[Lutecium-group] université, psychanalyse
Bonsoir ? tous et bonsoir Jacques B. Siboni, Ce mail de Jacques du mois d?ao?t 2011 m?est revenu tout ? l?heure, avec une grande intensit?: ?lutecium-group: Ceci est un document du Groupe de Travail Lutecium. --- Cette haine, bien entendu tr?s pr?sente dans le discours d'Onfray, est un des signifiants ma?tre en position de v?rit? dans le discours universitaire. Onfray n'est pas le seul ? en faire usage. Il suffit d'assister ? des soutenances de th?se de doctorat pour ?tre convaincu que la haine est ce qui anime le plus souvent les membres du jury envers le doctorant, et celle ci est proportionnelle ? la qualit? du travail produit par le doctorant. Il ne faut pas oublier que le discours universitaire n'a pas grand chose ? voir avec le discours dialectique platonicien (ou h?g?lien). Et si Onfray ?tait capable de tenir un discours dialectique, ?a se saurait! Bien amicalement? Est-ce que vous pourriez nous faire part Jacques, d?une exp?rience particuli?re, ou de plusieurs, en relation avec ces mots? J?ai eu affaire il y a quelques mois ? un directeur de th?se qui m?a ?crit ? trois reprises, comme je lui envoyais mes notes: ?Renoncez ? vos intuitions?; est-ce que cela ne marque pas le moment de rupture entre l?universit? et le moment o? l?analyste r?pond ? la demande par une invitation ? ?dire tout ce qui vous vient, comme cela vient, m?me si cela vous para?t stupide ou ridicule?? Il a donc fallu changer de directeur. Le suivant a ?t? d?une grande bienveillance et m?a expliqu? (je voulais travailler Rabelais avec la psychanalyse) qu?un jury de XVIe ne permettrait jamais qu?on traite Rabelais avec ce qu?ils appellent la ?grille? psychanalytique. (au passage: cela fait des ann?es que j?entends parler de ?grille psychanalytique?, le signifiant de ?grille? insiste et ?a a peut-?tre un sens entre ce que l?on br?le et la cage?). Enfin j?ai appris par une autre universitaire que la litt?rature du XVIe avec Lacan, cela ne pouvait passer pour l?instant qu?aux Etats_Unis, mais pour rien au monde en France. Voil? j?esp?re que vous pourrez nous en parler, et je finis par trois petites citations qui se sont cristallis?es autour de ce mail de Jacques: ?En 1970, Barthes se trouve rejet? par les disciples de la linguistique structurale. La linguistique est pour lui un accomplissement de la s?miologie et une prise de conscience, contradictoire en apparence, du primat du signifiant dans la vie comme dans les textes. Il fonde entre 1968 et 1970 son ?criture sur l'association m?taphorique. [...] ? Marie Gil, Roland Barthes au lieu de la vie, p.348 (janvier 2012). ?Alors, L?vi-Strauss, et quelques autres encore, Roland Barthes, et nous aussi, nous ferions de la linguistique un usage m?taphorique. Eh bien, c?est en effet l?-dessus que je voudrais bien marquer quelques points. [...] L?int?r?t, la vague d?int?r?t que j?ai contribu? ? apporter ? la linguistique, c?est, para?t-il, un int?r?t qui vient d?ignorants. Eh bien, ce n?est d?j? pas si mal. Ils ?taient ignorant avant, maintenant ils s?int?ressent. J?ai r?ussi ? int?resser les ignorants ? quelque chose en plus qui n??tait pas mon but, parce que la linguistique, je vais vous le dire, moi, je m?en fous. Ce qui m?int?resse directement, c?est le langage, parce que je pense que c?est ? ?a que j?ai affaire quand j?ai ? faire une psychanalyse.? (Jacques Lacan, D?un discours qui ne serait pas du semblant, 1971).(Seuil p. 45) ?Les linguistes de la linguistique structurale excommunient Barthes, en particulier Mounin qui ?crit en 1970, dans Introduction ? la s?miologie, apr?s une pr?caution oratoire: ?On ne peut pas parler scientifiquement de lui, on le prend pour un th?oricien alors qu?il n?est qu?un essayiste, il confond tout, en bref Barthes ne fait pas de la s?miologie, il fait de la ?psychanalyse sociale?.? (Marie Gil, ibid. p. 349) Bonsoir ? tous, loic
