[Lutecium-group] Lacan et la poésie
27 mai 2008 Je vous remercie donc de m' avoir indiqu? votre ouvrage "Lacan et la po?sie " dont j' ai approfondis la lecture. Votre m?moire que je lis au moment o? je scanne un manuscrit " Espace de curiosit?s " que j' avais ?crit avant 1980 sur le processus cr?atif. Dans un premier temps, j' avais l' intention d'?diter le manuscrit scann?, en l'?tat, mais puisque votre m?moire ?claire ma lanterne sur un certain nombre de points, je pense r?aliser 2 ?ditions, l' une "en l'?tat" (avec toutes les frustrations qu' un premier texte " de jeunesse " peut apporter ) et l' autre en tenant compte de l' apport de votre m?moire. Tout naturellement, je vous adresse - mais je pense que cette lecture peut int?resser bon nombres de lut?ciens - mentions des points que, d?s aujourd'hui, votre texte soul?ve. 1.- Lalangue. C' est un concept dont j' ai entendu parl?, ou plut?t dont j' ai lu le libell? sur Lut?cium et votre texte m' en pr?cise les contours. 2.- "La psychanalyse appliqu?e ? l' art" dont le point de vue lacanien me conforte dans mon opinion : les cr?ateurs ont acc?s " naturellement " au pr?conscient, "coupant ainsi l' herbe sous le pied" des analystes. Je remarque au passage l' immense honn?tet? intellectuelle de J. Lacan se mettant ? l'?cole des cr?ateurs en quittant sa position d'analyste. 3.-La notion de sublimation que j' avais sur la m?me liste "Lut?cium" essay? de mettre sur le tapis, en pensant ? Liliane, mais sans grand succ?s. Votre texte indiquant une sublimation non pas li?e ? l'id?al mais comme moyen de r?cup?rer l'objet a pour un plus-de-jouir. 4.- Le point de cessation me semble avoir ?t? mentionn?e par Lyotard comme un point singulier du langage que j' appelle le point d'?nergie nulle. A ce point, j'?noncais une loi qui, peut-?tre correspond ? votre point de vue, ? savoir que "Le barycentre des points ? partir desquels s'?nonce un sens est vide " Etant donn? le peu de rigueur math?matique de cet ?nonc?, je le concois bien, on aurait pu prendre, en lieu et place du Barycentre son cas particulier qui est le Centre de Gravit?, les points "pesants" - pesant de tout leur poids de sens - en question ?tant utilis?s en r?f?rence aux matrices de signifiants (ou plus exactement de lettres puisque ce sont des signifiants enregistr?s sur une m?moire ) qu'on met en place pour indexer des documents, ces derniers ?tant repr?sent? par les mots qui les caract?risent ( les mots-clefs en g?n?ral ) d?pos? dans une matrice d?finissant pour chaque document un vecteur. La loi que je tente d' exprimer voudrait que le barycentre en g?n?ral ou le centre de gravit? de ces vecteurs repr?sentant les documents est un vecteur nul ( sans sens ). Ce qui me semble manquer ? votre texte, c' est l'option freudienne sur le sympt?me qui n' est pas centr? sur le plus-de-jouir par r?cup?ration de l' objet a, entre autre dans l' exp?rience analytique, mais sur la production d' un sens. 28 Mai 2008 Je commente maintenant votre m?moire : Page 4, vous ?crivez : Lacan met au point une m?thode d'abord de la po?sie "accord?e ? sa nature", qui tire toutes les cons?quences de la d?finition lacanienne de la m?taphore et la m?tonymie comme noms des "d?placement" et "condensation" freudiens. qui est une m?thode lacanienne de d?finition du sens de concepts d?finis par ailleurs. En l' occurence, la m?taphore et la m?tonymie ont un sens bien pr?cis en rh?torique tandis que le "d?placement " et la "condensation " sont au fondement de l' analyse des r?ves ( Traumdeutung). Mais la correspondance a ?t? contest?e par Alain Costes, Lacan : le fourvoiement linguistique : la m?taphore introuvable.PUF. Paris. Page 9 : A sa venue au