[Lutecium-group] l'egroupe des cinq psychanalyses
Bonjour ? tous, notre egroupe des cinq psychanalyses a repris son travail de lecture de Lacan relisant Dora, cette fois-ci c'est dans le s?minaire l'Angoisse. Ceux qui souhaitent s'associer ? ce travail y sont cordialement invit?s Pour vous inscrire : http://fr.groups.yahoo.com/group/Les_cinq_psychanalyses/ Et pour prendre connaissance des ?laborations des uns et des autres autour de cette relecture des cinq psychanalyses : Groupe des cinq psychanalyses : http://liliane.fainsilber.free.fr/ . Pour vous donner envie d'y participer, voici les points que nous sommes entrain de travailler. Outre l'int?r?t que ces s?ances pr?sentent, par rapport ? Dora et ? la jeune homosexuelle, nous y voyons appara?tre ? son point de naissance ce que Lacan appelle : ? l'analyste comme espace de l'objet partiel ?. C'est de l? que s'?difiera toutes les ?laborations de Lacan concernant la passe. Or nous sommes en 1962. Lacan relit Dora et Sarah dans le s?minaire l'Angoisse Vue d'ensemble de la d?marche de Lacan dans ces quatre s?ances de l'Angoisse. Elle est centr?e sur ? le roc du complexe de castration ?, un roc qui n'est pas le terme de l'analyse. 1 - Le roc du complexe de castration : son franchissement est possible Dans le s?minaire du 5 d?cembre Lacan annonce qu'il va remettre en cause, c'est le cas ou jamais de le dire, ce qui constitue pour Freud le point de but?e de l'analyse, le roc du complexe de castration, il compte le faire, nous annonce-t-il avec l'aide des deux lettres petit a et moins phi qu'il inscrit sur le sch?ma optique dont il a ? nouveau dessin? le pot renvers? et ses deux images, l'une r?elle, l'autre virtuelle. Il ne faut pas oublier que, dans son premier sch?ma, ce qui permettait d'accommoder l'oil pour que l'image soit visible, outre la position de l'oil lui-m?me, c'?tait la pr?sence du bouquet de fleurs. Or on ne sait pas trop (il faudrait pour cela rev?rifier les diff?rentes interpr?tations qui ont ?t? donn?es de ce sch?ma optique dans l'Angoisse) s'il met d?sormais ? la place de ce bouquet de fleurs la lettre petit a ou s'il noie, camoufle cette lettre a parmi les fleurs ? En tout cas c'est du c?t? du corps propre, en i(a) qu'il met l'objet a, et en i'(a) c'est dans les fleurs virtuelles, le moins phi. 2 - ? Un amour toujours pr?sent dans le r?el ? Dans le s?minaire du 9 janvier, il reprend cette question du roc de la castration qui est infranchissable pour Freud et prend alors l'exemple de Dora et de la jeune homosexuelle, pour d?montrer en quoi ce point de but?e ?tait celui de Freud et non pas de toutes les analyses. Il l'articule au fait que dans le transfert il n'y a pas que r?p?tition, reproduction des anciennes amours mais il y a entre l'analysant et l'analyste, ce que Lacan appelle ? un amour toujours pr?sent dans le r?el ?. Et dans cet amour pr?sent dans le r?el c'est l? qu'il va mettre en jeu ce qu'il appelle l'objet partiel. Et pour l'?voquer il se r?f?re ? un analyste qui a ?t? l'une de ses cibles pr?f?r?es au temps il o? il critiquait son approche de la relation d'objet ; ? savoir Maurice Bouvet. Si nous voulons pleinement saisir ce que Freud loupait dans ses analyses, il n'y a pas ? tortiller, nous relirons ce fameux article de Maurice Bouvet, celui o? il raconte comment il offrait, en somme, en p?ture ? son analysante l'objet partiel qu'il d?tenait en favorisant, en encourageant ses fantasmes de fellation du p?nis de l'analyste. Je l'avais appelle un temps le maitre-queue du complexe de castration. Nous n'aurons pas ? regretter cette lecture parce que c'est un texte passionnant d'une tr?s grande richesse clinique. 3 - Les agalmas de Socrate et ceux de Freud Dans la s?ance suivante du 16 janvier, il reprend l'histoire de Dora en disant ?Cet objet a c'est ce roc dont parle Freud ?. Donc le roc du complexe de castration. Il articule ? nouveau ce qui se passe dans cet amour pr?sent dans le r?el, au cour du transfert. C'est l? qu'il ?voque l'agalma de Socrate. Donc il faudrait bien que nous allions revoir dans le s?minaire du transfert ce qu'il dit de la m?taphore de l'amour ; o? une substitution doit s'effectuer, o? soudain celui qui ?tait l'objet aim? doit devenir d?sirant. En devenant d?sirant, donc manquant, cet objet aim? qu'est l'analyste, devenu d?sirant ?voque, cerne au plus pr?s le manque du sujet. L? il faudrait donc revoir cette question et de la m?taphore de l'amour et celle de l'agalma. 4 -Acting out et passage ? l'acte Dans le s?minaire du 23 janvier, ? propos de Dora et de la jeune homosexuelle, Lacan analyse, en fonction de l'objet a comme reste de la division subjective, ce qu'il en est des acting out et des passages ? l'acte des deux jeunes filles, mettant bien s?r en ?vidence quelque chose des d?faillances de Freud au regard de sa position d'analyste. Mais qui pourrait le lui reprocher ?
