de Jean-Pierre Martin, (Ed. Gallimard, l'un et l'autre, 2011), dont j'ai soulign? quelques bribes. *...avec lui, on d?montait la pompe de tous les discours de ma?trise...* * * *...et puis il d?pla?ait les combats sur le terrain de la guerre des langues...* * * *...une patiente d?contamination de l'id?ologie par la litt?rature...* * * *...une sagesse du roman avait commenc? ? se construire sur les ruines de la philosophie, dans un ailleurs de tous les savoirs.* * * *...Les ?tudes de philosophie (...) sont des sortes de classes pr?paratoires ? la losophie, ? condition qu'entre-temps on ait ?prouv? une petite naus?e passag?re mais salutaire ? l'?gard de la raideur du concept, et qu'on ait un tant soit peu acc?d? ? la fra?cheur d'exister.* * * *"Un homme tortur? renverse tous les syst?mes et d?truit toutes les id?ologies" (Queneau)* * * *"Ma pens?e est cern?e." (un personnage de Queneau)* * * *Il apprend chez Flaubert la fragilit? de l'opinion, chez Proust, la facult? de se d?juger, et il croise partout le Probl?me Majeur: *la b?tise de l'intelligence *(...).* * * *Il fallait la "nettoyer", la pens?e, en d?busquer les "crampes", se d?fier du point aveugle en soi, de l'impuissance ? se raviser, du danger de la prise de position immobile, du professoral pontifiant, du syst?matique manich?en, du f?tichisme du nom qui r?gne sur la pens?e ali?n?e et sous influence.* * * *..."Un combat contre la fascination que des formes d'expression exercent sur nous" (Wittgenstein)* * * *...Oui messieurs, notre pens?e est cern?e.* * * *"Parfois ma souffrance devient si aigu? qu'elle se dissipe ne pouvant d?passer ce point supr?me. A mesure que j'?cris, je sens rena?tre ma douleur." (Queneau, ? 17 ans)* * * *"Pas de raison de vivre, pas de raison de mourir non plus. Je suis devenu triste comme un bonnet de nuit."* * * *"Je ne crains pas tellement la mort de mes entrailles" : autant dire que vous ne pensez qu'? ?a ou presque.* * * *...vous ?tes ? jamais une gueule cass?e de la sp?culation. Un bless? de la vie pensive. A chacun ses combats. Les plus secrets ne sont pas les moins douloureux. A chacun ses explorations, aussi: l'aventure de la pens?e, qui se confond pour vous avec l'exploration du langage, telle est votre passion. * * * *Queneau: "Je reste parfois confondu le matin quand je n'ai ? ma disposition pour la journ?e ni dessein qui me sourie, ni une grande joie qui m'attende, devant la n?cessit? de vivre pour vivre, devant la vie r?duite ? elle-m?me. On voit la trame de la tapisserie ? l'envers et *ce n'est presque rien.*"* * * *... Vous seriez sur ce point d'accord avec Bataille: le probl?me de l'existence, c'est l'emploi du temps. Ou plut?t son g?chis.* * * *...un peu de l'essentiel, qui ne se dit jamais vraiment...* * * ***** * * On trouve dans les *journaux *de Queneau toutes sortes de choses mirificques. Il est parfois question de Lacan. Je vous recommande vivement ces journaux et pour moi, *Le dimanche de la vie*, pour faire boucle avec le Koj?ve que vous avez entendu mourir en direct :-( -ainsi que *Pierrot mon ami*. A tr?s bient?t, si quelqu'un a l'envie de parler de Queneau, de sa psychanalyse, de ses relations avec Lacan, que sais-je? (pas grand'chose !) Loic.
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