*JALONS POUR UNE HISTOIRE DE LA PSYCHANALYSE SUR L'INTERNET FRANCOPHONE* /Share what you know. / /Learn what you don't./ Il me semble important de poser quelques jalons qui faciliteront les recherches ult?rieures sur l'histoire de la psychanalyse sur l'Internet francophone. Internet est en effet un milieu curieux : l'information y fourmille, elle est disponible -- pour qui sait la chercher -- et semble pouvoir ?tre disponible ?ternellement. Il n'en est rien. Certains sites ont d?j? disparu sans laisser de traces. Et compter sur les m?moires individuelles est difficile. D'une part, parce que d?j? les souvenirs se brouillent, d'autre part parce l'Internet est le lieu de l'?crit, et qu'aucune transmission orale n'a ?t? assur?e, et enfin parce que les internautes prennent rapidement de d?l?guer au r?seau une partie de leur fonctionnement psychique : pourquoi se souvenir, d?s lors que tout, du plus futile au plus important, est archiv? sur le site ou la liste de diffusion ? Mais parfois les archives ?lectroniques disparaissent. Reste donc le travail de m?moire. Il est par ailleurs d'autant plus temps de le faire que les choses se complexifient devient difficile d'englober d'un seul regard l'ensemble du paysage psychanalytique francophone sur le net. La psychanalyse sur le Web est d'abord histoire d'initiatives personnelles. Pendant des ann?es, il est question de psychanalyse sur des listes de diffusion ou des sites Internet Les insitututions viennent tardivement, et pendant des ann?es ce sont des individus qui ont, passionn?ment, port? la question freudienne sur l'Internet. Il faut reconna?tre l? aux lacaniens un dynamisme particulier. En 1999, un gros tiers des sites francophones r?f?renc?s par DESGROSEILLERS sont tenus par des lacaniens, et sont, dans leur grande majorit?, des pages personnelles. Ce sont eux qui, principalement conqui?rent et d?chiffrent ces nouvelles terres. Les institutions, lorsqu'elles s'implanteront sur le net, auront une attitude mitig?e vis-?-vis des premiers arrivants. D'une part, pour certaines, elles b?n?ficieront de l'expertise qu'auront accumul? certains de leurs membres. D'autre part, elles auront une attitude coloniale, c'est-?-dire qu'elles feront peu cas de ceux qui les ont pr?c?d? et de leur culture. Ainsi, par exemple, les sites institutionnels feront peu de place dans les rubriques ? liens ? aux sites personnels. Et, plus grave, elles ne s'impr?gneront pas de la culture et des id?aux de l'Internet. Longtemps apr?s les initiatives personnelles, les institutions arrivent sur le net. A la joie toute enfantine des individus qui investissent ce nouvel espace de jeu qu'est l'Internet en ?changeant principalement sur les listes de diffusion s'oppose la lenteur et la prudence des associations sur le web. Pour elles, il s'agit avant tout de se pr?senter. Les sites web sont autant de vitrines dans lesquelles elles y racontent leur histoire et y pr?sentent leurs organes. Dans ce nouveau lieu, c'est d'abord pour chacune l'occasion d'y r?assurer le roman de ses origines. Toutes, donc, s'y donnent une filiation en accord avec leur anc?tre fondateur. C'est aussi l'occasion d'y r?affirmer ses alliances : la rubrique ? lien ? est l? tout ? fait exemplaire tr?s rares sont les institutions qui s'avouent des liens avec ? l'autre cot? ?. Pourtant, dans les toutes premi?res versions du site de l'IPA, on trouvait un lien vers le tr?s lacanien psychonet.com de Michel Sauval. Il faut dire que dans l'Internet naissant, le r?ve des fondateurs ?tait encore vibrant : une information libre et disponible pour le plus grand nombre et ? laquelle chacun peut contribuer. A l'?poque, l'?change de banni?res et de liens de site ? site ?tait la r?gle. Autour de chaque site, une vie communautaire en ligne a commenc? a se d?velopp?e, encourageant l'invention de nouveaux dispositifs qui ? leur tour renfor?aient le sentiment d'?tre dans un groupe. C'est ainsi que l'on est pass? de la communaut? des sites avec les /webrings /? la communaut? des individus, avec les forums, les dispositifs de messagerie instantan?e, les comptes personnels etc. Il est devenu maintenant usuel que les webmestre permettent ? tout internaute de commenter le contenu du site. Sauf pour les sites des associations de psychanalyse... Sur le domaine francophone, il n'y a gu?re que l'Ecole Lacanienne de Psychanalyse qui propose un forum. Pourtant, l'IPA, qui n'a pas la r?putation d'?tre une institution fantaisiste, avait pratiquement d?s le d?but mis en ligne un forum de discussion. En France, les choses sont all?es autrement. D'une part, me semble t-il, du fait de pr?jug?s th?oriques sur ce qui a ?t? fort malencontreusement appel? ? le virtuel ? : tout ce qui se produirait sur la toile serait ? parole vide ? et il y aurait ? tirer des forums plus d'inconv?nients que d'avantages. D'autre part, du fait de la m?connaissance de la vie participative de l'Internet. Les institutions psychanalytiques ont ainsi tourn? le dos ? d'?normes gisements de connaissances en ne se donnant pas les moyens, par exemple, de faire des connexions en ligne avec d'autres disciplines, ou encore d'inventer d'autres utilisations des dispositifs existants. Il serait ainsi, par exemple, tr?s facile d'entamer des dialogues avec d'autres disciplines ou encore d'ouvrir des forums pour un temps limit? ? un invit? qui r?pondrait aux questions des internautes. Enfin, on ne peut que s'?tonner qu'une discipline qui fasse si grand cas de la parole, ait tant de mal ? la donner ? ses visiteurs qui au pire critiqueront ce qui leur est donn? ? lire. Est-ce si g?nant ? Les institutions ont investi l'Internet en tentant d'y apporter leurs r?gles, ce qui, bien ?videment, n'est pas sans poser probl?mes. Par exemple, le contenu ?ditorial d'un site est souvent contr?l? par un organe de l'association, ce qui fait que la souplesse d'ex?cution, si cruciale sur Internet, est tout simplement emp?ch?e, car s'il faut dix secondes pour mettre en ligne un article, il faudra des mois pour que la commission ad hoc se r?unisse, et, la chance aidant, qu'elle prenne une d?cision. Le contenu mis en ligne est encore trop pauvre, le plus souvent du fait de probl?mes de droits -- et donc d'argent -- et les sites servent encore trop souvent de vitrines aux diff?rentes revues. Un mot encore : certaines associations n'ont pas de site, d'autres viennent tout juste d'en avoir. Je pense ? la Soci?t? Psychanalytique de Recherche et de Formation qui a presque imm?diatement mis en ligne un site quelques mois apr?s sa cr?ation ou ? Dimension Psychanalytique qui vient d'avoir une liste de diffusion ? son nom cr??e et h?berg?e par lutecium.com. D'autres, comme Le co?t freudien, l'Association de Psychanalyse Jacques Lacan ou Errata manquent encore au Web [Une arch?ologie du temps pr?sent] La premi?re mention ? la psychanalyse sur le r?seau date du 10 Mai 1989. Elle est amen?e par Richard SHAPIRO sur le groupe rec.arts.sf-lovers [1] <#_ftn1> o?, entre une discussion sur Chtulu et La plan?te des singes, on pol?mique ? propos d'un article publi? dans un journal mormon. C'est l'occasion pour les uns de se moquer du post-structuralisme, et pour les autres de le soutenir. On retrouve la psychanalyse quelques mois plus tard, le 24 octobre, sur le groupe rec.arts.books dans lequel un francophone s'aventure pour demander le titre original du livre de Bruno BETTELHEIM : psychanalyse des contes de f?e. Il faut s'arr?ter un moment sur ces groupes de discussion, ces /netnews/, car ils constituent la colonne vert?brale de l'Internet naissant, et aujourd'hui encore, sous leur forme originaire ou dans des versions export?es sur le web, ils constituent la part la plus importante du r?seau. En 1969, un premier r?seau se met en place via le protocole NCP. Il relie quatre centres universitaires : l'UCLA (Universit? de Californie, Los Angeles), le SRI (Standford Research Insitute, Standford), l'USCB (Universit? de Californie, Santa Barbara) et l'Universit? d'Utah (Utah). Le 7 avril 1969, S. CROCKER publie la premi?re RFC (? Host software ?). Ce sera la date officielle de la naissance d'Internet. L'implantation du r?seau au coeur du monde universitaire permet de le sortir d'une utilisation purement militaire. En 1971, ARPANET compte 15 noeuds et 23 machines. Elles sont cinquante en 1972. et en juillet 1975, ARPANET est livr? ? l'arm?e comme ?tant un r?seau op?rationnel. Dans les faits, il est fr?quent? par un nombre sans cesse croissant de civils, qui utilisent le r?seau pour leurs recherches universitaires mais ?galement pour rester en contact avec d'anciens coll?gues, poursuivre une discussion de fa?on plus d?tendue que pendant un cours ou un s?minaire ou tout simplement se raconter la derni?re blague ? la mode. Donnons rapidement quelques rep?res chronologiques. En 1969, quatre universit?s am?ricaines (UCLA L.A. ; SRI Stanford ; USCB Santa Barbara ; Utah University Cedar City) sont interconnect?es et forment le r?seau ARPANet. En 1972, un ?tudiant, Ray TOMLINSON, invente une application qui se r?pandra comme une train?e de poudre : le mail. A partir de l?, les choses vont tr?s vite. En 1975, les premi?res mailing-lists sont cr??es. Ce sont des groupes dans lesquels un m?l post? sur l'adresse de la liste est ensuite diffus? ? tous les membres de la liste. En 1974, Vinton CERF et Bob KHAN parlent pour la premi?re fois d'un ? Internet ?. A la fin de l'ann?e 1979, Jim ELLIS et Tom TRUSCOTT, deux ?tudiants en sciences informatiques de Duke University, r?vent d'un r?seau qui d?borderait des limites de l'ARPANet. Un troisi?me ?tudiant, Steve BELLOVIN, de la University of North Carolina, ?crira le programme : c'est la naissance de USENET, c'est-?