Bien entendu, Freud/vs/Lacan : Voil? un instant ? ne pas manquer. Savez-vous si le texte Countertransference de Lucia Tower, dont Lacan consid?rait qu'il devait ?tre mis entre toutes les mains a ?t? exhum?? Bien cordialement Pierre Belon (Pibepsium) Corpus Cette fraternit? du bon repas, (Brotherhood = confr?rie, fraternit?) , se retrouve vingt ans plus tard dans un article dont je ne sais pas si c?est le moment de parler maintenant ; mais, en tout cas, puisque l?exemple clinique me vient ? l?esprit, c?est l?article de Lucy Tower paru dans le Journal de l?Association psychanalytique am?ricaine sous le titre de Contre-transfert dans le num?ro d?avril 1956, je redirai, si j?ai le temps, quelques mots de cet article. Toujours est-il que voil? l?exemple clinique qu?elle nous donne : c?est une femme extr?mement emb?tante, qui l?injurie au-del? de tout ce qu?elle peut endurer. ? Un beau matin de printemps, je suis sortie de mon bureau vingt minutes avant le rendez-vous avec cette patiente, mon carnet de rendez-vous ouvert sur mon bureau ?. Elle prit un repas d?licieux, elle insiste sur le fait que c?est un repas d?licieux, toute seule dans un restaurant ; elle est rentr?e, sans se presser ; quand elle est rentr?e dans son bureau, c??tait pour se faire dire, par la secr?taire tr?s probablement, que la patiente, tr?s en col?re, ?tait repartie. Passent l?-dessus 24 heures de rage fortement v?cue. S?attendant ? voir la patiente s?en aller, quitter le traitement, en tout cas l?injurier plus encore si m?me elle revenait, de mani?re ? ce qu?elle soit oblig?e d?y mettre fin, elle a la surprise de voir qu?apr?s avoir essay? effectivement d?entrer dans cette voie, la patiente lui dit : ? Franchement, je ne peux pas vous bl?mer ?. Et l?, se situe un de ces virages extraordinaires dont l?article de Margaret Little nous donnera de nombreux exemples ; encore que cette dame Tower en donne, elle-m?me, trois par la suite, de ces virages, ? la suite, ainsi d?une d?couverte cons?cutive ? un passage ? l?acte, ou ? un acting-out, selon le cas, de l?analyste. Ici, il s?agit manifestement d?un acting-out, ce repas d?licieux qu?elle prend ? la suite v?ritablement de toutes les vertus empoisonnantes de l?objet que lui propose son patient. Quaestio Il faudra trouver un moyen pour que cet article de Lucia Tower, qu?il n?a pas pu r?sumer (Granoff), soit disponible, au moins ? la connaissance d?un certain nombre qu?il peut int?resser au plus haut point. -----Message d'origine----- De : lutecium-group-bounces at lutecium.org [mailto:lutecium-group-bounces at lutecium.org] De la part de Liliane.Fainsilber Envoy? : mercredi 2 novembre 2005 09:50 ? : Liliane.Fainsilber; Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne Objet : [Lutecium-group] l'egroupe des cinq psychanalyses lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- Bonjour ? tous, notre egroupe des cinq psychanalyses a repris son travail de lecture de Lacan relisant Dora, cette fois-ci c'est dans le s?minaire l'Angoisse. Ceux qui souhaitent s'associer ? ce travail y sont cordialement invit?s Pour vous inscrire : http://fr.groups.yahoo.com/group/Les_cinq_psychanalyses/ Et pour prendre connaissance des ?laborations des uns et des autres autour de cette relecture des cinq psychanalyses : Groupe des cinq psychanalyses : http://liliane.fainsilber.free.fr/ . Pour vous donner envie d'y participer, voici les points que nous sommes entrain de travailler. Outre l'int?r?t que ces s?ances pr?sentent, par rapport ? Dora et ? la jeune homosexuelle, nous y voyons appara?tre ? son point de naissance ce que Lacan appelle : ? l'analyste comme espace de l'objet partiel ?. C'est de l? que s'?difiera toutes les ?laborations de Lacan concernant la passe. Or nous sommes en 1962. Lacan relit Dora et Sarah dans le s?minaire l'Angoisse Vue d'ensemble de la d?marche de Lacan dans ces quatre s?ances de l'Angoisse. Elle est centr?e sur ? le roc du complexe de castration ?, un roc qui n'est pas le terme de l'analyse. 