[Lutecium-group] psychanalyse métier impossible?
Bonjour ? tous, Ce qui me semble essentiel dans l'ouvrage d'Aichhorn "Verwahrloste jugend"1925 ,traduit par "Jeunesse ? l'abandon" et plus pr?cis?ment dans la pr?face:c'est l'id?e avanc?e par Freud des 3 m?tiers impossibles:?duquer ,gouverner ,soigner et dans son prolongement "psychanalyser": je cite de m?moire l'ordre n'y est sans doute pas ...L'appliquer ? l'institution ne rel?ve-t-il pas ou bien de la gageure du "croyant"ou justement de ce qui vient faire d?sordre dans son ordonnancement ? Le danger me semble t il est le renforcement du discours de ma?trise ? fortiori quand la direction et le psychanalyste se con-fondent? jean-paul
Je trouve la remarque de Montel particuli?rement pertinente lorsque je rencontre beaucoup de psy (m?decins-chefs, psychologues-chefs - g?n?ralement ceux qui ont plut?t fait psycho-socio, psycho-experimo, psycho-patho, psyho-m?tro, psycho-p?dago; beaucoup moins chez les dess de psycho clinique...) Il y a une mani?re de s'?riger ou d'?tre ?rig? (j'emploie intentionnellement le mot d'?riger qui renvoie ? ?rection voire ? "la statue du commandeur", avec le consentement, ?clair? ou non, de la personne, ?videmment, ? des postes de "responsabilit?", d'o? la-m?galo-du-pouvoir n'est jamais absente (cf. "si je deviens chef, je ferai valoir les id?es, et je les mettrai en place" - en place de quoi ?). Je reviens ? la pr?face de ""Jeunesse ? l'abandon", repris sous "Jeunesse en souffrance", d'August Aichhorn, pr?fac? par Freud en 1925; il y ?crit : "... Personnellement, je n'ai pris qu'une part bien modeste ? cette application de la psychanalyse. J'avais fait mien tr?s t?t le bon mot qui veut qu'il y ait trois m?tiers impossibles - ?duquer, soigner, gouverner -, et j'?tais suffisamment sollicit? par la deuxi?me de ces t?ches. Ce n'est pas pour autant que je m?connais la valeur sociale ?lev?e que le travail de mes amis ?ducateurs est en droit de revendiquer. Le pr?sent livre du Pr?sident A. Aichhorn se penche sur un fragment du grand probl?me, sur l'influence de l'?ducation (sp?cialis?e) sur les jeunes carenc?s. L'auteur a oeuvr? pendant de longues ann?es ? son poste de directeur des ?tablissements municipaux d'?ducation prot?g?e avant de faire la connaissance de la psychanalyse." Il y a n?cessit? de lire, et la suite, et le bouquin d'Aichhorn lui-m?me, comme il y a n?cessit? de lire Makarenko dans le texte, ou Jean Girard ou Jean Oury ou Maud Mannoni, ou Fran?oise Dolto, ou Fran?ois Tosquelles ... ?a compl?te, ?a ?claire, cliniquement parlant, fort bien, les ?crits de nos "p?res fondateurs"; ce ne sont pas des "sous-produits de psychanalystes", des "analystes au rabais". Liliane Fainsilber, Violaine Cl?ment (que je d?couvre ?tre "assistante de direction", tout comme moi je suis "directeur-adjoint"), Elsa Ebenstein, Armelle Gaydon, et quelques autres qui fr?quentent r?guli?rement notre "Lutecium-groupe" ne me contrediront pas, je pense. Pour revenir ? nos moutons - pardon, ? "nos" patients - tout ?a retentit ?minemment, ? l'heure pr?sente, sur les "la?cs" ou les "profanes", qui, partis de "l'exp?rience" du divan, et se trouvant exercer les nobles m?tiers d'?ducateurs, ?crivains, proth?sistes, esth?ticiens, chimistes ou artistes, "s'autorisent" un jour d'eux m?mes ... Peut-?tre, pour reprendre les propos de Montel, y-a-t-il lieu de savoir ou d'apprendre, que lorsque l'on exerce dans le cadre d'une institution qui se pr?tend soignante, il devient tr?s important de diff?rencier le discours du ma?tre et celui de l'analyste (cf. les "quatre discours"), notamment, mais pas seulement : ceux de l'hyst?rique et de l'universitaire ont, aussi, leur poids ... Didier Potin
Peut-?tre que dans une institution publique en France (pour peu de temps encore, peut-?tre...vaguement...)le premier principe hyppocratique pouvait guider:"primum non nocere"en tant que "principe". Les consid?rations de "productivisme" et de "rentabilit?" y ?taient relativement marginales. Il y avait l? peut-?tre une caract?ristique bien sp?cifique. Mais cette diff?rence a disparu... Le samedi, 22 jan 2005, ? 12:18 Europe/Paris, DIDIER POTIN a ?crit :
lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- Je trouve la remarque de Montel particuli?rement pertinente lorsque je rencontre beaucoup de psy (m?decins-chefs, psychologues-chefs - g?n?ralement ceux qui ont plut?t fait psycho-socio, psycho-experimo, psycho-patho, psyho-m?tro, psycho-p?dago; beaucoup moins chez les dess de psycho clinique...)
