Bonjour , Tr?s pragmatiquement, qu?est-ce que finalement la clinique ? C?est ?couter et entendre ce que les analysants disent. Et qu?est ce qu?ils disent ? Effectivement, qu?entre ?ros et thanatos ils ne s?y retrouvent pas facilement et quelles qu?en soient les manifestations psychiques singuli?res ? chaque analysant. Ils disent qu?ils sont individuellement ce que l?autre, les autres, la soci?t?, la culture, la civilisation, l?histoire et ainsi de suite sont pareillement pris dans la m?me th?matique fondamentale au niveau collectif. Depuis nos d?buts, ni les analystes, ni les analysant n?en sont dupes. Qu?est-ce que la clinique encore, mais plus particuli?rement du c?t? de l?analyste ? Peut-?tre mais pas obligatoirement ses r?f?rences th?oriques. Clich? banal du savoir et du savoir-faire. Pour certains, ils s?agit de reproduire les ?nonc?s th?oriques tels quels et d?en chercher encore de finesse ?ventuellement inexplor?es afin de marquer de son emprunte personnelle l?histoire de notre discipline. Les associations, regroupements, inscriptions politico-sociales diverses peuvent en repr?senter la cadre et pouvant, dans une certaine mesure, stimuler la recherche fondamentale. Et puis, il y a tous ces cliniciens, majoritaires et anonymes qui ne sont ni parisiens, ni fran?ais, ni m?me francophones, ni m?me formellement rattach?s ? telle ou telle association ou ?cole, qui ? la rigueur s?en fichent m?me du signifiant ? psychanalyste ?, mais qui oeuvrent inlassablement, en prol?taires et artisans de la psychanalyse, au plus pr?s des analysants et dans le champs social, quotidiennement et n?ayant gu?re trop de temps ? consacrer ? autre chose ou mondanit?s que de labourer encore et encore ces champs psychiques. Ce qui les l?gitimise n?est pas tant ce qu?ils sont eux- m?mes, mais c?est cette simple ?coute de tout de qui peut se dire en s?ance, dans cette clinique justement du non-savoir ? priori. Le savoir de la psychanalyse ne saurait ?tre que celui des analysants et c?est dans la clinique que ce savoir se d?gage et peut ?ventuellement s?exporter et se reformuler, jamais au service de la psychanalyse et toujours au service des analysants et quoi qu?ils en fassent. Cordialement. Jos Tontlinger. Le 01-juin-10 ? 08:04, Liliane Fainsilber a ?crit :
lutecium-group: Ceci est un document du Groupe de Travail Lutecium. --- Cher Adrian, aussi bien Lacan que Freud ont pos? que la famille ?tait la petite cellule ?l?mentaire de la soci?t? donc je ne pense pas que la clinique soit hors jeu du politique, elle est au contraire en son coeur. A la limite tout est donc politique, la clinique consiste ? s'approcher au plus pr?s de ses ?l?ments premiers, dans la triangulation, p?re, m?re, enfant. Karim propose de prendre au s?rieux les grands textes de Freud, je ne peux qu'?tre d'accord avec lui. On ne peut qu'? chaque fois repartir du texte freudien pour r?-inventer la psychanalyse, justement parce que dans la r?invention, il y a incluse, l'invention premi?re.
Par contre dans ces grands textes de Freud, dont effectivemement Totem et tabou et Mo?se et le monoth?isme ne sont pas ? n?gliger ( mais qui le ferait ?), on ne peut cependant omettre ce qu'il a appel? les malaises dans la civilisation et la grande bataille entre Eros et thanatos. Freud nous l'annonce, entre les deux, il n'est pas dit du tout que ce soit Eros qui gagne. Essayons au moins que sur Lutecium, cela puisse ?tre le cas. Liliane.