[Lutecium-group] Barthes
"Texte de jouissance: celui qui met en ?tat de perte, celui qui d?conforte (peut-?tre jusqu'? un certain ennui), fait vaciller les assises historiques, culturelles, psychologiques, du lecteur, la consistance de ses go?ts, de ses valeurs et de ses souvenirs, met en crise son rapport au langage." (Le plaisir du texte pp25-26) sujet de dissert: dans quelle mesure ce propos de Roland Barthes correspond t il au texte lacanien? :-)
Bonsoir Mr Loic Toubel,?Bien qu'intervenant peu sur le site de Lutecium.org,j'ai pu constater que vous interveniez fr?quemment .Votre insistance ? poser des questions, ? faire part de ces questions, a depuis longtemps attir? mon attention.Vous manifestez, semble-t-il un v?ritable int?r?t? pour la psychanalyse.C'est donc en fonction de cet int?r?t que je vous suppose, que je me d?cide ? vous livrer quelques r?flexions sur la question que vous posez.Je vais donc les livrer en vrac, telles qu'elles me viennent.Je n'ai pas relu le texte de Barthes que vous citez, mais pour autant que je m'en souvienne, Barthes semble opposer le plaisir du texte ? la jouissance du texte, il parle me semble-t-il de la n?vrose..En vrac donc:Il me vient d'embl?e ? l'esprit que Barthes n'a pas lu ou per?u ce que J Lacan a abord? dans Lituraterre:<!-- /* Style Definitions */p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal {mso-style-unhide:no; mso-style-qformat:yes; mso-style-parent:""; margin:0cm; margin-bottom:.0001pt; mso-pagination:widow-orphan; font-size:10.0pt; font-family:"Times New Roman"; mso-fareast-font-family:"Times New Roman";}p.CM2, li.CM2, div.CM2 {mso-style-name:CM2; mso-style-priority:99; mso-style-unhide:no; mso-style-next:Normal; margin:0cm; margin-bottom:.0001pt; line-height:12.0pt; mso-pagination:none; mso-layout-grid-align:none; text-autospace:none; font-size:12.0pt; font-family:"Times New Roman"; mso-fareast-font-family:"Times New Roman";}.MsoChpDefault {mso-style-type:export-only; mso-default-props:yes; font-size:10.0pt; mso-ansi-font-size:10.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;}@page WordSection1 {size:612.0pt 792.0pt; margin:70.85pt 70.85pt 70.85pt 70.85pt; mso-header-margin:36.0pt; mso-footer-margin:36.0pt; mso-paper-source:0;}div.WordSection1 {page:WordSection1;}--> | Litura, lituraterre. Rature d'aucune trace qui soit d'avant, c'est ce qui fait terre du littoral. Litura pure, c'est le litt?ral. La produire, cette rature, c'est reproduire cette moiti? [il n'y en a pas de sienne part (?)], cette moiti? dont le sujet subsiste. Ceux qui sont l? depuis un bout de temps ? mais il doit y en avoir de moins en moins ? doivent se souvenir de ce qu'un jour j'ai fait r?cit des aventures d'une moiti? de poulet. Produire la rature, seule, d?finitive, c'est ?a l'exploit de la calligraphie. Vous pouvez toujours essayer. Essayez de faire simplement ? ce que je ne vais pas faire parce que je la raterais, d'abord parce que je n'ai pas de pinceau ?, essayez de faire cette barre horizontale, qui se trace de gauche ? droite, pour figurer d'un trait l'un unaire comme caract?re, franchement. Vous mettrez tr?s longtemps ? trouver de quelle rature ?a s'attaque et de quel suspens ?a s'arr?te, de sorte que ce que vous ferez sera lamentable. C'est sans espoir pour un occident?. | (version? Valas.) il faut lire ce texte ? la lumi?re de ce que Lacan nous dit dans radiophonie le 5 juin 1970:"...sous pr?texte que j'ai d?fini le signifiant comme ne l'a os? personne,on ne s'imagine pas que le signe ne soit pas mon affaire! Bien au contraire c'est la premi?re, ce sera aussi la derni?re. Mais il y faut ce d?tour. Ce que j'ai d?nonc? d'une s?miotique implicite dont seul le d?sarroi aurait permis la linguistique, n'emp?che pas qu'il faille la refaire, et de ce m?me nom, puisqu'en fait c'est de celle ? faire, qu'? l'ancienne nous le reportons"( Autres ?crits p 412). C'est bien autour de la question du signe que tout semble se jouer.Qu'en dire de plus sinon ce qu'il en est de la question de l'?criture du signe et de son inscription sur notre corps, cette scarification qui nous marque.Je ne peux avancer rien de plus sur cette difficile question de la Jouissance telle que