[Lutecium-group] Divan magyar
Bonjour Pour d?buter cette ann?e 2007, je voudrais vous signaler un auteur hongrois Dezs? Kosztolanyi dont l'?pouse relate qu'un dimanche, alors que leur bonne ?tait de sortie, c'est ? elle que son ?poux demanda de lui apporter ? le petit caf? fonc? ? qu'il buvait jusqu'? dix fois par jour. Elle imagina alors une bonne qui, m?me le dimanche, n'aurait pas le droit de sortir et servirait ses ma?tres avec une perfection m?canique ; elle se demanda alors ce qui se passerait si cet automate se r?voltait un jour et assassinait ceux-ci. Elle proposa l'id?e ? son mari qui se pr?cipita sur le sujet pour en faire un livre ? Anna Edes ? (traduit en fran?ais par Anna la Douce) Anna la Douce sera publi? dans un premier temps sous forme de feuilleton en . juillet 1926. On sait que Kosztolanyi ?tait l'ami de Sandor Ferenczi, son roman d?crit un meurtre fictif commis en 1920 et l? o? on a souvent tendance ? dire que la litt?rature imite la vie, on peut dire ici que c'est l'inverse. Dans ce roman, une bonne ? tout faire du nom de Edes Anna, assassine sauvagement, apr?s neuf mois de service, sa ma?tresse et l'?poux de celle-ci ! En 1933, un assassinat, (dont on a aucune raison de supposer qu'il soit en rapport quelconque avec le roman de Kosztolanyi) bien r?el cette fois devait se d?rouler dans une petite ville de France. Deux sours, qui ?taient les domestiques d' ? honorables bourgeois ? assassinaient sauvagement leur ma?tresse et sa fille. Il s'agissait des sours Papin. J?r?me et Jean Tharaud, c?l?bres journalistes de l'?poque diront que les jur?s, par leur manque d'intelligence, on prouv? ? qu'ils n'avaient rien compris ? ce t?n?breux drame o? ils n'ont vu que sang et horreur, l? o? il y avait quelque chose, je ne sais quoi, cet affreux myst?re qui peut tomber brutalement sur la t?te de qui que ce soit et qui plus tragique que le sang ?. Pour en savoir plus, je vous invite ? participer ce mercredi 10 janvier ? 21h 15 ? l'U.r.i.o.p.s.s., 34 rue Patou ? Lille, dans le cadre du 2e carrefour pr?paratoire ? notre 8e colloque, Sylvie Boudailliez ?voquera avec le texte de J. Lacan, le ? Crime des sours Papin ?. Le r?el horrible ainsi interrog? par la litt?rature et la psychanalyse sera-t-il ? m?me de r?pondre au sentiment du juge du roman de Kosztolanyi ? ? sentiment obscure qu'il devait y avoir quelque chose, un grand myst?re que personne ne connaissait, pas m?me peut-?tre l'accus?e . Mais il savait ?galement qu'on ne pouvait expliquer un acte ni avec une seule cause ni avec plusieurs, parce que derri?re chaque acte se trouve une vie toute enti?re, la totalit? d'une vie que la justice ne pourra jamais ?lucider ? Cordial Jean-Paul Kornobis
merci Jean-Paul, j'attendrais les ?chos qui puissent traverser l'Atlantique... en lisant ton message j'ai imm?diatement pens? ? Blade Runner, o? il ?tait question d'automates (lit?ralement) r?volt?s contre leur ma?tre du fait d'?tre mortels... puis ensuite j'ai pens? au cas des soeurs Pappin... c'est la premi?re intervention du moins qui nous reste de Lacan en faveur de la psychanalyse en tant que m?thode d'analyse du "r?el"? ----- Original Message ----- From: "Jean-Paul Kornobis" <jpkornobis at nordnet.fr> To: <lutecium-group at lutecium.org>; <alef1 at yahoogroupes.fr> Sent: Sunday, January 07, 2007 3:42 PM Subject: [Lutecium-group] Divan magyar lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- Bonjour Pour d?buter cette ann?e 2007, je voudrais vous signaler un auteur hongrois Dezs? Kosztolanyi dont l'?pouse relate qu'un dimanche, alors que leur bonne ?tait de sortie, c'est ? elle que son ?poux