[Lutecium-group] Re: lutecium-group: L'injection de signifiants et la solitude de l'analyste
Bonjour Suzanne et Emmanuel, je lis tr?s attentivement votre discussion, d'autant plus car le sentiment disons contre-transf?rentiel de Suzanne ?voque mes propres souvenirs de travail ? l'h?pital psychiatrique comme psychologue clinicienne. Comme j'ai d?j? pass? la premi?re parti de mes ?tudes de la psychanalyse avant d'y venir pratiquer, le d?sir d'introduire les ?l?ments de la cure analytique dans le syst?me jadis strictement rigide me pr?occupait fortement. Or la situation ne semblait pas de tout favorable, et malgr? l'int?r?t m?fiant et superficiel des autorit?s de cet ?tablissement, le contr?le ?tait toujours l?. Et pourtant, la langage virginale des ces patients qui n'avaient presqu'aucune exp?rience verbale de la th?rapie auparavant, les bonds surprenants du talent pour l'auto-analyse dans certains cas - parlaient en haute voix. ?videment, le plus difficile pour moi ?tait de transmettre, de r?veiller l'identification significative du Signifiant (si je pourrais applique cette r?plique de la formule lacanienne sur la cure o? elle n'?tait pas explicitement pr?sente). La solitude professionnelle, la lutte permanente pour prot?g?e les donn?es confidentielles, la minorit? quasi-absolue de ma voix dans la prise des d?cisions collectives, mon ?ge (j'avais vingt quatre ans ? l'?poque), mon ?ducation principalement diff?rente, bref - tout ?a rendait la condition de mon travail difficilement vivables. Mais gr?ce ? ces m?mes raisons, la sensation d'?tre ainsi proche de mes patients, enferm?s en quelque sort dans la labyrinthe ressemblante des leurs sympt?mes, enrichissait ce travail incontestablement. A propos de la signification de la solitude. Natalia ----- Original Message ----- From: "suzanne caron" To: "Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne" Subject: Re: [Lutecium-group] Re: lutecium-group: L'injection de signifiants Date: Sat, 15 Jan 2005 22:04:40 -0500 (EST)
lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- Bonsoir Emmanuel,
Les analystes de ce lieu ont choisi de travailler avec le psychotique en offrant une cure de face ? face au lieu du divan/fauteuil de l'analyse classique. La cure est marqu?e par des temps de s?ance bien d?termin?s, d?termination de ce temps venant marquer le "pr?sence/absence" de l'analyste, comme dans tout autre cure. Je comprends que "soins" et "psychanalyse" mis ainsi c?te ? c?te puisse poser un probl?me de sens...mais pas n?cessairement, si l'on consid?re que ce que l'on nomme "soins" n'engendre pas obligatoirement une situation dans laquelle un sujet se trouve plac? comme un objet recevant des soins. Le centre de soins psychanalytiques auquel je fais r?f?rence a un souci fondamental de tenter de maintenir une position de sujet pour le psychos? en soutenant continuellement sa parole et en ?vitant de parler ? sa place, m?me dans les temps de crise aigu?. Toutes les interventions et pour tous les diff?rents intervenants, ce soutien ? la parole du psychotique m'est apparu une constance, un lien fondamental avec le psychotique afin justement pour ne pas confiner ce dernier dans un r?le d'objet soumis au d?sir de l'Autre. Vous faites r?f?rence ? la solitude de l'analyste face ? cette probl?matique. S?rement qu'elle y est et j'imagine qu'elle peut faire mal. Je ne suis pas analyste, mais j'ai tent? pendant ces 6 mois d'?couter et d'entendre le psychotique au jour le jour, ainsi que le discours des intervenants de par diff?rentes activit?s cliniques. Je rencontre encore des psychotiques, mais maintenant dans un cadre hospitalier et de clinique externe. Leur soufffrance vient encore souvent me d?chirer, mais pas aussi intens?ment que celle connue lors du temps des 6 mois pr?-cit?s: cadre hospitalier vs cadre psychanalytique, 2 discours tellement diff?rents en regard des "traitements possibles."