monde, le petit d' homme prend sa place en "stabitat" qui lui pr?existe, le langage lui ?tant greff? d?s qu' il est "parl?" par ceux qui lui donnent le jour. Certes le petit homme, d?s avant d' appara?tre dans son berceau est "parl?", porteur des espoirs de ses g?niteurs (ou de la famille ), mais, apr?s un certain temps, il parle ?galement. A lire certains auteurs comme Chomsky, il ne s' agirait pas d' une greffe mais d' une bouture accueillie dans la structure d'une grammaire universelle. L'argument en faveur de l' existence de cette grammaire ?tant assez convainquant : m?me ? partir d' ?nonc?s imparfaits de la part de son entourage, le petit homme est capable de g?n?rer des propos corrects, propos dont il n' a pas entendu l'?nonc? exact mais qu'il produit lui-m?me. L' autre argument en faveur de cette grammaire universelle inn?e est la facilit? avec laquelle les enfants apprennent plusieurs langues simultan?ments sans les difficult?s constat?es ? l' ?ge adulte. -- Jean-fran?ois Doucet Novum corpus : http://www.jf-doucet.com/ Web site : http://www.jf-doucet.com/approche/ Webgroup :http://fr.groups.yahoo.com/group/ideasy/ Weblog : http://www.20six.fr/Pensees-fugitives
merci jean Fran?ois de vos pens?es fugitives, je viens de cliquer sur votre blog ? la suite de ce mail sur Lacan et Po?sie d'Armelle Gaydon, dont vos extraits ne manquent pas d'interet en situant un chemin qui va de lalangue au sens, en passant par "psychanalyse appliqu?e ? l'art", r?cup?ration de l'objet en plus de jouir- ce qui me fait penser ? "l'un en peluce" de Lacan- et pose effectivement la question de la sublimation comme un id?al retrouv? ou la cr?ativit? d'un nouveau sens. le "point de cessation" se heurte ? mon ignorance de Lyotard, faut que je retourne lire Armelle, car je crois entendre dans votre mail que le centre de gravit? (ou barycentre dites vous) est vide, id?e qui me sied mais je vois pas le rapport avec la psychanalyse et/ou processus cr?atif, appliqu?es ? l'art. D. Le 3 juin 08 ? 14:02, Jean-fran?ois Doucet a ?crit :
lutecium-group: Ceci est un document du Groupe de Travail Lutecium. --- 27 mai 2008 Je vous remercie donc de m' avoir indiqu? votre ouvrage "Lacan et la po?sie " dont j' ai approfondis la lecture. Votre m?moire que je lis au moment o? je scanne un manuscrit " Espace de curiosit?s " que j' avais ?crit avant 1980 sur le processus cr?atif. Dans un premier temps, j' avais l' intention d'?diter le manuscrit scann?, en l'?tat, mais puisque votre m?moire ?claire ma lanterne sur un certain nombre de points, je pense r?aliser 2 ?ditions, l' une "en l'?tat" (avec toutes les frustrations qu' un premier texte " de jeunesse " peut apporter ) et l' autre en tenant compte de l' apport de votre m?moire. Tout naturellement, je vous adresse - mais je pense que cette lecture peut int?resser bon nombres de lut?ciens - mentions des points que, d?s aujourd'hui, votre texte soul?ve. 1.- Lalangue. C' est un concept dont j' ai entendu parl?, ou plut?t dont j' ai lu le libell? sur Lut?cium et votre texte m' en pr?cise les contours.
2.- "La psychanalyse appliqu?e ? l' art" dont le point de vue lacanien me conforte dans mon opinion : les cr?ateurs ont acc?s " naturellement " au pr?conscient, "coupant ainsi l' herbe sous le pied" des analystes. Je remarque au passage l' immense honn?tet? intellectuelle de J. Lacan se mettant ? l'?cole des cr?ateurs en quittant sa position d'analyste.
3.-La notion de sublimation que j' avais sur la m?me liste "Lut?cium" essay? de mettre sur le tapis, en pensant ? Liliane, mais sans grand succ?s. Votre texte indiquant une sublimation non pas li?e ? l'id?al mais comme moyen de r?cup?rer l'objet a pour un plus-de-jouir.