-dire *USE*r's *NET*work (le r?seau de l'utilisateur). Le r?seau cro?t rapidement. Il compte en 1986 sept hi?rarchies et plus de dix mille groupe. Chaque hi?rarchie (par ex. misc [divers]) compte plusieurs groupes (par ex. misc.sports ; misc.sports.basketball ; misc.sports.football) et un groupe peut r?unir plusieurs centaines de personnes. L'aventure de ce r?seau, qui a ses moments historiques (Great Remaning, the Cabal...), ses figures, son jargon, ses rites m?rite un traitement a part. Sur le web, il faudra attendre 1992-1993 et Ren? DESGROSEILLERS pour voir un contenu concernant la psychanalyse sur le domaine francophone. Le r?seau a encore son cot? universitaire et scientifique et il est tr?s rudimentaire. Psychanalyste et membre de la Soci?t? Psychanalytique de Montr?al, DESGROSEILLERS dispose des notes de divers s?minaires qu'il a donn?, notamment sur les courants psychanalytiques. Il est par ailleurs int?ress? par le fonctionnement du web et d?cide de mettre ce contenu en ligne. L'?poque est aux modems 14.4 K, le navigateur en vogue s'appelle Mosaic -- il deviendra ensuite Netscape -, et WWW veut aussi dire Wait... Wait... Wait... Les ?chos qu'il re?oit par mail l'encouragent ? continuer et a construire ce qui va devenir le site de r?f?rence sur la psychanalyse. Les pages de La psychanalyse sont souvent cit?es sur le Web, et les encyclop?dies en ligne y font directement r?f?rence. Il faut bien se repr?senter que les d?buts du web datent de 1991. Deux ans auparavant, Tim BERNAYS LEE, du CERN de Gen?ve, avait propos? l'id?e d'un espace hypertexte c'est-?-dire de un lieu ou les chercheurs de diff?rents sites pourraient organiser et mutualiser l'information[2] <#_ftn2>. Le t?l?chargement d'un document ? partir d'un site distant et l'utilisation de l'hypertexte sur une m?me machine ?taient connus. Le g?nie de Tim BERNAYS LEE a ?t? de fusionner ces deux possibilit?s pour donner corps ? son r?ve d'universalit?: un espace commun o? l'on communique en partageant de l'information, sans se soucier de la forme ou de la localisation du document. [3] <#_ftn3> En ces temps pr?cocissimes, le r?seau ?tait pris par une sorte de tentation de Babel : les langages, les machines, les protocoles, la r?solution des ?crans... tout allait vers une diff?renciation anarchique. Sur USENET, la bab?lisation avait ?t? stopp?e par la prise en main du d?veloppement du r?seau par quelques administrateurs. L'?pisode est connu sous le nom de /backbone cabal, /c'est-?-dire que la solution trouv?e avait ?t? l'?dification et le d?veloppement du r?seau autour de l'image d'une ?pine dorsale, ce qui l'avait dot? d'un centre n?vralgique, ? d?fendre ou ? attaquer, et d'une organisation verticale : les groupes ont une hi?rarchie et sont embo?t?s les uns dans les autres[4] <#_ftn4>. Le mod?le de r?f?rence est celui de l'arbre. Au CERN, la quantit? de rapports, de donn?es d'exp?riences, de documentation sur les exp?riences en cours et pass?es rendent les recherches de plus en plus complexes et ce d'autant plus qu'il n'est pas rare de devoir lancer des requ?tes diff?rentes sur diff?rentes machines avec pour chaque machine une interface diff?rente. L'organisation horizontale est parfaite pour organiser l'information mais pose des probl?mes pour la retrouver car il faut souvent remonter la hi?rarchie pour explorer d'autres branches. A l'arbre, Tim BERNAYS LEE va substituer la toile, c'est-?-dire un espace organis? autour du monde de l'horizontalit?. Passer de la verticalit? ? l'horizontalit?, c'est passer ici passer d'un espace de l'embo?tement ? celui de l'horizon, de la logique du chargement vers soi au mouvement vers le dehors avec cette navigation immobile qui caract?rise le web, d'un espace crois? par le temps, ? un espace ou le temps Le r?ve de Tim BERNAYS LEE d?borde rapidement le CERN. En ao?t 1991, il annonce sur USENET ? the www project ?[5] <#_ftn5>. En Octobre, deux listes de diffusion, www-talk at info.cern.ch et www-interest, sont cr?es pour d?battre du 3W : le protocole (http), le langage (HTML) et les navigateurs y sont l? invent?s en commun. Un an plus tard, il y a 26 serveurs http ? raisonnablement fiables ?, et Jean Armour POULLY invente l'expression ? surfing the internet ? pour d?crire les voyages ?lectroniques qui lui permettent de sauter les oc?ans et les continents tout en restant chez elle. En 1996, il seront 16 millions de surfeurs. Parmi eux, le docteur Jean-Marie THURIN. En mai 1996, il met en ligne sur un serveur de l'INSERM, et nich? dans le nom de domaine psydoc.fr quelques pages web d?di?e l'Ecole de Psychosomatique. La m?me ann?e H. KREUTZEN aura plus de succ?s. La m?me ann?e, il cr?e une liste de diffusion qu'il appelle ? Psychanalyse et Internet ? mais son adresse, lacan-list at linkline.be et le contenu des discussions feront qu'elle sera appel?e ? la Lacan-list ? Une liste de diffusion est ? la fois une ? m?thode de diffusion d'informations, dans laquelle les abonn?s de la liste peuvent envoyer des messages qui seront diffus?s aux autres ? [6] <#_ftn6> et le groupe de personnes qui s'?changent ces messages. Le groupe peut ?tre ouvert ou ferm?, les messages peuvent ?tre mod?r?s -- c'est-?-dire qu'ils sont approuv? par un mod?rateur avant d'?tre diffus?s -- ou non, les archives peuvent ?tre publiques ou non ; ces diff?rentes possibilit?s donnent a chaque liste, en fonction de son histoire, une r?sonance groupale particuli?re. H. KREUTZEN avait cr?e cette liste en lui donnant comme objet de mieux comprendre les ph?nom?nes qui s'observent banalement dans les espaces de discussion sur Internet. Autant il est facile de les cr?er, autant il est difficile de maintenir une parole ouverte sur l'alt?rit?, et rapidement les d?bats s'enflamment. Cela est ? tel point qu'une loi dite loi de Godwin, stipule que plus un sujet de discussion s'?ternise, plus la probabilit? d'une comparaison avec le nazisme ou aux camps de concentration[7] <#_ftn7>. Ironiquement, c'est du fait m?me de ces ph?nom?nes que la lacan-list sera dissoute. Mais auparavant, elle restera longtemps le seul espace de discussion d?di? sp?cifiquement ? la psychanalyse. D'abord anglo-fran?aise, la liste deviendra, au fil du d?veloppement de l'Internet en Europe, deviendra exclusivement francophone. Elle s'adosse en 1998 ? un site, Lacan Freud Psychanalyse qui propose un index r?f?rentiel du S?minaire de Lacan qui fera les d?lices des habitu?s de la Lacan-list. L'index trouvera un ?diteur en 2000, et sera supprim? du site. Un espace ? Poubellication ? re?oit les contributions de diff?rents auteurs parmi lesquels on trouve Henri KREUTZEN lui-m?me, Jean-Louis BLAQUIER et Guillermo RUBIO. C'est dire ? la fois dans quelle boite sont pris les outils conceptuels pour comprendre ce qui se passe sur Internet, mais ?galement la grande ambivalence des analystes quant ? la valeur ? accorder ? cette sorte d' ? oralit? ?crite ?[8] <#_ftn8> que l'on retrouve sur le net. Vite ?crits, vite envoy?s, parfois vite pens?, le mail est compar? aux ?crits papier auxquels ils sont habitu?s et l'avis g?n?ral est plut?t que ce qui se dit -- mais est-ce l? une parole ?, se demande t-on parfois -- ne vaut pas grand-chose. Embarrass? d?s qu'il s'agit de penser la dynamique groupale, les lacaniens ne r?ussiront pas ? l'objectif que s'?tait donn? le fondateur : expliciter, th?oriser, comprendre les ph?nom?nes de ? /flame wars/ ? c'est-?-dire l'inflammation end?mique du groupe ou d'une partie du groupe en discussions vaines et st?riles ou l'irruption de trolls c'est-?