[Lutecium-group] Colloque Freud et l'image -3, 4 ET 5 AVRIL 2009- ENS-Paris- 4ème Colloque du CRIMIC et de « Savoirs et clinique » -
Freud et l?image 4?me Colloque du CRIMIC et de ? Savoirs et clinique ? ? l?ENS, 45 rue d'Ulm, 75005, Paris 3, 4 et 5 avril 2009 (Attention, modification de dates et de lieu !) Savoirs et Clinique Association de formation permanente en clinique psychanalytique http://www.savoirs-et-clinique.eu/ CRIMIC- Paris-IV Centre de Recherches Interdisciplinaires sur les Mondes Ib?riques Contemporains http://www.crimic.paris4.sorbonne.fr/ -------------------------------------------------------------------------------- Freud et l'image Loin des poncifs moralisateurs qui d?noncent, dans notre soci?t?, un imp?rialisme de l?image au d?triment de l??crit, la psychanalyse a d?, d?s son d?part, tenir compte des effets de l?image sur les ?tres parlants. Ces effets, qui ne sont pas des moindres et ont affect? Freud lui-m?me, rel?vent souvent de l??nigme et provoquent la perplexit?. L?art s?en empare dans ses cr?ations pour atteindre le spectateur dans son intimit? ; la psychanalyse, quant ? elle, peut les ?clairer. Elle y est notamment conduite lorsqu?il appara?t que l?image est une source de souffrance. L?image du corps propre d?un sujet, par exemple, si celle-ci lui ?chappe comme dans la schizophr?nie ; l?image de l??tre perdu qui fuit avec sa libido dans la m?lancolie ; l?image qui le hante ou l?aspire dans l?hallucination ou qui l?angoisse, plus banalement, dans le cas de l?anorexie. Dans La Science des r?ves, Freud ?labore la th?orie et la clinique d?un sujet divis? : dans son sommeil, le dormeur est soumis ? une v?ritable passion des images dont son inconscient et son pr?conscient sont pourtant les machinistes. La r?daction de ce livre inaugural de Freud, v?ritable acte de naissance de la psychanalyse, n?est-elle pas contemporaine de l?invention du cin?ma par les fr?res Lumi?re ? L?interpr?tation du r?ve est cens?e remonter dans les m?andres et les rouages de sa production qui peine souvent, ? l?instar d?un travail r?el dit ? travail du r?ve ?, ? soumettre l?image ? l??criture des pens?es du r?ve, eu ? ?gard ? la repr?sentabilit? ? de ces pens?es. L?image semble ?tre ici serve du logos, esclave frapp?e d?un certain archa?sme : le r?bus du r?ve, n?est-il pas compar? par Freud aux hi?roglyphes ? C?est la pens?e et finalement le langage qui d?passent l?image et la dominent. Seul le sujet, dans sa fonci?re ? stupidit? ? dira Lacan, la regarde avec fascination, sans rien y comprendre jusqu?? ce que le sens du r?ve lui soit r?v?l?. Or, on trouve aussi chez Freud une autre attitude, un rapport tout diff?rent ? l?image, oppos? au pr?c?dent, o? le d?couvreur de l?inconscient se montre touch? par une image dont le sens se d?robe plus longtemps que celui du r?ve. Cette passion-l? commence d?j? quand Freud s?int?resse au ? souvenir-?cran ? qui r?siste un peu plus qu?un r?ve ? son d?chiffrage. Lacan caract?risera le souvenir-?cran comme un ? arr?t sur image ? cin?matographique et le mettra dans un rapport structural avec le f?tichisme. Plus inqui?tant encore, cet autoportrait de Luca Signorelli, le peintre du Jugement dernier, fresque que Freud avait visit?e dans le Duomo d?Orvieto. Son oubli du nom du peintre lors d?un voyage en Dalmatie contraste d?une fa?on ?trange avec la luminosit? d?une parcelle des fresques qui semble le narguer, comme si l?image gardait ici le dernier mot. Or plus Freud avance dans son ?uvre, plus il est attir? par des peintures ou par des sculptures qui renferment un message qui lui ?chappe. Ainsi son interpr?tation trop subjective voire symptomatique du Mo?se de Michel-Ange ne cesse d??tre r?fut?e par les historiens d?art. En avan?ant que Michel-Ange avait voulu repr?senter un Mo?se capable de ma?triser ses affects et pulsions, en qui l?esprit l?emporterait sur la mati?re, Freud anticipe sur son propre Mo?se, fondateur du monoth?isme juif et sur l?aversion des images comme la condition d?une spiritualit? exceptionnelle reconnue aux Juifs. R?ponse radicale ? la force envo?tante de l?image. Lacan a d? affronter cette puissance de l?image ? travers sa th?orie de la fixit? du fantasme. Entr? dans le discours psychanalytique par la porte de l?imaginaire, tel qu?il avait ?t? conceptualis? par Sartre et Merleau-Ponty, Lacan d?pr?cie pourtant d?abord cette dimension en faveur du symbolique et plus tard du r?el, mais sans jamais mettre en veilleuse ni sa recherche sur les pathologies de l?image du corps ni sa passion pour la peinture. Ce n?est que vers la fin de son enseignement qu?il r??value l?imaginaire comme l??quivalent des deux autres coordonn?es, le symbolique et le r?el, le traitant d?sormais comme une donn?e irr?ductible de l?exp?rience humaine, voire la matrice du sympt?me dans le cas de Joyce qu?il ?tudie toute une ann?e. Notre colloque prendra donc au s?rieux la tension qui existe, d?une part, entre l?image dont le sens se laisse d?voiler m?me s?il se soustrait d?abord au sujet comme dans le r?ve ou d?autres formations de l?inconscient et, d?autre part, l?image qui exc?de le discours, qu?elle soit porteuse des effets esth?tiques les plus divers ou productrice de sympt?mes qui vous laissent coi. Ne faudrait-il pas d?ailleurs examiner le lien entre l?image et la d?termination de son support et se pencher par exemple sur le dessin par lequel l?homme aux loups a repr?sent? les cinq loups sur un arbre qui l?avaient tant effray? lors de son premier r?ve d?angoisse ? Ou sur les girafes chiffonn?es du petit Hans ? Quel rapport y a-t-il entre ces images cliniques et d?autres ? images freudiennes ? comme l?autoportrait de Signorelli ou encore le sourire de Mona Lisa ou la sculpture de Michel-Ange, si ce n?est qu?elles ont ?t? engendr?es ? partir du d?sir de l?Autre ? Le r?ve montre, mais, plus g?n?ralement, l?image donne aussi l?injonction de voir, sans qu?il soit toujours possible de d?terminer le destinataire de cette injonction. Les