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Cher Lo?c, Plusieurs mode de r?ponses peuvent ?tre apport?es. Peut ?tre que je me bornerai ? celle dict?e par les quatre discours. L'organisation du discours universitaire, lequel est celui en action quant ? la cons?cration d'un nouveau docteur, concr?tise son impuissance interne. Quelle est sa structure? Le savoir (du jury) est l'agent qui repr?sente le signifiant ma?tre (en position de v?rit?) pour le plus-de-jouir (le doctorat) produit un nouveau sujet (le docteur). Pour ?tre moins dans la th?orie, parlons de ce que j'ai vu. D'abord ? noter que le doctorat en m?decine fonctionne diff?remment des autres doctorats. Je n'ai pas rencontr? ces difficult?s de relations avec le jury quand j'ai pass? mon doctorat. Par contre j'ai assist? ? quelques doctorats de sciences dures ou molles. Ce que j'y ai vu a ?t? tr?s constant, la tr?s notable agressivit? ou haine des membres du jury ? l'?gard des doctorants. Et m?me la quantit? d'agressivit? m'a toujours sembl? aller dans le m?me sens que la qualit? de la th?se. J'ai ?t? choqu? que, lorsque les jurys ?taient particuli?rement hostiles, ils donnaient les meilleures appr?ciations. Ceci peut s'analyser ? partir de la structure du discours universitaire mais aussi par des raisons psychologiques. Arriv?e d'un nouveau confr?re qui n'a pas exactement les m?mes id?es que celles entretenues dans le labo, jalousie, perte de l'objet sur lequel s'exer?ait le pouvoir etc. Un point ? noter est qu'un directeur de th?se, n'existe que par ses th?sards. Supprimez ses th?sards, il cesse d'exister. Le th?sard qui quitte son directeur, le prive de sa fonction. En conclusion, il y a incompatibilit? entre le discours universitaire et le discours analytique. C'est l? toute la faiblesse du discours d'Onfray quand il s'attaque ? la psychanalyse, utilisant les r?gles du discours universitaire l? o? elles sont inapplicables. Ce que dit un analysant est vrai ou faux, mais c'est incontestable. La psychanalyse n'est pas une science, c'est un discours. Bien amicalement Jacques On 08/07/2012 08:51:07 PM, Lo?c Toubel wrote:
lutecium-group: Ceci est un document du Groupe de Travail Lutecium. ---
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Bonsoir ? tous et bonsoir Jacques B. Siboni,
Ce mail de Jacques du mois d?ao?t 2011 m?est revenu tout ? l?heure, avec une grande intensit?:
?lutecium-group: Ceci est un document du Groupe de Travail Lutecium. ---
Cette haine, bien entendu tr?s pr?sente dans le discours d'Onfray, est un des signifiants ma?tre en position de v?rit? dans le discours universitaire.
Onfray n'est pas le seul ? en faire usage. Il suffit d'assister ? des soutenances de th?se de doctorat pour ?tre convaincu que la haine est ce qui anime le plus souvent les membres du jury envers le doctorant, et celle ci est proportionnelle ? la qualit? du travail produit par le doctorant.
Il ne faut pas oublier que le discours universitaire n'a pas grand chose ? voir avec le discours dialectique platonicien (ou h?g?lien). Et si Onfray ?tait capable de tenir un discours dialectique, ?a se saurait!
Bien amicalement?
