[Lutecium-group] analyse, passe et formation... et l'argent ?
Si j'ai bien lu Lacan, il disait qu'il n'y a pas de formation de l'analyste, mais que des formations de l'inconscient. Que l'analyste ne s'autorise que de son acte, c'est aussi de lui, mais pas sans (passant) quelques autres. Il appartient ? chacun de choisir les quelques autres avec lesquels il v?rifie qu'analyste il y a, ou tout au moins qu'analyse il y a, ou il y a eu. La passe, c'est JAM aussi qui, voulant la "ressusciter", avait, un temps, organis? la passe ? l'entr?e de l'?cole. Oui, je suppose un savoir ? Jacques-Alain Miller, je l'ai choisi, et je le suis... C'est l'au-moins-un qu'on entend lire Lacan comme je ne le pourrais pas seule. C'est un effet du transfert, on peut ironiser l?-dessus, mais ? ce que je sache, le transfert n?gatif dont certains font preuve sur cette liste est aussi du transfert. JAM n'oblige personne ? le suivre. Moi aussi, quand je lis que ce n'est pas si terrible de faire une formation de psychologue, je n'aime pas. Je n'ai d'ailleurs pas fait cette formation-l?, ni la m?decine. Ceux qui y sont pass?s peuvent trop souvent t?moigner que de l'inconscient, on n'en parle pas, oui sinon comme d'un fant?me d'une autre ?poque. Mais je travaille dans une autre institution, l'instruction publique, et je peux vous dire que si vous n'avez pas vos papiers, vous pouvez toujours aller (vous faire) voir ailleurs. Il y a l? un enjeu politique, et je crains que sans ce que soutient Jacques-Alain Miller, le discours analytique ne soit effectivement broy?. Ces papiers, il s'agit juste de semblants, parce que, heureusement, il n'a pas de papiers pour les analystes. J'ose esp?rer qu'on ne nomme personne parce qu'il est psychologue ou psychiatre, mais qu'on les nomme malgr? ?a, sur la base de leur rapport ? leur inconscient. Un AE disait qu'il y a deux mani?res de sortir de l'analyse : par la d?bilit? (mais attention ? ne pas virer ? la canaillerie), ou par la psychose (l?, l'?cueil est la religion, quel qu'en soit l'objet). Une autre question alors s'impose : comment faites-vous, Lut?ciens, pour vivre de la psychanalyse ? Je ne pense pas qu'il y ait beaucoup d'analystes qui ne vivent que du paiement direct du patient, non rembours? par l'Autre du social. Mais comme personne n'en parle.... Moi, je suis ravie de pouvoir compter sur des m?decins et des psychologues, pas forc?ment analystes, qui ne refusent pas d'entendre ce que je leur dis, lorsque le patient, lui, ne peut que passer (encore !) ? l'acte, faute d'un autre civilis?. Et j'esp?re qu'il continuera ? exister une ?cole o? s'entende quelque chose d'un discours toujours subversif. Violaine Cl?ment
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