C'est la s?ance du 8 mars 1967 de la logique du fantasme : Il me semble que la question est celle de savoir si ce lit peut ?tre ? la fois le topos de l'acte sexuel et de l'acte analytique, le second n'y ?tant inscrit qu'en creux, justement en tant qu'interdit. Cela me fait penser ? ce qui s'est pass? entre Jung et Sabina Spielrein et ? ce qui a ?t? la r?action de Freud, l'?criture de son texte qui a pris pour titre "L'amour de transfert". On peut retrouver tout cela dans la correspondance de Freud et de Jung. "Pour parler de la logique du fantasme, il est indis?pensable d'avoir au moins quelque id?e d'o? se situe l'acte psychanalytique. Voil? qui va nous forcer ? un petit retour en arri?re. On peut en effet remarquer ?a va sans dire, mais ?a va encore bien mieux en le disant, que l'acte psychanalytique n'est pas un acte sexuel. Ce n'est m?me pas possible du tout de les faire interf?rer. C'est tout ? fait le contraire. Mais, dire le contraire, ?a ne veut pas dire le con?tradictoire, puisque nous faisons de la logique ! Et, pour le faire sentir, je n'ai qu'? ?voquer la "couche analytique". Elle est quand m?me l? pour quelque chose ! Dans l'ordre topologique, il y a quelque chose dont je me suis aper?u, mais c'est vraiment un probl?me : que les mythes en font peu ?tat. Et pourtant, le lit, c'est quelque chose qui a affaire avec l'acte sexuel. Le lit, ce n'est pas simplement ce dont nous parle Aristote pour, je vous le rappelle, d?signer ? ce propos la diff?rence de la phusis avec la techn?. Et de nous pr?sentifier un lit en bois comme si, d'un instant ? l'autre, il pouvait se remettre ? bourgeonner ! J'ai bien cherch? dans Aristote il n'y a pas trace du lit consid?r? comme, ., je ne sais 182. pas, ce que j'appellerais, dans mon langage ? moi - et qui n'est pas tr?s loin de celui d'Aristote - le lieu de l'Autre ! Il avait un certain sens du topos, lui aussi, quand il s'agissait de l'ordre de la nature. C'est tr?s curieux ! Ayant parl?, au livre "b?ta" (si mon souvenir est bon) de la M?taphysique (mais je ne vous jure pas), de ce lit, si bel et bien, il ne le con?sid?re jamais comme topos de l'acte sexuel. On dit "enfant d'un premier lit". C'est tout de m?me ? prendre aussi au pied de la lettre. Les mots, ?a ne se dit pas, ?a ne se conjoint pas au hasard. Dans certaines conditions, le fait d'entrer dans l'ai?re du lit peut, peut-?tre, qualifier un acte comme ayant un certain rapport avec l'acte sexuel (Cf. les ruelles des Pr??cieuses). Alors... le lit analytique signifie quelque chose une aire qui n'est pas sans un certain rapport ? l'acte se?xuel, qui est un rapport ? proprement parler de contraire, ? savoir qu'il ne saurait d'aucune fa?on s'y passer : il n'en reste pas moins que c'est un lit et que ?a introduit le sexuel sous la forme d'un champ vide ou d'un ensemble vide, comme on dit quelque part." ----- Original Message ----- From: "Liliane fainsilber" <liliane.fainsilber at orange.fr> To: "Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne" <lutecium-group at lutecium.org> Sent: Tuesday, April 19, 2011 7:40 AM Subject: Re: [Lutecium-group] RE : le lit d'Aristote lutecium-group: Ceci est un document du Groupe de Travail Lutecium. --- Merci cher Jean-Pierre pour cette philosophie au lit. Je te donne les r?f?rences de ce pas. ----- Original Message ----- From: "JP Bienvenu" <jpbienvenu at orange.fr> To: "'Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne'" <lutecium-group at lutecium.org> Sent: Tuesday, April 19, 2011 5:37 AM Subject: [Lutecium-group] RE : le lit d'Aristote lutecium-group: Ceci est un document du Groupe de Travail Lutecium. --- -----Message d'origine----- De : Liliane Fainsilber
qui connait l'histoire du lit d'Aristote
Ce n'est pas une "histoire", mais un simple exemple.
c'est dans la m?taphysique, libre b?ta.