1 - Le roc du complexe de castration : son franchissement est possible Dans le s?minaire du 5 d?cembre Lacan annonce qu'il va remettre en cause, c'est le cas ou jamais de le dire, ce qui constitue pour Freud le point de but?e de l'analyse, le roc du complexe de castration, il compte le faire, nous annonce-t-il avec l'aide des deux lettres petit a et moins phi qu'il inscrit sur le sch?ma optique dont il a ? nouveau dessin? le pot renvers? et ses deux images, l'une r?elle, l'autre virtuelle. Il ne faut pas oublier que, dans son premier sch?ma, ce qui permettait d'accommoder l'oil pour que l'image soit visible, outre la position de l'oil lui-m?me, c'?tait la pr?sence du bouquet de fleurs. Or on ne sait pas trop (il faudrait pour cela rev?rifier les diff?rentes interpr?tations qui ont ?t? donn?es de ce sch?ma optique dans l'Angoisse) s'il met d?sormais ? la place de ce bouquet de fleurs la lettre petit a ou s'il noie, camoufle cette lettre a parmi les fleurs ? En tout cas c'est du c?t? du corps propre, en i(a) qu'il met l'objet a, et en i'(a) c'est dans les fleurs virtuelles, le moins phi. 2 - ? Un amour toujours pr?sent dans le r?el ? Dans le s?minaire du 9 janvier, il reprend cette question du roc de la castration qui est infranchissable pour Freud et prend alors l'exemple de Dora et de la jeune homosexuelle, pour d?montrer en quoi ce point de but?e ?tait celui de Freud et non pas de toutes les analyses. Il l'articule au fait que dans le transfert il n'y a pas que r?p?tition, reproduction des anciennes amours mais il y a entre l'analysant et l'analyste, ce que Lacan appelle ? un amour toujours pr?sent dans le r?el ?. Et dans cet amour pr?sent dans le r?el c'est l? qu'il va mettre en jeu ce qu'il appelle l'objet partiel. Et pour l'?voquer il se r?f?re ? un analyste qui a ?t? l'une de ses cibles pr?f?r?es au temps il o? il critiquait son approche de la relation d'objet ; ? savoir Maurice Bouvet. Si nous voulons pleinement saisir ce que Freud loupait dans ses analyses, il n'y a pas ? tortiller, nous relirons ce fameux article de Maurice Bouvet, celui o? il raconte comment il offrait, en somme, en p?ture ? son analysante l'objet partiel qu'il d?tenait en favorisant, en encourageant ses fantasmes de fellation du p?nis de l'analyste. Je l'avais appelle un temps le maitre-queue du complexe de castration. Nous n'aurons pas ? regretter cette lecture parce que c'est un texte passionnant d'une tr?s grande richesse clinique. 3 - Les agalmas de Socrate et ceux de Freud Dans la s?ance suivante du 16 janvier, il reprend l'histoire de Dora en disant ?Cet objet a c'est ce roc dont parle Freud ?. Donc le roc du complexe de castration. Il articule ? nouveau ce qui se passe dans cet amour pr?sent dans le r?el, au cour du transfert. C'est l? qu'il ?voque l'agalma de Socrate. Donc il faudrait bien que nous allions revoir dans le s?minaire du transfert ce qu'il dit de la m?taphore de l'amour ; o? une substitution doit s'effectuer, o? soudain celui qui ?tait l'objet aim? doit devenir d?sirant. En devenant d?sirant, donc manquant, cet objet aim? qu'est l'analyste, devenu d?sirant ?voque, cerne au plus pr?s le manque du sujet. L? il faudrait donc revoir cette question et de la m?taphore de l'amour et celle de l'agalma. 4 -Acting out et passage ? l'acte Dans le s?minaire du 23 janvier, ? propos de Dora et de la jeune homosexuelle, Lacan analyse, en fonction de l'objet a comme reste de la division subjective, ce qu'il en est des acting out et des passages ? l'acte des deux jeunes filles, mettant bien s?r en ?vidence quelque chose des d?faillances de Freud au regard de sa position d'analyste. Mais qui pourrait le lui reprocher ? _______________________________________________ A question? click Help-Me at lutecium.org Lutecium-group mailing list Lutecium-group at lutecium.org http://cerium.lutecium.org/cgi-bin/mailman/listinfo/lutecium-group
