[Lutecium-group] L'argent et la psychanalyse.
Eh oui, une th?rapie psychanalytique est aussi un flux de paroles contre un flux d'argent, ne l'aviez-vous pas remarqu?? S'en ?tonner prouve qu'il doit exister une attitude schizophr?nique dans notre relation ? la psychanalyse. Bien s?r, le mode ?conomique capitaliste est lui m?me schizophr?niforme. Pas besoin de donner des exemples. Et il faut remarquer que la psychanalyse s'y est tr?s bien adapt?e. Si ce flux existe, il doit bien intervenir (tout comme l'inconscient) quelque part dans la production des effets de chaque analyse. Qu'une analyse rapporte de l'argent est un facteur qui influence la fin d'une analyse par exemple. C'est sans doute une des raisons qui la rend interminable. Cette r?flexion pourrait bien s?r s'?tendre ? d'autres th?rapies. Ce qui me pousse ? ?crire est une chose plus curieuse. Ce qui me semble plus curieux, c'est le proc?d? par lequel on r?clame cette cotisation. A lui seul, il pourrait ?tre une caricature de la psychanalyse elle-m?me. D'une part, on a l'impression que cet R2D2, ce programme, fait parti d'un tiers exclu dont on est pas vraiment responsable. Et d'autre part, il induit une certaine culpabilit? ?vidente. Il nous semble que cette culpabilit? est un moteur de beaucoup d'analyses. Certains philosophes ont bien montr? ? quel point la culpabilit? fait parti d'un mode dit du 'pr?tre' pour asseoir un pouvoir sur d'autres. La culpabilit? est un affect triste qui diminue la puissance d'agir des gens et donc induit un certain pouvoir sur eux. La culpabilit? n'est possible qu'en regard de lois morales qui induisent le bien et le mal. Toute morale est un syst?me du jugement qui se d?finit par ce tiers exclu (transcendant) qu'est la Loi. Or, dans la psychanalyse, les lois, qu'elles soient oedipiennnes, du nom-du-p?re, de la castration, du grand phallus, ou autres se constituent dans leur essence comme des tiers exclus qu'il s'agirait de faire passer du dehors en dedans. Nous pensons donc que la psychanalyse se situe plus dans un syst?me moral que dans un syst?me ?thique qui lui, est tout diff?rent. Ce qui ne veut pas dire bien s?r que la psychanalyse n'ai pas ?thique. En vous remerciant pour la gratuit? de la cotisation. _____________________________________________________________________________ Ne gardez plus qu'une seule adresse mail ! Copiez vos mails vers Yahoo! Mail http://mail.yahoo.fr
Pour ceux qui n'auraient pas lu / pas vu cette interview Jacques-Alain Miller ?Se replier serait mortel pour la psychanalyse? Recueilli par ?RIC FAVEREAU QUOTIDIEN : samedi 19 janvier 2008 Jacques-Alain Miller Gendre de Jacques Lacan. Personnalit? tr?s controvers?e, directeur du d?partement de psychanalyse de l?universit? Paris-VIII, Jacques-Alain Miller, 63 ans, a cr?? en 1981 l?Ecole de la cause freudienne. En 1992, il a fond? l?Association mondiale de psychanalyse. C?est sous son autorit? que les textes des s?minaires de Jacques Lacan sont publi?s, au compte- gouttes, regrettent certains. C?est aussi un pol?miste. En pointe dans la lutte contre l?amendement Accoyer, qui entendait l?gif?rer sur la psychoth?rapie, il repart au combat contre les cognitivistes, obs?d?s de l??valuation. Il organise ? la Mutualit?, les 9 et 10 f?vrier, un ?grand meeting pour que vive la psychanalyse?, sur le th?me : quelle politique de civilisation ? On reparle de l?amendement Accoyer, qui cherche ? encadrer l?usage du titre de psychoth?rapeute. Il avait provoqu? la col?re de tout le milieu analytique. Il revient, mais sous une forme att?nu?e. Et vous, vous repartez en guerre L?affaire de l?amendement est close. Il n?y a plus aucun contentieux depuis que Bernard Accoyer a renonc? ? son premier texte, qui se risquait ? d?finir les diverses psychoth?rapies. Son souci de r?guler l?usage du titre de psychoth?rapeute a ?t? entendu par le milieu psy, qui, depuis bient?t trois ans, est partie prenante de la concertation sur le d?cret d?application. En revanche, oui, pour moi le combat est devenu permanent. Mais quel combat ? Freud avait diagnostiqu? jadis un ?malaise dans la civilisation?. Nous sommes bien au-del? : tout le monde ressent que la civilisation occidentale tend ? devenir franchement invivable. ?a suscite des r?voltes, une guerre civile, mais qui respecte les formes du d?bat d?mocratique. Certes, mais quelle guerre ? Il y a une guerre id?ologique qui oppose, d?une part, les quantificateurs, les cognitivistes (1), avec leur pr?tention croissante ? r?genter l?existence humaine dans tous ses aspects et, d?autre part, tous ceux qui ne plient pas devant la quantification partout. Le fanatisme du chiffre, ce n?est pas la science, c?en est la grimace. Il n?y a pas si longtemps, l?administration, c??tait encore des gratte-papier ? la Courteline. D?sormais, l??lectronique met entre les mains des bureaucraties occidentales une puissance immense de stockage et de traitement de l?information. Elles en sont enivr?es, elles en ont perdu le sens commun. Les plus atteintes sont celles de l?Union europ?enne, h?riti?res des monarchies. Elles vont vers la surveillance g?n?ralis?e, du berceau au tombeau. Elles aspirent au contr?le social total. Elles se promettent de remanier l?homme dans ce qu?il a de plus profond. Il ne s?agit plus seulement de ?gouverner les esprits?, comme le voulait Guizot, ni m?me de les suggestionner par des vagues de propagande massive. Nos ma?tres sont tellement tourneboul?s par le progr?s inou? des bio et nanotechnologies qu?ils r?vent de manipuler en direct le cerveau par implants et ?lectrodes. Tant qu?? faire, pourquoi ne pas mettre au point une humanit? hygi?nique, d?barrass?e une bonne fois de ce que Freud appelait la pulsion de mort, une esp?ce humaine am?lior?e, transhumaine ? On en est r?duit ? se dire : heureusement, il y a le pape ! Car chez des d?biles mentaux, quand ils ont le pouvoir, le progr?s scientifique engendre des utopies autoritaires qui sont de vrais d?lires m?galomaniaques. ?a ?chouera immanquablement, mais en attendant ?a fait des ravages. Il ne faut pas laisser faire, m?me si les clivages nouveaux que suscite cette d?mesure n?ob?issent plus ? la logique gauche droite. Mais en quoi ces clivages concernent-ils la psychanalyse, qui est de l?ordre du domaine priv? ? Depuis le d?but du XXIe si?cle, la bureaucratie a d?cid? que la sant? mentale des populations relevait de ses attributions. Elle a envahi le domaine de l??coute, des th?rapies par la parole, elle s?emploie ? le remanier de fond en comble. Dans la pratique, cela veut dire : s?attaquer ? la psychanalyse. Chercher ? l??liminer au profit des techniques de persuasion, les th?rapies cognitivo-comportementales, qui pr?tendent que leurs effets sont chiffrables, donc scientifiques. C?est l?imposture du cognitivisme. Le cognitivisme, c?est-?-dire la croyance que l?homme est analogue ? une machine qui traite de l?information. Dans cette optique, il s?agit de faire cracher du chiffre ? l??me. On mesure ? qui mieux mieux, on compte tout et n?importe quoi : les comportements, les cases coch?es des questionnaires, les mouvements du corps, les s?cr?tions, les neurones, leurs couleurs ? la r?sonance magn?tique, etc. Sur les donn?es ainsi recueillies, on ?lucubre, on les homologue ? des soi-disant processus mentaux qui sont parfaitement fantomatiques, on s?imagine avoir mis la main sur la pens?e. Bref, on divague, mais comme c?est chiffr?, ?a a l?air scientifique. Tout un fatras de m?taphores a ainsi infiltr? le discours courant ? force de produire et de manier des machines, l?homme contemporain aime ? s?imaginer en ?tre une. Un exemple ? On vous explique qu??tre amoureux, c?est quand votre s?rotonine baisse de plus de 40 %. Cela a ?t? mesur? chez des cobayes assurant penser ? l??tre aim? au moins quatre heures par jour. L?amour fou ? ?a fait monter la dopamine. Donc, si vous avez une propension ? l?amour fou, c?est sans doute que vous avez un petit manque de ce c?t?