Bonsoir, Liliane, Je ne sais pas si ?a correspond ? votre attente, ni si ce texte est complet mais j'ai trouv? ceci dans ma biblioth?que pr?f?r?e in "Lointain int?rieur", page 215 de "L'espace du dedans" Pages choisies '1927-1959 - collection Po?sie/Gallimard ?dition 1966 A confirmer donc : ENTRE CENTRE ET ABSENCE C'?tait ? l'aurore d'une convalescence, la mienne sans doute, qui sait? qui sait? brouillard! brouillard! on est si expos?, on est tout ce qu'il y a de plus expos?... ? M?dicastres inf?mes, me disais-je, vous ?crasez en moi l'homme que je d?salt?re. ? C'?tait ? la porte d'une longue angoisse, automne! automne! fatigue! j'attendais du c?t? ? vomir ?, j'attendais, j'entendais au loin ma caravane ?chelonn?e, peinant vers moi, patinant, s'enlisant, sable! sable! C'?tait le soir, le soir de l'angoisse, le soir gagne, implacable halage. ? Les grues, me disais-je, r?veur, les grues qui se r?jouissent de voir au loin les phares... ? C'?tait ? la fin de la guerre des membres. ? Cette fois, me disais-je, je passerai, j'?tais trop orgueilleux, mais cette fois je passerai, je passe... ? Inou?e simplicit?! Comment ne t'avais-je pas devin?e?... Sans ruse, le poulet sort parfait d'un oeuf anodin... C'?tait pendant l'?paississement du Grand ?cran. Je VOYAIS ! ? Se peut-il, me disais-je, se peut-il vraiment ainsi qu'on se survole? ? C'?tait ? l'arriv?e, entre centre et absence, ? l'Eur?ka, dans le nid de bulles... Cordialement. Jean-Pierre Feifer