Est-ce que vous pourriez nous faire part Jacques, d?une exp?rience particuli?re, ou de plusieurs, en relation avec ces mots?
J?ai eu affaire il y a quelques mois ? un directeur de th?se qui m?a ?crit ? trois reprises, comme je lui envoyais mes notes: ?Renoncez ? vos intuitions?; est-ce que cela ne marque pas le moment de rupture entre l?universit? et le moment o? l?analyste r?pond ? la demande par une invitation ? ?dire tout ce qui vous vient, comme cela vient, m?me si cela vous para?t stupide ou ridicule??
Il a donc fallu changer de directeur. Le suivant a ?t? d?une grande bienveillance et m?a expliqu? (je voulais travailler Rabelais avec la psychanalyse) qu?un jury de XVIe ne permettrait jamais qu?on traite Rabelais avec ce qu?ils appellent la ?grille? psychanalytique. (au passage: cela fait des ann?es que j?entends parler de ?grille psychanalytique?, le signifiant de ?grille? insiste et ?a a peut-?tre un sens entre ce que l?on br?le et la cage?).
Enfin j?ai appris par une autre universitaire que la litt?rature du XVIe avec Lacan, cela ne pouvait passer pour l?instant qu?aux Etats_Unis, mais pour rien au monde en France.
Voil? j?esp?re que vous pourrez nous en parler, et je finis par trois petites citations qui se sont cristallis?es autour de ce mail de Jacques:
?En 1970, Barthes se trouve rejet? par les disciples de la linguistique structurale. La linguistique est pour lui un accomplissement de la s?miologie et une prise de conscience, contradictoire en apparence, du primat du signifiant dans la vie comme dans les textes. Il fonde entre 1968 et 1970 son ?criture sur l'association m?taphorique. [...] ? Marie Gil, Roland Barthes au lieu de la vie, p.348 (janvier 2012).
?Alors, L?vi-Strauss, et quelques autres encore, Roland Barthes, et nous aussi, nous ferions de la linguistique un usage m?taphorique. Eh bien, c?est en effet l?-dessus que je voudrais bien marquer quelques points. [...] L?int?r?t, la vague d?int?r?t que j?ai contribu? ? apporter ? la linguistique, c?est, para?t-il, un int?r?t qui vient d?ignorants. Eh bien, ce n?est d?j? pas si mal. Ils ?taient ignorant avant, maintenant ils s?int?ressent. J?ai r?ussi ? int?resser les ignorants ? quelque chose en plus qui n??tait pas mon but, parce que la linguistique, je vais vous le dire, moi, je m?en fous. Ce qui m?int?resse directement, c?est le langage, parce que je pense que c?est ? ?a que j?ai affaire quand j?ai ? faire une psychanalyse.? (Jacques Lacan, D?un discours qui ne serait pas du semblant, 1971).(Seuil p. 45)
?Les linguistes de la linguistique structurale excommunient Barthes, en particulier Mounin qui ?crit en 1970, dans Introduction ? la s?miologie, apr?s une pr?caution oratoire: ?On ne peut pas parler scientifiquement de lui, on le prend pour un th?oricien alors qu?il n?est qu?un essayiste, il confond tout, en bref Barthes ne fait pas de la s?miologie, il fait de la ?psychanalyse sociale?.? (Marie Gil, ibid. p. 349)
Bonsoir ? tous,
loic
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-- Jacques B. Siboni mailto:jacsib at Lutecium.org 8 pass. Charles Albert, F75018 Paris, France Tel: +33 142 287 678 Fax: +33 951 720 069 Tel USA: (510) 520-6711 Home Page: http://jacsib.lutecium.org/ Lutecium pages: http://www.lutecium.org http://www.topologos.org
Le tore existe ; le passage d'un discours ? l'autre aussi, passe d'un savoir ? une chute du savoir. Il existe dans certaines universit?s, certains directeurs de th?se, analystes, aupr?s desquels ce travail est possible. Je peux donner les coordonn?es de ces points de "chute". Claire Gillie une de ces ex-th?sardes, "docteur", pour qui le "docteur" n'est pas "le" signifiant du nouveau sujet Le 16/08/2012 16:37, Jacques B. Siboni a ?crit :
lutecium-group: Ceci est un document du Groupe de Travail Lutecium. --- Cher Lo?c, Plusieurs mode de r?ponses peuvent ?tre apport?es. Peut ?tre que je me bornerai ? celle dict?e par les quatre discours. L'organisation du discours universitaire, lequel est celui en action quant ? la cons?cration d'un nouveau docteur, concr?tise son impuissance interne.
