Bonjour, Ce texte est travers?e par la traduction de : REY-FLAUD, Henri Les Fondements M?tapsychologiques de Malaise dans la culture. In: Autour du "Malaise dans la culture" de Freud, Jacques Le Rider, Michel Plon, G?rard Raulet, Henri Rey-Flaud, Paris: PUF, 1998, p. 34-49. que je recommande vivement, ? ceux qui ont encore besoin de se d?culpabiliser. Parce que, ? la limite de l'analyse, ce qu'elle peut faire pour le sujet, c'est de vider le discours pour que le sujet ?merge de la culpabilit?, il doit r?soudre sa dette avec son p?re, Mon p?re avait perdu un doigt ?tant enfant moul? par sa soeur au moule de viande. ( pas comme Lula, l'indicateur droit, sans lequel il vivait tr?s bien, d'ailleurs ) Je suis trop macabre ? Qui pourrait nous raconter des r?ves de r?solution de la dette avec le p?re ? Je vais essayer de me rappeller. Bon WE ! Mirian Giannella http://giannell.sites.uol.com.br http://casadocipreste.nafoto.net casadocipreste at uol.com.br lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- Alors, peut-on conclure que le p?re transmet la mort tandis que la m?re, la vie ? Cette mort comme id?al du p?re ? Enfant = p?re mort ? macabre non ? j'ai un texte sur l'?laboration du d?sir de mort, ? propos des suicides, en portugais : http://giannell.sites.uol.com.br/morteemjogo.htm MORT ET NAISSANCE EN JEU Mirian Giannella MOTS-CL?S: Internet, le suicide, la mort du p?re R?SUM? A partir de la rencontre avec une vieille amie sur un coin de S?o Paulo, ce que, via courrier ?lectronique, s?est ?labor? sur la mort, celle du p?re, le sentiment de culpabilit?, avec le support de Freud et Lacan Maria Luiza Leme Monteiro a trouv? sa mort le 05 novembre 2000. Mon cousin, Guga, a saut? du 6e ?tage du b?timent o? il habitait en mars 2003. Stephane Leschemelle a trouv? la sienne le 30 avril 2003 ? Aracaj?, Sergipe, Br?sil. ____________________ Aux Suicides C?est ? l?ordre du jour la mort des institutions, de la psychanalyse, du monde, c?est la vie. Une des mani?res de des?rotiser la mort est de dire que le monde est d?j? fini, le monde que nous avons connu, si ?a peut se pr?tendre. Nous vivons un nouveau paradigme. La r?volution de l?information actualise le r?ve de transport et t?l?pathie, avant accessible ? peine aux sages. ? travers la communication, via r?seau virtuel, nous pouvons aller sans ?tre. Nouvelle ?re, ?re de la communication, nous avons plus vivant en nous le sentiment d?appartenir ? une communaut? d?hommes et des femmes li?s dans tout le monde par le reseau mondial des ordinateurs, dans une soci?t? global. Petit monde. Retrouver mon amie d?adolescence des bancs du Coll?ge Bandeirantes s?est constitu? en un regard au miroir et un bouleversement de la vie. Elle, belle, aurait pu ?tre top model si elle aurait pu regarder le vide/regard du camera/ Autre. Elle a pr?fer? rester derri?re les cameras... Elle a fait de la production du cin?ma, (Pixote, O beijo da Mulher Aranha de Hector Babenco), de revues, de v?tements. Actuellement, elle a des projets de livres d?art et d?une Association en Appui aux Suicides en vues de la production du savoir sur eux, en attendant les int?rress?s et les parrains. Elle a survecu ? deux essais de suicide. Le premier ? 24 ans. Elle prend des m?dicaments depuis, il y a 20 ans, ce qui lui co?te R$400,00 par mois, elle est impregn?e, avec du vieillissement pr?coce, arthrite, les cheveux blancs, et le deuxi?me essai, il y a 2 ans, avec les propres m?dicaments, vient nous montrer que l?option par les m?dicaments n?aide pas l??laboration des questions de fond si n?est pas accompagn? par une analyse. Elle les a mis d? enfil? 80 et les a pris avec du l?eau et du sucre. Elle a dormi 5 jours et s ?est reveill?e. Amn?sie de 5 jours seulement ? V?rifier toute la m?moire, intacte jusqu?au ?v?nement a ?t? le moment suivant. L?option par des m?dicaments projecte une image du sujet pris comme objet par le savoir psychiatrique et l?industrie pharmaceutique qui fait croire, ? travers sa m?rcatique qui peut alt?rer libido et s?xualit?, apportant le bien ?tre et la jouissance que le m?dicament promet offrir. Ralenti, nie, refoule ou stimule, energise, excite les fonctions du sujet. ?a va dans le sens de la mort paralysant la production du sujet, au lieu d??couter ses plaintes et revoltes et d?essayer de trouver le sens des fragments qui retournent. Nous pouvons voir la toute puissance du m?dicin qui croit qu?il contr?le les dosages. Les substances toxiques s?impregnent, il y a des restes in?liminables qui ralentissent les mouvements. ?a suppose un sujet intraitable, hors du langage humanisant, fou, exclu de la communaut? des humains, le sujet ne se voit pas pris par la cha?ne signifiante. Dans le cas de mon amie, sa soeur avant n?e et morte encore beb?, avait le m?me