Il y a une mani?re de s'?riger ou d'?tre ?rig? (j'emploie intentionnellement le mot d'?riger qui renvoie ? ?rection voire ? "la statue du commandeur", avec le consentement, ?clair? ou non, de la personne, ?videmment, ? des postes de "responsabilit?", d'o? la-m?galo-du-pouvoir n'est jamais absente (cf. "si je deviens chef, je ferai valoir les id?es, et je les mettrai en place" - en place de quoi ?).
Je reviens ? la pr?face de ""Jeunesse ? l'abandon", repris sous "Jeunesse en souffrance", d'August Aichhorn, pr?fac? par Freud en 1925; il y ?crit :
"... Personnellement, je n'ai pris qu'une part bien modeste ? cette application de la psychanalyse. J'avais fait mien tr?s t?t le bon mot qui veut qu'il y ait trois m?tiers impossibles - ?duquer, soigner, gouverner -, et j'?tais suffisamment sollicit? par la deuxi?me de ces t?ches. Ce n'est pas pour autant que je m?connais la valeur sociale ?lev?e que le travail de mes amis ?ducateurs est en droit de revendiquer.
Le pr?sent livre du Pr?sident A. Aichhorn se penche sur un fragment du grand probl?me, sur l'influence de l'?ducation (sp?cialis?e) sur les jeunes carenc?s. L'auteur a oeuvr? pendant de longues ann?es ? son poste de directeur des ?tablissements municipaux d'?ducation prot?g?e avant de faire la connaissance de la psychanalyse."
Il y a n?cessit? de lire, et la suite, et le bouquin d'Aichhorn lui-m?me, comme il y a n?cessit? de lire Makarenko dans le texte, ou Jean Girard ou Jean Oury ou Maud Mannoni, ou Fran?oise Dolto, ou Fran?ois Tosquelles ...
?a compl?te, ?a ?claire, cliniquement parlant, fort bien, les ?crits de nos "p?res fondateurs"; ce ne sont pas des "sous-produits de psychanalystes", des "analystes au rabais".
Liliane Fainsilber, Violaine Cl?ment (que je d?couvre ?tre "assistante de direction", tout comme moi je suis "directeur-adjoint"), Elsa Ebenstein, Armelle Gaydon, et quelques autres qui fr?quentent r?guli?rement notre "Lutecium-groupe" ne me contrediront pas, je > pense.
Pour revenir ? nos moutons - pardon, ? "nos" patients - tout ?a retentit ?minemment, ? l'heure pr?sente, sur les "la?cs" ou les "profanes", qui, partis de "l'exp?rience" du divan, et se trouvant exercer les nobles m?tiers d'?ducateurs, ?crivains, proth?sistes, esth?ticiens, chimistes ou artistes, "s'autorisent" un jour d'eux m?mes ...
Peut-?tre, pour reprendre les propos de Montel, y-a-t-il lieu de savoir ou d'apprendre, que lorsque l'on exerce dans le cadre d'une institution qui se pr?tend soignante, il devient tr?s important de diff?rencier le discours du ma?tre et celui de l'analyste (cf. les "quatre discours"), notamment, mais pas seulement : ceux de l'hyst?rique et de l'universitaire ont, aussi, leur poids ...
