Je suis de votre avis et c'est l? un venin qui nous menace .... Je ne pense pas qu'il s'agisse d'une position strictement fran?aise du probl?me mais, disons, plut?t plus fr?quente chez les latins que les anglo-saxons, et ce d'autant qu'ils sont psychanalystes... Il y a , ? mon novice avis, dans cette discipline un ex?crable besoin de r?f?rence avec une impossibilit? voire un interdit ? d?passer la r?f?rence chez certains (A. Green l'a mis en exergue, d'une mani?re, certes, toujours aussi peu aimable, dans son r?cent article au monde). Je dis que c'est un privil?ge de la psychanalyse parce que dans cette discipline, certains pensent qu'il faut un continuum de raison pour arriver ? un r?sultat exact alors que dans toute recherche (et n'importe quel chercheur hors du champ analytique sait cel? ... demandez au comportementalistes) on peut se tromper et suite ? une s?rie d'erreurs arriver ? une r?ponse aussi ?tonante qu'exacte. A force de s'obs?der sur la duperie, quelques analystes n'en souffrent plus l'innovation, sauf lorsque cette derni?re est mijaur?e voire mi?vre, d'inspiration scholastique et surtout d?pourvue du boulversement "sensuel" qu'impose toute d?couverte. Si j'aborde un probl?me auquel Lacan ou Freud n'ont r?pondu que partiellement et bien, mes id?es, aussi g?niales pourraient-elles ?tre ne seront jamais reconnues pour miennes. Malheur ? moi si j'en contredisais une ligne ! Pour qui me prendrais-je alors ? Demandez ? AD. Weil qui pourtant b?n?ficie d'une certaine reconnaissance. Ou ? Fr. Perrier tiens ! Ainsi survivent des id?es d'un autre temps, dans une conception absolument fig?e et d?pourvue de toute plastique mais qui se d?fend du contraire. C'est ce qui doit faire r?fl?chir Miller depuis un mois qu'il n'arrive plus ? s'adresser ? ses propres ?l?ves. ... Ce sale spectacle d'une psychanalyse qui se d?chire de ne savoir progresser nuit profond?ment ? ceux qui en souhaitent en prendre le chemin. Et au b?n?fice de l'obscurantisme il reste ? nos jeunes psy le choix d'un cognitivisme aussi "repoussoir" que d?spotique et dangereux ainsi que celui des sectes, des modificateurs de la conscience ou de l'illusion sociale qui a de plus en plus d'emprise chez nos patients. Pas de malentendu, je respecte autant que je consid?re comme d'une contribution remarquable tous les penseurs que je cite ici. Mais la psychanalyse ne semble admettre de penseurs que dans ses ma?tres du pass?. Ceux du pr?sent sont de la horde, pas plus ... et c'est la regrettable pens?e qui s'impose ? leur vue, leur ?coute, et souvent leur contact. Pour autant parler de mauvais objet me semble abusif. L'objet s'efface et disparait derri?re une mis?re c?r?brale accablante. Au-del? de l'in-sens(?) se situe le moment de l'?clat (coupure) comme un tournant n?cessaire qui peut tout changer. Cette notion de changement qui m?rite aussi que certains s'en occupent dans la psychanalyse. En prenant en compte que tout changement de la m?me fa?on implique forc?ment une erreur qui est d'abord celle de vouloir changer. La m?me que celle qui ?maille certainement cette trop longue diatribe et dont vous voudrez m'excuser. OB