demanda de lui apporter ? le petit caf? fonc? ? qu'il buvait jusqu'? dix fois par jour. Elle imagina alors une bonne qui, m?me le dimanche, n'aurait pas le droit de sortir et servirait ses ma?tres avec une perfection m?canique ; elle se demanda alors ce qui se passerait si cet automate se r?voltait un jour et assassinait ceux-ci. Elle proposa l'id?e ? son mari qui se pr?cipita sur le sujet pour en faire un livre ? Anna Edes ? (traduit en fran?ais par Anna la Douce) Anna la Douce sera publi? dans un premier temps sous forme de feuilleton en . juillet 1926. On sait que Kosztolanyi ?tait l'ami de Sandor Ferenczi, son roman d?crit un meurtre fictif commis en 1920 et l? o? on a souvent tendance ? dire que la litt?rature imite la vie, on peut dire ici que c'est l'inverse. Dans ce roman, une bonne ? tout faire du nom de Edes Anna, assassine sauvagement, apr?s neuf mois de service, sa ma?tresse et l'?poux de celle-ci ! En 1933, un assassinat, (dont on a aucune raison de supposer qu'il soit en rapport quelconque avec le roman de Kosztolanyi) bien r?el cette fois devait se d?rouler dans une petite ville de France. Deux sours, qui ?taient les domestiques d' ? honorables bourgeois ? assassinaient sauvagement leur ma?tresse et sa fille. Il s'agissait des sours Papin. J?r?me et Jean Tharaud, c?l?bres journalistes de l'?poque diront que les jur?s, par leur manque d'intelligence, on prouv? ? qu'ils n'avaient rien compris ? ce t?n?breux drame o? ils n'ont vu que sang et horreur, l? o? il y avait quelque chose, je ne sais quoi, cet affreux myst?re qui peut tomber brutalement sur la t?te de qui que ce soit et qui plus tragique que le sang ?. Pour en savoir plus, je vous invite ? participer ce mercredi 10 janvier ? 21h 15 ? l'U.r.i.o.p.s.s., 34 rue Patou ? Lille, dans le cadre du 2e carrefour pr?paratoire ? notre 8e colloque, Sylvie Boudailliez ?voquera avec le texte de J. Lacan, le ? Crime des sours Papin ?. Le r?el horrible ainsi interrog? par la litt?rature et la psychanalyse sera-t-il ? m?me de r?pondre au sentiment du juge du roman de Kosztolanyi ? ? sentiment obscure qu'il devait y avoir quelque chose, un grand myst?re que personne ne connaissait, pas m?me peut-?tre l'accus?e . Mais il savait ?galement qu'on ne pouvait expliquer un acte ni avec une seule cause ni avec plusieurs, parce que derri?re chaque acte se trouve une vie toute enti?re, la totalit? d'une vie que la justice ne pourra jamais ?lucider ? Cordial Jean-Paul Kornobis _______________________________________________ A question? click Help-Me at lutecium.org Lutecium-group mailing list Lutecium-group at lutecium.org http://cerium.lutecium.org/cgi-bin/mailman/listinfo/lutecium-group
La relation avec Blade Runner est int?ressante car elle ?voque Philip Kindred Dick [http://fr.wikipedia.org/wiki/Philip_K._Dick] qui est consid?r? comme un auteur de SF "psychotique". Le crime d'Anna Edes est en lien avec celui des soeurs Papin dans la mesure o? il y a l? comme dans la psychose "forclusion du nom du p?re", c'est pour cela qu'il est "incompr?hensible". Cordial JPK ----- Original Message ----- From: "kika" <mariadsouza at terra.com.br> To: "Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne" <lutecium-group at lutecium.org> Sent: Sunday, January 07, 2007 7:02 PM Subject: Re: [Lutecium-group] Divan magyar lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- merci Jean-Paul, j'attendrais les ?chos qui puissent traverser l'Atlantique... en lisant ton message j'ai imm?diatement pens? ? Blade Runner, o? il ?tait question d'automates (lit?ralement) r?volt?s contre leur ma?tre du fait d'?tre mortels... puis