Didier Potin
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"Ne pas nuire", cher Mr Jacquis, est tout de m?me le moins qu'on puisse faire. Je crois savoir que la suite de la maxime latine que vous ?voquez dit ensuite ... Bien ? vous Didier Potin
Certes...je crois que ?a ne m'avait pas ?chapp?, mais ce pr?ambule essentiel me semble, aujourd'hui tout particuli?rement menac?, dans cette institution (l'h?pital publique) o? j'exerce, par des imp?ratifs de rentabilit?s. Or j'insiste le primum va au non nocere. Et ?a, devant la position de prestataires de service et de client?lisme qui devient envahissante jusque dans cet espace qui en ?tait plut?t pr?serv?, c'est un tr?s gros probl?me. Il y avait l? une caract?ristique... Le samedi, 22 jan 2005, ? 14:54 Europe/Paris, DIDIER POTIN a ?crit :
lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- "Ne pas nuire", cher Mr Jacquis, est tout de m?me le moins qu'on puisse faire. Je crois savoir que la suite de la maxime latine que vous ?voquez dit ensuite ...
Bien ? vous
Didier Potin _______________________________________________ Lutecium-group mailing list Lutecium-group at lutecium.org http://cerium.lutecium.org/cgi-bin/mailman/listinfo/lutecium-group
Je reviens d'un CHS du Sud de la France dans lequel je viens de faire une mission dite d'expertise. Sur ce que vous dites, il y aurait tout ? dire ou rien ? dire, y compris dans le "primum non nocere" ... Le secteur sanitaire, tous genres confondus, est dans un ?tat de grande d?solation; j'entends donc bien que la "psychanalyse, qu'elle soit pure ou appliqu?e" ne soit pas une pr?occupation majeure dans ces endroits. M?me dans les services qui en auraient le plus grand besoin : soins palliatifs, centre anti-douleurs, CHS, services de n?o-nat, de maternit?, d'urgtence, de r?a, etc ... Mais comment faire pour qu'une plainte ne demeure pas st?rile ? Didier Potin
Plainte, plaintes... non sans doute pas, constat d'une ?volution sociale. Pour le plus grand nombre d'entre nous il faut maintenant quitter l'h?pital. Ce qui est d'ailleurs ?videmment le souhait des pouvoirs publics. J'ai plus le sentiment qu'il est important de sensibiliser et d'informer la population des r?gressions engag?es. Le cas ?ch?ant de les d?noncer avec force. Le samedi, 22 jan 2005, ? 15:49 Europe/Paris, DIDIER POTIN a ?crit :
lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- Je reviens d'un CHS du Sud de la France dans lequel je viens de faire une mission dite d'expertise.
Sur ce que vous dites, il y aurait tout ? dire ou rien ? dire, y compris dans le "primum non nocere" ...
Le secteur sanitaire, tous genres confondus, est dans un ?tat de grande d?solation; j'entends donc bien que la "psychanalyse, qu'elle soit pure ou appliqu?e" ne soit pas une pr?occupation majeure dans ces endroits.
M?me dans les services qui en auraient le plus grand besoin : soins palliatifs, centre anti-douleurs, CHS, services de n?o-nat, de maternit?, d'urgtence, de r?a, etc ...
Mais comment faire pour qu'une plainte ne demeure pas st?rile ?
Didier Potin
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Didier, Je suis, comme vous, adjointe de direction, mais cela ne veut rien dire, sauf qu'il ne faudrait pas confondre avec directrice adjointe, ce qui serait un peu plus ?lev? dans une hi?rarchie de semblants. Ces billeves?es mises ? part, il m'appara?t que la direction dans laquelle la psychanalyse pourrait nous amener n'est pas celle que nos directions souhaitent, parce que pour qu'une institution fonctionne, il faut que ?a roule, et pour que ?a roule, ce serait mieux sans tous ces grains qui risquent de d?ranger l'ordre des choses... Alors comment une adjointe peut-elle aider ? ce que ?a roule, et, malgr? tout, permettre que ?a d?raille ? C'est ?a l'enjeu, et je crois que pour permettre que quelque chose s'entende ici ou l? de ce que l'on ne veut pas savoir, l'orientation lacanienne est pr?cieuse, qui permet l'insolite, la surprise, le renversement, .... Non ? Violaine
