Ch?re Catherine, je r?ponds juste ? cette partie de votre message "D?cider que la paternit? est plus importante que la maternit?, c'est,
Je crois qu'il faut quand m?me replacer cet aphorisme sur la paternit? dans son contexte, le texte de Freud du Mo?se. Il n'y est pas question ne pas attribuer d'importance ? la maternit?, bien au contraire c'est parce qu'elle en a trop qu'il faut absolument que le p?re puisse lui aussi avoir son mot ?
Liliane Fainsilber : pardonnez-moi cette ?vidence, d?cider que la maternit? est moins importante que la paternit?". dire, avoir droit ? la parole et qu'il puisse ainsi d?gager l'enfant de la toute puissance maternelle, lui laisser sa part de libert?, de subjectivit?. (...) Rien ne sert d'?dulcorer les choses. La maternit? est moins importante, cela ne veut pas dire qu'elle ne le soit pas du tout, nous sommes bien d'accord. Mais ce mot qu'il faut que le p?re puisse dire, vous le dites vous m?me, il le faut "absolument". En quelque sorte, il faut qu'il ait, de temps ? autre, le dernier mot. Sur la m?re, si je puis dire. C'est d'autant plus important qu'il y a un contrepoint ? la "d?cision" freudienne. C'est que c'est une d?cision, avec la part de b?tise qui lui est inh?rente. En contrepoint, un autre topos - avec sa part de b?tise aussi -, qui me semble ?tre celui du f?minin, et dans lequel toute d?cision est nulle et non avenue. Un topos hors d?cision, ou a-d?cisionnel. S'il n'y avait pas ce contrepoint, la d?cision freudienne serait un genre de totalitarisme. Pour en revenir ? nos moutons b?lants, je me souviens fort bien avoir vu la femme de Nasrallah v?tue de noir de la t?te au pied et sans un cheveu qui d?passe. -- Catherine http://catherine-grandjean.perso.cegetel.net