Quelle est sa structure?
Le savoir (du jury) est l'agent qui repr?sente le signifiant ma?tre (en position de v?rit?) pour le plus-de-jouir (le doctorat) produit un nouveau sujet (le docteur).
Pour ?tre moins dans la th?orie, parlons de ce que j'ai vu.
D'abord ? noter que le doctorat en m?decine fonctionne diff?remment des autres doctorats. Je n'ai pas rencontr? ces difficult?s de relations avec le jury quand j'ai pass? mon doctorat.
Par contre j'ai assist? ? quelques doctorats de sciences dures ou molles. Ce que j'y ai vu a ?t? tr?s constant, la tr?s notable agressivit? ou haine des membres du jury ? l'?gard des doctorants. Et m?me la quantit? d'agressivit? m'a toujours sembl? aller dans le m?me sens que la qualit? de la th?se. J'ai ?t? choqu? que, lorsque les jurys ?taient particuli?rement hostiles, ils donnaient les meilleures appr?ciations.
Ceci peut s'analyser ? partir de la structure du discours universitaire mais aussi par des raisons psychologiques. Arriv?e d'un nouveau confr?re qui n'a pas exactement les m?mes id?es que celles entretenues dans le labo, jalousie, perte de l'objet sur lequel s'exer?ait le pouvoir etc.
Un point ? noter est qu'un directeur de th?se, n'existe que par ses th?sards. Supprimez ses th?sards, il cesse d'exister. Le th?sard qui quitte son directeur, le prive de sa fonction.
En conclusion, il y a incompatibilit? entre le discours universitaire et le discours analytique. C'est l? toute la faiblesse du discours d'Onfray quand il s'attaque ? la psychanalyse, utilisant les r?gles du discours universitaire l? o? elles sont inapplicables. Ce que dit un analysant est vrai ou faux, mais c'est incontestable. La psychanalyse n'est pas une science, c'est un discours.
Bien amicalement
Jacques
On 08/07/2012 08:51:07 PM, Lo?c Toubel wrote:
lutecium-group: Ceci est un document du Groupe de Travail Lutecium. --- ------quoted attachment------ Bonsoir ? tous et bonsoir Jacques B. Siboni,
Ce mail de Jacques du mois d?ao?t 2011 m?est revenu tout ? l?heure, avec une grande intensit?:
?lutecium-group: Ceci est un document du Groupe de Travail Lutecium. ---
Cette haine, bien entendu tr?s pr?sente dans le discours d'Onfray, est un des signifiants ma?tre en position de v?rit? dans le discours universitaire.
Onfray n'est pas le seul ? en faire usage. Il suffit d'assister ? des soutenances de th?se de doctorat pour ?tre convaincu que la haine est ce qui anime le plus souvent les membres du jury envers le doctorant, et celle ci est proportionnelle ? la qualit? du travail produit par le doctorant.
Il ne faut pas oublier que le discours universitaire n'a pas grand chose ? voir avec le discours dialectique platonicien (ou h?g?lien). Et si Onfray ?tait capable de tenir un discours dialectique, ?a se saurait!
Bien amicalement?
Est-ce que vous pourriez nous faire part Jacques, d?une exp?rience particuli?re, ou de plusieurs, en relation avec ces mots?