Ce texte figure dans un ouvrage intitul? "Le contre-transfert" paru en 1987 chez Navarin ?diteur et qui rassemble la traduction de divers articles, dont celui que vous cherchez : A propos du contre-transfert, Paula Heimann Le contre-transfert et la r?ponse qu'y apporte le patient, Margaret Little "R" - la r?ponse totale de l'anlyste aux besoins de son patient, Margaret Little Sur le contre-transfert, Annie Reich Quelques remarques supl?mentaires sur le contre-transfert, Annie Reich Empathie et contre-transfert, Annie Reich Contre-transfert, Lucia Tower Il est disponible ? la biblioth?que de l'?cole de la cause freudienne. L'acc?s en est libre et gratuit. Renseignements au 01 45 49 02 68 ou ? l'adresse http://www.causefreudienne.org/ Cordialement, Nathalie Jaudel Le 2 nov. 05 ? 13:54, Pibepsium a ?crit :
lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- Bien entendu, Freud/vs/Lacan : Voil? un instant ? ne pas manquer.
Savez-vous si le texte Countertransference de Lucia Tower, dont Lacan consid?rait qu'il devait ?tre mis entre toutes les mains a ?t? exhum??
Bien cordialement
Pierre Belon (Pibepsium)
Corpus
Cette fraternit? du bon repas, (Brotherhood = confr?rie, fraternit?) , se retrouve vingt ans plus tard dans un article dont je ne sais pas si c?est le moment de parler maintenant ; mais, en tout cas, puisque l?exemple clinique me vient ? l?esprit, c?est l?article de Lucy Tower paru dans le Journal de l?Association psychanalytique am?ricaine sous le titre de Contre- transfert dans le num?ro d?avril 1956, je redirai, si j?ai le temps, quelques mots de cet article. Toujours est-il que voil? l?exemple clinique qu?elle nous donne : c?est une femme extr?mement emb?tante, qui l?injurie au-del? de tout ce qu?elle peut endurer. ? Un beau matin de printemps, je suis sortie de mon bureau vingt minutes avant le rendez-vous avec cette patiente, mon carnet de rendez-vous ouvert sur mon bureau ?. Elle prit un repas d?licieux, elle insiste sur le fait que c?est un repas d?licieux, toute seule dans un restaurant ; elle est rentr?e, sans se presser ; quand elle est rentr?e dans son bureau, c??tait pour se faire dire, par la secr?taire tr?s probablement, que la patiente, tr?s en col?re, ?tait repartie. Passent l?-dessus 24 heures de rage fortement v?cue. S?attendant ? voir la patiente s?en aller, quitter le traitement, en tout cas l?injurier plus encore si m?me elle revenait, de mani?re ? ce qu?elle soit oblig?e d?y mettre fin, elle a la surprise de voir qu?apr?s avoir essay? effectivement d?entrer dans cette voie, la patiente lui dit : ? Franchement, je ne peux pas vous bl?mer ?. Et l?, se situe un de ces virages extraordinaires dont l?article de Margaret Little nous donnera de nombreux exemples ; encore que cette dame Tower en donne, elle- m?me, trois par la suite, de ces virages, ? la suite, ainsi d?une d?couverte cons?cutive ? un passage ? l?acte, ou ? un acting-out, selon le cas, de l?analyste. Ici, il s?agit manifestement d?un acting-out, ce repas d?licieux qu?elle prend ? la suite v?ritablement de toutes les vertus empoisonnantes de l?objet que lui propose son patient.