-dire de personnes dont le but est de provoquer ces discussions/. / Henri KREUTZEN quitte la Lacan-list et la Belgique en 2001 pour s'installer au Br?sil ; il demande ? un des premiers abonn?s, Jos TONTLINGER, psychanalyste, de bien vouloir prendre la rel?ve. Jos TONLINGER est sur le net depuis 1995 et a nou? avec le fondateur de la lacan-list des contacts personnels. En Juin 2001, Linkline, l'h?bergeur de la lacan-list est rachet? par Tiscali. Lors du transfert, la liste et ses archives sont d?truites. Jos TONLINGER, avec l'accord d'H. KREUTZEN, continue l'aventure de lacan-list chez Wanadoo le 27 Juin 2001. La lacan-list 2, comme les abonn?s prennent l'habitude de l'appeler, s'ach?vera en Janvier 2002. C'est avec la th?orisation de J. LACAN sur la lettre, la parole, RSI, ..... que l'on tente alors de comprendre ce qui se passe sur Internet, avec une curieuse tendance ? compter pour rien ce qui peut s'?crire : poubellication, parole vide, imaginaire (dans un sens d?favorable) sont les termes qui reviennent le plus souvent d?s lors que l'on s'interroge sur ce qui se passe sur Internet En Juillet 1996 Sylvain MISSONIER avait port? sur le web la revue Le carnet/PSY. C'est Serge LEBOVICI qui en ?crit le premier billet d'humeur. La revue, n?e en 1994, a donc tr?s rapidement ?t? adoss?e ? un site Internet, appel? ? ? en devenir la m?moire vivante et pragmatique ?[9] <#_ftn9>. La version /online /de la revue est dot?e d'un forum con?u comme ? agora ? o? chacun peut d?poser ses avis, ses bonnes adresses, son agenda de manifestations ou encore commander des num?ros de la revue papier. Un dossier sur ? l'/Internet addiction/ ? est ouvert, ainsi qu'un d?bat sur l'exposition Freud ? Washington. En 1998, Sylvain MISSONIER s'interroge : que peut-on attendre du Web, qui se donne ? la fois comme figure du pire (p?dophilie, nazisme...) et du meilleur (communication facilit?e, savoir disponible...) et reprend l'histoire de l'Internet comme ?manant de l'U.S. Air Force En 1957, apr?s l'humiliation de Spoutnik, les am?ricains cr?ent au sein du /Departement of Defence /l'ARPA : Advanced Research Projects Agency, afin de s'assurer une sup?riorit? technique et scientifique. C'est au docteur J.C.R LICKLIDER, nomm? ? la t?te de l'ARPA en octobre 1962 que l'on doit la vision d'un ? r?seau galactique ? permettant ? toute personne d'avoir acc?s ? l'information ou qu'elle se trouve [10] <#_ftn10> et d'avoir ouvert l'ARPA ? la coop?ration universitaire. La premi?re connexion entre deux ordinateurs utilisant la technologie de transfert par paquets date de 1965, et deux ann?es plus tard, le chef du projet de r?seau informatique a l'ARPA, Lawrence G. ROBERT pr?sente ses ? Plans pour le r?seau ARPANET ? au cours d'une conf?rence qui verra ?galement Paul BARAN, de la RAND (*R*esearch *AN*d *D*eveloppement) pr?senter un papier sur l'utilisation d'un r?seau ? communication de paquets pour transmission s?curis?e de la voix, m?me en cas de destruction partielle du r?seau suite ? une guerre nucl?aire. Les chercheurs de la RAND et de l'ARPA s'ignoraient mutuellement, et c'est sans doute de la conf?rence de Paul BARAND que vient l'id?e que l'Internet est n? du d?sir du gouvernement am?ricain de se doter d'un r?seau r?sistant ? une guerre nucl?aire. Pour ma part, non sans ignorer qu'a cette ?poque, le simple fait de dire que l'on travaillait ? quelque chose qui r?siste aux bombes, forc?ment nucl?aires, et forc?ment sovi?tiques, faisait affluer les subventions de recherche, j'y vois ?galement un ?cho d'un fantasme groupal qui dit la fragilit? des d?buts et les ? mauvaises ? origines L'appel que prend Sylvain MISSONIER sur D. ANZIEU : /Cr?er, d?truire/ me semble tout ? fait bienvenu tant il est ?vident qu'Internet, nous invite, une fois encore, ? cette alternative : l'invention de nouvelles modalit? d'?tre aux autres et ? soi-m?me qui peuvent ouvrir ? de la cr?ation ; leur utilisation ? des fins de destruction Carnet/PSY innove. Traditionnellement, lors de leur passage en ligne, les revues se sont assez frileuses. C'est ainsi qu'en 1995, la v?n?rable /American Imago/, cr??e par S. FREUD et H. SACHS en 1939 n'avait mis en ligne que l'?ditorial des num?ros publi?s ainsi qu'un r?sum? des textes publi?s depuis janvier 1995. L'/International Journal of psycho-analysis /fera de m?me en D?cembre 1996 mais en proposant, parfois, l'acc?s ? certains articles. En 1997, Genevi?ve LOMBARD, analyste du Quatri?me Groupe, entre en contact avec DESGROSEILLERS apr?s avoir lu ce qu'il avait ?crit sur l'Analyse Quatri?me sur son site. La discussion d?bouche sur une l'id?e que /La psychanalyse/ pourrait accueillir un texte de Jean-Paul VALABREGA sur l'Analyse Quatri?me. Ce dernier accepte, et donne en prime une photo de lui. Par la suite, Genevi?ve LOMBARD ?crira pour /La psychanalyse/ un texte qui retrace les tout d?but de la psychanalyse en France : ? Hesnard et l'?cole psychanalytique de Bordeaux ?. Cette rencontre est un des fils qui donneront naissance au site du Quatri?me Groupe. Le Mus?e Sigmund Freud de Vienne met en ligne une biographie succincte de S. FREUD et quelques informations utiles pour acc?der au mus?e. En mars, la revue Les carnets de psychanalyse propose en ligne les sommaires des num?ros publi?s depuis 1991, date de cr?ation de la revue. Sur le m?me site, l'association Errata, cr?e en 1983 apr?s le big bang de la dissolution de l'Ecole Freudienne de Paris, est pr?sent?e. A l'?t? 1997, je propose la cr?ation d'un groupe de discussion sur USENET d?di? ? la psychanalyse. C'est la premi?re fois que le mot est utilis?, et si l'id?e est accueillie plut?t favorablement, le groupe ne sera pas cr?e. Contrairement aux listes de diffusion ou le d?sir d'un seul suffit, sur USENET, la cr?ation d'un nouveau groupe passe par une succession de proc?dures. Des Appels ? Discussion (AAD) doivent ?tre diffus?s dans plusieurs groupes et une discussion sur le groupe ? cr?er s'engage dans un groupe (FUAD -- fr.usenet.annonces.discussions). Un Appel ? Voter est ensuite lanc? et, selon les r?sultats du vote, le nouveau groupe est cr?e ou non. Ces proc?dures sont l'occasion de guerres picrocholines, amusantes ou ?reintantes, selon le point de vue ou l'on se place, et le groupe ou elles ont lieu (fufe) donnera naissance a quelques perles typiquement usenetiennes : ? fufer ? signifie argumenter pour le plaisir de l'argumentation, ?capilotract? ? parle de lui-m?me etc. Cela m'am?nera ? abandonner l'Appel ? Discussion en cours et, pendant un temps, sur USENET, les questions de psychanalyse seront d?battues sur le groupe d?di? ? la philosophie. Chez Multimania, qui offre des h?bergements gratuits aux sites personnels, je cr?e en 1998 un site d?di? ? l'histoire de la psychanalyse. On y trouve les grandes lignes : la p?riode pr?-analytique avec les hypnotiseurs comme Braid, Mesmer, l'Abb? Faria..., la pr?histoire de la psychanalyse : ? j'arrivais le soir ... ? ? Je ne crois plus ? ma neurotica ?, puis le d?veloppement de la psychanalyse. Une part est r?serv?e ? la situation fran?aise et ses aventures institutionnelle et une autre pr?sente les filiations psychanalytiques depuis FREUD. On y trouve ?galement la biobliographie compl?te de S. FREUD ?tablie par O. HUSSON pour la r??dition de l'ouvrage de H. F. ELLENBERGER et augment?e par Y. DIENER dans le cadre d'un enseignement ? l'Universit? de Paris-X Nanterre. Le site ?voluera assez rapidement pour ne garder que la trame de l'histoire de la psychanalyse. Il changera d'h?bergeur ? plusieurs reprises (multimania.fr, levillage.org, free.fr ). Il s'est trouv? depuis d?but 2006, un nom de domaine filiationspsychanalytiques.net[11] <#_ftn11> qui pr?sente l'histoire de la psychanalyse ann?e par ann?e, et un dispositif (wikimedia) qui permet ? tout le monde d'ajouter ou de corriger du contenu. Les filiations psychanalytiques apparaissent sous forme d'une carte g?n?alogique qui permet, me semble-t-il, de rep?rer les mouvements de transmission ainsi que les legs abandonn?s, qui gisent dans les th?ories analytiques. La pr?sente recherche me fait (re)d?couvrir un pr?d?cesseur. En Mai 2001, DesGroseillers donne dans son carnet d'adresses un lien du site Espaces Lacan (Psychanalyse et Politique) qui pointe vers une page Filiations Psychanalytiques qui reprend diff?rentes g?n?alogies analytiques : Freud, Ferenczi, Jones... Le site propose en t?l?chargement quelques textes de Freud, de Lacan (dont des s?ances du S?minaire), un dossier Dissolution qui reprend des textes ?chang?s au moment de la dissolution de l'Ecole de la Cause Freudienne, et bien ?videment ? quelques figures topologiques ?l?mentaires ?. Le site mis en ligne par Catherine ALCOULOUMBRE qui y pr?sente ?galement le travail de son s?minaire qu'elle regroupe sous le nom d'/Etoffes, /et dans lequel elle tente d'explorer comment se trame la r?alit?. Le site est encore actif ? l'adresse http://perso.wanadoo.fr/espace.freud/ En octobre 1997, Jean-No?l RADULESCO, m?decin psychiatre et psychanalyste, ouvre un site chez Geocities. Durant l'?t?, un nouveau dispositif, ICQ, est apparu sur le net. Il permet de s'envoyer des ? messages instantan?s ? ou d'ouvrir des sessions de chat dans lesquelles tout le monde ?crire en m?me temps. La frappe, les effacements, sont visibles par tous au moment m?me ou l'on ?crit. ICQ (? I seek you -- je t'ai cherch? ?) permet ?galement de se montrer aux autres