J?ai eu affaire il y a quelques mois ? un directeur de th?se qui m?a ?crit ? trois reprises, comme je lui envoyais mes notes: ?Renoncez ? vos intuitions?; est-ce que cela ne marque pas le moment de rupture entre l?universit? et le moment o? l?analyste r?pond ? la demande par une invitation ? ?dire tout ce qui vous vient, comme cela vient, m?me si cela vous para?t stupide ou ridicule??
Il a donc fallu changer de directeur. Le suivant a ?t? d?une grande bienveillance et m?a expliqu? (je voulais travailler Rabelais avec la psychanalyse) qu?un jury de XVIe ne permettrait jamais qu?on traite Rabelais avec ce qu?ils appellent la ?grille? psychanalytique. (au passage: cela fait des ann?es que j?entends parler de ?grille psychanalytique?, le signifiant de ?grille? insiste et ?a a peut-?tre un sens entre ce que l?on br?le et la cage?).
Enfin j?ai appris par une autre universitaire que la litt?rature du XVIe avec Lacan, cela ne pouvait passer pour l?instant qu?aux Etats_Unis, mais pour rien au monde en France.
Voil? j?esp?re que vous pourrez nous en parler, et je finis par trois petites citations qui se sont cristallis?es autour de ce mail de Jacques:
?En 1970, Barthes se trouve rejet? par les disciples de la linguistique structurale. La linguistique est pour lui un accomplissement de la s?miologie et une prise de conscience, contradictoire en apparence, du primat du signifiant dans la vie comme dans les textes. Il fonde entre 1968 et 1970 son ?criture sur l'association m?taphorique. [...] ? Marie Gil, Roland Barthes au lieu de la vie, p.348 (janvier 2012).
?Alors, L?vi-Strauss, et quelques autres encore, Roland Barthes, et nous aussi, nous ferions de la linguistique un usage m?taphorique. Eh bien, c?est en effet l?-dessus que je voudrais bien marquer quelques points. [...] L?int?r?t, la vague d?int?r?t que j?ai contribu? ? apporter ? la linguistique, c?est, para?t-il, un int?r?t qui vient d?ignorants. Eh bien, ce n?est d?j? pas si mal. Ils ?taient ignorant avant, maintenant ils s?int?ressent. J?ai r?ussi ? int?resser les ignorants ? quelque chose en plus qui n??tait pas mon but, parce que la linguistique, je vais vous le dire, moi, je m?en fous. Ce qui m?int?resse directement, c?est le langage, parce que je pense que c?est ? ?a que j?ai affaire quand j?ai ? faire une psychanalyse.? (Jacques Lacan, D?un discours qui ne serait pas du semblant, 1971).(Seuil p. 45)
?Les linguistes de la linguistique structurale excommunient Barthes, en particulier Mounin qui ?crit en 1970, dans Introduction ? la s?miologie, apr?s une pr?caution oratoire: ?On ne peut pas parler scientifiquement de lui, on le prend pour un th?oricien alors qu?il n?est qu?un essayiste, il confond tout, en bref Barthes ne fait pas de la s?miologie, il fait de la ?psychanalyse sociale?.? (Marie Gil, ibid. p. 349)
Bonsoir ? tous,
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-- Claire Gillie 33 rue du Faubourg Montmartre 75009 Paris 06 71 21 04 54
C'est bien agr?able ? entendre. En effet une partie importante du travail analytique consiste en ces glissements d'un mode de discours ? l'autre. Le discours universitaire et l'hyst?rique sont plus pr?s de l'analytique que ne l'est le discours du ma?tre. Si on suit le quadrangle de Lacan, ce dernier doit passer par l'universitaire ou l'hyst?rique pour occuper le discours de l'analyste. Finalement ce que vous dites est que certains directeurs de th?se sont analys?s. En effet pourquoi n'y en aurait-il pas? Cependant comme les autres humains, ils ne sont pas tr?s nombreux! Bien amicalement Jacques On 08/16/2012 03:34:42 PM, Claire Gillie wrote:
lutecium-group: Ceci est un document du Groupe de Travail Lutecium. --- Le tore existe ; le passage d'un discours ? l'autre aussi, passe d'un savoir ? une chute du savoir. Il existe dans certaines universit?s, certains directeurs de th?se, analystes, aupr?s desquels ce travail est possible. Je peux donner les coordonn?es de ces points de "chute". Claire Gillie une de ces ex-th?sardes, "docteur", pour qui le "docteur" n'est pas "le" signifiant du nouveau sujet
lutecium-group: Ceci est un document du Groupe de Travail Lutecium. --- Cher Lo?c, Plusieurs mode de r?ponses peuvent ?tre apport?es. Peut ?tre que je me bornerai ? celle dict?e par les quatre discours. L'organisation du discours universitaire, lequel est celui en action quant ? la cons?cration d'un nouveau docteur, concr?tise son impuissance interne.
