Ch?re Violaine, Dans ce que j'ai pu ?crire et pas dit, il y a la tentative de "dire" le "dit" et d' "?crire" l' "?crit". Quand, en parall?le ? une analyse ou d'?tre analyste, tu entres-p?n?tres ou imagines "?tre" dans ta classe: tu es ce que tu n'es pas: tu es surtout dans un lieu qui peut donner une autre illusion, une autre allusion. Ta sensation du lieu est peut-?tre diff?rente mais passe une "image" qui n'est pas toi mais qui devient toi. A tout changement, ton travail int?rieur pivote et se cherche. En somme, travaille ton analyse et dans ta classe, il y a un plus pour toi pour enfin toucher les structures la tienne et l'autre scolastique qui t'organise ? ne pas ?tre, d'o? enseigner n'est pas ou n'est plus... Mais la structure scolaire te permet d'aller jusqu'? un niveau o?; si tu le d?passes, tu n'y seras plus. Mais je pense qu'enseigner, c'est avant tout entendre ce qu'on ne veut pas entendre et ce qu'on ne peut pas entendre, car l'?tre qui entend trop se met en p?ril. Amiti?s, Raymond. ----- Original Message ----- From: "Violaine Clement" <violaine.clement at co-perolles.ch> To: "lutecium" <lutecium-group at lutecium.org> Sent: Sunday, February 05, 2006 10:27 PM Subject: [Lutecium-group] das Ding lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- Cher Guy de Villers, Cher Raymond Bettonville, Lacan Livre VII du S?minaire, dans le chapitre Das Ding, p. 68, dit :"...la Chose ne se pr?sente ? nous que pour autant qu'elle fait mot, comme on dit faire mouche. Dans le texte de Freud, la fa?on dont l'?tranger, l'hostile appara?t dans la premi?re exp?rience du sujet humain, c'est le cri. Ce cri-l?, dirai-je, nous n'en avons pas besoin, Je voudrais faire r?f?rence ? quelque chose qui est plus inscrit dans la langue fran?aise que dans la langue allemande - chaque langue a un poids et un sens particulier. Mot, c'est essentiellement point de r?ponse. Mot, dit quelque part La Fontaine, c'est ce qui se tait, c'est justement ce ? quoi aucun mot n'est prononc?. Les choses dont il s'agit - et que certains pourraint m'opposer comme ?tant par Freud mises ? un nuveau sup?rieur ? ce monde des signifiants dont je vous dis ce qu'il est, ? savoir le v??ritable ressort du fonctionnement en l'homme du processus primaire - sont les choses en tant que muettes. Et des choses muettes, ce n'est pas tout-?-fait la m?me chose que des choses qui n'ont aucun rapport avec les paroles." Lacan poursuit avec le "Toi" auquel r?pond le Moi " un Moi d'excuse, un Moi de rejet, un Moi de tr?s peu pour moi." Le moi qui surgit ainsi commence alors son d?clin. Ce qui m'int?resse, c'est la distinction qu'il fait un peu plus loin (p. 78) entre les deux mots allemands : Sache et Ding. Et il ajoute : "Die Sache . pourrait-on dire -ist das Wort des Dinges. Pour le traduire en fran?ais - l'affaire est le mot de la Chose." "La Chose non pas n'est rien, mais litt?ralement n'est pas - elle se distingue comme absente, ?trang?re." Et c'est l'?tude de la Verneinung, de la particule n?gative. Il me semble qu'on pourrait aborder l'?tude de la chose par ce biais de l'absence, de la n?gation : ne pas, ne point, ne plus..... Violaine _______________________________________________ A question? click Help-Me at lutecium.org Lutecium-group mailing list Lutecium-group at lutecium.org http://cerium.lutecium.org/cgi-bin/mailman/listinfo/lutecium-group