Quaestio
Il faudra trouver un moyen pour que cet article de Lucia Tower, qu?il n?a pas pu r?sumer (Granoff), soit disponible, au moins ? la connaissance d?un certain nombre qu?il peut int?resser au plus haut point.
-----Message d'origine----- De : lutecium-group-bounces at lutecium.org [mailto:lutecium-group-bounces at lutecium.org] De la part de Liliane.Fainsilber Envoy? : mercredi 2 novembre 2005 09:50 ? : Liliane.Fainsilber; Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne Objet : [Lutecium-group] l'egroupe des cinq psychanalyses
lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium.
Ne doit pas etre diffuse hors du groupe.
---
Bonjour ? tous,
notre egroupe des cinq psychanalyses a repris son travail de lecture de
Lacan relisant Dora, cette fois-ci c'est dans le s?minaire l'Angoisse. Ceux
qui souhaitent s'associer ? ce travail y sont cordialement invit?s
Pour vous inscrire :
http://fr.groups.yahoo.com/group/Les_cinq_psychanalyses/
Et pour prendre connaissance des ?laborations des uns et des autres autour
de cette relecture des cinq psychanalyses :
Groupe des cinq psychanalyses : http://liliane.fainsilber.free.fr/
. Pour vous donner envie d'y participer, voici les points que nous sommes
entrain de travailler. Outre l'int?r?t que ces s?ances pr?sentent, par
rapport ? Dora et ? la jeune homosexuelle, nous y voyons appara?tre ? son
point de naissance ce que Lacan appelle : ? l'analyste comme espace de l'objet
partiel ?. C'est de l? que s'?difiera toutes les ?laborations de Lacan
concernant la passe. Or nous sommes en 1962.
Lacan relit Dora et Sarah dans le s?minaire l'Angoisse
Vue d'ensemble de la d?marche de Lacan dans ces quatre s?ances de l'Angoisse.
Elle est centr?e sur ? le roc du complexe de castration ?, un roc qui n'est
pas le terme de l'analyse.
1 - Le roc du complexe de castration : son franchissement est possible
Dans le s?minaire du 5 d?cembre Lacan annonce qu'il va remettre en cause, c'est
le cas ou jamais de le dire, ce qui constitue pour Freud le point de but?e
de l'analyse, le roc du complexe de castration, il compte le faire, nous
annonce-t-il avec l'aide des deux lettres petit a et moins phi qu'il inscrit
sur le sch?ma optique dont il a ? nouveau dessin? le pot renvers? et ses
deux images, l'une r?elle, l'autre virtuelle.
Il ne faut pas oublier que, dans son premier sch?ma, ce qui permettait d'accommoder
l'oil pour que l'image soit visible, outre la position de l'oil lui- m?me, c'?tait
la pr?sence du bouquet de fleurs.
Or on ne sait pas trop (il faudrait pour cela rev?rifier les diff?rentes
interpr?tations qui ont ?t? donn?es de ce sch?ma optique dans l'Angoisse) s'il
met d?sormais ? la place de ce bouquet de fleurs la lettre petit a ou s'il
noie, camoufle cette lettre a parmi les fleurs ? En tout cas c'est du c?t?
du corps propre, en i(a) qu'il met l'objet a, et en i'(a) c'est dans les
fleurs virtuelles, le moins phi.
2 - ? Un amour toujours pr?sent dans le r?el ?
Dans le s?minaire du 9 janvier, il reprend cette question du roc de la
castration qui est infranchissable pour Freud et prend alors l'exemple de
Dora et de la jeune homosexuelle, pour d?montrer en quoi ce point de but?e
?tait celui de Freud et non pas de toutes les analyses.
Il l'articule au fait que dans le transfert il n'y a pas que r?p?tition,
reproduction des anciennes amours mais il y a entre l'analysant et l'analyste,
ce que Lacan appelle ? un amour toujours pr?sent dans le r?el ?.
Et dans cet amour pr?sent dans le r?el c'est l? qu'il va mettre en jeu ce qu'il
appelle l'objet partiel. Et pour l'?voquer il se r?f?re ? un analyste qui a
?t? l'une de ses cibles pr?f?r?es au temps il o? il critiquait son approche
de la relation d'objet ; ? savoir Maurice Bouvet. Si nous voulons pleinement
saisir ce que Freud loupait dans ses analyses, il n'y a pas ? tortiller,
nous relirons ce fameux article de Maurice Bouvet, celui o? il raconte
comment il offrait, en somme, en p?ture ? son analysante l'objet partiel qu'il
d?tenait en favorisant, en encourageant ses fantasmes de fellation du p?nis
de l'analyste. Je l'avais appelle un temps le maitre-queue du complexe de
castration. Nous n'aurons pas ? regretter cette lecture parce que c'est un
texte passionnant d'une tr?s grande richesse clinique.