... et un niveau d'?coute qui ne se compare pas beaucoup... Mais avoir "re?u" le discours du psychotique comme j'ai pu le recevoir dans une structure de soins psychanalytiques ne peut s'oublier. Dit simplement, ce f?t pour un moment un v?cu vertigineux face au manque de sens fondamental dans lequel se trouve plong? le psychotique, venant profond?ment m'interroger sur le sens m?me que chaque ?tre humain pouvait se donner ? travers sa culture, ses institutions, ses lois, alors m?me que la mort ?tait l? pour le confronter. Cette rencontre avec le psychotique f?t pour moi pendant un certain temps comme une remise en question de mon propre sens donn? ? ma vie et ceci me bouleversa. J'ai eu l'impression que la "folie du non-sens" venait de me traverser et rien ne peut pr?parer ? cela dans la rencontre avec le psychotique, engendrant une grande solitude pour un temps, une impression nouvelle de "d?sarticulation temporaire" d'avec ce que l'on avait jusqu'alors construit et ce ? quoi l'on avait cru. Je vous livre ceci avec beaucoup de simplicit? Emmanuel, mais ce f?t pour moi d?terminant dans ma rencontre avec le psychotique et votre allusion ? la solitude de l'analyste face ? cette probl?matique de la psychose m'a replong?e ici. Lors d'un prochain envoi, je vais tenter de revenir sur ce que vous avez nomm? "l'injection de signifiants" selon ce que j'en comprends et selon un texte ?crit par W. Apollon, psychanalyste-consultant aupr?s d'analystes de psychotiques.
Amicalement, De Suzanne
Amicalement, de Suzanne
Emmanuel Bing wrote: lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- Bonsoir Suzanne,
j'ai enfin pu lire un peu tranquillement votre texte ; les analystes de ce lieu de soins travaillent-ils dans un cadre d'analyse classique, divan/fauteuil? Coh?rence de soins psychanalytiques : ?a frotte un peu en termes de sens, entre soins et psychanalyse. Pour l'ensemble je rep?re surtout que, dans ce lieu l?, la psychanalyse a sa place, et que le fonctionnement, la coh?rence, se fait, du c?t? des petits autres "soignants". Mais ?a questionne aussi sur la solitude de l'analyste face ? cette probl?matique. Je me souviens, sur cette m?me liste, il y a quelques ann?es, du d?clenchement d'une pol?mique foudroyante sur les suicid?s de Lacan. Je ne veux pas y revenir, mais la r?ponse donn?e aujourd'hui et depuis un moment d?j?, est celle de la prise en charge par une ?quipe, par un petit nombre de gens... d?finis chacun dans son r?le... et tentant la coh?rence. Merci pour cet aper?u de votre travers?e : six mois, ce n'est pas si court, non?
EB
-- Emmanuel Bing bing at club-internet.fr http://www.atelier-bing.com http://www.emmanuel-bing.com
Le 12 d?c. 04, ? 02:28, suzanne caron a ?crit :
Bonsoir Emmanuel,
Comme mentionn?, je vais tenter de parler de cette exp?rience connue comme stagiaire dans un milieu de soins offrant une approche de traitement psychanalytique ? de jeunes psychotiques, pour la plupart schizophr?nes. Ce qui frappe d'abord dans cette structure de soins s'av?re la tranquillit? des lieux. Maison type familial sur 3 ?tages situ?e dans un milieu urbain, ce lieu accueillait au moment de mon passage environ 65 usagers en cours de traitement. Traitement externe avec quelques particularit?s cependant : maison ouverte 24h sur 24h, accessible en tout temps aux usagers, intervenants disponibles 24h sur 24h, possibilit? d'un s?jour jour et nuit pour quelques semaines en temps de crise aigu? pour un maximun de 7 usagers ? la fois.
La folie s'y vit dans le calme et l'incoh?rence du sujet malade a la chance d'?voluer dans une structure organisationnelle d'une grande coh?rence et d'une profonde ?thique, ?thique envers la personne malade vu comme sujet d?sirant mais ayant eu besoin de se construire une r?alit? d?lirante par d?faut d'un arrimage ? la loi symbolique, ?thique ais?ment perceptible entre tous les intervenants et ?thique envers soi-m?me.
