Eh bien, je pense que vous pouvez continuer ? r?fl?chir... En effet, dans les mariages arrang?s (comme vous dites), il n'y a pas d'amour a priori dans la rencontre, ou plus exactement, dans le rapprochement des partenaires, ce qui n'exclut pas en effet - et c'?tait l? le sens de mon intervention - l'?closion de cet amour une fois la rencontre ?tablie. Ce qui m'appara?t beaucoup plus int?ressant, c'est votre "d?sir du d?sir" de tomber amoureux en justifiant le mythe de Rom?o et Juliette - et de faire tous les (sacs de) noeuds correspondants, comme dans votre interpr?tation de l'idylle, fut-ce au prix d'un d?menti tel que celui que vous a inflig? votre inconscient (ne semble/ensemble) hier. J'y vois donc pour ma part l'expression du d?sir, de la libido. Il y va bien ?videmment d'une question de moeurs dans l'amour. Mais on sait aussi qu'en mati?res de moeurs, il n'y a jamais consensus g?n?ral. Dans une soci?t?, il y a toujours des libertins et des conformistes. MR ----- Original Message ----- From: "Liliane Fainsilber" <Liliane.Fainsilber at wanadoo.fr> To: "Psychanalyse" <psychanalyse at wanadoo.fr>; "Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne" <lutecium-group at lutecium.org> Sent: Sunday, March 11, 2007 7:47 AM Subject: un m?c?ne qui voulait payer une psychanalyse ? Joyce
Bonjour ? tous,
j'ai un trou de m?moire et je cherche depuis trois jours dans quel s?minaire Lacan parle de ce m?c?ne qui voulait offrir une psychanalyse ? Joyce et qui lui proposait Jung. Je pensais que c'?tait dans l'une des deux versions de Joyce le sympt?me et je ne l'y ai pas trouv?. Si quelqu'un pouvait me l'indiquer ce serait sympa... Liliane.
J'ai quand m?me continu? ? r?fl?chir ? ce qu'?crivait Maurice hier sur cette question de l'amour dans le champ social, il me semble que quelque soit l'?poque, le fait que les rencontres amoureuses rel?vent toujours des sympt?mes de l'un et de l'autre, devrait rester valable, m?me si les mariages ?taient, ? certaines ?poques, arrang?s, cela ne changeait rien ? la possibilit? du coup de foudre amoureux, ?ventuellement et de pr?f?rence hors mariage. Ces sympt?mes sont la cons?quence du ratage de l'absence de rapport sexuel, mais aussi et du m?me coup la r?ussite de ce qui y suppl?e, l'amour en tant que rencontre entre deux savoirs inconscients.
Dans le roman de Goethe, si on se place du c?t? de Lotte, on ne sait quel son homme/sympt?me, si c'est celui que sa famille ? choisi pour elle, son dit fianc?, ou bien si c'est quand m?me bien celui qu'elle se refuse, cet infortun? Werther. Ils ?changent en effet leur premi?re et derni?re ?treinte amoureuse avant qu'il d?cide de se suicider. Je choisirai le second, car c'est justement celui qui t?moigne que Lotte s'est affranchie du d?sir parental, qu'elle aurait pu assumer ce qu'il en ?tait de son propre d?sir. Il y aurait donc une sorte de d?doublement de cette fonction du sympt?me pour une femme. Le premier calqu? sur une identification paternelle, en quelque sorte r?siduellement oedipienne, le second correspondant ? un "autre" choix amoureux assum?. Bon dimanche ? tous. Liliane.
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