4.- Le point de cessation me semble avoir ?t? mentionn?e par Lyotard comme un point singulier du langage que j' appelle le point d'?nergie nulle. A ce point, j'?noncais une loi qui, peut-?tre correspond ? votre point de vue, ? savoir que "Le barycentre des points ? partir desquels s'?nonce un sens est vide " Etant donn? le peu de rigueur math?matique de cet ?nonc?, je le concois bien, on aurait pu prendre, en lieu et place du Barycentre son cas particulier qui est le Centre de Gravit?, les points "pesants" - pesant de tout leur poids de sens - en question ?tant utilis?s en r?f?rence aux matrices de signifiants (ou plus exactement de lettres puisque ce sont des signifiants enregistr?s sur une m?moire ) qu'on met en place pour indexer des documents, ces derniers ?tant repr?sent? par les mots qui les caract?risent ( les mots-clefs en g?n?ral ) d?pos? dans une matrice d?finissant pour chaque document un vecteur. La loi que je tente d' exprimer voudrait que le barycentre en g?n?ral ou le centre de gravit? de ces vecteurs repr?sentant les documents est un vecteur nul ( sans sens ).
Ce qui me semble manquer ? votre texte, c' est l'option freudienne sur le sympt?me qui n' est pas centr? sur le plus-de-jouir par r?cup?ration de l' objet a, entre autre dans l' exp?rience analytique, mais sur la production d' un sens.
28 Mai 2008
Je commente maintenant votre m?moire :
Page 4, vous ?crivez :
Lacan met au point une m?thode d'abord de la po?sie "accord?e ? sa nature", qui tire toutes les cons?quences de la d?finition lacanienne de la m?taphore et la m?tonymie comme noms des "d?placement" et "condensation" freudiens.
qui est une m?thode lacanienne de d?finition du sens de concepts d?finis par ailleurs. En l' occurence, la m?taphore et la m?tonymie ont un sens bien pr?cis en rh?torique tandis que le "d?placement " et la "condensation " sont au fondement de l' analyse des r?ves ( Traumdeutung). Mais la correspondance a ?t? contest?e par Alain Costes, Lacan : le fourvoiement linguistique : la m?taphore introuvable.PUF. Paris.
Page 9 :
A sa venue au monde, le petit d' homme prend sa place en "stabitat" qui lui pr?existe, le langage lui ?tant greff? d?s qu' il est "parl?" par ceux qui lui donnent le jour.
Certes le petit homme, d?s avant d' appara?tre dans son berceau est "parl?", porteur des espoirs de ses g?niteurs (ou de la famille ), mais, apr?s un certain temps, il parle ?galement. A lire certains auteurs comme Chomsky, il ne s' agirait pas d' une greffe mais d' une bouture accueillie dans la structure d'une grammaire universelle. L'argument en faveur de l' existence de cette grammaire ?tant assez convainquant : m?me ? partir d' ?nonc?s imparfaits de la part de son entourage, le petit homme est capable de g?n?rer des propos corrects, propos dont il n' a pas entendu l'?nonc? exact mais qu'il produit lui-m?me. L' autre argument en faveur de cette grammaire universelle inn?e est la facilit? avec laquelle les enfants apprennent plusieurs langues simultan?ments sans les difficult?s constat?es ? l' ?ge adulte. -- Jean-fran?ois Doucet Novum corpus : http://www.jf-doucet.com/ Web site : http://www.jf-doucet.com/approche/ Webgroup :http://fr.groups.yahoo.com/group/ideasy/ Weblog : http://www.20six.fr/Pensees-fugitives
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lutecium-group: Ceci est un document du Groupe de Travail Lutecium. --- merci jean Fran?ois de vos pens?es fugitives, je viens de cliquer sur votre blog ? la suite de ce mail sur Lacan et Po?sie d'Armelle Gaydon, dont vos extraits ne manquent pas d'interet en situant un chemin qui va de lalangue au sens, en passant par "psychanalyse appliqu?e ? l'art", r?cup?ration de l'objet en plus de jouir- ce qui me fait penser ? "l'un en peluce" de Lacan- et pose effectivement la question de la sublimation comme un id?al retrouv? ou la cr?ativit? d'un nouveau sens. le "point de cessation" se heurte ? mon ignorance de Lyotard, faut que je retourne lire Armelle, car je crois entendre dans votre mail que le centre de gravit? (ou barycentre dites vous) est vide, id?e qui me sied mais je vois pas le rapport avec la psychanalyse et/ou processus cr?atif, appliqu?es ? l'art.
D.