L'?quipe de soins pour chaque usager est constitu?e d'un psychiatre, d'un analyste lorsque d?bute la cure individuelle, d' un intervenant r?gulier, d'un intervenant social et d'un ethnoanalyste prenant en compte la structure familiale de l'usager. La parole de l'usager s'av?re sollicit?e en temps de "calme" comme en temps de crise aigu?. Dans cette structure de soins, aucune contention, aucune salle d'isolement, aucune porte barr?e, aucune fen?tre ? barreaux... Tout repose sur le contrat d'une parole engag?e et ? engager de nouveau lorsqu'une rupture est ? risque de se produire. La cure psychanalytique individuelle d?bute dans les quelques mois suivant l'entr?e de l'usager dans cette structure de soins ( au plus tard dans les 2 ans selon ma m?moire), mais toutes les interventions des diff?rents intervenants s'inscrivent dans une coh?rence de soins psychanalytiques et ce, d?s l'entr?e de l'usager.
Dans cette structure de soins, le discours du psychotique y est pleinement re?u. Pour ?viter une esp?ce d'affolement chez les intervenants de par la r?ception profonde d'un tel discours et de ses immanquables effets, un travail d'?quipe et de supervision de groupe ainsi qu'une supervision individuelle de chaque intervenant ont r?guli?rement cours. De plus, un analyste non impliqu? directement dans les traitements vient entendre le discours des intervenants sur une base r?guli?re, ce qui vient permettre un ?change plus th?orique sur des enseignements de Lacan ? partir de la clinique rencontr?e.
Si vous le permettez, j'aimerais vous revenir plus tard sur ce que j'ai pu percevoir de ce que pouvait ?tre dans cette structure de soins une cure psychanalytique pour jeunes psychotiques. Ce stage de 6 mois fut bref, mais ce fut l? que je pus le mieux saisir ce que devait ?tre l'angoisse du psychotique devant un profond manque de sens et de fondement.
Amicalement, de Suzanne
Emmanuel Bing wrote: Merci Suzanne, tr?s int?ress? par ces travaux en effet...! ? vous lire, EB
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Le 8 d?c. 04, ? 19:57, suzanne caron a ?crit :
Bonjour,
J'aimerais mieux laisser la libert? ? l'organisme lui-m?me le choix de s'identifier ou non d'une fa?on plus pr?cise. Je r?pondrai bient?t ? Emmanuel selon l'exp?rience que j'y ai connue, mais je ne peux pas parler en leur nom. Cordialement, De S. Caron
Cathy Ravineau wrote: bonsoir je serais pour ma part tr?s int?ress?e de conna?tre un peu mieux les institutions que vous ?voquez, D.Potin et S.Caron : est-il indiscret de vous en demander les noms et les lieux, ainsi que quelques pr?cisions sur leurs orientations de travail, si toutefois cela parait compatible avec cette liste? Merci. Cathy Ravineau ----- Original Message ----- From: DIDIER POTIN To: lutecium-group at lutecium.org Sent: Wednesday, December 08, 2004 5:52 AM Subject: lutecium-group: L'injection de signifiants
Suis particuli?rement interess? par ce d?bat, pour ?tre, au titre (mais que sont les titres ?), cadre (adjoint) d'un "dit" Institut de r??ducation psychoth?rapeutique dans le Sud de la France, apr?s avoir ?t?, il y a d?j? bien longtemps et pendant quelques cinq ann?es,
Le RI 3 (r?seau d'institutions qui se pr?valent de Lacan dans leur clinique et leur travail th?orique), la fr?quentation de la Revue "Pr?liminaires", le vieux bouquin d'Audouard, les r?flexions qui continuent ? courir sur le concept de "psychoth?rapie institutionnelle" et sur le fait qu'elle concernait au premier chef, la psychose et non la n?vrose (voire la d?j? vieille Lettre de L'?cole sur "Les math?mes de la psychanalyse" et les d?bats qui rappelait aux "purs et durs", qui m?prisaient hautainement les psychoth?rapeutes institutionnels de l'?poque (J et F Oury, M. Mannoni, F. Dolto et consorts ...) "qu'au moins un plombier, ?a r?pare !"). Les notes de Suzanne Caron et "l'autre monde" et "l'injection de signifiants" d'Emmanuel Bing (dont je fr?quente les sites avec une certaine assiduit?), dans une rubrique intitul?e "Clinique de la
Cher(e)s ... permanent d'un lieu d'accueil pour enfants, adolescents et adultes (qui n'en excluaient pas, pour autant l'accueil de m?res et d'enfants de temps ? autre) en compagnie quotidienne d'une analyste et n?anmoins m?decin. psychose" (est-ce un groupe de travail ?) m'int?ressent donc tout ? fait.