Ch?re Violaine, La question de la distinction, pas aussi subtile que ?a, entre assistante de direction et directeur-adjoint (ce que je suis dans l'IRP Institut de r??ducation psychoth?rapeutique dans lequel je travaille - sachant que par D?cret du 6 Janvier dernier, ces ?tablissements viennent de prendre la d?nomination d'ITEP -Institut psychoth?rapeutique, ?ducatif et p?dagogique -), me touche personnellement. Lorsque nous entamons un travail sur "les m?tiers impossibles" et "la/les psychanalyse(s) pure(s) et/ou appliqu?e(s)", cette place (staut, r?le et fonction) du cadre hi?rarchique et non m?dical, vaut, ? mon sens, d'?tre examin? de plus pr?s. Une institution qui permet ? un de ses cadres, de recevoir, comme vous dites le faire, un enfant en entretien d'o?, manifestement, le caract?re psychanalytique n'est pas absent, est une institution dont l'ensemble du personnel se sent impliqu?e dans une d?marche de psychoth?rapie institutionnelle, au sens noble du terme. Je suppose que le fait de recevoir cet enfant n'est pas - ne peut pas - ?tre le fait d'un acte isol?, et qu'il n'est pas question, ici, d'une confusion des r?les et des fonctions, voire des statuts. Ce n'est pas le cas de moult institutions de tous genres qui tiennent, co?te que co?te, ? une distinction tr?s nette : l'?ducateur ?duque, l'enseignant instruit, le m?decin soigne, le directeur dirige .... et que les vaches (si je puis me permettre) continuent d'?tre bien gard?es ! Ce saucissonnage continue d'?tre pr?judiciable aux sujets, soign?s et soignants dans la plus grande majorit? des ?tablissements pour enfants, adolescents et adultes en mal de vivre. Mais, si, comme vous le dites tout ? fait naturellement, l'assistante de direction que vous ?tes, re?oit, dans son bureau, un enfant qui sait qu'il a ? faire avec un lieu et une personne per?u(es) comme soignant, tout ce qui fait que c'est possible constitue les conditions m?me du soin et de la psychanalyse "appliqu?e" ? l'institution. C'est pr?cis?ment de ces pr?alables l? (ce que je nomme sans doute mal la "pliure institutionnelle" ) dont nous devons parler et ce n'est, ?videmment pas, une question toute simple ! Bien ? vous Didier Potin ----- Original Message ----- From: Violaine Clement To: Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne Sent: Sunday, January 23, 2005 10:25 PM Subject: [Lutecium-group] adjointe ou direction ? lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- Didier, Je suis, comme vous, adjointe de direction, mais cela ne veut rien dire, sauf qu'il ne faudrait pas confondre avec directrice adjointe, ce qui serait un peu plus ?lev? dans une hi?rarchie de semblants. Ces billeves?es mises ? part, il m'appara?t que la direction dans laquelle la psychanalyse pourrait nous amener n'est pas celle que nos directions souhaitent, parce que pour qu'une institution fonctionne, il faut que ?a roule, et pour que ?a roule, ce serait mieux sans tous ces grains qui risquent de d?ranger l'ordre des choses... Alors comment une adjointe peut-elle aider ? ce que ?a roule, et, malgr? tout, permettre que ?a d?raille ? C'est ?a l'enjeu, et je crois que pour permettre que quelque chose s'entende ici ou l? de ce que l'on ne veut pas savoir, l'orientation lacanienne est pr?cieuse, qui permet l'insolite, la surprise, le renversement, .... Non ? Violaine _______________________________________________ Lutecium-group mailing list Lutecium-group at lutecium.org http://cerium.lutecium.org/cgi-bin/mailman/listinfo/lutecium-group
Cher Didier, Vous avez raison, je travaille toujours ? la hache, ? l'emporte-pi?ce, ce qui finalement permet que quelque chose s'entende, par provocation du moins. Depuis 15 ans que je travaille dans cette ?cole, comme prof de lettres et comme adjointe de direction, j'ai pu y insuffler quelque chose d'un style. Au d?but, mon style a d?rang?, j'en ai subi les inconv?nients, la haine, la col?re, puis j'ai commenc? ? voir que ma jouissance y ?tait pour quelque chose, et c'est ainsi qu'aujourd'hui un CIEN existe ici, et mes coll?gues consid?rent qu'un enfant ou un coll?gue qui va mal peuvent m'?tre envoy?s ou choisir la personne chez qui ils vont. Ce qui est int?ressant chez nous, c'est que nous avons fait en sorte que chaque adulte, les secr?taires aussi, soient des ressources possibles pour des enfants. Nous avons m?me des pairs m?diateurs, c'est-?