dans diff?rents ?tats : en ligne, occup?, ailleurs, ne pas d?rang?. On peut ?galement ?tre /online/ et se montrer /offline /ce qui permet quelques jeux de cache cache.. C'est ce dispositif que Jean-No?l RADULESCO propose d'utiliser, et pour en faire la promotion il ouvrira plusieurs pages chez diff?rents h?bergeurs : altern.org, geocities.com, free.fr ou l'on peut retrouver ? Le forum de la psychanalyse ? depuis 2001. La page se cl?t sur une s?rie d'avertissements : ? Ce site, r?serv? aux praticiens de la psychanalyse ne propose ni soins ni conseils en ligne. Il n'a pas non plus pour but de fournir des adresses de praticiens ou de th?rapeutes. Il n'est affili? ? aucune Ecole ni groupement de psychanalystes ? que l'on retrouvera un peu partout ou des espaces de discussion d?di?s a la psychanalyse seront ouverts. La prudence ? ce n'est pas un cartel ? est aussi caract?ristique. Partout o? des espaces de discussions seront ouvert, l'avertissement ? ce n'est pas... ? figurera ? son frontispice, et la d?n?gation aura bien entendu comme effet que certains s'y pr?cipiteront pour l'?prouver. La page web ? le chatpsy ? ?voluera beaucoup avec le temps. Elle fera un moment partie d'un /webring/ de psychanalyse, h?bergera un forum, une liste de diffusion pour finalement abandonner ICQ autour de 2004. Au printemps 1998, Jean-Noel RADULESCO cr?e alt.psychology.psychoanalysis apr?s une courte discussion dans le forum alt.config ou il tente d'expliquer, en anglais, les sp?cificit?s de la psychanalyse. Il le fait dans la hi?rarchie alt., ce qui ne le contraint pas ? suivre les p?nibles proc?dures de cr?ation de groupe (AAD, AAV etc.). Le nom du groupe : alt.psychology.psychoanalysis, et le texte qui l'introduit sont en anglais avec une traduction en fran?ais. Le groupe a pour objet ? la pratique et la th?orie selon les enseignements de Freud et de Lacan ? et son cr?ateur en attend des ?changes entre praticiens de cultures et de pays diff?rents. Un lien est donn? avec une page web du chatpsy. Cela dit bien ? la fois le d?sir de quelques uns l'espoir d'?changes internationaux et locaux qu'a suscit? Internet pour beaucoup d'entre nous et la difficult?, alors, ? trouver suffisamment de francophones int?ress?s par la psychanalyse pour instituer une dynamique d'?changes. Dans ce contexte, la cr?ation cette m?me ann?e 1998 de la liste de diffusion FrancoPsy annonce un d?but de changement. Il y a, d?s le nom, une volont? de rassemblement autour de la langue fran?aise. Mais cette ouverture est limit?e aux professionnels de la sant? mentale. Est-ce cela, ou le fait qu'elle ait ?t? mal r?f?renc?e ? Toujours est il qu'elle ne conna?tra pas un grand succ?s. Elle marque, en tous cas, qu'il y a maintenant suffisamment de francophones sur le net pour parler de psychanalyse L'association historique fond?e par FREUD & FERENCZI arrive sur le web ao?t 1997, date de cr?ation du nom de domaine. La premi?re version du site est ?tique mais se d?veloppe rapidement et le compteur du site affiche cr?nement ses 33966 visites au d?but de l'ann?e 1998. On trouve ?galement ? cette ?poque un /Appeal for Literature for Eastern Europe /du /East-European Subcommitte. /Le texte est traduit en fran?ais, et on peut y lire que les Groupes des pays de l'est manquent cruellement d'ouvrages de r?f?rence mais qu'il est impossible de leur faire parvenir ? en toute s?curit? ?. La proposition de l'IPA est paradoxale car elle fait ?tat de ? l'excellent ?quipement ?lectronique ? des groupes de l'est et appelle dans le m?me temps ? acheter des CD-ROM. Bon ?l?ment, la Soci?t? Italienne a d?j? envoy? un appareil au groupe croate. On s'?tonne tout de m?me que personne ? l'IPA n'ait eu l'id?e de num?riser la Standart Edition et de la faire parvenir aux groupes de l'est. Dans ses premi?res versions, la page de l'IPA est surtout un annuaire des sites des diff?rentes associations psychanalytiques. Le site cro?t rapidement et une nouvelle mise en page est donn?e d?s Janvier 1999. Le fond bleu vert d'origine, orn? du logo de l'IPA, est remplac? par un fond bleu rythm? par de grands rectangles jaunes, roses et verts. Les rubriques restent inchang?es : congr?s et conf?rences, la newsletter de l'IPA ; l'organisation de l'IPA. Par contre, on y trouve maintenant un forum o? les discussions se font principalement en anglais -- il y a quelques messages en portugais. Il s'agit principalement de demandes d'informations ?manant d'?tudiants : ici sur les repr?sentation de l'inconscient par les surr?alistes, l? des pr?cisions sur l'origine de l'id?e de Dieu ou encore une r?alisateur australien qui vient faire conna?tre son film. En 2000, le site prend une toute autre ampleur. La mise en page est ? la fois plus sobre et plus pr?cise : un fond blanc, une barre de navigation bleue en haut permet d'acc?der aux rubriques (? News ? ; ? Scientific ? ; ? Clinical ? ? Education ?) ainsi qu'? une partie r?serv?e aux membres de l'IPA. En exergue, des liens conduisent, entre autres, ? l'histoire de la Soci?t? psychanalytique de Vienne ou de l' /Australian Psychoanalytical Society/ , au calendrier de diff?rentes conf?rences o? ? l'appel ? contribution pour le 42ieme Congr?s International de Psychanalyse qui se tiendra ? Nice en 2002. L'ensemble donne une impression ? la fois dense et fouilli . Enfin, dans la rubrique ? Liens ?, on trouve, dans une mer de sites appartenant ? la famille IPA, l'?lot lacanien du site de Michel Sauval, psiconet.com. En 2003, l'IPA confie la r?alisation de son site ? une soci?t?, Fisher Technologie PLC[12] <#_ftn12>. Le site donne alors d'embl?e ? voir le polyglottisme de l'IPA en proposant un choix de langues (anglais, fran?ais, allemand, espagnol). Le cot? fouillis dispara?t et les rubriques se pr?sentent dans un bel ordonnancement. La partie ? communaut? ? est enrichie : chaque membre de l'IPA peut envoyer des messages priv?s, via le site, ? un autre membre, g?rer ses inscriptions aux listes de diffusion du site et forums de discussion, suivre ses sondages, ajouter une photo ? son profil etc. Les rubriques sont regroup?es : ? /news and events/ ?, ? /clinical and scientific/ ? et l'IPA prend maintenant le temps de pr?senter l'histoire de sa fondation dans un article, en passant sous silence les Grandes Controverses o? les scissions des institutions psychanalytiques fran?aises En juin 1998, G. LOMBARD met en ligne une premi?re version du site du Quatri?me groupe. Le principe en avait ?t? accept? ? l'Assembl?e G?n?rale du 7 mars 1998 par un vote ? main lev?e qui avait recueilli 32 oui, 2 non et 3 abstentions (32 votants). L'argumentation de G. LOMBARD ?tait qu'il existait sur Internet[13] <#_ftn13> et qu'il valait mieux mettre en circulation des textes choisis et ?labor?s par le Quatri?me Groupe lui-m?me. Jusqu'au mois de Juin, date de mise en ligne du nom de domaine quatri?me-groupe.org, des discussions ont lieu sur la pr?sentation ? donner au site, ainsi qu'au texte qui en annoncera la venue. Cette p?riode de pr?paration ? la naissance du petit dernier du Quatri?me Groupe ne doit pas masquer l'autre sc?ne qui a pr?sid? ? sa venue. Longtemps port?e seule par Genevi?ve LOMBARD avant d'?tre reconnue suffisamment bonne par ses coll?gues en Assembl?e G?n?rale, l'id?e d'un site porte aussi les stigmates faits ? un enfant mal accueilli, venu trop t?t ou trop tard, en tous cas ? un moment ou il ?tait difficile de lui faire toute la place qui lui ?tait due. C'est ainsi que l'id?e est vot?e apr?s avoir examin? la question du si?ge social, du local du Quatri?me Groupe, de la prochaine R?institutante, et de la publication des actes de la journ?e ? Autisme et M?tapsychologie ? et il est possible que se donner ensuite un domicile sur l'Internet ait outrepass? les capacit? du moment du groupe. Pour soixante dix dollars, le 4 juin 1998 Genevi?ve LOMBARD ach?te quatrieme-groupe.org pour le Quatri?me Groupe. Le nom de domaine est valide pour une p?riode de deux ans, et le site est h?berg? par Host Web. De fa?on logique, car elle est la plus avanc?e sur ces questions, il lui en est confi? la mise en oeuvre technique tandis que la responsabilit? en est assur?e par Bernard DEFRENET, en liaison avec le bulletin, et Y. GUTTIEREZ en liaison avec le bureau. Il faut pr?ciser que ce sont l? les trois seuls analystes membres, ? des degr?s divers, au fait de ce qui se passe sur Internet[14] <#_ftn14>. Le site est r?f?renc? par /La psychanalyse/, ce qui lui vaut d'embl?e un bon trafic. d?j? des textes sur le Quatri?me Groupe Il faut pr?ciser qu'il s'agit l? des trois personnes au faIl faut ajouter ? cela qu'en 1998, peu d'analyses membres du Quatri?me groupe ?taient au contact avec l'Internet. A titre d'indication, on se peut rapporter au Bulletin du primptemps 1998 : sur les 25 membres analyste, seuls trois (Bernard DEFRENET, Yvonne GUTIERREZ et Genevieve LOMBARD) donnent une adresse email. A la m?me p?riode, Genevi?ve LOMBARD se voit conseiller par un ami de mettre en ligne son propre site. Ce sera inconscient.net qui verra le jour peu de temps apr?s quatrieme-groupe.org dont la mise en ligne se fait en juin. Inconscient.net a d'abord exist? sous la forme d'un h?bergement chez Mygale [15] <#_ftn15> ? l'adresse http://www.mygale.org/03/icsweb avant d'?tre bascul? sur les serveurs de Host Web Inconscient.net s'ouvre sur une citation d'Au-del? du principe du plaisir. On y croise en image un Eros et le bas-relief de la Gradiva. Il est vrai que l'?criture de G. LOMBARD, ? la fois l?g?re et dense, trace les questions essentielles que l'Internet et ses usages pose ? la psychanalyse et que l'on ne peut qu'?tre tent? de la suivre : la question liaison / d?liaison, la ? virtualisation ? ? l'oeuvre dans la cure analytique bord?e par le cadre, celle du temps presque suspendu de l'Internet : ? /Comment penser le virtuel dans la communication-cyber, d?s lors que son illimitation, sa d?