Si vous me permettez d'en ?tre, ? ma mesure, j'en serai r?vi (comme celui de la cr?che proven?ale). Didier Potin didier-potin at wanadoo.fr ----- Original Message ----- From: suzanne caron To: lutecium-group at lutecium.org Sent: Wednesday, December 08, 2004 3:24 AM Subject: Re: lutecium-group: Clinique de la psychose
Un jour j'ai fait un stage de 6 mois dans une clinique psychanalytique
Je ne sais pas si je r?pondrai ? vos interrogations, mais l'id?e de
Bonsoir Emmanuel, pour jeunes psychotiques, schizophr?nes et autres, clinique constitu?e de psychiatres, psychanalystes et autres intervenants dont le support th?orique relevait de l'enseignement de Lacan. Cette clinique fonctionne depuis 25 ans et offre au psychotique une cure de face-?-face. D'ici quelques jours, je vais ressortir mes notes et essayer de vous faire part de quelques grandes lignes de leur exp?rience de la cure aupr?s de la personne prise dans sa structure psychotique. parler de cette clinique sp?cialis?e me pla?t : une sorte de reconnaissance exprim?e ? ce milieu qui tente depuis 25 ans de se maintenir debout parmi une psychiatrie qui ne lui laisse pas beaucoup de place.
A bient?t, de Suzanne
Emmanuel Bing wrote: Clinique de la psychose
de fa?on incidente c'est chez les dits freudiens que j'ai trouv? sens ? une clinique des n?vroses, des freudiens qui tout de m?me un peu entendaient Lacan, mais sans gu?re y croire ni s'en servir, et dans mon travail et mes lectures propres. ?tant d'un autre monde que de celui de la psychologie universitaire, institutionnelle, ou sociale, je n'avais donc abord? la psychose que de tr?s loin, comme disons un point d'interrogation ? de futures et ind?termin?es exp?riences cliniques, attendant donc d'entendre quelque chose ? la forclusion du Nom-du-P?re, non par un angle psychiatrique, ? partir d'un DSMIV par exemple.
Or vient par mon action entreprise d'entrer dans une association lacanienne, finalement, d'?tre confront? plus ou moins directement ? cette question de la clinique de la psychose, pour mieu x dire peut-?tre : des psychoses, d'avoir ? en comprendre et ? en r?pondre quelque chose, et ? me faire une id?e plus compl?te de ce qui se peut mener.
L'un des divers supports ? cette r?flexion est le livre de Maleval, La forclusion du Nom-du-P?re, qui est assez ?pais tout de m?me, et demande du temps, ? quoi s'ajoutent les s?minaires.
? partir de mon exp?rience propre et de quelques pr?sentations de cas, ou de malades (cette nomination me mettant forc?ment mal ? mon aise, mais on ne peut tout discuter si l'on veut avancer un peu), le rep?rage qu'un S1 est forclos dans la psychose, d'une part, que peut-?tre le refoulement originaire d'icelui n'a pu avoir lieu (et la forclusion indiquerait qu'il est trop tard), qu'en est-il d?s lors d'une cure possible, m?me non allong?e, et plus avant, qu'en est-il d'une "direction" possible (m?me si ce terme l? aussi me questionne diff?remment)?