recherches sur la d?votion chr?tienne devraient ? cet ?gard apporter des enseignements riches de paradoxes et de surprises. L?image se fait le vecteur de toutes sortes de volont?s religieuses ou politiques. Elle a aussi la fonction d?assouvir la pulsion, faisant partie des montages qui la supportent. Une image peut ainsi v?hiculer les imp?ratifs du surmoi ? obsc?ne et f?roce ? et contribue parfois ? cette inflation visuelle qui nous rend aveugle. Nos expos?s porteront donc d?une part sur le rapport litt?raire ou rh?torique de la lettre ? l?image dans les textes litt?raires et d?autre part sur l??tude de l?image dans la photo, le cin?ma ou la vid?o, ainsi que leur questionnement par la psychanalyse. Sans omettre l?image dans la psychanalyse, dans ses diverses acceptions, cliniques, freudiennes ou lacaniennes. -------------------------------------------------------------------------------- Vendredi 3 avril - ENS, amphi Rataud, 45 rue d'Ulm, 75005 Paris. 10h ? Accueil des participants 10h30? Ouverture : Sadi Lakhdari, professeur ? Paris 4 10h45-12h15? Pr?sidence : Diana Kamienny Esteban Radiszc, psychanalyste, MC ? l?Universit? du Chili ? Destin des images et d?r?alisation de l?objet. ? propos de la d?mat?rialisation dans l?art contemporain ? Vladimir Safatle, professeur ? l?USP, (philosophie), (Br?sil) ? Transfert d?images ? 12h15-13h00 ? Pr?sidence Mercedes Blanco Andr? Michels, psychiatre et psychanalyste (Luxembourg) ? Irrepr?sentable ou interdit de la repr?sentation? ? ?Pause de midi? 15h00-16h30 ? Pr?sidence : Genevi?ve Morel Hubert Damisch , professeur ? l?EHESS ? Le ma?tre, c'est lui ? ?Pause caf?? 16h45-18h15 ? Pr?sidence : Monique Vanneufville Franz Kaltenbeck, psychanalyste ? Paris et ? Lille ?Des images insoutenables ? Sophie Mendelsohn, psychologue clinicienne, psychanalyste, Paris ? Claude Cahun, l??crit, l?image ? -------------------------------------------------------------------------------- Samedi 4 avril - ENS, salle Dussane, 45 rue d'Ulm, 75005 Paris. 9h15-10h45 ? Pr?sidence : Brigitte Lemonnier R?gis Michel, Conservateur en chef au Mus?e du Louvre ? Dumme Dinge : Freud cin?phobe ? ? Daisuke Fukuda, CC ? l'universit? Aoyama Gakuin, (Tokyo) ? Le retour ? Freud dans le Cin?ma de Deleuze ? ?Pause caf?? 11h-12h30 ? Pr?sidence : Sadi Lakhdari Genevi?ve Morel, psychanalyste ? Paris et ? Lille ? Deuil, m?lancolie et catastrophes au cin?ma ? Nancy Berthier, professeure ? Paris-Est, (hispaniste) ? Quand Hitchcock rencontre Dali : Spellbound (La Maison du Docteur Edwards, 1945) ? ?Pause de midi? 14h45-15h00 ? Hommage ? J?r?me Cornette 15h00-16h30 ? Pr?sidence : Fr?d?ric Yvan Antonio Quinet, psychanalyste, PA ? l'UVA, (Rio de Janeiro) ? L'Inconscient structur? comme un th??tre ? Lin Chi-Ming, PA ? la NTUE (arts),Taipei, (Taiwan) ? L'?tranget? famili?re de la photographie ? 16h30-17h15 ? Pr?sidence : Franz Kaltenbeck Peter Weibel, Chairman and CEO of the ZKM, (Karlsruhe) ? Voir pour Savoir. Est-ce que c'est possible ? Et comment ? ? -------------------------------------------------------------------------------- Dimanche 5 avril - ENS, amphi Rataud, 45 rue d'Ulm, 75005 Paris. 9h45 -11h15? Pr?sidence : Sadi Lakhdari Marie-Claire Boons, psychanalyste ? Images et politique ? Mercedes Blanco, professeure ? Paris 4, (hispaniste) ?L??il de Polyph?me. G?ngora et un mythe g?n?rateur d?images? ?Pause caf?? 11h30-12h15 ? Pr?sidence : Jean-Paul Kornobis Bruno Nassim Aboudrar, professeur ? Paris 3, (arts) ?L?image voil?e? 12h 15-1300? Pr?sidence : Maria-Graciete Besse Luiz Renato Martins, professeur ? l?USP (arts ), (Br?sil) ? Regard et miroir, image et monnaie : formes visuelles du tabou dans le totem bonapartiste, par Jacques-Louis David ? ?Pause de midi? 15h00-17h ? Pr?sidence : Lucile Charliac Michel Weemans, Charg? de conf?rences ? l?EHESS, (arts) ? La Vocation de saint Pierre ? : ex?g?se visuelle et figurabilit? selon Henri Bles. ? Sadi Lakhdari, professeur ? Paris 4, (hispaniste) ?Les mots et les images chez Freud et P?rez Gald?s : le dialecte du r?ve et la cr?ation litt?raire ? ? Cl?ture ? -------------------------------------------------------------------------------- Arguments des interventions et titres des auteurs -------------------------------------------------------------------------------- ? L?image voil?e Bruno Nassim Aboudrar Une ?uvre non figurative ? un tableau abstrait, par exemple ? est-elle une image ? Rigoureusement, non. L?image a partie li?e avec sa propre ?trange facult? ? imiter ce que la th?orie de l?art a longtemps nomm? la nature, la cr?ation dans le discours religieux ? ? figurer. Et une peinture abstraite ne peut ?tre dite image que parce qu?elle est reproduite, ou parce qu?on la per?oit ? partir de notre habitude des images. Pourtant, il y a dans toute image, central et constitutif, un motif qui tend ? la limite de la figure, ainsi des toiles (nappes, linges, suaires), voiles, drap?s dont l?image, en Occident, le plus souvent se compose. Pour autant qu?on connaisse le regard de Freud, il n?aura pas ignor? cette dimension non imageante de l?image, durant ses jours pass?s ? Saint Pierre aux liens, ? suivre le flot de la barbe de Mo?se. Professeur d?esth?tique ? Th?orie de l?art ? l?Universit? de Paris 3-Sorbonne nouvelle. Auteur de Voir les fous, Paris, PUF, 1999 ; Nous n?irons plus au mus?e, Paris, Aubier, 2001. Ici-bas (roman), ? para?tre en avril 2009 chez Gallimard. -------------------------------------------------------------------------------- ? Quand Hitchcock rencontre Dali : Spellbound (La Maison du Docteur Edwards, 1945) Nancy Berthier Selon Marc Vernet, ? le grand apport de la psychanalyse a ?t? de fournir un nouvel alibi ? la structure du film narratif am?ricain. Elle justifie en effet ? la fois la d?marche du film (?nigme, r?currence, solution finale, etc.) et les actes des personnages. ? Dans le processus de ? cin?matographisation de la psychanalyse ? qui a irrigu? le cin?ma am?ricain mais aussi europ?en du 20?me