3 - Les agalmas de Socrate et ceux de Freud
Dans la s?ance suivante du 16 janvier, il reprend l'histoire de Dora en
disant ?Cet objet a c'est ce roc dont parle Freud ?. Donc le roc du
complexe de castration.
Il articule ? nouveau ce qui se passe dans cet amour pr?sent dans le r?el,
au cour du transfert. C'est l? qu'il ?voque l'agalma de Socrate. Donc il
faudrait bien que nous allions revoir dans le s?minaire du transfert ce qu'il
dit de la m?taphore de l'amour ; o? une substitution doit s'effectuer, o?
soudain celui qui ?tait l'objet aim? doit devenir d?sirant. En devenant
d?sirant, donc manquant, cet objet aim? qu'est l'analyste, devenu d?sirant
?voque, cerne au plus pr?s le manque du sujet.
L? il faudrait donc revoir cette question et de la m?taphore de l'amour et
celle de l'agalma.
4 -Acting out et passage ? l'acte
Dans le s?minaire du 23 janvier, ? propos de Dora et de la jeune
homosexuelle, Lacan analyse, en fonction de l'objet a comme reste de la
division subjective, ce qu'il en est des acting out et des passages ? l'acte
des deux jeunes filles, mettant bien s?r en ?vidence quelque chose des
d?faillances de Freud au regard de sa position d'analyste. Mais qui pourrait
le lui reprocher ?
_______________________________________________
A question? click Help-Me at lutecium.org
Lutecium-group mailing list
Lutecium-group at lutecium.org
http://cerium.lutecium.org/cgi-bin/mailman/listinfo/lutecium-group
_______________________________________________ A question? click Help-Me at lutecium.org Lutecium-group mailing list Lutecium-group at lutecium.org http://cerium.lutecium.org/cgi-bin/mailman/listinfo/lutecium-group
Effectivement, j'ai eu ce livre ("Le contre-transfert" paru en 1987 chez Navarin ?diteur et ) entre les mains ? une ?poque o? je le destinais ? ?clairer le S?minaire I, en contrepoint avec l'ouvrage de H.?Searles. A cette ?poque, je n'avais qu'une version tr?s incorrecte du SX sur l'angoisse dans lequel la question est pos?e avec encore plus d'acuit?. L'ouvrage est en stock ? la biblioth?que de l'?cole mais non accessible au pr?t. Je n'ai pas l'intention de laisser tomber et je vais essayer de remettre la main dessus car ces articles donnent une belle illustration d'une conception et d'une pratique am?ricaine qui fait encore flores dans l'hexagone. Pourtant c'est un point de but?e essentielle pour devenir analyste. Merci en tout cas de vos pr?cieuses indications. Bien cordialement. Pibepsium -----Message d'origine----- De?: lutecium-group-bounces at lutecium.org [mailto:lutecium-group-bounces at lutecium.org] De la part de Nathalie Jaudel Envoy??: mercredi 2 novembre 2005 14:22 ??: Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne Objet?: Re: [Lutecium-group] l'egroupe des cinq psychanalyses lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- Ce texte figure dans un ouvrage intitul? "Le contre-transfert" paru en 1987 chez Navarin ?diteur et qui rassemble la traduction de divers articles, dont celui que vous cherchez : A propos du contre-transfert, Paula Heimann Le contre-transfert et la r?ponse qu'y apporte le patient, Margaret Little "R" - la r?ponse totale de l'anlyste aux besoins de son patient, Margaret Little Sur le contre-transfert, Annie Reich Quelques remarques supl?mentaires sur le contre-transfert, Annie Reich Empathie et contre-transfert, Annie Reich Contre-transfert, Lucia Tower Il est disponible ? la biblioth?que de l'?cole de la cause freudienne. L'acc?s en est libre et gratuit. Renseignements au 01 45 49 02 68 ou ? l'adresse http://www.causefreudienne.org/ Cordialement, Nathalie Jaudel Le 2 nov. 05 ? 13:54, Pibepsium a ?crit :
lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- Bien entendu, Freud/vs/Lacan : Voil? un instant ? ne pas manquer.