Le 3 juin 08 ? 14:02, Jean-fran?ois Doucet a ?crit :
lutecium-group: Ceci est un document du Groupe de Travail Lutecium. --- 27 mai 2008 Je vous remercie donc de m' avoir indiqu? votre ouvrage "Lacan et la
moment o? je scanne un manuscrit " Espace de curiosit?s " que j' avais ?crit avant 1980 sur le processus cr?atif. Dans un premier temps, j' avais l' intention d'?diter le manuscrit scann?, en l'?tat, mais puisque votre m?moire ?claire ma lanterne sur un certain nombre de points, je pense r?aliser 2 ?ditions, l' une "en l'?tat" (avec toutes les frustrations qu' un premier texte " de jeunesse " peut apporter ) et l' autre en tenant compte de l' apport de votre m?moire. Tout naturellement, je vous adresse - mais je pense que cette lecture peut int?resser bon nombres de lut?ciens - mentions des points que, d?s aujourd'hui, votre texte soul?ve. 1.- Lalangue. C' est un concept dont j' ai entendu parl?, ou plut?t dont j' ai lu le
lacanien me conforte dans mon opinion : les cr?ateurs ont acc?s " naturellement " au pr?conscient, "coupant ainsi l' herbe sous le pied" des analystes. Je remarque au
3.-La notion de sublimation que j' avais sur la m?me liste "Lut?cium" essay? de mettre sur le tapis, en pensant ? Liliane, mais sans grand succ?s. Votre texte indiquant une sublimation non pas li?e ? l'id?al mais comme moyen de r?cup?rer l'objet a pour un plus-de-jouir. 4.- Le point de cessation me semble avoir ?t? mentionn?e par Lyotard comme un point singulier du langage que j' appelle le point d'?nergie nulle. A ce point, j'?noncais une loi qui, peut-?tre correspond ? votre point de vue, ? savoir que "Le barycentre des points ? partir desquels s'?nonce un sens est vide " Etant donn? le peu de rigueur math?matique de cet ?nonc?, je le concois bien, on aurait pu prendre, en lieu et place du Barycentre son cas particulier qui est le Centre de Gravit?, les points "pesants" - pesant de tout leur poids de sens - en question ?tant utilis?s en r?f?rence aux matrices de signifiants (ou plus exactement de lettres
Merci de votre email : en fait, achetant mes billets d'avion pour Pontoise o?, pour mes vacances, je rentre chez moi, je dois dire que notre rendez-vous manqu? de l' an dernier me revenait en t?te. Peut-?tre cette fois-ci, nous arriverons ? nous rencontrer : je serais chez moi donc - je ne vous refais pas le topo sur l Impressionnisme au coeur duquel les paysages gravitent autour de la maison, et les habitations troglodytiques d' un pal?o-prol?tariat dont il ne reste pour trace que le myst?re du silence - les Silence de l' Hermitage ?tant ? votre disposition pour une lecture d' un tapuscrit avec images s' il vous plait. Mis ? part quelques jours du 7 ao?t au 10 o? un ami su?dois vient me rendre visite, le reste du s?jour est libre jusqu au 23 septembre pour ceux et celles qui aimeraient passer un petit moment en grande banlieue. Pour ce qui est d Armelle Gaydon, je continue la lecture de son m?moire conjugu? ? une lecture de la lettre 52 de S. Freud ? W. Fliess dont j avais rep?r? un sch?ma paru dans la Traumdeutung. Il me semble n?cessaire de faire le point sur un certain nombre de concepts et de leur articulation entre eux. Vous faites bien de poser la question du "point de cessation" en relation avec ce que j appelle le point d'?nergie nulle dont le v?cu semble faire croire ? une possibilit? de vivre sans fatigue, un ?tat de conscience qui ferait penser au qui?tisme de Molinos, lui-m?me en ?troit rapport avec le "v?cu du tao". Pour plus de pr?cision, je vous recopie la page 54 de mon tapuscrit " Approche method(olog)ique du talent " qui tente de cerner cette histoire de "point d' ?nergie nulle. "Si quelqu?un associe librement, il peut se placer ? l?endroit o? l?ensemble des signifiants que les g?n?rations ant?rieures lui ont l?gu?, forment un puits sans fond. Sa v?rit? comme dit le proverbe s?y trouve et puisque le puits est sans fond, la v?rit? qu?il professe alors est une r?surgence du vide dans lequel baignent ces signifiants Cet ?tat de conscience peut ?galement ?tre obtenu par la m?ditation et des mouvements appropri?s du corps. Le sujet cr?ateur a alors l?impression d??tre en contact avec sa v?rit? absolue qui ne peut ?tre ni prouv?e ni exprim?e. Il semble que la mise en ab?me philosopnique soit une composante de cet ?tat de conscience. Il est ?galement voisin du grand Z?ro que J.