si?cle, ce film de Hitchcock occupe une place ? part en raison de la rencontre qu?il suppose entre deux univers, celui du ma?tre du suspense et celui de l?artiste surr?aliste : ? J?ai voulu absolument rompre avec la tradition des r?ves de cin?ma qui sont habituellement brumeux et confus [?] j?ai demand? ? Seznick de s?assurer la collaboration de Salvador Dali ?, a pr?cis? Hitchcock. De quelle mani?re ces deux univers convergent au service d?une ? mise en image ? de la th?orie psychanalytique du r?ve ? Professeure des Universit?s (universit? Paris-Est). Agr?g?e d?espagnol, ancienne ?l?ve de l?ENS (Ulm), ancienne ?l?ve de l??cole des Hautes ?tudes Hispaniques (Casa de Vel?zquez, Madrid). Doctorat et Habilitation ? diriger des recherches soutenus ? Paris IV-Sorbonne. Auteure de Le franquisme et son image. Cin?ma et propagande, Toulouse, PUM, 1998 ; De la guerre ? l'?cran: ?Ay Carmela! de Carlos Saura, Toulouse, PUM, 1999, 2e ?dition augment?e en 2005 ; Tom?s Guti?rrez Alea et la R?volution cubaine, Paris, Cerf, 7e Art, 2005. -------------------------------------------------------------------------------- ? L??il de Polyph?me. G?ngora et un mythe g?n?rateur d?images Mercedes Blanco Les mythes grecs, dont on peut poser qu?ils sont, comme tous les mythes, d?abord des r?cits et donc des ?tres de discours, relevant avant tout du symbolique, ont depuis toujours engendr? des images, aussi nombreuses que fascinantes, au point qu?il est des mythes, comme celui des Amazones, dont les t?moignages les plus anciens et de loin les plus nombreux, se trouvent non pas dans des textes, mais dans des peintures sur des vases, le plus souvent attiques. La Renaissance et le Baroque se caract?risent par un retour du mythe grec (connu le plus souvent par des sources romaines). Or ce retour para?t rigoureusement ins?parable d?un retour de l?image, ou de l?imagerie mythologique, et il co?ncide avec un enrichissement et extension sans pr?c?dents du domaine de la peinture. Nous analyserons cette appartenance r?ciproque du mythe et de l?image fix?e et perp?tu?e comme ?uvre d?art, peinture et sculpture, ? travers l?attention particuli?re port?e ? un des grands po?mes du Baroque, la Fable de Polyph?me de G?ngora, r?cit d?un mythe o? le drame met en jeu la vision et son corr?lat la c?cit?. Ce po?me nous submerge dans un flot d?images ou d?effets d?image dont nous tenterons d??lucider les m?canismes et la vis?e. Professeure ? l'Universit? de Paris IV-Sorbonne et sp?cialiste de litt?rature espagnole (p?riode classique), ancienne ?l?ve de l?ENS, agr?g?e d'espagnol. Auteure de Les Rh?toriques de la pointe. Balthazar Graci?n et le conceptisme en Europe, Paris, Champion, 1992 et Introducci?n al comentario de la poes?a amorosa de Quevedo, Madrid, Arco Libros, 1998. -------------------------------------------------------------------------------- ? Images et politique Marie-Claire Boons ? partir du bannissement platonicien de tout recours ? l'image, on examinera, dans des situations politiques diff?rentes, des rapports singuliers ? l'image et ? son utilisation, depuis la non-pens?e jusqu?? son au-del?. Psychanalyste, membre de l'?cole de Psychanalyse Sigmund Freud. Auteure de Le Pas aveugle, Paris, Deno?l, 2008 ; elle a contribu? ? C'est terrible quand on y pense, Paris, Galil?e, 1982 ; Mulheres/Homens (Ensaios psicanaliticos sobre a Diferen?a Sexual), Rio de Janeiro, Edition Relume Dumara, 1992. -------------------------------------------------------------------------------- ? L'?tranget? famili?re de la photographie Lin Chi-Ming Lire la photographie ? la lumi?re de l?Unheimlich de Freud et lire l?Unheimlich ? la lumi?re de la photographie, tel sera le point de d?part de cette tentative. Autant que le s?me du secret cach? et de la familiarit? devenue inqui?tante, les th?mes des yeux arrach?s, du double et de la mort, du clivage et de la convergence de la m?canique et l?optique, de la r?p?tition non intentionnelle, de la signification secr?te, du symbolisme excessif, du retour du m?me, de la folie, des membres coup?s, de la l?thargie sont lisibles sous ces angles diff?rents. Cette lecture r?ciproque nous am?nera surtout ? une autre id?e de l?inconscient optique et ? une autre version de la photographie surr?aliste. La lecture se terminera sur une analyse de l??uvre de Chang Chien-Chi, le seul photographe ta?wanais devenu membre de l?agence Magnum. Professeur associ? au D?partement des Arts, National Taipei University of Education, professeur invit? ? l'Universit? Paris 7. Ses publications r?centes portent sur la photographie, l'art contemporain, l'esth?tique, le cin?ma et la pens?e contemporaine. Il a notamment publi? un livre sur la photographie r?aliste et le photo-reportage ? Taiwan (2004) et un article sur l'art contemporain et la photographie ? Taiwan dans Fronti?res de l'art, fronti?res de l'esth?tique (Paris, You-Feng, 2008). Il est ?galement le traducteur en chinois de W. Benjamin, F. Baudrillard, M. Foucault, P. Bourdieu et P. Jullien. -------------------------------------------------------------------------------- ? ? Le ma?tre, c'est lui ? Hubert Damisch Hubert Damisch a enseign? pendant trente ans ? l?EHESS. Il a notamment publi? Un souvenir d?enfance par Piero della Francesca, Paris, Seuil, 1997 ; L?origine de la perspective, Paris, Champs Flammarion, 1999 ; Le jugement de P?ris, Paris, Champs Flammarion, 1999 ; et Cin? fil, Paris, Seuil, 2008. Il pr?pare actuellement un ouvrage sur Luca Signorelli. -------------------------------------------------------------------------------- ? Le ? retour ? Freud ? dans le Cin?ma de Deleuze Daisuke Fukuda Le th?me du double est abondant dans les travaux litt?raires de Freud. Il est abord? par ses ?crivains pr?f?r?s comme Zweig, Schnitzler, Hoffmann et surtout Jensens, auteur de la Gradiva. Nous traiterons de l'analyse cin?matographique du double avec Deleuze. Dans son ouvrage consacr? au septi?me art, le philosophe est plus freudien qu'on ne l'imagine. Il