Savez-vous si le texte Countertransference de Lucia Tower, dont Lacan consid?rait qu'il devait ?tre mis entre toutes les mains a ?t? exhum??
Bien cordialement
Pierre Belon (Pibepsium)
Corpus
Cette fraternit? du bon repas, (Brotherhood = confr?rie, fraternit?) , se retrouve vingt ans plus tard dans un article dont je ne sais pas si c?est le moment de parler maintenant ; mais, en tout cas, puisque l?exemple clinique me vient ? l?esprit, c?est l?article de Lucy Tower paru dans le Journal de l?Association psychanalytique am?ricaine sous le titre de Contre- transfert dans le num?ro d?avril 1956, je redirai, si j?ai le temps, quelques mots de cet article. Toujours est-il que voil? l?exemple clinique qu?elle nous donne : c?est une femme extr?mement emb?tante, qui l?injurie au-del? de tout ce qu?elle peut endurer. ? Un beau matin de printemps, je suis sortie de mon bureau vingt minutes avant le rendez-vous avec cette patiente, mon carnet de rendez-vous ouvert sur mon bureau ?. Elle prit un repas d?licieux, elle insiste sur le fait que c?est un repas d?licieux, toute seule dans un restaurant ; elle est rentr?e, sans se presser ; quand elle est rentr?e dans son bureau, c??tait pour se faire dire, par la secr?taire tr?s probablement, que la patiente, tr?s en col?re, ?tait repartie. Passent l?-dessus 24 heures de rage fortement v?cue. S?attendant ? voir la patiente s?en aller, quitter le traitement, en tout cas l?injurier plus encore si m?me elle revenait, de mani?re ? ce qu?elle soit oblig?e d?y mettre fin, elle a la surprise de voir qu?apr?s avoir essay? effectivement d?entrer dans cette voie, la patiente lui dit : ? Franchement, je ne peux pas vous bl?mer ?. Et l?, se situe un de ces virages extraordinaires dont l?article de Margaret Little nous donnera de nombreux exemples ; encore que cette dame Tower en donne, elle- m?me, trois par la suite, de ces virages, ? la suite, ainsi d?une d?couverte cons?cutive ? un passage ? l?acte, ou ? un acting-out, selon le cas, de l?analyste. Ici, il s?agit manifestement d?un acting-out, ce repas d?licieux qu?elle prend ? la suite v?ritablement de toutes les vertus empoisonnantes de l?objet que lui propose son patient.
Quaestio
Il faudra trouver un moyen pour que cet article de Lucia Tower, qu?il n?a pas pu r?sumer (Granoff), soit disponible, au moins ? la connaissance d?un certain nombre qu?il peut int?resser au plus haut point.
-----Message d'origine----- De : lutecium-group-bounces at lutecium.org [mailto:lutecium-group-bounces at lutecium.org] De la part de Liliane.Fainsilber Envoy? : mercredi 2 novembre 2005 09:50 ? : Liliane.Fainsilber; Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne Objet : [Lutecium-group] l'egroupe des cinq psychanalyses
lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium.
Ne doit pas etre diffuse hors du groupe.
---
Bonjour ? tous,
notre egroupe des cinq psychanalyses a repris son travail de lecture de
Lacan relisant Dora, cette fois-ci c'est dans le s?minaire l'Angoisse. Ceux
qui souhaitent s'associer ? ce travail y sont cordialement invit?s
Pour vous inscrire :
http://fr.groups.yahoo.com/group/Les_cinq_psychanalyses/
Et pour prendre connaissance des ?laborations des uns et des autres autour
de cette relecture des cinq psychanalyses :
Groupe des cinq psychanalyses : http://liliane.fainsilber.free.fr/
. Pour vous donner envie d'y participer, voici les points que nous sommes
entrain de travailler. Outre l'int?r?t que ces s?ances pr?sentent, par
rapport ? Dora et ? la jeune homosexuelle, nous y voyons appara?tre ? son
point de naissance ce que Lacan appelle : ? l'analyste comme espace de l'objet
partiel ?. C'est de l? que s'?difiera toutes les ?laborations de Lacan
concernant la passe. Or nous sommes en 1962.
Lacan relit Dora et Sarah dans le s?minaire l'Angoisse
Vue d'ensemble de la d?marche de Lacan dans ces quatre s?ances de l'Angoisse.