-terriorialisation , sa d?-corpor?ification, ne sont plus contenus dans aucun ? cadre ? vraiment rep?rables par des param?tres pr?cis ?/ ? demande-t-elle ? C'est-?-dire qu'elle disjoint la question du virtuel et de l'Internet et qu'elle rep?re bien quelques unes des composantes fortes de l'Internet. C'est, ? ma connaissance, la premi?re a avoir mis au travail de fa?on f?conde les questions pos?es par l'Internet. Son travail s'axe sur deux grands principes : une interrogation du dedans, c'est-?-dire ? partir d'une pratique de l'Internet, et une connaissance des outils ? la psychanalyse en les interrogeant du dedans, c'est-?-dire ? partir d'une pratique et d'une connaissance des outils utilis?s. Ainsi, les premiers articles tournent autour de l'usage des newsgroups (groupes de discussion) et du mail et ? cot? de la signature de G. LOMBARD, on trouve celles de J. TROCCAZ, B. DEFRENET. Les articles sont scrupuleusement dat?s, ce qui leur donne ? la fois une patine et une prise qui permet de mieux suivre l'?volution de la pens?e de l'auteur et de parer aux pr?tentions de toute ?ternit? que l'on trouve sur tant de sites. Jalil BENNANI, psychiatre et psychanalyste ? Rabat, cr?e en novembre 1998 le site Convergences psy. Il y pr?sente un aper?u bref mais pr?cieux de l'histoire de la psychanalyse au Maghreb, diff?rentes associations ? psy ? marocaines, une bibliographie succincte sur ? Psychanalyse et Islam ?. Le site comporte un forum.. En d?cembre, Jean-No?l RADULESCO ouvre Psychanalyse in situ, con?u comme ? hors institution et interdisciplinaire ?. le site s'enrichi au fil du temps de plusieurs outils : webring, liste de diffusion, ICQ. A la m?me p?riode, Psychonet met en ligne des textes, photos, vid?os et liens concernant Jacques LACAN. En Janvier, la revue Le Coq-h?ron propose en ligne la quasi-totalit? des sommaires de son catalogue depuis la date de sa cr?ation en 1999, soit quelques 160 num?ros. Le site est h?berg? par multimania.com et il faudra attendre Avril 2001 pour que le site soit accessible via le nom de domaine coqheron.com. Malheureusement, le site fermera en juin 2002, et le nom de domaine est aujourd'hui libre. Sous l'impulsion d'Alain de MIJOLLA, l'Association Internationale de la Psychanalyse s'implante sur le net. Familier de l'informatique personnelle depuis 1981, il cr?e le site en utilisant le logiciel Frontpage et le met a jour r?guli?rement. Trois ans plus tard, il demandera ? Jean-Luc THERON de la soci?t? Amalgeste d'en revoir la charte graphique. En 1999, St?phane BARBERY ach?te barbery.net, et Laurent Le VAGUERESE fait basculer le serveur minitel 36-15 OEDIPE sur le web avec comme nom de domaine oedipe.org La premi?re version du site est construite avec l'aide de St?phane BARBERY qui ouvrira son site, barbery.net en octobre 2000. St?phane BARBERY consid?re le net comme un moyen de diffusion, et il construit peu ? peu un site plein de po?sie. A cot? des jeux de l'oulipo, on trouve des mails ?chang?s avec diff?rentes personnes o? il se montre redoutable contradicteur ou encore des constructions th?orico-cliniques. Laurent Le VAGUERESE publiera en Juin 1999, en collaboration avec Carole MENAHEM un ? Surfez avec Freud ? qui pr?sente les diff?rents sites d?di?s ? la psychanalyse et les diff?rents outils pour y acc?der. Clair, didactique, pr?cis, le livre donne une vue aussi exhaustive que possible de la situation de la psychanalyse sur Internet et a demand? plus d'une ann?e de recherche. La psychanalyse n'?tait pas ?trang?re ? Carole MENAHEM puisque dans le cadre de ses ?tudes, elle a effectu? des recherches documentaires ? la biblioth?que Sigmund Freud et a particip? ? la mise en place de la base de donn?e Alexandrie. De 2000 ? 2002, elle collaborera au d?veloppement de la rubrique liens du site www.oedipe.org <http://www.oedipe.org/> qui recense et critique les sites et listes de discussion en relation avec la psychanalyse. C'est sous son acronyme anglais et avec la pr?cision : ? on line ? que l'on trouve l'Association Mondiale de Pyschanalyse, pendant lacanien de l'IPA fond?e par Freud en 1910. En f?vrier 1999, le nom de domaine wapol.org (pour World Association of Pyschoanalysis On Line) est achet? [16] <#_ftn16>. Dans ses premi?res versions, le site est anglophone. On peut y t?l?charger quelques photos de Freud et de Lacan, des dessins d'Escher, et bien entendu des graphes, des sch?mas, des tores et des noeuds borrom?ens. L'orientation lacanienne y est d?crite, et il est possible de s'abonner ? plusieurs listes de diffusion. Les liens vers les diff?rents sites des Ecoles de l'AMP sont donn?s avec des noms de domaines qui sont depuis tomb?s en d?su?tude, comme amp-ecf.org. Fin 2000, une banni?re ? en travaux ? annonce une mise a jour prochaine. Le site est ? nouveau mis en ligne en mars 2001, sans changements importants. En d?cembre 2003, nouvelle annonce : ? On est en train de mettre ? jour le site web ? et en 2004 le site est livr? dans l'habillage qui est encore le sien. L'ambition mondiale se donne maintenant ? lire : le site est accessible en plusieurs langues : fran?ais, espagnol, portugais italien, et anglais et permet d'explorer la galaxie d'associations lacaniennes. On y retrouve une rapide pr?sentation de ? la s?rie des ?coles ? : Ecole de la Cause Freudienne bien s?r, mais aussi L'?cole Europ?enne de Psychanalyse avec ses sections espagnoles, italienne et anglaise ; les argentins de l'Ecole de l'Orientation lacanienne, l'Ecole br?silienne de psychanalyse et la Nouvelle Ecole lacanienne (P?rou, ?quateur, Venezuela, Cuba, Colombie et Miami). Il est possible de s'inscrire ? la liste de diffusion de l'AMP ou ? celles des ?coles de l'AMP (9 en tout) Le fameux ? Je fonde... ? de Lacan est donn? dans les Textes institutionnels tandis qu'un annuaire recense les 1235 membres de l'AMP. La passe y est abord?e, ainsi que la garantie que les Ecoles peuvent offrir quant ? la formation des analystes Pour l'institution psychanalytique historique fran?aise, l'ann?e 1999 s'annonce r?solument /online. /Le 31 d?cembre 1998, elle se donne pour adresse spp-asso.fr Dans ses premi?res versions, la page d'accueil s'ouvre sur une photo de Freud en haut ? droite, et l'acc?s au site se fait par un clic sur le logo de la SPP plac? au centre de la page. C'est un dispositif qui est alors assez utilis? sur le web : la page d'accueil mime alors une porte d'entr?e et ce n'est qu'en cliquant sur un lien que l'on ? entre ? dans le site lui-m?me, per?u alors comme l'int?rieur d'une maison. Ce logo -- la silhouette d'un sphinx ail? est r?p?t? dans le site comme point de d?part de diff?rentes rubriques [17] <#_ftn17> ; la r?p?tition du motif permet d'asseoir l'identit? graphique de la page et de la SPP dont le nom est inscrit a droite et s?par? des diff?rentes rubrique par un arc de cercle. La SPP est alors comme un soleil d'o? rayonnent diff?rentes rubriques. Dans ? Questions sur la psychanalyse (introduction) sont pr?sent?es ? la fois la cure classique et ses extensions : le groupe, et la psychanalyse des enfants. L'actualit? (Ao?t 1999) renvoie ? une d?claration de la soci?t? psychanalytique de Vienne et ? un texte de Jean Cournut sur ? La psychanalyse dans le champ des psychoth?rapie ?, en ?cho au d?bat sur le titre de psychoth?rapeute qui ?merge alors en France. Le site sera ensuite r??crit en 2001 par Jean-Luc THERON[18] <#_ftn18> de la soci?t? Amalgeste ; Il est ?galement concepteur de la charte graphique de du site le carnet/PSY qu'il r?organise en 2000 ainsi que celui de la l'AIHP (2001) Le 7 octobre, le nom de domaine carnetpsy.com est achet? En Avril, Fran?ois MOREL, psychanalyste, met en ligne un site : la cause des filets. Le 16 Novembre, Jean-No?l RADULESCO cr?e la liste Psychanalyse l'h?bergeur de listes de diffusion egroupes.com. Egroupes.com sera ensuite rachet? par Yahoo ! et la liste psychanalyse