l?est surtout quand il traite les films d?Antonioni. En abordant le m?me th?me gr?ce ? deux m?diums diff?rents, nous verrons la richesse de l'abord freudien de l?image. Charg? de cours ? l'universit? Aoyama Gakuin, School of Cultural Creative Studies (Tokyo). Doctorant de l?universit? Paris VIII. -------------------------------------------------------------------------------- ? Des images insoutenables Franz Kaltenbeck La fonction du r?ve de garder le sommeil et de satisfaire un v?u, qui remonte ? l?enfance, ?choue dans le r?ve d?angoisse, explique Freud ? la fin de La Sciences des r?ves. Les r?ves des n?vroses traumatiques, qui surviennent apr?s des accidents ou des actes de guerre, mentionn?s dans Au-del? du principe du plaisir, remettent toujours ? nouveau le r?veur dans la situation traumatisante, et ne remplissent pas non plus cette fonction. ? quoi servent-ils alors ? Leurs images se distinguent-elles de celles d?un r?ve classique, forment-elles encore un r?bus pour chiffrer l?inconscient? Le r?veur est-il repr?sent? par tous les personnages quand par exemple le cauchemar d?un assassin lui montre le corps de sa victime ? Afin de r?pondre ? ces questions nous interrogerons des psychanalystes apr?s Freud, avant tout Lacan, qui a tenu Finnegans Wake, l??uvre ultime de James Joyce, pour un vaste cauchemar. Nous travaillerons aussi sur les r?ves traumatiques de d?tenus ayant commis des crimes de sang. Psychanalyste ? Paris, ? Lille et au SMPR de la Maison d?arr?t de Sequedin du Centre Hospitalier R?gional Universitaire de Lille. R?dacteur en chef de Savoirs et clinique. Revue de psychanalyse. Auteur de nombreux articles de psychanalyse et de critique litt?raire, ainsi que de Reinhard Priessnitz, der stille Rebell, Vienne/Graz, Litteraturverlag Droschl, 2006. ?diteur, avec Peter Weibel, de Trauma und Erinnerung, Vienne, Passagen-Verlag, 2000 et de Sigmund Freud, Immer noch Unbehagen in der Kultur?, Berlin, Diaphanes, 2009. Enseigne ? ? Savoirs et clinique ? et anime le s?minaire ? Psychanalyse et criminologie ? au SMPR de Lille. -------------------------------------------------------------------------------- ? Les mots et les images chez Freud et P?rez Gald?s : le dialecte du r?ve et la cr?ation litt?raire Sadi Lakhdari Les images visuelles et non les mots sont les modes de repr?sentation privil?gi?s par le r?ve. Ce syst?me d??criture n?est pas une langue mais un des dialectes de l?inconscient qui en poss?de d?autres. Le d?chiffrage du r?ve compar? par Freud ? celui du r?bus ou des hi?roglyphes a pour but de transcrire en mots ces images qui renvoient toujours ? un substrat infantile perdu pour la conscience. Benito P?rez Gald?s (1843-1920), le plus grand romancier espagnol du XIXe si?cle, d?veloppe des th?ories tr?s semblables dans un de ses romans, Angel Guerra (1890-1891) o? il accorde une grande importance aux ? cauchemars constitutifs ? de son h?ros. L??tude rapide de ce texte que nous prendrons en exemple nous permettra d?aborder les rapports entre le mot et l?image tels que les envisage Freud en posant la question de la cr?ation litt?raire. Comment la mise en mot peut-elle permettre un acc?s ? l?inconscient et comment la cr?ation de r?ves fictifs peut-elle parvenir ? ce m?me r?sultat, c?est la question que nous poserons. Dans ce cas pr?cis c?est ? partir de textes litt?raires et de tableaux implicitement d?sign?s que l?auteur tente de donner forme ? des repr?sentations visuelles endog?nes, nouant r?alit?, imaginaire et symbolique de fa?on complexe. Professeur de litt?rature espagnole contemporaine ? l?universit? de Paris-Sorbonne, ancien ?l?ve de l?ENS-ULM, agr?g? d?espagnol, et d?tenteur d?un DESS de psychopathologie. Il dirige l?UFR d??tudes ib?riques et latino-am?ricaines ainsi que le CRIMIC ? l?universit? Paris-Sorbonne. Il a publi? plusieurs ?ditions de romans de Benito P?rez Gald?s en fran?ais chez Garnier-Flamarion et en espagnol chez Biblioteca nueva. Sa th?se d??tat, publi?e simultan?ment chez l?Harmattan et aux ?ditons hispaniques de Paris IV, porte sur l?interpr?tation psychanalytique des romans de Gald?s. -------------------------------------------------------------------------------- ? Regard et miroir, image et monnaie : formes visuelles du tabou dans le totem bonapartiste, par Jacques-Louis David Luiz Renato Martins L?affiliation de David ? la cause jacobine est indiscutable et le Marat (1793) est un ? chef-d??uvre ?, dit Baudelaire. Mais l?histoire passe et la peinture de David se met aussi au service du c?sarisme, contribuant ? la sacralisation de l??tat post-r?publicain comme fabrique de tabous. Quels sont alors les r?les de l?art et de l?image dans cette nouvelle situation, qui est aussi celle de l?assassinat de la R?volution? Clivage, duplicit?, ambivalence ou lieu du non-dit et de l?impens? ? Dans la polyvalence de la sc?ne de ? l?Odisseus ? du Saint-Bernard, image qui est aussi celle d?un ? imp?ratif cat?gorique ? incarn?, r?side d?j? l?avenir d?une illusion, celle de l?autonomie de l?art. Nous suivrons les ?tapes de cette question jusqu?au portrait du tyran au bureau (National Gallery of Art, Washington) comme le Mo?se d?un nouveau monoth?isme : celui de l?administration panoptique tot?mis?e. Professeur au D?partement des arts plastiques et ? l? ? Escola de Comunica??es e Artes ?, Universit? de S?o Paulo, Brasil ; auteur de Manet: uma Mulher de Neg?cios, um Almo?o no Parque e um Bar, Rio de Janeiro, Zahar, 2007 ; coordinateur-scientifique du centre d??tudes DESFORMAS/ USP. -------------------------------------------------------------------------------- ? Claude Cahun, l??crit, l?image Sophie Mendelsohn Compagne de route indisciplin?e du mouvement surr?aliste, Claude Cahun a fait ?uvre d??crivain et de photographe de 1914 ? 