-l?. En revanche, si vous restez avec la m?me personne, c?est en raison de votre taux d?ocytocine, dit l?hormone de l?amour Bref, on retranscrit vos ?motions en termes quantitatifs, et le tour est jou?. Ce quantitativisme ?chevel?, qui est un pur simulacre du discours scientifique, s??tend partout. ?a fait le bonheur de l?administration, ?a la justifie, ?a la nourrit, ?a l?incite ? recouvrir tous les aspects de la vie. Tout est ? jeter dans le cognitivisme ? Oh que oui ! C?est une id?ologie qui singe les sciences dures, qui les parasite, qui offre une synth?se illusoire. Mais si elle s?est r?pandue si largement, c?est qu?elle exprime quelque chose de tr?s profond, une mutation ontologique, une transformation de notre rapport ? l??tre. Aujourd?hui, on n?est s?r que quelque chose existe que si ce quelque chose est chiffrable. Le chiffre est devenu la garantie de l??tre. La psychanalyse aussi repose sur le chiffre, mais au sens de message chiffr?. Elle exploite les ambigu?t?s de la parole. A ce titre, elle est ? l?oppos? du cognitivisme, elle lui est insupportable. Vous notez ?galement que cette id?ologie du chiffre est en train de s?imposer dans l?universit? L??valuation a fait son entr?e dans l?universit? il y a vingt ans, mais il y a un saut qualitatif avec l?Agence d??valuation de la recherche et de l?enseignement sup?rieur (l?Aeres). C?est tout r?cent : elle a ?t? cr??e par la loi du 18 avril 2006 et install?e le 21 mars. Depuis 1985, les organismes charg?s de l??valuation s??taient multipli?s, mais les universitaires et chercheurs ?taient repr?sent?s dans leurs directions, et ils avaient appris ? vivre avec. C?est fini. Tout a disparu au profit d?une agence unique, ?autorit? administrative ind?pendante?, qui couvre le territoire national. Elle agit sous l?autorit? d?un conseil assez bizarre, dont le minist?re nomme les membres par d?cret. Aucun membre ?lu. De m?me, le ?d?l?gu?? national, responsable de chaque discipline, n?est nullement l??manation de la communaut? des chercheurs, il est d?sign? par le pr?sident de l?agence. Le syst?me a ?t? con?u par le Pr Jean-Marc Monteil, ?minent psychologue social cognitiviste. Il est charg? de mission au cabinet du Premier ministre, tandis que l?Agence est pr?sid?e par le Pr Jean-Fran?ois Dhainaut, sp?cialiste de biotechnologie. D?l?gu? national pour la psychologie : le Pr Michel Fayol, successeur du Pr Monteil ? l?universit? de Clermont-Ferrand, la seule de cette taille d?o? la psychologie clinique est rigoureusement bannie depuis des ann?es. Le Pr Monteil m?a expliqu? sans rire que c??tait en raison de son incomp?tence notoire en la mati?re. L?Aeres est un monstre bureaucratique hypercentralis? et particuli?rement opaque : rien ? voir avec l?Am?rique. ?a rappellerait plut?t la d?funte Union sovi?tique. Quel est le but ? Chasser la psychanalyse de l?universit? ? Le but est de rentabiliser la recherche. Le r?sultat sera tr?s diff?rent. Au nom de la planification totale et de l?objectivit? parfaite, on sadise les universitaires et les chercheurs. On r?pand les passions tristes - inqui?tude, perte de l?estime de soi, d?pression -, tout en disant d?une voix doucereuse : ?Surtout, n?ayez pas peur !? Et en m?me temps, Sarkozy promet de faire des universit?s des lieux d?effervescence intellectuelle. Cette usine ? gaz se cassera la figure, bien s?r, mais le plus t?t sera le mieux. A part ?a, ce n?est pas seulement la psychanalyse qui est insupportable aux cognitivistes, c?est la m?thode clinique, parce qu?elle vise le singulier, alors qu?eux ne jurent que