migrera sans dommages vers ce nouvel h?bergeur. Fin 1999 -- d?but 2000, Liliane FAINSILBER cr?e un site qu'elle appelle Le go?t de la psychanalyse. De l'Internet, elle appr?cie la libert? et la possibilit? qui lui est ainsi offerte de faire conna?tre ses livres [19] <#_ftn19> en dehors des circuits institutionnels. Le site a une fr?quentation tout a fait honorable pour un site personnelle et les visiteurs prennent souvent le temps de lui donner leurs avis sur les livres o? les textes qui sont publi?s sur le site. La fr?quentation des espaces de discussion sur Internet l'am?nera ? ?crire ? Lettres ? Nathana?l ? (publi? en Novembre 2005) en s'appuyant sur les questions et th?mes abord?s sur diff?rentes listes de diffusion et forums. Elle est ?galement une des rares a avoir pu faire d'une liste de diffusion un espace de travail, un /carnet/ comme cela a ?t? invent? sur la lacan-list Au tout d?but de l'ann?e 2000, apr?s une discussion difficile, un forum d?di? ? la psychologie est cr?? sur USENET grace a la gestion pleine de tact qu'a pu faire St?phane FAURE de ses diff?rents Appels ? Discussion. Fr.sci.psychologie a pour objet les discussions sur la psychologie mais tr?s rapidement il n'est question que de psychanalyse. Une certaine mise en forme est tent?e sur le groupe m?me, mais il s'av?re assez rapidement qu'aucune discussion constructive n'est possible. Une partie du forum s'isole sur une liste de diffusion faq-psychologie cr?? sur Yahoo ! afin de pouvoir construire une premi?re Foire aux Questions. Elle sera post?e le 2 septembre et parmi les questions trait?es : qu'est ce qu'un psychanalyste ? Au moment de d?cider de qui sera sign? le document, je propose ? un groupe de participant au forum ? et c'est sous cette signature qu'elle circule encore. C'est sur un compte gratuit h?berg? chez free.fr que l'on retrouve le cercle freudien en 2001. La plus vieille archive accessible date de Janvier 2001 et le site n'a pas beaucoup boug? depuis. Sur fond gris ardoise , le cercle freudien se pr?sente d'une fa?on tout ? fait classique. Il faut dire que la r?alisation en HTML ? pur ? ne permet pas la sophistication et la souplesse apport?e par le php. On trouve sur le site une histoire du cercle freudien (jusqu'en 1995), les statuts de l'association, les diff?rentes publications (les bulletin du cercle, les cahiers du cercle et Che vo?) et les activit?s du groupe (s?minaires, groupes de contr?le, les mercredi du cercle Le passage au Web co?te ? l'ELP le terme de psychanalyse lorsque le nom de domaine est achet? en Janvier 2001. Le site est organis? autour de deux colonnes ; au dessus d'elles, dans un bandeau, le nom ? Ecole lacanienne de psychanalyse ? ondule doucement. La colonne droite affiche le contenu du menu qui se trouve dans la colonne de gauche : L'?cole ; Actualit?s ; Publications ; Enseignement ; Section de Clinique ; Biblioth?que ; Tcqvatvsslpsjold ; Recherche. La pr?sentation de l'Ecole Lacanienne de Psychanalyse est faite par Guy le Gaufey : il rappelle la cr?ation de l'ELP ? partir de la dissolution de l'Ecole Freudienne de Paris et du d?sir de quelques uns de cr?er ? un lieu de transmission qui f?t une /?cole/ (aucun doute sur ce point) /lacanienne/ (c'?tait un fait, pourquoi le cacher ?) et /de psychanalyse/ (l?-dessus, les avis devaient plus tard se partager quelque peu). ? Il donne aussi la raison du bilinguisme du site : lors de sa cr?ation et 1985, des membres de l'ELP vivaient en Am?rique Latine et en 2001 sur les 147 membres de l'association, 77 vivent sur le continent Sud am?ricain. La pr?sentation de l'Ecole donne lieu a une revue des diff?rentes associations en lien avec l'ELP (EPEL ; EPEELE, EPEELP, artef/a/cto, toutes trois hispanophones). Mais la principale innovation de ecole-lacanienne.net vient de cette rubrique ?trange : Tcqvatvsslpsjold : Tout Ce Que Vous Avez Voulu Savoir Sur La Psychanalyse Sans Jamais Oser Le Demander pointe vers deux forums : forum ? Questions en vrac ? ou sont attendues des questions dur la psychanalyse, sur l'ELP et ? possiblement bien d'autres choses ?. On y parle anglais, fran?ais ou castillan ; et un ? Forum th?matique ? ou sont discut?s les articles publi?s sur le site En mars 2001, le nom de domaine etatsgeneraux-psychanalyse.net est achet? et deux mois plus tard, le site est mis en ligne. Il reprend les textes des diff?rentes interventions des *E*tats *G*?n?raux de la *P*sychanalyse qui a eu lieu ? Paris du 8 au 11 juillet 2000 ? Paris suite ? l'appel de Ren? MAJOR (1997) et tente de maintenir le mouvement de travail qui s'?tait op?r?. En 2000, les EGP avaient utilis? un dispositif in?dit. L'annonce en avait ?t? faite sur le un site web www.psychanalyse.refer.org <http://www.psychanalyse.refer.org/>, qui recensait les diff?rentes interventions ? venir, les centralisait, les faisait circuler et pr?sentait les diff?rents comit?s nationaux et internationaux. Transmission de la psychanalyse, politique, social, philosophie, neuroscience, litt?rature, art... les quelques mille participants de trente trois nationalit?s ont eu de quoi s'occuper. Les textes ?taient pr?sent?s par des rapporteurs, chacun ?tant totalement libre de la pr?sentation qu'il souhaitait en faire. Certains ont masqu? l'auteur du texte qu'ils rapportaient, d'autres le commentaient, d'autres encore le lisaient. Yann DIENER a contextualit? en F?vrier 2003, sur le site des EGP, cette manifestation. Il rappelle le r?le charni?re du s?minaire de Ren? MAJOR intitul? ? Confrontations ? et qui permet ? des membres de la SPP d'aller ? la rencontre des lacaniens. Le s?minaire perd un ? s ? ? l'issue d'un conflit mais gagne en fr?quentation. /Confrontation /s'ach?ve en 1983, et quatorze ans plus tard, le r?ve d'une r?union des psychanalystes quelque soit leur institution d'origine, et donc leur formation, est repris dans ces EGP. Quelques deux cent cinquante textes r?pondront ? l'appel de Ren? MAJOR. Le site h?bergera ?galement la p?tition dite du ? Front du refus ? lanc?e par Ren? MAJOR contre l'amendement Accoyer. En mai 2001, les d?put?s avaient entendu les principales institutions psychanalytiques car il ?tait question de l?gif?rer autour de la profession de psychoth?rapeute. Les d?put?s se sont entendus dire que la psychanalyse n'?tait pas concern?e par ces questions de psychoth?rapie et si certaines s'avan?aient en disant la prudence requise par une l?gislation dans ce domaine, la plupart s'en lavait les mains. La psychanalyse a alors ?t? rejet?e par les d?put?s dans le champ de la psychiatrie, ce qui a amen? ces premiers a r?agir vivement. Depuis, du rapport de la commission Clery-Melin au rapport de l'INSERM montrant une plus grande efficacit? des th?rapies cognitivo-comportementales, la situation est des plus vives mais les analystes semblent s'?tre souvenu que leur pratique est une pratique de soin. Le forum du site OEdipe a pu voir quelques les t?nors de la psychanalyse briser quelques lances avec ceux des TCC, principalement Jean COTTRAUX Au Forum des psy, en novembre 2003, Jacques Alain MILLER lance un manifeste pour que l'amendement Accoyer ne soit pas vot? au S?nat en Janvier 2004 et que le Minist?re de la Sant? renonce ? appliquer les pr?conisations du rapport Cl?ry-Melin. A la demande du Ministre de la Sant?, l'INSERM retire de son site le rapport, ce qui ajoute encore ? la confusion. A l'?t? 2000, Jacques SIBONI continue l'aventure de la liste de diffusion Freud-Lacan sur le web en achetant le nom de domaine lutecium.org. La liste Freud-Lacan avait ?t? cr?e autour de l'ann?e 1997 et un an plus tard elle regroupe d?j? une trentaine de nationalit?s. La liste est bilingue ? la fois dans sa forme : on y parle anglais et fran?ais, et dans son contenu : il s'agit de Freud et de Lacan, avec tout ce que cela implique comme articulations possible. L'id?e de son propri?taire ?tait ? la fois d'aider les non-francophones ? mieux comprendre Lacan, et de promouvoir la langue fran?aise sur le net. Ce second point est important : beaucoup d'acteurs de l'?poque ont cr?? des espaces de discussion en fran?ais afin de faire contrepoint a ce qui ?tait per?u, ? tord ou ? raison, comme une h?g?monie de la langue anglaise sur l'Internet. Dans un premier temps, le robot de la liste est h?berg? par l'universit? de Grenoble tandis que les archives sont les archives de la liste sont h?berg?es parle Comit? R?seau des Universit? (francopholiste) sur le site de l'universit? de Rennes 1. Lutecium se fera surtout conna?tre par le travail patient de Jacques SIBONI sur les s?minaires de Jacques LACAN : il num?rise les s?minaires dont il poss?de en propre des enregistrements audio et les met en t?l?chargement sur son site. Au final, gr?ce au soutien de l'Ecole lacanienne de psychanalyse, ce seront 10 ann?es de s?minaire de LACAN qui seront num?ris?es par Sibony et mises ? la disposition du plus grand nombre. Au texte du S?minaire ?tablit par Jacques-Alain MILLER, il devient possible de superposer la voix de LACAN, de se perdre avec lui dans ses digressions, d'entendre les ruptures, les h?sitations, le th??tralisme, la fatigue, parfois, le d?sespoir feint, l'apostrophe, l'habitude... Cette version sonore permet de mettre en vis-?