-F Lyotard2 fait entrer dans une ?conomie libidinale et auquel vient se heurter la demande, ou le grand vide de Lao-tse ou m?me le grand absent3. Cette impression de vide est, selon D Anzieu la marque que l?homme manque et manquera toujours d?un objet constamment disponible lui apportant une satisfaction totale. Ce vide est alors l?envers du trop plein de la pulsion de vie. Quoique soit le sens de ce vide4, ? cet endroit, il en est de la v?rit? du cr?ateur comme de la science : elle est compos?e d??lots de certitudes dans un oc?an de doute. Il ?prouve m?me ce sentiment ? oc?anique ? que S Freud et R Rolland d?crivent comme une communion harmonieuse du sujet avec le monde. Dans sa flu?dit?, ce sentiment, en m?me temps, s?ouvre sur un ab?me insondable comme sur un danger surmont?5. Il est , selon S Freud, une r?plique du rapport initial de l?enfant avec le grand Tout ambiant, c?est-?-dire une r?miniscence de l?image de sa m?re. Retrouvant, comme le note Lou Andr?as-Salom?, quelque chose de sa prime enfance, une totalit? intacte, il est satisfait d??tre le tout dans le tout, c?est-?-dire ?pouvant la compl?tude narcissique". Si quelques lut?ciens pouvaient mettre en relation cet ?tat de conscience avec ce que J. Lacan appelle le point de cessation, je serais bien ?videmment content d?essayer d 'y voir un peu plus clair. En tous les cas, j' ai l' impression de toucher l? quelque chose d essentiel dans la compr?hension du processus cr?atif. Mais pour l'instant je suis ind?cidable ? la crois?e des chemins - entre les 2 mon coeur balance (ni au sens de balance de Roberval ni au sens d' une balance qui raconte un peu n'importe quoi ? la mar?chauss?e pour baver sur son copain, de pr?f?rence) - ? la crois?e des chemins donc entre le sens ? trouver au sympt?me de S. Freud et le plus-de-jou?r freudo-marxien de J. Lacan, ind?cidable - eh oui, Derrida n' est pas tr?s loin - avec le concept de sublimation dont j' avais parl? ? Liliane tant j'?tais embarass? par ce passage ? l'?tat vaporeux ? partir de la glace sans passer par la liqu?faction le tout de la pulsion sexuelle, passage que je trouvais ? proprement parler malhonn?te puis qu'il me semble assez suspect de postuler une th?orie psychosexuelle dans un premier temps et en deux temps trois mouvements, quand on attribue aux cr?ateurs un acc?s "naturel "au pr?conscient on fait rentrer la dite production artistique dans le giron de la pulsion sexuelle et comme cette assimilation ne se fait pas tr?s facilement -l'oeuvre d' art devenant ainsi une sorte de retour du refoul? - comme cette rentr?e dis?-je se fait au forceps, eh bien on couvre la naissance difficile par le concept de " sublimation " sans que la cr?ation de l' oeuvre, tout au moins ? mes yeux, ne soit plus claire pour autant. Le cr?ateur sublimant sa sexualit? se trouverait un but social plus valorisant - me revient en m?moire quelques ?crits de Van Gogh justifiant la cons?cration totale de l' artiste ? son oeuvre un peu comme l'?glise catholique justifie le c?libat consacr? par une mise ? disposition totale du pr?tre ? son minist?re - but social plus valorisant sous forme d'oeuvres sublim?e ? partir de la pulsion sexuelle. A mon avis, ya anguille sous roche dans le proc?d? un peu ? la facon du Nescaf? qui, lui aussi, est un produit sublim? ? partir du caf? par lyophilisation qu'on peut assimiler ? une sublimation sous vide, mais qui ne donne pas du caf? bien au contraire. Le coup de la sublimation me rappelle une anecdote que j' aurais l'impudeur de vous raconter puisqu' elle illustre bien mon propos: habitant une r?sidence secondaire ? la campagne, ma grand-m?re avait toujours un pot de nescaf? en r?serve pour ?viter de descendre chercher du caf? en grains au village voisin. Mais comme une femme respectable de cette ?poque et de ce milieu ne pouvait pas offrir ? ses invit?s " ? la bonne franquette " du