ensuite j'ai pens? au cas des soeurs Pappin... c'est la premi?re intervention du moins qui nous reste de Lacan en faveur de la psychanalyse en tant que m?thode d'analyse du "r?el"? ----- Original Message ----- From: "Jean-Paul Kornobis" <jpkornobis at nordnet.fr> To: <lutecium-group at lutecium.org>; <alef1 at yahoogroupes.fr> Sent: Sunday, January 07, 2007 3:42 PM Subject: [Lutecium-group] Divan magyar lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- Bonjour Pour d?buter cette ann?e 2007, je voudrais vous signaler un auteur hongrois Dezs? Kosztolanyi dont l'?pouse relate qu'un dimanche, alors que leur bonne ?tait de sortie, c'est ? elle que son ?poux demanda de lui apporter ? le petit caf? fonc? ? qu'il buvait jusqu'? dix fois par jour. Elle imagina alors une bonne qui, m?me le dimanche, n'aurait pas le droit de sortir et servirait ses ma?tres avec une perfection m?canique ; elle se demanda alors ce qui se passerait si cet automate se r?voltait un jour et assassinait ceux-ci. Elle proposa l'id?e ? son mari qui se pr?cipita sur le sujet pour en faire un livre ? Anna Edes ? (traduit en fran?ais par Anna la Douce) Anna la Douce sera publi? dans un premier temps sous forme de feuilleton en . juillet 1926. On sait que Kosztolanyi ?tait l'ami de Sandor Ferenczi, son roman d?crit un meurtre fictif commis en 1920 et l? o? on a souvent tendance ? dire que la litt?rature imite la vie, on peut dire ici que c'est l'inverse. Dans ce roman, une bonne ? tout faire du nom de Edes Anna, assassine sauvagement, apr?s neuf mois de service, sa ma?tresse et l'?poux de celle-ci ! En 1933, un assassinat, (dont on a aucune raison de supposer qu'il soit en rapport quelconque avec le roman de Kosztolanyi) bien r?el cette fois devait se d?rouler dans une petite ville de France. Deux sours, qui ?taient les domestiques d' ? honorables bourgeois ? assassinaient sauvagement leur ma?tresse et sa fille. Il s'agissait des sours Papin. J?r?me et Jean Tharaud, c?l?bres journalistes de l'?poque diront que les jur?s, par leur manque d'intelligence, on prouv? ? qu'ils n'avaient rien compris ? ce t?n?breux drame o? ils n'ont vu que sang et horreur, l? o? il y avait quelque chose, je ne sais quoi, cet affreux myst?re qui peut tomber brutalement sur la t?te de qui que ce soit et qui plus tragique que le sang ?. Pour en savoir plus, je vous invite ? participer ce mercredi 10 janvier ? 21h 15 ? l'U.r.i.o.p.s.s., 34 rue Patou ? Lille, dans le cadre du 2e carrefour pr?paratoire ? notre 8e colloque, Sylvie Boudailliez ?voquera avec le texte de J. Lacan, le ? Crime des sours Papin ?. Le r?el horrible ainsi interrog? par la litt?rature et la psychanalyse sera-t-il ? m?me de r?pondre au sentiment du juge du roman de Kosztolanyi ? ? sentiment obscure qu'il devait y avoir quelque chose, un grand myst?re que personne ne connaissait, pas m?me peut-?tre l'accus?e . Mais il savait ?galement qu'on ne pouvait expliquer un acte ni avec une seule cause ni avec plusieurs, parce que derri?re chaque acte se trouve une vie toute enti?re, la totalit? d'une vie que la justice ne pourra jamais ?lucider ? Cordial Jean-Paul Kornobis _______________________________________________ A question? click Help-Me at lutecium.org Lutecium-group mailing list Lutecium-group at lutecium.org http://cerium.lutecium.org/cgi-bin/mailman/listinfo/lutecium-group _______________________________________________ A question? click Help-Me at lutecium.org Lutecium-group mailing list Lutecium-group at lutecium.org http://cerium.lutecium.org/cgi-bin/mailman/listinfo/lutecium-group
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