vous la posez.Sinon que je per?ois dans ce qu'?crit Roland Barthes qu'il ne ne parle pas de la m?me chose que moi et peut ?tre vous , d'o? votre questionnement.Bien ? vous.J-M B Le Samedi 13 f?vrier 2016 14h20, "loic.toubel at gmail.com" <loic.toubel at gmail.com> a ?crit : lutecium-group: Ceci est un document du? Groupe de Travail Lutecium. Nous ne disposons financierement que de vos dons: http://donations.lutecium.org/wpmu/fr/products-page/ --- "Texte de jouissance: celui qui met en ?tat de perte, celui qui d?conforte (peut-?tre jusqu'? un certain ennui), fait vaciller les assises historiques, culturelles, psychologiques, du lecteur, la consistance de ses go?ts, de ses valeurs et de ses souvenirs, met en crise son rapport au langage." (Le plaisir du texte pp25-26) sujet de dissert: dans quelle mesure ce propos de Roland Barthes correspond t il au texte lacanien? :-) _______________________________________________ A question? click mailto:Help-Me at lutecium.org Lutecium-group mailing list Lutecium-group at lutecium.org http://www.lutecium.org/cgi-bin/mailman/listinfo/lutecium-group
Bonsoir Jean-Marc, J'ai envoy? ce message avec un sourire, juste apr?s avoir relu ces lignes de Roland Barthes. Mi-plaisant, mi-s?rieux, puisque je me suis occup? pendant mes ?tudes des rapports de Barthes avec la psychanalyse en g?n?ral et Lacan en particulier. Saviez-vous qu'il a consult? six fois chez Lacan en 1975? Selon Claude Coste, ces 6 rencontres furent catastrophiques - je le cite. Barthes a r?dig? six fiches apr?s ces six s?ances, qui ne sont pas encore publi?es. Il a r?guli?rement dit et ?crit que son rapport ? l'analyse ?tait "ind?cis". En 1977 dans la Le?on il dit "la r?alit? - lueur du r?el", ce qui me fait penser qu'il avait fini par piger un petit truc. C'est dans le s?minaire sur le Discours amoureux que Jacques Lacan est le plus pr?sent, puis Barthes efface les traces en passant ? l'?crit avec les Fragments d'un discours amoureux. Ne pas perdre de vue qu'il bossait avec le dico de Laplanche et Pontalis, ce qui ne pouvait que l'entraver. A tr?s bient?t, Lo?c www.olindex.net Le 13/02/2016 23:27, jean-marc Bonnemaiso a ?crit :
lutecium-group: Ceci est un document du Groupe de Travail Lutecium. Nous ne disposons financierement que de vos dons: http://donations.lutecium.org/wpmu/fr/products-page/ ---
Bonsoir Mr Loic Toubel, Bien qu'intervenant peu sur le site de Lutecium.org, j'ai pu constater que vous interveniez fr?quemment . Votre insistance ? poser des questions, ? faire part de ces questions, a depuis longtemps attir? mon attention. Vous manifestez, semble-t-il un v?ritable int?r?t pour la psychanalyse. C'est donc en fonction de cet int?r?t que je vous suppose, que je me d?cide ? vous livrer quelques r?flexions sur la question que vous posez. Je vais donc les livrer en vrac, telles qu'elles me viennent. Je n'ai pas relu le texte de Barthes que vous citez, mais pour autant que je m'en souvienne, Barthes semble opposer le plaisir du texte ? la jouissance du texte, il parle me semble-t-il de la n?vrose.. En vrac donc: Il me vient d'embl?e ? l'esprit que Barthes n'a pas lu ou per?u ce que J Lacan a abord? dans Lituraterre: /Litura/, /lituraterre/. Rature d'aucune trace qui soit d'avant, c'est ce qui fait terre du littoral. /Litura/ pure, c'est le litt?ral. La produire, cette rature, c'est reproduire cette moiti? [il n'y en a pas de sienne part (?)], cette moiti? dont le sujet subsiste. Ceux qui sont l? depuis un bout de temps ? mais il doit y en avoir de moins en moins ? doivent se souvenir de ce qu'un jour j'ai fait r?cit des aventures d'une moiti? de poulet. Produire la rature, seule, d?finitive, c'est ?a l'exploit de la calligraphie. Vous pouvez toujours essayer. Essayez de faire simplement ? ce que je ne vais pas faire parce que je la raterais, d'abord parce que je n'ai pas de pinceau ?, essayez de faire cette barre horizontale, qui se trace de gauche ? droite, pour figurer d'un trait l'un unaire comme caract?re, franchement. Vous mettrez tr?s longtemps ? trouver de quelle rature ?a s'attaque et de quel suspens ?a s'arr?te, de sorte que ce que vous ferez sera lamentable. C'est sans espoir pour un occident?.
