Bonjour, Par rapport aux propos de Sven et toute cette discussion, je me rends compte que le syst?me scolaire est exclusif, seulement ceux qui ont d?j? ? leur disposition certaines comp?tences intellectuelles de m?moire, de libert? de cr?ation suffisante pour repondre les exigences de r?daction scolaire, raisonnement math?matique suffisant, enfin, c'est assez ample, mais ?a peut dire que seulement ceux qui ont suffisament de p?re qui a instaur? une certaine autonomie du sujet, au d?l? du d?sir de la m?re, le sujet ne r?ussi que s'il n'est pas ? la place du phallus imaginaire de la m?re, seulement ceux l? arrivent ? se situer dans ce monde symbolique, les sains mentalement r?ussiront, les autres, out. D'autres formations professionnallisantes, plus manuels, pratiques, seront possibles... Natalia, oui, le contexte fran?ais est tr?s exigeant, beaucoup plus exigent qu'ici, au Br?sil. Ici, pour contrer l'?vasion scolaire, pour que les gamins ne restent pas seuls dans les rues ? faire de b?tises et ? se droguer, ? noter que beaucoup de parents sont encore analphabets, venant des terres s?ches du "sert?o nordestino" ou d'autres r?gions pauvres, beaucoup des migrants qui ont les racines rompues, on a cr?e "l'?ducation continu?e", l'?l?ve progresse sans les capacit?s n?cessaires et il ne sort de l'?cole qu'apr?s avoir embet? tout le monde et s'embet? ? mort. Ma fille ? l'?cole publique, il faut encore dire qu'on est dans une r?gion privil?gi?e de la ville de S?o Paulo, "Vila Madalena", elle a r?ussi ? construire avec d'autres coll?gues la classe de la 8e, faisant la liste des ?l?ves qu'elles voudraient dans leur classe pour la derni?re ann?e. Elle est contente, parce qu'elles r?ussissent ? organiser des activit?s et s'?panouir. Hier, c'?tait la "festa junina" o? on danse la "quadrilha" et vend des petits gourmandises en ma?s, des gateaux etc. pour faire de l'argent pour la formature ? la fin de l'ann?e... Des bandes se sont pr?sent?s, et les filles de la 8e ont organis? un fan club, et se sont bien d?foul?es. Apr?s qu'elle m'a racont? que c'?tait bien amusant, je lui ai dit: Alors, que tu contr?les d?j? la situation, c'est l'heure de partir pour un nouveau d?fis. C'est ?a grandir ! Elle a toujours ?t? bonne ?l?ve, mais encore il a fallut que je demande qu'elle fasse mieux pour qu'elle investisse plus et arrive ? se surmonter. Le d?sir des parents compte et aussi la fa?on comment on re?oit les ?checs de l'enfant. Moi, je dis qu'on ne peut pas gagner tout le temps, que la prochainne fois, elle devra ?tudier plus pour faire mieux, etc... Les enfants ont besoin d'?tre rassur?s, qu'ils sont capables de surmonter ces petits obstacles. Si la m?re fait de la place ? l'enfant pour qu'il soit au del? d'elle. La peur oui peut ?tre rapport? au regard amoureux ou non de sa m?re. Si on est en place de son petit phallus imaginaire, ce sera la honte d'?tre regard?. C'est la honte de l'inceste, la honte d'?tre dans une postion de transgresser le tabou. J'ai eu un ami en France que comme il n'avait pas r?ussi les ?tudes et n'avait pas construit une formation, il a pr?f?r? prendre une grosse dose de drogue et aller se promener au parque. Vous voyez, les chemins sont plus ferm? en France, que pour nous, au Br?sil, ?a c'est s?r, mais vous r?ussissez un niveau d'investissement au travail intellectuel qu'on ne retrouve nullepart ailleurs, confirmez-vous moi, vous, d'autres pays europ?ans ? Une r?ussite intellectuelle ne se construit pas en une seule g?n?ration, elle vient de la somme des petites ?l?vation de niveau culturel g?n?ration apr?s g?n?ration. Le probl?me que je vois c'est la fermeture dans l'acad?mie, un monde d'illusions, sans faire l'application de nos savoirs ? la soci?t? dans laquelle on vit, et m?me au sous monde, intervenir sur cette haine de la cruaut? de l'homme qui me d?passe compl?tement, pour plus masculine que je sois, je n'arrive pas ? la saisir. Est-ce que ce serait peut ?tre que je devrait d?voiler le refoulement de mon propre instinct assassin ? Je d?sire plut?t ma mort que celle de l'autre ? Je me confronte ? une question de survivance, je dois affronter un march? agressif. Il faudra que je reprenne toutes mes forces de mes intincts pour me faire une place. Bonne journ?e ! Mirian Giannella http://giannell.sites.uol.com.br http://casadocipreste.nafoto.net casadocipreste at uol.com.br -----Mensagem original----- De: lutecium-group-bounces at lutecium.org [mailto:lutecium-group-bounces at lutecium.org]Em nome de Chantal Collet Enviada em: domingo, 17 de junho de 2007 05:11 Para: Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne Assunto: [Lutecium-group] Re : RE : Re: Evaluation lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- Natalia, Je lis votre propos apr?s ma r?ponse ? Sven. Justement, je me pose la question du champ...