Elle est centr?e sur ? le roc du complexe de castration ?, un roc qui n'est
pas le terme de l'analyse.
1 - Le roc du complexe de castration : son franchissement est possible
Dans le s?minaire du 5 d?cembre Lacan annonce qu'il va remettre en cause, c'est
le cas ou jamais de le dire, ce qui constitue pour Freud le point de but?e
de l'analyse, le roc du complexe de castration, il compte le faire, nous
annonce-t-il avec l'aide des deux lettres petit a et moins phi qu'il inscrit
sur le sch?ma optique dont il a ? nouveau dessin? le pot renvers? et ses
deux images, l'une r?elle, l'autre virtuelle.
Il ne faut pas oublier que, dans son premier sch?ma, ce qui permettait d'accommoder
l'oil pour que l'image soit visible, outre la position de l'oil lui- m?me, c'?tait
la pr?sence du bouquet de fleurs.
Or on ne sait pas trop (il faudrait pour cela rev?rifier les diff?rentes
interpr?tations qui ont ?t? donn?es de ce sch?ma optique dans l'Angoisse) s'il
met d?sormais ? la place de ce bouquet de fleurs la lettre petit a ou s'il
noie, camoufle cette lettre a parmi les fleurs ? En tout cas c'est du c?t?
du corps propre, en i(a) qu'il met l'objet a, et en i'(a) c'est dans les
fleurs virtuelles, le moins phi.
2 - ? Un amour toujours pr?sent dans le r?el ?
Dans le s?minaire du 9 janvier, il reprend cette question du roc de la
castration qui est infranchissable pour Freud et prend alors l'exemple de
Dora et de la jeune homosexuelle, pour d?montrer en quoi ce point de but?e
?tait celui de Freud et non pas de toutes les analyses.
Il l'articule au fait que dans le transfert il n'y a pas que r?p?tition,
reproduction des anciennes amours mais il y a entre l'analysant et l'analyste,
ce que Lacan appelle ? un amour toujours pr?sent dans le r?el ?.
Et dans cet amour pr?sent dans le r?el c'est l? qu'il va mettre en jeu ce qu'il
appelle l'objet partiel. Et pour l'?voquer il se r?f?re ? un analyste qui a
?t? l'une de ses cibles pr?f?r?es au temps il o? il critiquait son approche
de la relation d'objet ; ? savoir Maurice Bouvet. Si nous voulons pleinement
saisir ce que Freud loupait dans ses analyses, il n'y a pas ? tortiller,
nous relirons ce fameux article de Maurice Bouvet, celui o? il raconte
comment il offrait, en somme, en p?ture ? son analysante l'objet partiel qu'il
d?tenait en favorisant, en encourageant ses fantasmes de fellation du p?nis
de l'analyste. Je l'avais appelle un temps le maitre-queue du complexe de
castration. Nous n'aurons pas ? regretter cette lecture parce que c'est un
texte passionnant d'une tr?s grande richesse clinique.
3 - Les agalmas de Socrate et ceux de Freud
Dans la s?ance suivante du 16 janvier, il reprend l'histoire de Dora en
disant ?Cet objet a c'est ce roc dont parle Freud ?. Donc le roc du
complexe de castration.
Il articule ? nouveau ce qui se passe dans cet amour pr?sent dans le r?el,
au cour du transfert. C'est l? qu'il ?voque l'agalma de Socrate. Donc il
faudrait bien que nous allions revoir dans le s?minaire du transfert ce qu'il
dit de la m?taphore de l'amour ; o? une substitution doit s'effectuer, o?
soudain celui qui ?tait l'objet aim? doit devenir d?sirant. En devenant
d?sirant, donc manquant, cet objet aim? qu'est l'analyste, devenu d?sirant
?voque, cerne au plus pr?s le manque du sujet.
L? il faudrait donc revoir cette question et de la m?taphore de l'amour et
celle de l'agalma.
4 -Acting out et passage ? l'acte
Dans le s?minaire du 23 janvier, ? propos de Dora et de la jeune
homosexuelle, Lacan analyse, en fonction de l'objet a comme reste de la
division subjective, ce qu'il en est des acting out et des passages ? l'acte
des deux jeunes filles, mettant bien s?r en ?vidence quelque chose des
d?faillances de Freud au regard de sa position d'analyste. Mais qui pourrait
le lui reprocher ?
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