bonjour, petit commentaire Je crois que la r?f?rence ? Lacan (*Le Moi* dans la th?orie de Freud et dans la technique de la psychanalyse. au Seuil) est particuli?rement pertinente et garde son actualit?, ne se d?mode pas, prenons donc un Lacan plus philosophe que psychanalyste. Enfin pour faire coup double et en r?ponse ? Kika, il faut entendre d'une aufre fa?on le mot "chapelle" Monsieur Leroux n'a strictement rien ? voir dans tout cela mais plut?t vis ? vis d' une psychanalyse pastorale ou sectaire d?j? bien connue dans ce milieu. C'est d'ailleurs pourquoi je propose une ?ventail, tr?s plurielle justement pour ne pas tomber ou cr?er un groupe clos, (par ailleurs je vous signale que Jean Allouch durant les cinq derni?res ann?es de sa vie ?tait justement tomb? dans ce travers). Il ne faut pas ?galement essayer sur ce groupe de mettre en conflit des co-listiers, sans quoi vous (kika) serez ? la longue victime de vos propres strat?gies, au contraire devenir un(e) entrepreneur social et (d?j? en 1955) -Lacan soulignait comme quoi la psychanalyse ?tait une ?minente science sociale -maintenant celle-ci doit imp?rativement s'allier ? d'autres connaissances sans pour cela perdre de son originalit?. cordial ft ---------- Forwarded message ---------- From: http://www.qwarkpsy.eur.st/ <frans.tassigny at gmail.com> Date: 7 f?vr. 2007 03:13 Subject: [Psychanalyse] travaux d'Eva Illouz To: frans.tassigny at gmail.com Le capitalisme ?motionnel ? Les sentiments du capitalisme ?, d'Eva Illouz, traduit par Jean-Pierre Ricard. ?ditions du Seuil, 2006, 252 pages, 15 euros. Les sociologues ont n?glig? le r?le des sentiments dans l'analyse du capitalisme, et pourtant les dimensions ?conomiques et ?motionnelles s'y influencent mutuellement : telle est la th?se originale de cet essai. Son auteure, professeure de sociologie ? l'universit? de J?rusalem, s'inscrit dans le prolongement des travaux d'Axel Honneth qui privil?gient la critique des tendances contradictoires ? l'oeuvre au sein de la soci?t?. Dans un style tr?s vivant, nourri d'entretiens, Illouz s'installe ? la fronti?re des sph?res priv?e et publique. Elle montre comment ? la jointure du sexe, de l'identit? et de l'intimit? se tisse le lien iconoclaste du capitalisme avec la psychanalyse. Ainsi, les conf?rences de Freud en 1909 aux ?tats-Unis auraient cristallis? un nouveau style ?motionnel : le mode th?rapeutique. Le langage de la th?rapie envahit d?s lors le pays, perd son caract?re subversif, rejoint les pr?occupations de la bourgeoisie mais instaure une nouvelle fa?on d'imaginer la relation entre soi et les autres. La psychologie du moi gagne l'entreprise pour ?tre mise au service du profit. Mais l'auteure va bien plus loin que les analyses id?ologiques h?rit?es de Foucault. Elle d?crit l'influence de cette psychologie jusque dans le monde ouvrier et la culture populaire. La cl? de la r?ussite sociale se trouve dans la personnalit? : le th?me a pour effet de d?velopper la croyance en une nouvelle forme de sociabilit?. Ainsi fleurissent les mots ? ?galit? ?, ? coop?ration ? et l'obsession d'?valuer ses potentialit?s dans l'entreprise. Du c?t? du manager, il convient d'avoir de la qualit? d'?coute, trait de personnalit? consid?r? comme f?minin qui tranche avec la vieille figure virile du contrema?tre. Cette transformation de l'imaginaire social a des effets dans les rapports de pouvoir, b?n?ficie ? la d?mocratie et bien s?r gonfle les profits. La politique communicationnelle assigne les rapports hi?rarchiques au souci de reconnaissance partag?e. C'est ainsi que se lie paradoxalement ? l'id?ologie du ? self-help ? (sens de l'initiative) celle de la souffrance psychique : le r?cit de la blessure du moi appartient ? toutes les classes sociales et chacun revendique le droit au d?veloppement de son moi et ? le faire savoir en public. Un pas d?cisif est franchi en 1946 avec la consolidation par l'?tat du souci de l'adaptation sociale et du bien-?tre individuel : le discours psychologique en fournit l'un des principaux mod?les. Puis le syst?me transforme l'outil et passe au mod?le de la rationalit? cognitive tandis que s'affirment les liens pragmatiques de la psychiatrie et des puissances financi?res, assurances priv?es et industries pharmaceutiques. Le capitalisme vide les relations humaines de leur singularit? et les transforme en produits de march?. Eva Illouz ?tudie de fa?on in?dite le lien de la psychanalyse mais aussi du f?minisme avec la culture capitaliste am?ricaine, les influences r?ciproques des mentalit?s et d'une certaine conception de la psychologie. Elle r?v?le la dynamique cach?e du r?cit faisant de chacun une victime qui coexiste avec le self-help. L'ouvrage pousse au d?bat. Il interpelle les psychanalystes et les penseurs de l'ali?nation chez Marx. Au-del?, il invite ? interpr?ter les rapports du capitalisme et des affects avec une boussole plus pr?cise que les concepts de sentiment et de moi. ? cet ?gard, Lacan avait d?nonc?, d?s le d?but des ann?es 1950, la psychologie du moi comme une adaptation de l'? american way of life ? et donn? une autre orientation ? la cure psychanalytique que celle du d?veloppement du moi. Herv? Hubert, psychiatre, psychanalyste -- Envoy? par http://www.qwarkpsy.eur.st/ dans Psychanalyse <http://psychanalyse.blogspot.com/2007/02/travaux-deva-illouz.html> le 2/07/2007 12:11:00 PM -- Tassigny Frans Sint Fransiscusstraat 25 8400 Ostende BELGIQUE 0496 85 56 82 nv site : www.qwarkpsy.eur.st/