Merci, ch?re Liliane, de ce texte vacancier que j' ai parcouru bien content de vous trouver ce matin dans ma boite de courriel puisque, sur le chemin de mon labo, je suis en train de "d?broussailler" les questions de vocabulaire chez J. Lacan. Comme je vous l'?crivais pr?c?demment, je suis irrit? par le proc?d? d'emprunt des mots ? une discipline ( par exemple la linguistique que vous citez dans votre texte ) en leur donnant un sens particulier. Par ce proc?d?, digne de l' Empereur de Chine d?j? nomm?, il embrouille les pistes de la compr?hension comme s' il ?tait incapable d'assimiler les connaissances d' autrui sans y mettre son grain de sel. Pourquoi ne pas avoir cr?e des n?ologismes comme il a su le faire pour "lalangue" ou bien d'autres. Apr?s tout, ses jeux de mots dont il ?tait si friand aurait pu lui donner le moyen de dire ce qu' il entendait par les emprunts ? telle ou telle discipline . Et sa math?matisation aurait pu lui permettre de dire ou d' ?crire : Soit X .... en posant le sens qu' il donnait ? X. Mais bon. Son ou ses textes m' obligent ? repasser son vocabulaire au peigne fin, convaincu que les mots emprunt?s ? une discipline doivent, sauf indication contraire, en conserver, si possible, le sens. Ceci d' autant plus qu' il s' abrite derri?re le parapluie atomique freudien, pour se prot?ger : "c' est pas moi qui vous le dit, c' est dans S. Freud " or dans S. Freud, pas de trace de J. Lacan ! Tout cela par un attachement au signifiant plus qu' au signifi? qui m' apparait bien francais ( en tous cas, correspondant ? l'usage de ce versant du signe linguistique g?n?ralement favoris? par les francais ). Peut-?tre y faut-il voir la raison de son "herm?tisme", sa recherche poussant si loin le bouchon qu' elle devient incommunicable, ce qui est le danger de toute th?orisation empruntant ? ses propres mots son "splendid isolement ". Y renoncer, c' est s' assurer d'?tre compris mais c' est s' enlever la possibilit? d'exprimer des choses originales, de tenter une ?chapp?e pour parler "Tour de France" et trouver refuge - ou abris pour ne pas donner dans le boudhisme - dans le peloton. Votre texte ne m'inspire pas d' autres commentaires qu' un souvenir du temps o? je travaillais en milieu essentiellement f?minin. Une infirmi?re qui a consacr? bien des ann?es au chevet des mourrants, voyant que la question des femmes me posaient question, me demandait : " Tu crois que nous sommes folles " et moi de r?pondre : "non", ? moiti? convaincu. J'avais trop souvent v?cu ces gardes des week end o? les femmes laiss?es ? elles-m?mes commencaient ? prendre des postures de Yoga sur leur lieu de travail ? l' insu des responsables de l'?tablissement pour ne pas me douter que leurs places dans une organisation masculine puisse ?tre inconfortables m?me si, confront? ? cette pratique, je ne c?dais pas ? la tentation de croire que la f?minit? puisse trouver sa place "hors-pouvoir" masculin, une feminit? qui, d' un coup de baguette magique, ?mergerait en l'absence d'hommes. (Cela d'autant plus que j'en ?tais venu ? repousser la f?minit? hors cl?ture logocentrique ). C' est ce " non " ambivalent qui me revient en m?moire ? la lecture de votre texte sur la psychose et les femmes. Au del?, je suis bien incapable de comprendre vos interrogations m?me si je pressens qu' elles soient fond?es. Merci de votre texte Bien cordialement Jean-francois Doucet
lutecium-group: Ceci est un document du Groupe de Travail Lutecium. --- Bonjour ? tous,
pour ceux qui ne sont pas partis en vacances, quelques pistes qui m?riteraient discussion :
D'?nigmes et quiproquos et quolibets, le style de Lacan : http://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/pages/Lettres/lettre-37.htm
Si quelques uns ont de nouvelles id?es sur les interpr?tations que l'on peut donner ? la phrase de Lacan "une femme ne rejoint L'Homme que dans la psychose" cela m'int?resse beaucoup.
J'ai d'autre part pu retrouver un ouvrage de Marie Bonaparte sur la sexualit? f?minine. Elle y aborde ce qui a ?t? toute sa vie son gros probl?me rest? sans solution, malgr? les bons offices de Freud, la question de la frigidit? f?minine. Nous sommes loin de l'approche qu'en fait Lacan mais quand m?me... Et puis c'est amusant de trouver ces deux ennemis acharn?s, qu'ils ont ?t?, traiter du m?me sujet http://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/pages/frigidite.htm
Amicalement. Liliane Fainsilber.
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