-dire des ?l?ves qui se sentent pr?ts ? recevoir les plaintes de leurs camarades, et ? les aider ? en faire qqch. Hier par exemple une jeune fille de 15 ans est venue ? la fin des cours me dire son souci pour sa m?re. en 30 secondes, elle me racontait le viol dont elle a ?t? victime samedi soir, mais elle ne sait pas quoi faire parce qu'elle a l'impression qu'elle ?tait d?j? coupable d'avoir bu un peu de la bi?re qu'on lui avait tendue, alors tout ce qui a d?coul? de cela est de sa faute.... Voil? aussi une question qui touche la psychanalyse en institution, non ? C'est mon quotidien, comme cette jeune fille qui d?sirait avoir un b?b? et dont nous avons parl? au CIEN: Je vous en propose du reste le texte que j'ai produit pour E-CIEN, puisque cela vous int?resse. La distinction dont vous parlez, celle qui devrait se faire entre ?ducateur, psychoth?rapeute... n'a rien ? voir avec celle qui est le choix d'un sujet ? parler avec celui ? qui il accorde sa distinction. Par ailleurs, j'ai ouvert une pratique analytique dans la ville, ? l'ext?rieur de l'?cole, et si une coll?gue ou un ?l?ve veut faire un travail suivi, c'est l? qu'il viendra me rencontrer. Une autre distinction qui, pour moi, devenait n?cessaire. Cordialement, Violaine Le 25 janv. 05, ? 09:07, DIDIER POTIN a ?crit :
lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- Ch?re Violaine,
La question de la distinction, pas aussi subtile que ?a, entre assistante de direction et directeur-adjoint (ce que je suis dans l'IRP Institut de r??ducation psychoth?rapeutique dans lequel je travaille - sachant que par D?cret du 6 Janvier dernier, ces ?tablissements viennent de prendre la d?nomination d'ITEP -Institut psychoth?rapeutique, ?ducatif et p?dagogique -), me touche personnellement.
Lorsque nous entamons un travail sur "les m?tiers impossibles" et "la/les psychanalyse(s) pure(s) et/ou appliqu?e(s)", cette place (staut, r?le et fonction) du cadre hi?rarchique et non m?dical, vaut, ? mon sens, d'?tre examin? de plus pr?s.
Une institution qui permet ? un de ses cadres, de recevoir, comme vous dites le faire, un enfant en entretien d'o?, manifestement, le caract?re psychanalytique n'est pas absent, est une institution dont l'ensemble du personnel se sent impliqu?e dans une d?marche de psychoth?rapie institutionnelle, au sens noble du terme.
Je suppose que le fait de recevoir cet enfant n'est pas - ne peut pas - ?tre le fait d'un acte isol?, et qu'il n'est pas question, ici, d'une confusion des r?les et des fonctions, voire des statuts.
Ce n'est pas le cas de moult institutions de tous genres qui tiennent, co?te que co?te, ? une distinction tr?s nette : l'?ducateur ?duque, l'enseignant instruit, le m?decin soigne, le directeur dirige .... et que les vaches (si je puis me permettre) continuent d'?tre bien gard?es !
Ce saucissonnage continue d'?tre pr?judiciable aux sujets, soign?s et soignants dans la plus grande majorit? des ?tablissements pour enfants, adolescents et adultes en mal de vivre.
Mais, si, comme vous le dites tout ? fait naturellement, l'assistante de direction que vous ?tes, re?oit, dans son bureau, un enfant qui sait qu'il a ? faire avec un lieu et une personne per?u(es) comme soignant, tout ce qui fait que c'est possible constitue les conditions m?me du soin et de la psychanalyse "appliqu?e" ? l'institution.
C'est pr?cis?ment de ces pr?alables l? (ce que je nomme sans doute mal la "pliure institutionnelle" ) dont nous devons parler et ce n'est, ?videmment pas, une question toute simple !
Bien ? vous
Didier Potin ----- Original Message ----- From: Violaine Clement To: Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne Sent: Sunday, January 23, 2005 10:25 PM Subject: [Lutecium-group] adjointe ou direction ?
lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- Didier,
Je suis, comme vous, adjointe de direction, mais cela ne veut rien dire, sauf qu'il ne faudrait pas confondre avec directrice adjointe, ce qui serait un peu plus ?lev? dans une hi?rarchie de semblants. Ces billeves?es mises ? part, il m'appara?t que la direction dans laquelle la psychanalyse pourrait nous amener n'est pas celle que nos directions souhaitent, parce que pour qu'une institution fonctionne, il faut que ?a roule, et pour que ?a roule, ce serait mieux sans tous ces grains qui risquent de d?ranger l'ordre des choses... Alors comment une adjointe peut-elle aider ? ce que ?a roule, et, malgr? tout, permettre que ?a d?raille ? C'est ?a l'enjeu, et je crois que pour permettre que quelque chose s'entende ici ou l? de ce que l'on ne veut pas savoir, l'orientation lacanienne est pr?cieuse, qui permet l'insolite, la surprise, le renversement, .... Non ?
Violaine
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