-vis le la transcription textuelle qu'en donne Jacques-Alain MILLER ? redress?e, mot ? mot -- le d?chet ne se montant pas ? trois pages ? et appel?e ? valoir ? pour l'original, qui n'existe pas ?[20] <#_ftn20> avec une version ou le corps et la lettre se m?lent intimement. Le 2 d?cembre 2001, dans ce contexte troubl?, je poste une nouvelle FAQ sur fr.sci.psychologie qui pr?sente les psychoth?rapies en les regroupant en quatre familles : les th?rapies centr?es sur le sympt?me, les th?rapies cognitivo-comportementales, les th?rapies centr?es sur l'organisations conflictuelle sous-jacente et les th?rapies centr?es sur l'organisations familiale ou sociale. Elle est ?galement sign?e ? un groupe d'utilisateur de fr.sci.psychologie ? et sera ?galement post?e sur fr.sci.psychanalyse lorsque ce groupe sera cr?? le 28 octobre 2002 suite ? un Appel ? Discussion de Patrick BRUANT. En Novembre 2003, j'?crirai une nouvelle Foire Aux Questions : ? La consultation psychologique de l'enfant ? pour les groupes fr.sci.psychologie et fr.sci.psychanalyse qui donne une liste des lieux ou l'on peut consulter, la mani?re dont la consultation se passe habituellement, et les troubles qui peuvent alarmer. L'association Analyse Freudienne se dote d'un site en f?vrier 2002 et dans ses premiers versions, la page d'accueil s'ouvre sur un choix entre le fran?ais et l'espagnol. Le choix d'un ? tout textuel ? donne au site une certaine aust?rit? qui est encore relev?e par l'habillage noir, gris et blanc. Le site pr?sente surtout l'association : l'acte de fondation du 24 f?vrier 1992 y est accessible, de m?me que les statuts et la composition du bureau. Un lien permet d'acc?der ? un annuaire, mais en Mars 2005 cette possibilit? ne sera toujours pas impl?ment?e. Dans ses versions les plus r?centes, le lien a ?t? supprim?. Le nom de domaine a ?t? achet? en septembre 2002 et le site est mis en ligne dans la foul?e. Le pas l?ger de la Gradiva conduit au menu : Institution ; Stages et Formation ; Enseignements ; Journ?es, Conf?rences et Colloques ; Enfance en jeu ; Membres, Courier ; Comment nous contacter et Email. On le voit, le site est avant tout informatif : il s'agit de pr?senter l'Espace Analytique et ses sp?cificit?s : le travail avec les enfants et l'accueil et la formation de stagiaire. Il est en effet possible, via le site, de prendre contact avec quelqu'un de l'association pour effectuer un stage sous la supervision d'un membre de l'Espace Analytique : Bonneuil, et La Borde, bien sur, qui sont des lieux historiques de la psychanalyse en France, mais aussi d'autres lieux comme la Piti? Salp?tri?re au service de Service de Stomatologie et Chirurgie maxillo-faciale ou au CMPP de Saint Mand?. En octobre 2004, un nouveau nom de domaine -- espaceanalytique.org -- est achet? parce que suite ? des probl?mes avec l'h?bergeur, le nom de domaine pr?c?dent pointe sur des pages pornographiques. Ce qui fait dire au webmestre actuel, Prado de Oliveira, que ? pendant quelques jours, Espace analytique a ?t? la seule institution psychanalytique qui s'occupait s?rieusement de questions de sexe. ? C'est en octobre 2002 que l'Ecole de la cause freudienne acquiert le nom de domaine causefreudienne.net. Le site propose d'abord un choix entre deux langues : l'anglais ou le fran?ais, puis s'ouvre sur deux colonnes. A droite, le menu (D?couvrir l'?cole ; l'orientation lacanienne ; Ev?nements ; Livres et revues ; Liens) et ? gauche le contenu correspondant ? la navigation. Sur la page d'accueil, la marge gauche d'un court texte de pr?sentation de l'ECF semble s'appuyer sur une image retravaill?e de Lacan, et dont on ne sait trop si elle ?merge du fond blanc ou si elle y retroune. La pr?sentation de l'ECF est reprise de fa?on plus d?taill?e dans le lien ? D?couvrir l'Ecole ?. ? L'orientation lacanienne ? donne le point de vue de l'ECF, et plus pr?cis?ment de Jacques-Alain MILLER, puisque c'?tait la le titre de son cours au D?partement de Psychanalyse de l'Universit? Paris VIII. Une place est alors faite ? ? la psychanalyse appliqu?e ? la th?rapeutique ?, ce qui, pour les lacaniens, est une mani?re de r?volution. Un espace est r?serv? aux diff?rentes revues lacaniennes (La Cause freudienne, Ornicar ? Quarto, La lettre mensuelle) avec un lien vers une boutique en ligne (ecf-echoppe.com) et quelques conf?rences sont mises en ligne. Les liens sont limit?s au monde lacanien : l'AMP, les Ecoles, l'ALP, l'Ecole Une L'ann?e 2003 voit un changement sur la liste psychanalyse : Jean-Pierre EDBERG est nomm? d'office mod?rateur par J.-N. RADULESCO. Il faut dire qu'un membre du groupe, outome, trolle all?grement la liste. Il ?tait d?j? connu sur les deux pr?c?dentes lacan-list qu'il avait ?galement mis ? mal. Il met rapidement le feu sur la liste psychanalyse et le nouveau mod?rateur passe beaucoup de temps ? trier et filtrer les diff?rentes identit?s d'outcome. En Avril, il est nomm? propri?taire de la liste, toujours sans l'avoir demand?. En fonction des ?tats de la liste, il y aura d'ailleurs plusieurs propri?taires et la charge de la mod?ration sera confi?e a des membres du groupe, qu'ils le demandent ou pas -- le geste du fondateur ?tant l? purement et simplement r?p?t?. En Juillet 2003, l'APF acquiert le nom de domaine associationpsychanalytiquedefrance.org. Le site s'ouvre sur une image de la place Dauphine, si?ge de l'association, avec un discret rayon de soleil qui perce les frondaisons et balaye la place de droite ? gauche La facture du site est tr?s classique : une barre de navigation, en haut permet d'acc?der aux rubriques (Pr?sentation ; Histoire ; Documents ; Formation ; Liste des membres) L'histoire de l'APF est pr?sent?e par Jean-Louis Lang, qui r?actualise ainsi l'entr?e qu'il avait ?crite pour le Dictionnaire international de la psychanalyse tandis que la partie Formation reprend un article de Michel Gribinski publi? dans le Bulletin de la FEP [21] <#_ftn21> En 2004, Yann DIENER met en ligne La lettre lacanienne. Le site est d'abord h?berg? par free.fr puis sous le nom de domaine la-lettre-lacanienne.net ? partir de la fin du mois de Mai. La lettre lacanienne fait remonter sa filliation ? la dissolution de l'Association ? Qu'est-ce qu'une ?cole pour la psychanalyse ? ? en 2000, apr?s trois ann?es d'existence et son remplacement en 2000 d'une ? Association pour une ?cole de la psychanalyse ? (A.P.E.P.) avant de devenir en 2003, suite ? son rapprochement avec l' ? Ecole de psychanalyse Sigmund Freud ? (E.P.S.F.), ? la lettre lacanienne, une ?cole de la psychanalyse ? En Mars 2004, Laurent SAUERWEIN cr?e l'association (A)LPHA -- Association pour la la?cit? de la psychanalyse et la dote d'un site internet : alpha-psychanalyse.org. Le site en est ? sa troisi?me version et la mise en page est de Laurent SAUERWEIN. Il est un moment h?berg? par forum-psychananlyse.net mis en ligne en septembre 2004. Le projet de Laurent SAUERWEIN pour ce site est de publier des textes sur la psychanalyse et l'art. Un m?moire de recherche de DEA de Armelle GAYDON, r?alis? sous la direction de M. G?rard WAJEMAN (Paris VIII) ouvre les publications Les cartels constituants de l'analyse freudienne arrivent sur le web en avril 2004 avec comme nom de domaine cartel-constituants.fr. Le site est r?alis? par une soci?t?, idealcoms.net qui livrera le site fin 2004 -- d?but 2005. Le site pr?sente surtout les CCAF. Une barre de navigation, en haut, donne acc?s a plusieurs rubriques (Accueil ; Les CCAF ; Le courrier ; La passe ; Les dispositifs ; Colloques ; Biblioth?que ; IAEP ; Convergia ; Liens), chacune d'entre elle. Les membres des CCAF ont un compte priv? ? partir duquel il peuvent lire en ligne le bulletin de la revue. ). Le site a ?t? a l'origine livr? avec un forum issu de l'open source (PhpBB) et sous licence GPL [22] <#_ftn22>, mais cette possibilit? n'a jamais ?t? utilis?e. C'est sous son acronyme anglais et avec la pr?cision : ? on line ? que l'on trouve l'Association Mondiale de Pyschanalyse, pendant lacanien de l'IPA fond?e par Freud en 1910. En f?vrier 1999, le nom de domaine wapol.org (pour World Association of Pyschoanalysis On Line) est achet? [23] <#_ftn23>. Dans ses premi?res versions, le site est anglophone. On peut y t?l?charger quelques photos de Freud et de Lacan, des dessins d'Escher, et bien entendu des graphes, des sch?mas, des tores et des noeuds borrom?ens. L'orientation lacanienne y est d?crite, et il est possible de s'abonner ? plusieurs listes de diffusion. Les liens vers les diff?rents sites des Ecoles de l'AMP sont donn?s