nom qu?elle. Comme si le deuil de la soeur resonait en elle. La vie est un cin?ma. La cision par le langage en ?tant pas symbolis?e est v?cu dans le r?el avec la mort inflig? sur le corps par des m?dicaments et d?autres instruments coupants. En plus, ?a met le sujet, ? partir de l?, comme objet des laboratoires pour mesurer le niveau d?impregnation des substances toxiques, su?ant son sang. Vampirisme barbare ! Met le corps ? la place du manque et tous les sympt?mes y apparaient. Les m?dicaments sont plus agiles et efficaces ? S?ils ne produisaient tant des effets collat?raux ! Comme la douleur est existenciel, le sujet profite d?un savoir sur les choses de l?esprit. Le co?t de R$400,00 mensuels ne suffiraient-t-il pas ? se payer un analyste ? Apr?s notre rencontre par hasard ? la rue, nous avons commenc? un ?change des messages o? je lui avait dit que je voudrais la voir ?laborant le d?sir de mort. Comme elle prennait des m?dicaments et allait par la vie r?ligieuse, elle ne l'a pas fait et ?a ?t? comme ?a que ce texte a surgit. Le d?sir de mort peut ?tre m?taphoris?, parl?, dig?r?, transform?, mis en circulation, il est vie. Il peut se diriger vers ce qui en nous doit mourir, ce qui nous voulons que laisse d?exister, ce que nous pouvons abandoner, desinvestir, destituer : le corps en tant qu?objet du d?sir de la m?re. La d?pression de chaque jour est le deuil de l?image id?al qui ?choue, c?est la mort du Moi Id?al, des illusions, des expectatives, du r?ve du paradis, de la compl?tude, de l?absolut, proches de l??xtatique de la mort qui nous s?duit toute la vie. La jouissance de la m?re, objet pour toujours perdu, sera recherch? et la vie gagnera la tonalit? de profonde d?pression si nous n?abandonons pas cette demande et instaurons un sujet capable d?assumer ses choix. La d?pression s?installe quand l?image tombe, l?objet qui viendrait remplir le manque se desactualise, la construction o? nous avons plac? des investissements supposant la f?licit?, l?image d?un objet suppos? combler le manque ? laquelle se suppose les signifiants phalliques qui la feraient amourable, qui nous donnerait l?illusion de compl?tude. Mais non, nous vivons divis?s par le langage qui ne peut pas tout dire, par le d?sir qui veut toujours plus, dans un autre lieu, ? un autre moment, avec une certaine douleur. Douleur ammoindri si la partialit? peut exister, la relativit?, le petit, le passager pourra gagner le brille de l??ph?m?re qui la vie nous propicie. Qui, quoi on veut tuer quand on se tue ? Pour chacun il doit avoir un sens. Le fracas de la possibilit? de se placer en tant que sujet d?un d?sir c?est ce qui mobilise tant de haine, le deuil de l?amour perdu. Nous avons la sortie de l?identification avec le mort et d?sirer notre propre mort ou ne pouvant pas r?aliser le d?sir de mort de l?autre, on le retourne contre soi m?me par culpabilit?. Je veux tuer la mort en moi. Il y a fixation, impossibilit? de concevoir d?une autre fa?on les paradoxes, les manques et ruptures de sens, de liens affectives qui ne sont pas dits, parce qu?ils cachent la haine, la rancune, la douleur. En n??tant pas dits, ils ne peuvent pas fluer, pas passer, restent comme que congel?s, des morts vivants. Si l?histoire n?a pas d?existence, l?image du sujet ne peut pas consister, si le sujet n?est pas reconnu en tant qu?un autre diff?rent, la diff?rence qui r?pr?sente la distance entre l?image et le sujet, la r?action est d?sir de mort. Pas seulement le d?sir de la m?re doit compter, celui du p?re qu?instaure celui du sujet c?est ce qui vient d?placer la demande. L?interdiction de l? acc?s ? la jouissance avec la m?re fait que la demande d?rive ? d?autres objets et entre en circulation sur le monde. Pour Stephane ce qui m?a paru, d?apr?s ce qui m?a racont? sa femme, que c? ?tait sousjacent c??tait la pr?eminent mort de son p?re qui avait empir? de sa maladie. ____________ Mirian Giannella http://giannell.sites.uol.com.br http://casadocipreste.nafoto.net casadocipreste at uol.com.br -----Mensagem original----- De: lutecium-group-bounces at lutecium.org [mailto:lutecium-group-bounces at lutecium.org]Em nome de Mirian Giannella Enviada em: s?bado, 26 de maio de 2007 04:59 Para: Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne Assunto: [Lutecium-group] RES: RE : Re: RE : Re: interpr?tation ? lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- Je suis macabre ce petit matin. Ce sont les morts qui nous gouvernent, les Lois et tout nous sont dict?es par les morts. Alors l?, le Nom du P?re comme transmission du Grand Autre. Le premier cadeau du p?re ?tant un nom. Kika: Et quand on dit, au Br?sil, qu'untel n'a pas le nom du p?re sur son Acte de Naissance ? Il s'agit bien de "nome ou sobrenome" comme ?quivalents, non ? Mirian