Quelle est sa structure?
Le savoir (du jury) est l'agent qui repr?sente le signifiant ma?tre (en position de v?rit?) pour le plus-de-jouir (le doctorat) produit un nouveau sujet (le docteur).
Pour ?tre moins dans la th?orie, parlons de ce que j'ai vu.
D'abord ? noter que le doctorat en m?decine fonctionne diff?remment des autres doctorats. Je n'ai pas rencontr? ces difficult?s de relations avec le jury quand j'ai pass? mon doctorat.
Par contre j'ai assist? ? quelques doctorats de sciences dures ou molles. Ce que j'y ai vu a ?t? tr?s constant, la tr?s notable agressivit? ou haine des membres du jury ? l'?gard des doctorants. Et m?me la quantit? d'agressivit? m'a toujours sembl? aller dans le m?me sens que la qualit? de la th?se. J'ai ?t? choqu? que, lorsque les jurys ?taient particuli?rement hostiles, ils donnaient les meilleures appr?ciations.
Ceci peut s'analyser ? partir de la structure du discours universitaire mais aussi par des raisons psychologiques. Arriv?e d'un nouveau confr?re qui n'a pas exactement les m?mes id?es que celles entretenues dans le labo, jalousie, perte de l'objet sur lequel s'exer?ait le pouvoir etc.
Un point ? noter est qu'un directeur de th?se, n'existe que par ses th?sards. Supprimez ses th?sards, il cesse d'exister. Le th?sard qui quitte son directeur, le prive de sa fonction.
En conclusion, il y a incompatibilit? entre le discours universitaire et le discours analytique. C'est l? toute la faiblesse du discours d'Onfray quand il s'attaque ? la psychanalyse, utilisant les r?gles du discours universitaire l? o? elles sont inapplicables. Ce que dit un analysant est vrai ou faux, mais c'est incontestable. La
n'est pas une science, c'est un discours.
Bien amicalement
Jacques
On 08/07/2012 08:51:07 PM, Lo?c Toubel wrote:
lutecium-group: Ceci est un document du Groupe de Travail Lutecium. --- ------quoted attachment------ Bonsoir ? tous et bonsoir Jacques B. Siboni,
Ce mail de Jacques du mois d?ao?t 2011 m?est revenu tout ? l?heure, avec une grande intensit?:
?lutecium-group: Ceci est un document du Groupe de Travail Lutecium. ---
Cette haine, bien entendu tr?s pr?sente dans le discours d'Onfray, est un des signifiants ma?tre en position de v?rit? dans le discours universitaire.
Onfray n'est pas le seul ? en faire usage. Il suffit d'assister ? des soutenances de th?se de doctorat pour ?tre convaincu que la haine est ce qui anime le plus souvent les membres du jury envers le doctorant, et celle ci est proportionnelle ? la qualit? du travail produit par le doctorant.