avec des noms de domaines qui sont depuis tomb?s en d?su?tude, comme amp-ecf.org. Fin 2000, une banni?re ? en travaux ? annonce une mise a jour prochaine. Le site est ? nouveau mis en ligne en mars 2001, sans changements importants. En d?cembre 2003, nouvelle annonce : ? On est en train de mettre ? jour le site web ? et en 2004 le site est livr? dans l'habillage qui est encore le sien. L'ambition mondiale se donne maintenant ? lire : le site est accessible en plusieurs langues : fran?ais, espagnol, portugais italien, et anglais et permet d'explorer la galaxie d'associations lacaniennes. On y retrouve une rapide pr?sentation de ? la s?rie des ?coles ? : Ecole de la Cause Freudienne bien s?r, mais aussi L'?cole Europ?enne de Psychanalyse avec ses sections espagnoles, italienne et anglaise ; les argentins de l'Ecole de l'Orientation lacanienne, l'Ecole br?silienne de psychanalyse et la Nouvelle Ecole lacanienne (P?rou, ?quateur, Venezuela, Cuba, Colombie et Miami). Il est possible de s'inscrire ? la liste de diffusion de l'AMP ou ? celles des ?coles de l'AMP (9 en tout) Le fameux ? Je fonde... ? de Lacan est donn? dans les Textes institutionnels tandis qu'un annuaire recense les 1235 membres de l'AMP. La passe y est abord?e, ainsi que la garantie que les Ecoles peuvent offrir quant ? la formation des analystes La F?d?ration des ateliers de psychanalyse ach?te son nom de domaine en octobre 2004 : federation-ateliers-psychanalyse.org est l'adresse sous laquelle on la trouvera sur le web. Une port?e sur laquelle est jet?e quelques notes est la l'entr?e du site. Au-del?, l'organisation est classique : un menu, ? gauche, sur fond de portrait de Freud, et le contenu, ? droite. Sur le menu : Pr?sentation ; Boite ? outils ; Ateliers ; S?minaires ; Epistolettre ; Nouvelles des villages voisins ; contacts et liens. Il s'agit avant tout d'une pr?sentation de la F?d?ration des ateliers de psychanalyse. Apr?s un historique succinct, les modalit?s de travail ? la FAP y sont pr?sent?es. Le lien ? Epistolettre ? conduit au sommaire du bulletin de la FAP. Mais le plus important est sans doute les ? Nouvelles des villages voisins ? qui ouvre sur le travail d'autres psychanalystes venant d'autres institutions : [...] C'est la quelque chose de tout ? fait in?dit : des 21 institutions recens?es ici, la F?d?ration des Ateliers de Psychanalyse est la seule a faire trace en son sein de ce que d'autres produisent ailleurs. C''est en d?cembre 2004 que l'Ecole de psychanalyse Sigmund Freud investit le web avec le nom de domaine epsf.fr. Dans un bandeau, Lacan ? gauche et Freud ? droite bornent le nom ? Ecole de psychanalyse Sigmund Freud ? De l?, on acc?de ? un premier menu ? partir duquel l'histoire et les stratus de l'Ecole sont donn?s (? A propos de l'?cole ?) tandis que les publications ouvrent sur les premi?res et quatri?me de couverture de Scripta et les sommaires des Carnets de l'EPSF. Dans les liens, la famille lacanienne : l'ALI, le Cercle freudien, l'Ecole lacanienne de psychanalyse, OEdipe, La lettre lacanienne Analyse freudienne et Espace analytique A la fin de cette m?me ann?e, sur USENET, le groupe fr.soc.psychotherapies que j'avais propos? ne passe l'?preuve du vote. Champlacanienfrance.net est achet? en septembre 2005 pour l'Ecole de psychanalyse des forums du champ lacanien. La conception et la r?alisation du site sont confi?es ? la soci?t? tektonika.com ? partir du CMS open-source SPIP (Licence GPL). Le site est con?u comme ? un outil d'information ? sur les activit?s et les positions de l'EPFCL. Elle s'y pr?sente dans le lien ? l'Ecole ?qui permet de s'informer sur les cartels, la passe, les enseignements, l'histoire, les statuts les ?v?nements ... de l'EPFCL. Une rubrique est r?serv?e aux nombreuses publications de l'EPFCL. On y trouve la premi?re de couverture, l'argument et le sommaire de chaque. Enfin, une rubrique ? Formations clinique ? donne le programme des informations sur les ? Coll?ges cliniques ? et les ? Stages ? avec des liens pour qui souhaiterait s'y inscrire. En Juin 2005, la soci?t? Darjeelink dote le site du Quatri?me Groupe d'un blog interne, Agora, con?u comme un espace d'?changes sur les questions institutionnelles et les travaux en cours. L'acc?s en est restreint, aux membres. Agora compl?te le blog du Comit? du Site en place depuis Avril 2005 C'est en novembre 2005 qu'est achet? le nom de domaine spf.asso.fr. La r?alisation du site est confi?e ? la soci?t? Epistema qui livre un site a base de son CMS Reaxia. La toute nouvelle Soci?t? Psychanalytique de Recherche et de Formation met en ligne le nom de domaine sprf.asso.fr ------------------------------------------------------------------------ [1] <#_ftnref1> http://www.digipills.com/minilienok/?zuOYBdTtZw [2] <#_ftnref2> http://www.w3.org/History/19921103-hypertext/hypertext/WWW/Proposal.html [3] <#_ftnref3> http://www.ibarakiken.gr.jp/www/world/shorthistory-e.html [4] <#_ftnref4> La place manque, ici, pour dire autrement que sous ce mode ?lliptique l'histoire proprement groupale de USENET et de son d?veloppement. [5] <#_ftnref5> http://www.w3.org/People/Berners-Lee/1991/08/art-6484.txt [6] <#_ftnref6> Le jargon fran?ais http://www.linux-france.org/prj/jargonf/L/liste_de_diffusion.html [7] <#_ftnref7> Un ?v?nement est dit certain lorsque sa probabilit? tend vers un [8] <#_ftnref8> Cf. HERT, Ph. ? Quasi-oralit? de l'?criture ?lectronique et sentiment de communaut? dans les d?bats scientifiques en ligne ?, /R?seaux/, n?97, p. 211-259. [9] <#_ftnref9> ? Sous le signe du lien num?rique ? S. MISSONIER, Le carnet/PSY, novembre 1998 [10] <#_ftnref10> Plus exactement, on lui doit sa mise en place technique, car la science-fiction en avait d?j? r?v?. [11] <#_ftnref11> [12] <#_ftnref12> http://www. mediafish.net [13] <#_ftnref13> G. LOMBARD fait l? r?f?rence au site de DesGroseillers, La psychanalyse [14] <#_ftnref14> On peut se reporter au Bulletin d'information n? 24 dans lequel ces trois personnes sont les seules ? donner une adresse email. [15] <#_ftnref15> Mygale.org est une des bonnes surprises d'Internet et dont il faudrait faire l'?tude. Mygale est u site d'h?bergement ouvert par Fr?d?ric Cirera dans le cadre de la pr?paration d'une ma?trise sur la s?curit? d'un serveur. Il offre a qui le souhaite la possibilit? de cr?er un site web sous l'adresse http://www.mygale.org/~<nomdusite <http://www.mygale.org/%7E%3cnomdusite>> La communaut? s'agrandit, se structure, prend le nom de multimania.com avant d'?tre rachet? par le moteur de recherche Lycos non sans avoir v?cu quelques soubresauts. [16] <#_ftnref16> D?tail amusant, Wapol est aussi le nom d'un personnage d'un manga : c'est un Roi-tyran qui [17] <#_ftnref17> Il s'agit de Questions sur la psychanalyse ; liste des membres ; Conf?rences. Colloques (ouverts au public) ; Congr?s des psychanalystes de langue fran?aise ; Actualit?s ; Instituts de psychanalyse ; Groupe r?gionaux ; Centre de consultation et de traitement psychanalytiques ; Biblioth?que Sigmund Freud. Lectures ; Choix de livres. Monographies et D?bats ; Revue Fran?aise de Psychanalyse ; Histoire de la psychanalyse. [18] <#_ftnref18> http://www.almageste.net/Auteur/index.htm [19] <#_ftnref19> Lilane FAINSILBER a publi? ? "Eloge de l'hyst?rie masculine ? (Nov. 1997) et ?La place des femmes dans la psychanalyse ? (Jan. 2000) [20] <#_ftnref20> Jacques-Alain MILLER , postface ? Jacques LACAN, Le S?minaire, Livre XI, Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse. Seuil, 1973 [21] <#_ftnref21> Michel Gribinski , /Bulletin de la FEP/, n? 48, printemps 1997 [22] <#_ftnref22> General Public Licence. Il s'agit d'un mod?le de licence pour logiciel libre propos? en 1991 par la Free Software Foundation. Elle repose sur trois caract?ristiques : 1. Tout le monde a acc?s au code source et a le droit de le modifier. Mais toutes les modifications doivent ?tre re-publi?es et faire mention des contributeurs et des modifications (sauf si l'usage est interne). C'est l'h?ritage obligatoire : tout travail bas? sur un travail en GPL <http://www.linagora.com/technologies/glossaire/_r58.html#GPL> doit ?tre en GPL. 2. Par ailleurs, la licence GPL <http://www.linagora.com/technologies/glossaire/_r58.html#GPL> autorise la libert? de reproduction pour le licenci? (copyleft). 3. Enfin la licence GPL <http://www.linagora.com/technologies/glossaire/_r58.html#GPL> contient une clause de non garantie. LGPL : c'est une forme mixte de licence qui autorise la combinaison d'?l?ments libres et non libres dans un m?me produit. ? http://www.linagora.com/technologies/glossaire/_r58.html [23] <#_ftnref23> D?tail amusant : Wapol est aussi le nom d'un personnage d'un manga -- http://yann.leroux.free.fr [ePsychologie - Le blog] http://www.psyapsy.org [le portail des psychologues francophones] http://www.filiationspsychanalytiques.net [Filiations Psychanalytiques]