Je parlerai plut?t de la blessure narcissique, soutenu par les parents incapables d'"?valuer" l'enfant autrement que par rapport aux autres, ce que implique invariablement la frustration, car les autres sont forcement diff?rents, et pire - soudainement diff?rents, comme le dit Boulgakov. Selon mes observations, rares sont les parents qui demandent "qu'est-ce que t'en pense?" au lieu de "qu'en dit la ma?tresse?"
lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- Justement, je me pose la question du champ... Je parlerai plut?t de la blessure narcissique, soutenu par les parents incapables d'"?valuer" l'enfant autrement que par rapport aux autres, ce que implique invariablement la frustration, car les autres sont forcement diff?rents, et pire - soudainement diff?rents, comme le dit Boulgakov. Selon mes observations, rares sont les parents qui demandent "qu'est-ce que t'en pense?" au lieu de "qu'en dit la ma?tresse?". Par ailleurs, j'ai beaucoup aim? la r?flexion de Bruno sur le regard. Or, c'est souvent cela qui manque, car les ?valuations deviennent de plus en
Tout ? fait juste ... Mais rassurez-vous dans les ?coles que je connais, l'?valuation dite "formative" reste positive et permet ? l'?l?ve de voir s'il progresse. L'?valuation dite "sommative" tombe 2 ? 3 fois par an, selon les niveaux de classes. Je pense qu'on ne peut l'?vacuer. N'oublions pas aussi la bonne angoisse qui recule nos limites ! N'est-ce pas Bruno ? Bruno, Mille compliments ? vous ... C'est g?nial tout ce travail. Et vive la d?mesure quand il s'agit de recherche(s). Je rappelle que je m'offre du temps ? la rentr?e 2007- 2008 pour expos, concert, rencontres possibles. Chantal COLLET Le 16/06/07 22:32, ??Natalia Milopolsky-Costiou?? <namicost at yahoo.fr> a ?crit?: plus
anonymes: l'enfant s'investit dans une ?preuve pour laquelle il est oblig? d'obtenir un chiffre, mais quand le r?sultat tombe, ce n'est plus de lui qu'il s'agit mais d'un dialogue de pouvoir ?cole-parents, ou personne ne le regarde. Souvent les punitions sont pr?vues d'avance en fonction du niveau de sa "faute". Ce regard du public dont parle Bruno, n'est-il donc pas pour le sujet en question l'anticipation de "l'?valuation" plut?t que du plaisir qu'il peut donner par sa performance? Car au fond le public n'est pas susceptible de vouloir ?value, ne serais-ce que pour combler son propre manque
collectif... > On peut boucler la boucle infiniment comme ?a, mais la question reste: une > m?re n'est pas oblig? d'aimer son enfant, mais elle peut choisir de l'aimer ? > partit de ses propres raisons. Qu'est-il alors, ce besoin de l'?valuer? > >