(version Valas.)
il faut lire ce texte ? la lumi?re de ce que Lacan nous dit dans radiophonie le 5 juin 1970: "...sous pr?texte que j'ai d?fini le signifiant comme ne l'a os? personne,on ne s'imagine pas que le signe ne soit pas mon affaire! Bien au contraire c'est la premi?re, ce sera aussi la derni?re. Mais il y faut ce d?tour. Ce que j'ai d?nonc? d'une s?miotique implicite dont seul le d?sarroi aurait permis la linguistique, n'emp?che pas qu'il faille la refaire, et de ce m?me nom, puisqu'en fait c'est de celle ? faire, qu'? l'ancienne nous le reportons"( Autres ?crits p 412). C'est bien autour de la question du signe que tout semble se jouer. Qu'en dire de plus sinon ce qu'il en est de la question de l'?criture du signe et de son inscription sur notre corps, cette scarification qui nous marque. Je ne peux avancer rien de plus sur cette difficile question de la Jouissance telle que vous la posez. Sinon que je per?ois dans ce qu'?crit Roland Barthes qu'il ne ne parle pas de la m?me chose que moi et peut ?tre vous , d'o? votre questionnement. Bien ? vous. J-M B
Le Samedi 13 f?vrier 2016 14h20, "loic.toubel at gmail.com" <loic.toubel at gmail.com> a ?crit :
lutecium-group: Ceci est un document du Groupe de Travail Lutecium. Nous ne disposons financierement que de vos dons: http://donations.lutecium.org/wpmu/fr/products-page/ --- "Texte de jouissance: celui qui met en ?tat de perte, celui qui d?conforte (peut-?tre jusqu'? un certain ennui), fait vaciller les assises historiques, culturelles, psychologiques, du lecteur, la consistance de ses go?ts, de ses valeurs et de ses souvenirs, met en crise son rapport au langage." (Le plaisir du texte pp25-26)
sujet de dissert: dans quelle mesure ce propos de Roland Barthes correspond t il au texte lacanien?
:-)
_______________________________________________ A question? click mailto:Help-Me at lutecium.org <mailto:Help-Me at lutecium.org> Lutecium-group mailing list Lutecium-group at lutecium.org <mailto:Lutecium-group at lutecium.org> http://www.lutecium.org/cgi-bin/mailman/listinfo/lutecium-group
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Ce mot de ?catastrophique? serait peut-?tre ? expliciter. L?un des paradoxes de la psychanalyse freudienne/lacanienne est qu?au d?part, les choses s?empirent, au contraire de la m?decine, o? les choses s?am?liorent progressivement, apr?s 3 jours d?antibiotiques. Dans un texte de 1919 (Lines Of Advance In Psycho-Analytic Therapy), Freud pr?cise : ? Cruel though it may sound, we must see to it that the patient?s suffering, to a degree that is in some way or other effective, does not come to an end prematurely. If, owing to the symptoms having been taken apart and having lost their value, his suffering becomes mitigated, we must reinstate it elsewhere in the form of some appreciable privation ; otherwise we run the danger of never achieving any improvements except quite insignificant and transitory ones. ? Il s?agit de de sortir le patient de ses satisfactions par substitution (les sympt?mes), le sortir d?une position ancr?e uniquement dans le Principe de plaisir, et de le ramener dans la dynamique Principe de r?alit?/Principe de plaisir. On bosse dur pour se payer de belles vacances, le tout dernier ordi, cerner ses sympt?mes, etc? C?est ce que fait aussi Lacan lorsqu?il laisse des trous dans ses ?laborations. ? ce propos, voir ce qu?il dit sur le divan, dans Conf?rence ? Gen?ve sur le Sympt?me, octobre 1975. Il semble qu?il faille un certain degr? de foi, donc d?amour, dans ce processus th?rapeutique des plus bizarre J === BdF <http://www.deflorence.com> www.deflorence.com === From: Lutecium-group [mailto:lutecium-group-bounces at lutecium.org] On Behalf Of loic.toubel at gmail.com Sent: 13 February 2016 22:58 To: jean-marc Bonnemaiso; Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne Subject: Re: [Lutecium-group] Barthes Bonsoir Jean-Marc, J'ai envoy? ce message avec un sourire, juste apr?s avoir relu ces lignes de Roland Barthes. Mi-plaisant, mi-s?rieux, puisque je me suis occup? pendant mes ?tudes des rapports de Barthes avec la psychanalyse en g?n?ral et Lacan en particulier. Saviez-vous qu'il a consult? six fois chez Lacan en 1975? Selon Claude Coste, ces 6 rencontres furent catastrophiques - je le cite. Barthes a r?dig? six fiches apr?s ces six s?ances, qui ne sont pas encore publi?es. Il a r?guli?rement dit et ?crit que son rapport ? l'analyse ?tait "ind?cis". En 1977 dans la Le?on il dit "la r?alit? - lueur du r?el", ce qui me fait penser qu'il avait fini par piger un petit truc. C'est dans le s?minaire sur le Discours amoureux que Jacques Lacan est le plus pr?sent, puis Barthes efface les traces en passant ? l'?crit avec les Fragments d'un discours amoureux. Ne pas perdre de vue qu'il bossait avec le dico de Laplanche et Pontalis, ce qui ne pouvait que l'entraver. A tr?s bient?t, Lo?c www.olindex.net _____
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