1953. La post?rit? qu?elle a trouv? chez des artistes contemporaines comme Cindy Sherman a contribu? ? la red?couverte de son travail de photographe depuis une vingtaine d?ann?es. L?int?r?t de la critique s?est alors port? sur ses auto-portraits, qui constituent la majeure partie de son exploration photographique, et l?on n?a pas manqu? d?y mettre en ?vidence la fonction du masque et de la m?tamorphose comme mise au travail de la question du genre. On a moins remarqu?, cependant, que le d?tournement syst?matiquement pratiqu? dans ses ?crits aussi bien que dans ses images profite plut?t ? une certaine neutralisation - ? Neutre est le seul genre qui me convienne toujours ? (Aveux non avenus, p. 366) -, qui ne cesse de refaire le pari de l?ind?termination (Les Paris sont ouverts). En croisant les ?crits et les auto-portraits de Claude Cahun, on cherchera ? montrer comment elle parvient ? faire exister cet ? impossible ? qu?en artiste surr?aliste elle tentait d?atteindre : ? Je vais jusqu?o? je suis, je n?y suis pas encore. ? On s?orientera sur la logique du ? pastout ? propos?e par Lacan dans ses formules de la sexuation pour ?clairer la fa?on dont elle produit des images pour briser avec le visible, et des textes pour rompre avec le lisible. Sophie Mendelsohn, psychologue clinicienne, psychanalyste, Paris. -------------------------------------------------------------------------------- ? Irrepr?sentable ou interdit de la repr?sentation ? Andr? Michels Si l'interdit de la repr?sentation est formul? de fa?on explicite ? la fin de l'?uvre de Freud, n'est-ce pas un op?rateur d?cisif intervenant d?s le d?but de son ?laboration ? De la repr?sentation faut-il parler en termes d'impossible ou d'interdit? Quel est le statut de cette diff?rence? Quelle est sa signification pour la pratique actuelle de la psychanalyse? Andr? Michels, psychiatre et psychanalyste (Luxembourg), membre d'Espace analytique et chercheur-associ? ? l?Universit? Paris 7, a dirig? Les limites du corps, le corps comme limite, Toulouse, ?r?s, 2006. -------------------------------------------------------------------------------- ? Dumme Dinge : Freud cin?phobe ? R?gis Michel On sait que Freud a pens? l?image comme personne avant lui dans les ?ditions successives de la Traumdeutung. Mais cette image est s?lective : elle ignore le mouvement (la m?canique), c?est-?-dire le cin?ma. Cet oubli est bien s?r un d?ni. Dumme Dinge : des fadaises, ?crit Freud ? Ferenczi (1925) d?un projet de film sur la psychanalyse qu?il r?cuse avec violence. Et si la formule s?appliquait au cin?ma lui-m?me, qu?il avait en pi?tre estime ? C?est l?un des paradoxes les plus troublants de la pens?e freudienne, dont l??ge d?or co?ncide avec celui du cin?matographe (les ann?es vingt), et qui fait de la Traumdeutung une machine ? voir l?invisible : un film sans cam?ra. Puissance du langage, f?t-il visuel ? M?fiance de l?industrie, f?t-elle culturelle ? L?image (trop d?image) rendrait-elle aveugle ? Mais de quelle image s?agit-il ? On interrogera, films ? l?appui, la cin?phobie de Freud, lequel admet bien que la pens?e vaut image, mais pas, comme dit Deleuze, que l?image vaut pens?e. Conservateur en chef au Mus?e du Louvre. Il est l?auteur, entre autres, d?une exposition r?cente sur la vid?o contemporaine, L??il-?cran ou la nouvelle image. 100 vid?os pour repenser le monde (Casino Luxembourg, 2007). -------------------------------------------------------------------------------- ? Deuil, m?lancolie et catastrophes au cin?ma Genevi?ve Morel ? Deuil et m?lancolie ? (1916) a suscit? de nombreuses controverses. On a notamment reproch? ? Freud, qui ?tait pourtant au fait de l?anthropologie de son temps, de ne pas avoir tenu compte de la dimension sociale et collective du deuil. Par ailleurs, la psychanalyse post-freudienne a soulign? le r?le essentiel de l?image dans le deuil et la m?lancolie (Lacan). Or l??tude de films tr?s r?cents montre l?effort du cin?ma contemporain pour r?soudre l?aporie d?un deuil ? la fois absolument singulier et, h?las, partag? par beaucoup : travail sur l?image et la narration qui ouvre peut-?tre de nouvelles perspectives psychanalytiques sur le deuil, notamment apr?s une catastrophe naturelle, guerri?re ou terroriste. Psychanalyste ? Paris et ? Lille, ancienne ?l?ve de l?ENS, docteur en psychologie clinique et psychopathologie, pr?sidente de ? Savoirs et clinique ? et du ? Coll?ge de Psychanalystes d?Aleph ?. Dernier ouvrage paru : La loi de la m?re. Essai sur le sinthome sexuel, Paris, Anthropos, 2008. -------------------------------------------------------------------------------- ? L'Inconscient structur? comme un th??tre Antonio Quinet ? la Salp?tri?re, lors de son s?jour ? Paris, Freud fut touch? par le spectacle des corps paralys?s et agit?s des sujets hypnotis?s et mis en sc?ne par le Docteur Charcot. En 1900, il ouvre le rideau de l'inconscient avec la pi?ce Oedipe roi apr?s s'?tre int?ress? au ? th??tre priv? ? - selon l'expression d'Anna O. - des hyst?riques. Cet inconscient tragique qui secr?te les images de r?ves et de cauchemars, Freud le situe sur une autre sc?ne, die Andere Schauplatz. La mise en acte de l'inconscient rel?ve de la th??tralisation du langage et met en jeu le r?el de la pulsion et les objets de la jouissance, le regard et la voix. Le fantasme en est l'illustration o? le sujet est le ? metteur en sc?ne de toute la capture imaginaire ? (Lacan). Le fantasme se situe au niveau scopique, ou spectaculaire, du d?sir comme ? d?sir ? l'Autre ? ? le spectateur - o? le sujet met en sc?ne le th??tre de sa jouissance, qui est le th??tre de la cruaut? (Artaud). Le sujet th??tral, pour ne pas se retrouver comme une marionette de l'Autre, est un acteur du r?el : auteur de ses actes, acting out, passages ? l'acte. Il est comme l'acteur sur la sc?ne qui ? pr?te ses membres avec son inconscient bien r?el ? (Lacan). Psychanalyste, psychiatre, docteur en Philosophie (Paris VIII), analyste membre de l'?cole de psychanalyse des forums du champ lacanien, dramaturge et directeur de la jeune compagnie de th??tre ? Inconscient sur sc?ne ?, professeur adjoint de psychanalyse de l'Universit? Veiga de Almeida (Rio de Janeiro), auteur de Le plus-de-regard. Destins de la pulsion scopique, Paris, In Press, 2003 et Psychose et lien social, Paris, ?ditions du Champ Lacanien. -------------------------------------------------------------------------------- ? Destin des images et d?r?alisation de l?objet. ? propos de la d?mat?rialisation dans l?art contemporain. Esteban Radiszcz Ainsi que l?ont soutenu Lucy Lippard et Oscar Masotta, la d?mat?rialisation est, ? partir des ann?es 60, une question centrale dans l?art contemporain. Il ne s?agit pas n?anmoins d?une v?ritable d?sobjectalisation, mais plut?t d?une production de l?objet a (Lacan) gr?ce ? l?introduction d?une fissure dans l?image. Une telle destitution de l?image ne saurait cependant se produire sans ?voquer une relation politique avec l?image pour la confronter ? sa subversion. En ce sens, la d?mat?rialisation continue ? s?appuyer sur des images par lesquelles s?introduit un objet immat?riel qui vient bouleverser l?image. En analysant la production de quatre artistes chiliens qui appartiennent ? quatre g?n?rations diff?rentes, j?examinerai diverses strat?gies qui convoquent l?image contre l?image pour introduire un objet d?r?alis?, bien que fort r?el car pulsionnel. Psychanalyste ? Santiago du Chili et Ma?tre de conf?rences ? l?Universit? Alberto Hurtado et ? l?Universit? du Chili, docteur en psychopathologie et psychanalyse (Universit? Paris 7). -------------------------------------------------------------------------------- ? Transfert d?images Vladimir Safatle Le concept freudien de transfert est largement d?pendant des discussions concernant les ph?nom?nes sociaux d?imitation, de suggestion et de mim?tisme dans la psychologie sociale, ainsi que du d?bat esth?tique de la fin du 19?me si?cle sur la r?cup?ration du concept de catharsis. L?axe commun de ces deux courants d?id?es est une strat?gie de probl?matisation du rapport entre l?image et l?organisation psychique qui appara?t dans l??laboration freudienne du transfert. Il s?agira donc de comprendre la th?orie de l?image ainsi que le sens de la dualit? image/m?moire (Erinnerung) pr?suppos?s par Freud dans sa notion du transfert. Nous verrons alors comme cette th?orie s?inscrit dans une tradition moderne de compr?hension de l?image comme ? connaissance imparfaite ?. Professeur aux d?partements de Philosophie et de Psychologie de l?Universit? de S?o Paulo, cofondateur de la Soci?t? Internationale de Psychanalyse et Philosophie, auteur de A paix?o do Negativo: Lacan e a dial?tica, Sao Paulo, Unesp, 2006, ? para?tre en fran?ais en 2009 ; Cinismo e fal?ncia da cr?tica, Sao Paulo, Boitempo, 2008, et Lacan, Sao Paulo, Publifolha, 2007. -------------------------------------------------------------------------------- ? ? La Vocation de saint Pierre ? : ex?g?se visuelle et figurabilit? selon Henri Bles. Michel Weemans Dans sa description du processus de condensation, Freud souligne le caract?re nodal de l??l?ment frappant du r?ve, auquel sont reli?s tout un ensemble d??l?ments. Il ?voque alors l?image, d?crite par Goethe dans son Faust, de la machine du tisserand o? ? ? chaque pouss?e du pied on meut les fils par milliers ?. L?exemple de la Vocation de saint Pierre du peintre ex?g?te Henri Bles (c. 1500-1560) nous permettra de revenir sur cette caract?ristique de l?image de r?ve ainsi que sur une seconde, associ?e par Freud aux proc?d?s du d?placement et de la condensation : la dimension de r?bus ou d??nigme, qui correspond dans le tableau de Bles, ? l?un des aspects fondamentaux de la pens?e ex?g?tique humaniste qu??rasme qualifiait de ? ruse sacr?e ?. Charg? de conf?rences ? l?EHESS et enseignant ? l?ENSA de Bourges, actuellement boursier du Netherland Institute for Advanced Studies ? Wassenaar, et commissaire associ? de l?exposition ? L?image double ? (Galerie Nationales du Grand Palais, 6 avril-6 juillet 2009). Il termine un ouvrage sur les paysages ex?g?tiques et anthropomorphes du peintre anversois Henri Bles (1500-1560). -------------------------------------------------------------------------------- ? Voir pour Savoir. Est-ce que c'est possible ? Et comment ? Peter Weibel Chairman and CEO of the ZKM/Center for Art and Media, (Karlsruhe) depuis 1999, Honorary Doctorate de l?Universit? d?Art et Design d?Helsinki et directeur artistique de la biennale de S?ville, Biacs3, en 2008. -------------------------------------------------------------------------------- Informations pratiques CRIMIC - Paris-IV Institut Hispanique, Centre de Recherches Interdisciplinaires sur les Mondes Ib?riques Contemporaine 31, rue Gay Lussac, 75005 Paris sadi.lakhdari at wanadoo.fr T?l : 06 85 95 48 57 -------------------------------------------------------------------------------- Savoirs et clinique Association pour la formation permanente en psychanalyse 8 rue Basse, 59000 Lille B. Lemonnier : blemonnier at savoirsetclinique.eu T?l : 06 07 14 24 80 gmorel at savoirsetclinique.eu -------------------------------------------------------------------------------- BULLETIN D'INSCRIPTION 4?me Colloque du Crimic et de ? Savoirs et clinique ? ? l?ENS les 3, 4 et 5 avril 2009. ? remplir en majuscules et renvoyer avec un ch?que de (1) Inscription individuelle (3 jours) -------------60 ? ?tudiant(e)s (2)--------------------------------20 ? Inscription prise en charge par une institution ---------200 ? (joindre une lettre d?accord) ? l'ordre de : ? Savoirs et clinique ? ? envoyer ? : Madame Brigitte Lemonnier, 3, cit? Riverin, 75010 Paris. NOM : PR?NOM : _______________________ ADRESSE : _____________________________ TEL : _________________________________ E-MAIL : _________________ at ___________ Je d?sire une facture(1) : OUI NON (Vous recevrez en retour un carton ? pr?senter ? l'entr?e avec une pi?ce d?identit?.) SIGNATURE : ___________________________________________ (1) Entourer la mention utile. (2) ?tudiant(e)s de moins de 26 ans et demandeurs d?emploi avec pr?sentation d?un justificatif.
