Hormis les particularités d’ordre purement psychanalytique des « inanalysables » évoqués par Lacan il existe, à mon humble avis, une autre catégorie : les « pauvres ».
Lorsque l’on est « pauvre », dans le sens matériel de l’adjectif, comment accéder à la psychanalyse ?
J’ignore les tarifs des séances mais je les crois très élevés et non remboursés par la Sécurité sociale ( en France ). C’est très terre à terre et bien loin de la sphère intellectuelle des psychanalystes mais c’est un fait.
Lorsque l’on est « pauvre », toujours dans le sens matériel de l’adjectif, et même si le prix des psychanalyses était abordable,
l’on a tellement de préoccupations liées à la survie quotidienne (angoisse de ne pas pouvoir régler ses factures, stress généré par des séries de complications administratives, peur de ne plus arriver à s’alimenter convenablement et à un rythme régulier, etc… ) que disséquer sa vie, l’analyser ou simplement la penser, relève de la science-fiction…
Et je n’ose pas parler des SDF…
D’ailleurs, dans les CHS de province, l’on ne trouve pas le moindre psychanalyste. Seuls des psychiatres sont là, afin d’établir à tour de bras des ordonnances de psychotropes. Le pauvre n’a pas à parler : il se shoote avec ses psychotropes et puis c’est tout.
Oui, la psychanalyse c’est bien, c’est mieux. Mais regardons les choses en face : elle n’est réservée qu’aux « riches »…
Les « pauvres » sont inanalysables…
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