Il ne faut pas oublier que le discours universitaire n'a pas grand chose ? voir avec le discours dialectique platonicien (ou h?g?lien). Et si Onfray ?tait capable de tenir un discours dialectique, ?a se saurait!
Bien amicalement?
Est-ce que vous pourriez nous faire part Jacques, d?une exp?rience particuli?re, ou de plusieurs, en relation avec ces mots?
J?ai eu affaire il y a quelques mois ? un directeur de th?se qui m?a ?crit ? trois reprises, comme je lui envoyais mes notes: ?Renoncez ? vos intuitions?; est-ce que cela ne marque pas le moment de rupture entre l?universit? et le moment o? l?analyste r?pond ? la demande
une invitation ? ?dire tout ce qui vous vient, comme cela vient, m?me si cela vous para?t stupide ou ridicule??
Il a donc fallu changer de directeur. Le suivant a ?t? d?une grande bienveillance et m?a expliqu? (je voulais travailler Rabelais avec la psychanalyse) qu?un jury de XVIe ne permettrait jamais qu?on
Rabelais avec ce qu?ils appellent la ?grille? psychanalytique. (au passage: cela fait des ann?es que j?entends parler de ?grille psychanalytique?, le signifiant de ?grille? insiste et ?a a
un sens entre ce que l?on br?le et la cage?).
Enfin j?ai appris par une autre universitaire que la litt?rature du XVIe avec Lacan, cela ne pouvait passer pour l?instant qu?aux Etats_Unis, mais pour rien au monde en France.
Voil? j?esp?re que vous pourrez nous en parler, et je finis par
petites citations qui se sont cristallis?es autour de ce mail de Jacques:
?En 1970, Barthes se trouve rejet? par les disciples de la linguistique structurale. La linguistique est pour lui un accomplissement de la s?miologie et une prise de conscience, contradictoire en apparence, du primat du signifiant dans la vie comme dans les textes. Il fonde entre 1968 et 1970 son ?criture sur l'association m?taphorique. [...] ? Marie Gil, Roland Barthes au
de la vie, p.348 (janvier 2012).
?Alors, L?vi-Strauss, et quelques autres encore, Roland Barthes, et nous aussi, nous ferions de la linguistique un usage m?taphorique. Eh bien, c?est en effet l?-dessus que je voudrais bien marquer quelques points. [...] L?int?r?t, la vague d?int?r?t que j?ai contribu? ? apporter ? la linguistique, c?est, para?t-il, un int?r?t qui vient d?ignorants. Eh bien, ce n?est d?j? pas si mal. Ils ?taient ignorant avant, maintenant ils s?int?ressent. J?ai r?ussi ? int?resser les ignorants ? quelque chose en plus qui n??tait pas mon but, parce que la linguistique, je vais vous le dire, moi, je m?en fous. Ce qui m?int?resse directement, c?est le langage, parce que je pense que c?est ? ?a que j?ai affaire quand j?ai ? faire une psychanalyse.? (Jacques Lacan, D?un discours qui ne serait pas du semblant, 1971).(Seuil p. 45)
?Les linguistes de la linguistique structurale excommunient Barthes, en particulier Mounin qui ?crit en 1970, dans Introduction ? la s?miologie, apr?s une pr?caution oratoire: ?On ne peut pas parler scientifiquement de lui, on le prend pour un th?oricien alors qu?il n?est qu?un essayiste, il confond tout, en bref Barthes ne fait
Le 16/08/2012 16:37, Jacques B. Siboni a ?crit : psychanalyse par traite peut-?tre trois lieu pas
de la s?miologie, il fait de la ?psychanalyse sociale?.? (Marie Gil, ibid. p. 349)
Bonsoir ? tous,
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-- Claire Gillie 33 rue du Faubourg Montmartre 75009 Paris 06 71 21 04 54
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