nescaf? au besoin en expliquant sa flemme de parcourir les km qui la s?parait du village seulement pour un paquet de caf?, pour tenir son rang malgr? la p?nurie, ma grand-m?re pouvait sortir une tr?s jolie cafeti?re pour y mettre du nescaf? et y verser ni vu ni connu de l' eau chaude. Elle ajoutait ? qui voulait l' entendre que rares ?taient les invit?s qui s' apercevaient du stratag?me lyophilis?. Elle oubliait de dire que dans ces milieux l?, ses invit?s respectables n' auraient jamais os? se permettre une seule remarque sur le go?t caract?ristique du nescaf?. De la sorte, la com?die du caf? - une c?r?monie du th? ? - passait comme une lettre ? la poste non sans une certaine supercherie accompagn? d' un discours qui ?tait, lui, vraiment du semblant ! Voil? o? j' en suis de mon ind?termination vis ? vis de la sublimation freudienne ou du plus-de-jou?r lacanien. bien cordialement Jean-francois Doucet po?sie " dont j' ai approfondis la lecture. Votre m?moire que je lis au libell? sur Lut?cium et votre texte m' en pr?cise les contours. 2.- "La psychanalyse appliqu?e ? l' art" dont le point de vue passage l' immense honn?tet? intellectuelle de J. Lacan se mettant ? l'?cole des cr?ateurs en quittant sa position d'analyste. puisque ce sont des signifiants enregistr?s sur une m?moire ) qu'on met en
place pour indexer des documents, ces derniers ?tant repr?sent? par les mots qui les caract?risent ( les mots-clefs en g?n?ral ) d?pos? dans une matrice d?finissant pour chaque document un vecteur. La loi que je tente d' exprimer voudrait que le barycentre en g?n?ral ou le centre de gravit? de ces vecteurs repr?sentant les documents est un vecteur nul ( sans sens ). Ce qui me semble manquer ? votre texte, c' est l'option freudienne sur le sympt?me qui n' est pas centr? sur le plus-de-jouir par r?cup?ration de l' objet a, entre autre dans l' exp?rience analytique, mais sur la production d' un sens. 28 Mai 2008 Je commente maintenant votre m?moire : Page 4, vous ?crivez : Lacan met au point une m?thode d'abord de la po?sie "accord?e ? sa nature", qui tire toutes les cons?quences de la d?finition lacanienne de la m?taphore et la m?tonymie comme noms des "d?placement" et "condensation" freudiens. qui est une m?thode lacanienne de d?finition du sens de concepts d?finis par ailleurs. En l' occurence, la m?taphore et la m?tonymie ont un sens bien pr?cis en rh?torique tandis que le "d?placement " et la "condensation " sont au fondement de l' analyse des r?ves ( Traumdeutung). Mais la correspondance a ?t? contest?e par Alain Costes, Lacan : le fourvoiement linguistique : la m?taphore introuvable.PUF. Paris. Page 9 : A sa venue au monde, le petit d' homme prend sa place en "stabitat" qui lui pr?existe, le langage lui ?tant greff? d?s qu' il est "parl?" par ceux qui lui donnent le jour. Certes le petit homme, d?s avant d' appara?tre dans son berceau est "parl?", porteur des espoirs de ses g?niteurs (ou de la famille ), mais, apr?s un certain temps, il parle ?galement. A lire certains auteurs comme Chomsky, il ne s' agirait pas d' une greffe mais d' une bouture accueillie dans la structure d'une grammaire universelle. L'argument en faveur de l' existence de cette grammaire ?tant assez convainquant : m?me ? partir d' ?nonc?s imparfaits de la part de son entourage, le petit homme est capable de g?n?rer des propos corrects, propos dont il n' a pas entendu l'?nonc? exact mais qu'il produit lui-m?me. L' autre argument en faveur de cette grammaire universelle inn?e est la facilit? avec laquelle les enfants apprennent plusieurs langues simultan?ments sans les difficult?s constat?es ? l' ?ge adulte. -- Jean-fran?ois Doucet Novum corpus : http://www.jf-doucet.com/ Web site : http://www.jf-doucet.com/approche/ Webgroup :http://fr.groups.yahoo.com/group/ideasy/ Weblog : http://www.20six.fr/Pensees-fugitives _______________________________________________ A question? click Help-Me at lutecium.org Lutecium-group mailing list Lutecium-group at lutecium.org http://cerium.lutecium.org/cgi-bin/mailman/listinfo/lutecium-group
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