Puisque, lors du dernier Cien, on d?battait sur un certains nombres de questions sociales, il serait int?ressant de s?arr?ter sur un constat qui semble faire l?unanimit? dans les cercles lacaniens. Ce consensus tourne autour d?un ?v?nement qui n?est pas que social mais plut?t civilisationnelle : ? Le d?clin du Nom-du-p?re ?. Qu?est-ce ? dire ? Le d?clin du Nom-du-p?re ? ? Quelles cons?quences ? Pourquoi serait-ce si grave ? Comment ?a se voit ? Autrement dit, il s?agirait l? de montrer que ce n?est pas une question abstraite. De moins en moins de p?re, est-ce de plus en plus de m?re ? Est-ce si horrible que cela ? _________________________________________________________________ Vous voulez savoir ce que vous pouvez faire avec le nouveau Windows Live?? Lancez-vous ! http://www.microsoft.com/windows/windowslive/default.aspx
Merci de votre courriel auquel on ne peut reprocher l'?troitesse d'esprit ! Vous ?crivez : "De moins en moins de p?re, est-ce de plus en plus de m?re ? Est-ce si horrible que cela ?" Bien s?r que non, les m?res ne sont pas horribles - j'?crirais que les femmes sont souvent belles au sens o?, ayant soign? des femmes centenaires, aux yeux d'un homme comme moi, leurs rides et leur peau fripp?e peuvent avoir une certaine beaut? - les m?res ne sont donc pas horribles, disais-je, loin de l?, les femmes encore moins si l'on se souvient de toute ?ternit? du nez de Cl?opatre qui aurait chang? la face de C?sar et du monde entier, et je ne sais plus tr?s bien o? dans S. Freud, il est parl? de ce pouvoir des femmes sur les hommes, du fait m?me qu'elles sont femmes, femmes-femmes, femmes-m?res, la liste serait longue pour essayer de d?crire la feminit? -la feminitude au sens de la n?gritude de Senghor ou de C?saire ? puisque la description du continent noir est hors cl?ture logocentrique - tout cela pour dire que la question n'est pas l? de savoir si les m?res sont horribles, d'autant plus que techniquement parlant la g?n?tique accouchant de l'?pig?n?tique - D. notert m?decin sait peut-?tre o? l'?pig?n?tique peut nous mener sur ce sentier o? la propri?t? intellectuelle n'existant pas (ou peu), nos g?nes maintenant appartiennent aux Soci?t?s multinationales qui prennent des brevets dessus - que la g?n?tique accouchant ? l'heure actuelle de l'?pig?n?tique, une homosexuelle argentine peut se faire ins?miner par un donneur anonyme indiff?remment homo ou h?t?rosexuel ou m?me-bisexuel (le) avec toutes les chances d'avoir un b?b? en bonne et due forme, disons biologiquement parlant en ayant au mieux ?viter les risques de l'eug?nisme ! Et jusqu'? pr?sent, non obstant le tapage m?diatique autour des cl?nes de Dolly ou du Mammouth de Sib?rie dont on a envisag? de ressusciter l'esp?ce, les homo sapiens de sexe feminin sont encore les meillleures mat?rielles biologiques pour fabriquer des petits-d'hommes en bonne et due forme (bis repetita placent pour l'occasion) ! Donc l'horreur n' est pas de ce cot?-l? ! Les difficult?s viendraient plus du cot? de la vie des prog?nitures sans p?re pour les ?duquer ! Si vous admettez - certes pas sans discussions - si vous admettez donc une loi que je formulais avec une amie sur la dette symbolique qui serait d'autant plus grande que les p?res auraient d?missionn? devant les m?res pour l'?ducation et la formation des enfants, vous pouvez vous faire une id?e des "enfants sans p?re ", au moins au sens d'enfants sans p?re spirituel si j'ose dans une docte assembl?e comme la v?tre tr?s lacanienne emprunter ? la gente religieuse la s?paration de l'esprit et du corps pour ?viter le trop grec psychosoma qui d?signerait et l'esprit et le corps. " Enfants sans p?re " ou dont le p?re serait r?duit ? la portion congrue c'est-?-dire au tr?s biologique g?n?me d?poss?d? de la propri?t? intellectuelle puisque les Soci?t?s Multinationales n'h?sitent pas de nos jours ? poss?der jusqu'? nos g?nes pour en faire des gros sous, http://www.jf-doucet.com/A-qui-appartient-le-virus-du-SIDA les m?res, sans ?tre horribles sont peut-?tre horrifi?es de devoir chercher des hommes comme autant d'aiguilles dans une botte de foin ou de devoir ?lever seules leurs enfants. Quant aux "enfants sans p?re", on pourrait leur demander ce qu'ils pensent du divorce (hors mariage) des parents avant m?me d'?tre mari?s, ou de leur chance d'?tre n?s pendant les cong?s pay?s en passant sous silence les avortements qui ont ?t? pratiqu?s pour permettre ? certaines femmes d'aller se bronzer sur les plages au charme petit-bourgeois ind?niable, on pourrait leur demander, faire des statistiques sur leur bonheur : les conclusions seraient sans doute proches des miennes que l'id?al (m?me le plus ?conomiquement parlant) est une homo sapiens mari?e (ou tout comme) ? un homo sapiens ( pas n?cessairement sapiens sapiens ) pour suffisamment de temps pour pouvoir ?viter de donner du travail aux psychiatres embauch?s dans les familles recompos?es pour assurer un mininum de confort psychologique ? la prog?niture ou pour permettre les divorces pr?cipit?s dans le but avou? de pr?server la dite prog?niture issue des ?bats conjugaux dont J. Lacan, ? juste titre ? mon avis, affirmait qu'ils n'avaient de conjugal que l'absence de relation entre les sexes! D?clin du p?re apr?s la crise du patriarquat ? Bien cordialement Jean-francois Doucet
lutecium-group: Ceci est un document du Groupe de Travail Lutecium. ---
Puisque, lors du dernier Cien, on d?battait sur un certains nombres de questions sociales, il serait int?ressant de s?arr?ter sur un constat qui semble faire l?unanimit? dans les cercles lacaniens. Ce consensus tourne autour d?un ?v?nement qui n?est pas que social mais plut?t civilisationnelle : ? Le d?clin du Nom-du-p?re ?. Qu?est-ce ? dire ? Le d?clin du Nom-du-p?re ? ? Quelles cons?quences ? Pourquoi serait-ce si grave ? Comment ?a se voit ? Autrement dit, il s?agirait l? de montrer que ce n?est pas une question abstraite. De moins en moins de p?re, est-ce de plus en plus de m?re ? Est-ce si horrible que cela ?
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-- Jean-fran?ois Doucet Novum corpus : http://www.jf-doucet.com/ Web site : http://www.jf-doucet.com/approche/ Webgroup :http://fr.groups.yahoo.com/group/ideasy/ Weblog : http://www.20six.fr/Pensees-fugitives
Je dois admettre que je me sens un peu bluff? par cette r?ponse d'une densit? exemplaire. Au d?but, je crois, elle ne me semblait pas r?pondre ? la (? ma) question. En la lisant plus attentivement, je vois ce que vous signalez comme des bouleversements, comment dire?, sociaux?, culturels? sans doute li?s au d?clin du Nom-du-p?re. C'est tr?s instructif. Les femmes ne sont pas horribles, je m'en doutais, un peu, en souriant. Je vous remercie beaucoup de cette r?ponse de qualit? et pr?cise qu'il me faut encore relire. Cordialement, P.S.: Nous ne sommes pas si doctes, m?me si nous souhaitons la saintet?.
Date: Mon, 6 Apr 2009 14:43:41 +0200 From: jeanfd at admin.uio.no To: lutecium-group at lutecium.org Subject: Re: [Lutecium-group] Le d?clin du nom du p?re
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"De moins en moins de p?re, est-ce de plus en plus de m?re ? Est-ce si horrible que cela ?"