Hum... Y aurait-il un "libre b?ta" dans le lit ? ?a se corse et ?a devient chaud ! Mais si, au lit, honnie soit qui m?le y pense, c'est bien triste ! Bon, en fait, dans M?taphysique B, le stagirite soul?ve treize apories m?taphysiques qui tournent autour de la question des principes, ainsi que de la nature du genre et des esp?ces. C'est une pol?mique tout ? fait essentielle avec les platoniciens (plus qu'avec Platon lui-m?me), ainsi qu'avec certains ant?socratiques. Le passage o? il est question du lit (M?taphysique B 998 b 1-3), sixi?me aporie, concerne la nature des principes : "Faut-il consid?rer les genres comme ?l?ments et principes des ?tres ? N'est-ce pas plut?t le r?le des parties premi?res constitutives de chaque individu ? Par exemple, les ?l?ments et les principes du mot semblent bien ?tre les ?l?ments premiers qui concourent ? la formation de tous les mots, et non pas le mot, pris comme genre commun ; et nous appelons ?l?ments ces propositions g?om?triques dont la d?monstration est contenue dans la d?monstration des autres propositions, soit de toutes, soit de la plupart. [...] Si l'on veut consid?rer la nature de quelque autre ?tre, d'un lit, par exemple, on cherche de quelles pi?ces il est compos?, ainsi que leur arrangement, et c'est alors qu'on conna?t sa nature. De ces raisons, il r?sulte donc que les genres ne sauraient ?tre les principes des ?tres. - Mais, d'un autre c?t?, comme nous connaissons chaque chose au moyen des d?finitions, et que les genres sont les points de d?part des d?finitions, les genres doivent ?tre n?cessairement aussi les principes des ?tres d?finis." Donc, sont-ce les genres qui sont principes, ou les ?l?ments ?
J'ai trouv? les trois lits de Platon mais pas le sien.
Les trois lits de Platon dans la R?publique ne sont pas sans rapport avec ce lit d'Aristote ici ! Pour Platon, le v?ritable lit n'est pas celui qu'a fait le menuisier, mais l'id?e de lit ? partir duquel le menuisier a construit les ?l?ments sensibles qui forment le lit dans lequel on se couche. L'id?e r?elle (Platon) est g?n?rique ; c'est pourquoi Aristote la transforme ici en "genre", ou "principe" ? partir duquel les ?l?ments seraient. ? moins que ce ne soit le contraire, d'o? l'aporie. Apparemment au moins, Aristote s'oppose diam?tralement ? Platon puisque la th?se platonicienne ne semble ne pas marcher. C'est surtout cette position que l'aristot?lisme vulgaire a retenu. En fait, c'est beaucoup plus compliqu? que cela (l'autre terme du probl?me ne marche pas mieux, d'o? l'aporie), mais il faudrait ?crire des volumes entiers (ce qui a ?t? fait) pour expliquer le probl?me, et ce n'est pas ici que je le ferai !
Lacan l'?voque ? propos de la "couche analytique" en rapprochant l'acte analytique et l'acte sexuel dans la logique du fantasme.
Je n'ai pas en t?te le texte de Lacan auquel tu fais r?f?rence : je ne peux donc pas t'?clairer. Quel est-il, pr?cis?ment ? Le rapport (Honni soit qui mal y pense !), en tout cas, ne saute pas aux yeux. JP B _______________________________________________ A question? click Help-Me at lutecium.org Lutecium-group mailing list Lutecium-group at lutecium.org http://cerium.lutecium.org/cgi-bin/mailman/listinfo/lutecium-group _______________________________________________ A question? click Help-Me at lutecium.org Lutecium-group mailing list Lutecium-group at lutecium.org http://cerium.lutecium.org/cgi-bin/mailman/listinfo/lutecium-group