par la statistique. Ils ont horreur du sujet, ils ne connaissent que ?l?homme sans qualit?s?, comme disait Musil. Mais il y a toujours eu un combat entre les cliniciens et les cognitivistes Depuis toujours, les cliniciens avaient les ?tudiants, les cognitivistes avaient les titres universitaires. Ce qui a chang?, c?est qu?aujourd?hui les cognitivistes, forts de leurs positions administratives, tentent d??radiquer leurs comp?titeurs. Et ils y arriveront, sauf si la tutelle politique reconna?t que l?unit? de la psychologie est d?sormais un mythe. Alors, on mettra d?un c?t? la psychanalyse, la psychologie clinique, et la psychopathologie. Et de l?autre, la psychologie exp?rimentale et cognitiviste. Chaque domaine avec ses comp?tences propres. Faute de quoi, la psychanalyse dispara?tra tr?s vite de l?universit?. C?est ce que j?ai expliqu? ? Val?rie P?cresse ? son invitation, et elle est assez intelligente pour ne pas vouloir rester dans les m?moires comme l?Attila de la psychanalyse. La psychanalyse est-elle en ?tat de se d?fendre ? ?Vivons heureux, vivons cach?s?, c??tait la devise des psychanalystes. Ce n?est plus tenable. Se replier sur son pr? carr? serait en effet mortel pour la psychanalyse, car il n?y a plus de pr? carr?, tout simplement. Bref, les psychanalystes ne sauraient se dispenser de prendre part au d?bat public. Il y a, de plus, les pratiques. Il faut innover. D?j?, de plus en plus de praticiens analys?s re?oivent leurs patients dans des institutions. Le psychanalyste est en train de se r?inventer. On constate que des effets analytiques peuvent se produire ailleurs que dans un cabinet priv?. Voici quatre ans, l?Ecole de la cause freudienne a ouvert un centre psychanalytique de consultation et de traitements, dans le Xe arrondissement de Paris, qui accueille gratuitement le tout-venant. Cela s?est r?pandu comme une tra?n?e de poudre : sur des initiatives locales, dix autres centres se sont ouverts en France. Quatre en Espagne, et aussi en Italie. Au vu des r?sultats, les pouvoirs publics soutiennent de plus en plus. Cela t?moigne d?une ?tonnante ?volution des mentalit?s. ?a rejoint ce que Freud avait voulu faire, des dispensaires gratuits. Vous ne parlez pas de la menace de la psychiatrie biologique et du poids pr?pond?rant des m?dicaments La psychanalyse, ce n?est pas la scientologie. Le recours aux psychotropes n?est pas proscrit par principe. Qu?avez-vous pens? de la campagne nationale sur la d?pression ? C?est du Knock ? la puissance mille. Un discours massifiant qui cherche ? p?n?trer au plus profond de chacun, pour remodeler le sens de vos ?motions les plus intimes. La ministre de la Sant? a d? s?apercevoir que quelque chose ne tournait pas rond puisqu?elle a donn? son patronage ? un colloque que j?organise sur le sujet. Laissons les cognitivistes. Peut-il y avoir des regards d??valuation sur les pratiques analytiques ? La culture de l??valuation est un leurre. On fait appel ? elle pour accomplir ses basses besognes sous le couvert de l?objectivit?. On fait comme si le savoir absolu posait son doigt sur vous et vous indiquait ce que vous valez : vous n?avez plus qu?? dire amen. Dans la pratique, l??valuation est toujours aux mains d?une clique r?glant ses comptes. C?est un proc?d? de type sovi?tique. C?est la derni?re r?sistance ? la loi du march?. Vous pr?f?rez les r?gles du march? ? S?il fallait choisir entre l??valuation et le march?, je pr?f?rerais encore le march?. Pour ?valuer le d?partement de psychanalyse de Paris-VIII, qui est leader mondial pour la psychanalyse d?orientation lacanienne, on nous envoie quelques malheureux cognitivistes qui, eux, sont ? la remorque de la psychologie am?ricaine : ils nous tiennent pour des foldingues. Nous les tenons pour des nuls. Le contr?le ou la passe, n?est-ce pas pourtant une forme d??valuation ? Une ?lucidation, ce n?est pas une ?valuation. Il ne s?agit pas d??talonner des valeurs sur une ?chelle pr??tablie, mais de se rendre disponible ? la surprise de l??v?nement singulier. La psychanalyse, c?est du sur-mesure, pas de la confection de masse. Cela dit, en psychanalyse, on est jug? tous les jours sur ses r?sultats, mais pas par des experts : par les utilisateurs, par le consommateur. Comment avez-vous r?agi ? la grille d??valuation des ministres, sugg?r?e par le pr?sident de la R?publique ? Folklorique. Personne ne prend ?a au s?rieux. C?est pour se d?barrasser des ministres cossards, ou qui ont cess? de plaire. Cela ?tant, le sarkozysme est un bien curieux volontarisme, qui oscille entre ?tatisme et lib?ralisme. Napol?on ou Raymond Aron, Sarkozy n?a pas choisi, et ?a vire ? la confusion. Les socialistes, eux, ont choisi. Le PS a beau ?tre morcel? en coteries, tous ses experts sont hyper-?valuationnistes. Il est devenu le parti de ?l?homme sans qualit?s?, le porte-parole des hauts fonctionnaires : ?L?int?r?t g?n?ral ? ?a nous conna?t, on va vous calculer ?a.? Il n?est pas s?r que la gauche puisse faire l??conomie de sa dissolution si elle veut rena?tre un jour. (1) Le cognitivisme d?signe un courant de recherche scientifique endossant l?hypoth?se que la pens?e est un processus de traitement de l?information Xavier Bufkens <x.bufkens at yahoo.fr> a ?crit : lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- Eh oui, une th?rapie psychanalytique est aussi un flux de paroles contre un flux d'argent, ne l'aviez-vous pas remarqu?? S'en ?tonner prouve qu'il doit exister une attitude schizophr?nique dans notre relation ? la psychanalyse. Bien s?r, le mode ?conomique capitaliste est lui m?me schizophr?niforme. Pas besoin de donner des exemples. Et il faut remarquer que la psychanalyse s'y est tr?s bien adapt?e. Si ce flux existe, il doit bien intervenir (tout comme l'inconscient) quelque part dans la production des effets de chaque analyse. Qu'une analyse rapporte de l'argent est un facteur qui influence la fin d'une analyse par exemple. C'est sans doute une des raisons qui la rend interminable. Cette r?flexion pourrait bien s?r s'?tendre ? d'autres th?rapies. Ce qui me pousse ? ?crire est une chose plus curieuse. Ce qui me semble plus curieux, c'est le proc?d? par lequel on r?clame cette cotisation. A lui seul, il pourrait ?tre une caricature de la psychanalyse elle-m?me. D'une part, on a l'impression que cet R2D2, ce programme, fait parti d'un tiers exclu dont on est pas vraiment responsable. Et d'autre part, il induit une certaine culpabilit? ?vidente. Il nous semble que cette culpabilit? est un moteur de beaucoup d'analyses. Certains philosophes ont bien montr? ? quel point la culpabilit? fait parti d'un mode dit du 'pr?tre' pour asseoir un pouvoir sur d'autres. La culpabilit? est un affect triste qui diminue la puissance d'agir des gens et donc induit un certain pouvoir sur eux. La culpabilit? n'est possible qu'en regard de lois morales qui induisent le bien et le mal. Toute morale est un syst?me du jugement qui se d?finit par ce tiers exclu (transcendant) qu'est la Loi. Or, dans la psychanalyse, les lois, qu'elles soient oedipiennnes, du nom-du-p?re, de la castration, du grand phallus, ou autres se constituent dans leur essence comme des tiers exclus qu'il s'agirait de faire passer du dehors en dedans. Nous pensons donc que la psychanalyse se situe plus dans un syst?me moral que dans un syst?me ?thique qui lui, est tout diff?rent. Ce qui ne veut pas dire bien s?r que la psychanalyse n'ai pas ?thique. En vous remerciant pour la gratuit? de la cotisation. _____________________________________________________________________________ Ne gardez plus qu'une seule adresse mail ! Copiez vos mails vers Yahoo! 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