M'est venue derni?rement dans une discussion ? propos d'une clinique d'enfants autistes l'id?e que le travail qui ?tait produit dans l'?tablissement, et qui me disait-on portait ses fruits sans qu'il y ait th?orisation de cette clinique, se positionnait entre l'?ducation, l'enseignement, et l'injection de signifiants.
C'est cette id?e d'injecter (dans le transfert) des signifiants qui me reste accroch?e. Est-ce que cette approche semble pertinente? Sans d?cider que la direction de la cure doive "n?vrotiser le psychotique", parce que c'est tout de m?me une action qui para?t parfois possible, simplement le fait d'injecter des signifiants pourrait-il permettre, par exemple et selon les sujets, de moindres vacillements? (?a implique qu'il y ait donc un bout de transfert...).
En ce domaine, le doute est de mise et souvent la r?ponse est un "on sait pas, ?a d?pend"... qui est sans doute honn?te, mais qui h?las barre la r?flexion.
EB
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Grain de sel ... et non de sable ... Les experiences d'Audouard (Xavier) et de sa "psychanalyse dans une maison d'enfants", celles du RI3 en Belgique, en France et en Israel, celles de Jean Oury ? la Borde, celle de la Chesnaie avec Jean Girard, celle de Guenouvry, celle de St Alban avec Tosquelles, de F. Dolto ? Avron, de Maud Mannoni ? Bonneuil, de Affelio Torrubia aux Nouvelles Forges, de F. Deligny ? Monoblet (hameau de Graniers), de Roger Gentis ? Orl?ans, etc ... m'am?nent ? confirmer qu'il y faut du "patron charismatique" et des ?quipes soud?es autour d'une d?marche psychanalytique appliqu?e ? l'institution ... pour que ?a marche. Il ne suffit pas qu'une, deux ou trois personnes soient convaincues du bien-fond? de la chose, pour en convaincre "rationnellement" les autres; ?a, ?a ne marche pas ... Il y faut des m?decins impliqu?s, des psychologues impliqu?s, des patrons impliqu?s, des aide-soignantes et des ?ducateurs impliqu?s, des enseignants impliqu?s; sinon ?a r?siste; ?a peut m?me r?sister tr?s fort et annuler, voire "foutre en l'air" les effets b?n?fiques qu'on pourrait en attendre ... m?me si, et surtout si l'on devient militant de la chose; ce genre de discours n'a rien ? voir "les techniques de la cure appliqu?es ? l'institution" ! En revanche, il y faut de la "pliure quotidienne", une conviction in?branlable, en attendant que ?a vienne ... Natalia et Suzanne parlent avec une grande perspicacit? du secret, de l'intime ? pr?server, ? partager avec une extr?me prudence, avec celles et ceux qui seraient "du s?rail" ou qui n'en seraient pas, d'"injection de signifiants" et de grande solitude de l'analyste. Dans la bo?te aux lettres aujourd'hui, Armelle Gaydon et Cathy Ravineau abordent les m?mes questions, sous des angles qui s'approchent beaucoup des questions connexes que posent la psychanalyse. En 1975, les "s?minaristes" de Lacan, qui portent tous de "grands noms" aujourd'hui, se frottaient aux m?mes questions dans d'hom?riques d?bats : "LA cure et l'institution". Jacques Alain Miller en remet une couche aujourd'hui, et Judith Miller tout autant ! Mais pourquoi donc la psychanalyse, la socio-psychanalyse, l'anthropo-psychanalyse, l'ethno-psychanalyse et la psychoth?rapie institutionnelle continuent-t-elles ? remuer tant de personnes, toutes sinc?res dans leur approche, ayant toutes go?t?es aux heurs et malheurs du divan, et portant une aussi lancinante plainte quant aux al?as du signifiant et au maniement du transfert-qui-ne-se-d?cr?te-pas, ? Peut-?tre devrions nous re-commencer ? serier les questions ? Elles sont, je crois, les m?mes que celles d'autrefois. Elles reviennent de loin, comme un rappel aux sources. Elles ont ? voir avec ce que nous re-d?couvrons avec le m?me enthousiasme, voire la m?me foi. Bien ? vous Didier Potin
participants (2)
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