[Lutecium-group] théorie lacanienne de l'amour !
-------Message original------- De : augustina.b Date : 18/01/2008 13:36:48 A : effet freudien Sujet : fouahhhhhhhhhhhhhhhh Th?orie lacanienne de l'amour LE MONDE DES LIVRES | 17.01.08 | 12h50 Consultez les archives du journal, tous les articles parus dans "Le Monde" depuis 1987. Abonnez-vous au Monde.fr : 6? par mois + 30 jours offerts D?livr? en 1970-1971, le s?minaire de Jacques Lacan sur le semblant se pr?sente comme la deuxi?me ?tape d'une interrogation amorc?e par lui en 1958 sur les relations entre l'homme et la femme dans la soci?t? moderne. A travers une bonne transcription et l'ajout d'un index et d'un appareil critique, Jacques-Alain Miller s'est efforc?, pour la quatorzi?me livraison de ce s?minaire au long cours - dont onze volumes sont encore ? ?tablir -, de simplifier avec bonheur le style de son beau-p?re. On d?couvre ici un Lacan soucieux d'opposer le discours de l'inconscient - celui de la jouissance et de la r?p?tition ? l'?tat brut, inapte ? toute forme de semblant - ? un discours de la parade, de l'amour et donc du semblant, n?cessaire ? toute relation entre l'homme et la femme. Contrairement ? une tradition paternalocentriste de la psychanalyse, Lacan, influenc? ici par Jacques Derrida, tente de d?montrer que dans l'amour et le sexe les deux partenaires ne sont en aucune mani?re compl?mentaires. L'homme serait l'esclave du semblant, contraint, pour exister, ? exhiber sans cesse une virilit? qu'il ne contr?le pas, Tandis que la femme serait plus proche d'une ?preuve de v?rit?, d'une sorte d'?criture ou d' archi-?criture" qui lui permettrait d'?chapper au semblant. Aussi bien la femme est-elle alors "pas-toute", l? o? l'homme a besoin d'?tre un "au moins un", c'est-?-dire un "tout", ou, ? d?faut, un semblant du Tout. D'o? l aphorisme : "Il n'y a pas de rapport sexuel", ce qui veut dire, plus simplement, que la relation amoureuse n'est pas un rapport mais plut?t une lutte entre deux contraires, chacun en position dissym?trique en regard de l autre. Dans cette perspective, la femme n'est donc jamais l'incarnation d'une essence f?minine. Elle n'existe pas comme une totalit? invariante, identique ? elle-m?me de toute ?ternit?, pas plus que l'homme n'est un ma?tre qui parviendrait ? la dominer en se donnant l'illusion de sa toute-puissance. Lacan commence ici, sans le dire, ? r?pondre de fa?on diff?r?e ? Simone de Beauvoir en opposant implicitement sa formule - "La femme n'existe pas" - ? celle avanc?e en 1949 dans Le Deuxi?me Sexe : "On ne na?t pas femme, on le devient." Cette th?orie de l'amour, qui sera d?velopp?e plus largement dans le s?minaire Encore, en 1972-1973 (Seuil, 1975), permet ? Lacan de d?construire avec bonheur les vieux mythes de la domination masculine auxquels s'?tait ralli?e, par une psychologisation outranci?re du complexe d'?dipe, une bonne partie de la communaut? psychanalytique. Aussi bien r?pond-il ?galement aux critiques anti-oedipiennes qui commen?aient ? ?tre formul?es, par Gilles Deleuze et F?lix Guattari (L'Anti-?dipe, Minuit, 1972), contre les h?ritiers familialistes de Freud. DIFF?RENCE DES SEXES N?anmoins, cette th?orie ne l'aide pas ? saisir l'importance de la nouvelle interrogation sur l'identit? de genre (gender), contemporaine pourtant de son propre enseignement, et qui mettait en cause, comme l'avait fait Beauvoir, la m?me tradition essentialiste de la diff?rence des sexes. En t?moigne si n?cessaire sa r?cusation des travaux du grand psychanalyste Robert Stoller sur le transsexualisme, dont il vient de prendre connaissance Sans doute Lacan a-t-il besoin alors de contourner les innovations de l ?cole am?ricaine pour construire une logique de la sexuation qui, pour flamboyante qu'elle soit, finira par se transformer en une math?matisation dogmatique de la diff?rence sexuelle ? Le Mythe individuel du n?vros? (Seuil, 116 p., 12 ?) r?unit trois conf?rences donn?es par Lacan entre 1953 et 1956. Deux d'entre elles sont une r?ponse ? Claude L?vi-Strauss, qui avait compar? la cure psychanalytique ? la cure chamanistique, et la troisi?me est une intervention, in?dite ? ce jour, sur la fonction religieuse du symbole dans laquelle Lacan, ? l invitation du R?v?rend P?re Bruno, dialogue avec Mircea Eliade ? propos de Jean de La Croix. R?futant l'arch?type jungien, il tente de faire entendre ? son interlocuteur ahuri qu'aucune culture humaine ne peut ?tre pens?e comme plus primitive" qu'une autre puisqu'"un chien c?leste est tout autant un chien que le chien terrestre", l'un et l'autre ?tant nomm?s par le langage. D?sopilant ! E. Roudinesco AM-Augustina Bourrelly sous r?gime sarkozy Psychanalyste 01 42 05 05 05 http://www.effet-freudien.com
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