Bien s?r que non, les m?res ne sont pas horribles - j'?crirais que les femmes sont souvent belles au sens o?, ayant soign? des femmes centenaires, aux yeux d'un homme comme moi, leurs rides et leur peau fripp?e peuvent avoir une certaine beaut? - les m?res ne sont donc pas horribles, disais-je, loin de l?, les femmes encore moins si l'on se souvient de toute ?ternit? du nez de Cl?opatre qui aurait chang? la face de C?sar et du monde entier, et je ne sais plus tr?s bien o? dans S. Freud, il est parl? de ce pouvoir des femmes sur les hommes, du fait m?me qu'elles sont femmes, femmes-femmes, femmes-m?res, la liste serait longue pour essayer de d?crire la feminit? -la feminitude au sens de la n?gritude de Senghor ou de C?saire ? puisque la description du continent noir est hors cl?ture logocentrique - tout cela pour dire que la question n'est pas l? de savoir si les m?res sont horribles, d'autant plus que techniquement parlant la g?n?tique accouchant de l'?pig?n?tique - D. notert m?decin sait peut-?tre o? l'?pig?n?tique peut nous mener sur ce sentier o? la propri?t? intellectuelle n'existant pas (ou peu), nos g?nes maintenant appartiennent aux Soci?t?s multinationales qui prennent des brevets dessus - que la g?n?tique accouchant ? l'heure actuelle de l'?pig?n?tique, une homosexuelle argentine peut se faire ins?miner par un donneur anonyme indiff?remment homo ou h?t?rosexuel ou m?me-bisexuel (le) avec toutes les chances d'avoir un b?b? en bonne et due forme, disons biologiquement parlant en ayant au mieux ?viter les risques de l'eug?nisme ! Et jusqu'? pr?sent, non obstant le tapage m?diatique autour des cl?nes de Dolly ou du Mammouth de Sib?rie dont on a envisag? de ressusciter l'esp?ce, les homo sapiens de sexe feminin sont encore les meillleures mat?rielles biologiques pour fabriquer des petits-d'hommes en bonne et due forme (bis repetita placent pour l'occasion) ! Donc l'horreur n' est pas de ce cot?-l? ! Les difficult?s viendraient plus du cot? de la vie des prog?nitures sans p?re pour les ?duquer ! Si vous admettez - certes pas sans discussions - si vous admettez donc une loi que je formulais avec une amie sur la dette symbolique qui serait d'autant plus grande que les p?res auraient d?missionn? devant les m?res pour l'?ducation et la formation des enfants, vous pouvez vous faire une id?e des "enfants sans p?re ", au moins au sens d'enfants sans p?re spirituel si j'ose dans une docte assembl?e comme la v?tre tr?s lacanienne emprunter ? la gente religieuse la s?paration de l'esprit et du corps pour ?viter le trop grec psychosoma qui d?signerait et l'esprit et le corps. " Enfants sans p?re " ou dont le p?re serait r?duit ? la portion congrue c'est-?-dire au tr?s biologique g?n?me d?poss?d? de la propri?t? intellectuelle puisque les Soci?t?s Multinationales n'h?sitent pas de nos jours ? poss?der jusqu'? nos g?nes pour en faire des gros sous,
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les m?res, sans ?tre horribles sont peut-?tre horrifi?es de devoir chercher des hommes comme autant d'aiguilles dans une botte de foin ou de devoir ?lever seules leurs enfants. Quant aux "enfants sans p?re", on pourrait leur demander ce qu'ils pensent du divorce (hors mariage) des parents avant m?me d'?tre mari?s, ou de leur chance d'?tre n?s pendant les cong?s pay?s en passant sous silence les avortements qui ont ?t? pratiqu?s pour permettre ? certaines femmes d'aller se bronzer sur les plages au charme petit-bourgeois ind?niable, on pourrait leur demander, faire des statistiques sur leur bonheur : les conclusions seraient sans doute proches des miennes que l'id?al (m?me le plus ?conomiquement parlant) est une homo sapiens mari?e (ou tout comme) ? un homo sapiens ( pas n?cessairement sapiens sapiens ) pour suffisamment de temps pour pouvoir ?viter de donner du travail aux psychiatres embauch?s dans les familles recompos?es pour assurer un mininum de confort psychologique ? la prog?niture ou pour permettre les divorces pr?cipit?s dans le but avou? de pr?server la dite prog?niture issue des ?bats conjugaux dont J. Lacan, ? juste titre ? mon avis, affirmait qu'ils n'avaient de conjugal que l'absence de relation entre les sexes! D?clin du p?re apr?s la crise du patriarquat ? Bien cordialement Jean-francois Doucet
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Puisque, lors du dernier Cien, on d?battait sur un certains nombres de questions sociales, il serait int?ressant de s?arr?ter sur un constat qui semble faire l?unanimit? dans les cercles lacaniens. Ce consensus tourne autour d?un ?v?nement qui n?est pas que social mais plut?t civilisationnelle : ? Le d?clin du Nom-du-p?re ?. Qu?est-ce ? dire ? Le d?clin du Nom-du-p?re ? ? Quelles cons?quences ? Pourquoi serait-ce si grave ? Comment ?a se voit ? Autrement dit, il s?agirait l? de montrer que ce n?est pas une question abstraite. De moins en moins de p?re, est-ce de plus en plus de m?re ? Est-ce si horrible que cela ?
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Bonsoir Jean-G?rard, Peut-?tre que si vous parliez en votre nom vous pourriez dire quelque chose de pas trop stupide? En attendant, je n'ai pas lu votre dernier livre, sauf le titre... Sven Le 6 avr. 09 ? 14:43, Jean-fran?ois Doucet a ?crit :
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les m?res, sans ?tre horribles sont peut-?tre horrifi?es de devoir chercher des hommes comme autant d'aiguilles dans une botte de foin ou de devoir ?lever seules leurs enfants. Quant aux "enfants sans p?re", on pourrait leur demander ce qu'ils pensent du divorce (hors mariage) des parents avant m?me d'?tre mari?s, ou de leur chance d'?tre n?s pendant les cong?s pay?s en passant sous silence les avortements qui ont ?t? pratiqu?s pour permettre ? certaines femmes d'aller se bronzer sur les plages au charme petit-bourgeois ind?niable, on pourrait leur demander, faire des statistiques sur leur bonheur : les conclusions seraient sans doute proches des miennes que l'id?al (m?me le plus ?conomiquement parlant) est une homo sapiens mari?e (ou tout comme) ? un homo sapiens ( pas n?cessairement sapiens sapiens ) pour suffisamment de temps pour pouvoir ?viter de donner du travail aux psychiatres embauch?s dans les familles recompos?es pour assurer un mininum de confort psychologique ? la prog?niture ou pour permettre les divorces pr?cipit?s dans le but avou? de pr?server la dite prog?niture issue des ?bats conjugaux dont J. Lacan, ? juste titre ? mon avis, affirmait qu'ils n'avaient de conjugal que l'absence de relation entre les sexes! D?clin du p?re apr?s la crise du patriarquat ? Bien cordialement Jean-francois Doucet
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Puisque, lors du dernier Cien, on d?battait sur un certains nombres de questions sociales, il serait int?ressant de s?arr?ter sur un constat qui semble faire l?unanimit? dans les cercles lacaniens. Ce consensus tourne autour d?un ?v?nement qui n?est pas que social mais plut?t civilisationnelle : ? Le d?clin du Nom-du-p?re ?. Qu?est-ce ? dire ? Le d?clin du Nom-du-p?re ? ? Quelles cons?quences ? Pourquoi serait-ce si grave ? Comment ?a se voit ? Autrement dit, il s?agirait l? de montrer que ce n?est pas une question abstraite. De moins en moins de p?re, est-ce de plus en plus de m?re ? Est-ce si horrible que cela ?
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