Bonjour Jacques, et ? tous, je ne comprends pas ce que cette histoire redondante, de feuilles de s?cu. vient faire dans une psychanalyse. Il me semble difficile de passer de la clinique m?dicale ou de la psychoth?rapie, ? la psychanalyse. Les premiers entretiens, fussent-ils pr?liminaires, sont d?terminants. Toute prise de parole, chaque mot prononc? par l'analyste, produit un effet. Le demandeur va savoir ? qui il s'adresse, consciemment ou inconsciemment. Il peut y avoir erreur sur la personne ou la fonction, mais il appartient au sujet suppos? savoir, de donner au moins des r?ponses qui ne trompent pas. R?ponse, ne signifie pas explication. Amicalement Mireille Le 29 d?c. 08 ? 10:32, Jacques B. Siboni a ?crit :
lutecium-group: Ceci est un document du Groupe de Travail Lutecium. --- Pour ajouter un dernier point ? notre discussion, ce qui va peut-?tre rapprocher nos points de vue, j'insisterai sur le franchissement entretiens pr?liminaires - psychanalyse.
Ce n'est pas seulement le passage de la position assise ? la position couch?e avec l'analyste qui n'est plus dans le champ du regard.
Il s'agit d'une phase beaucoup plus ?labor?e; c'est le passage du fou au non-fou. Je dis fou et non psychotique bien s?r, l'un n'a pas grand chose ? voir avec l'autre.
La folie de celui qui est en entretiens pr?liminaires est de croire qu'il n'y est pour rien dans ses symptomes, qu'il est une victime, que ce sont les autres qui sont responsables, qu'il est un malade psychiatrique, que ses maladies somatiques sont un effet du hasard, que son patron le harc?le, que sa femme le trompe, etc.
Tant que l'analysant (ou le patient, pour le coup) maintient cette position subjective, il est du devoir de l'analyste de consid?rer que l'analyse n'a pas encore commenc?. Ceci avec toutes les cons?quences que ?a a, notamment en terme de psychoth?rapie, feuilles de maladie, voire direction de conscience etc. Cette phase peut durer une s?ance, un mois, une ann?e, une vie.
Puis il y a l'occupation subjective de la position du non-fou; c-a-d celui qui souffre encore de ses symptomes mais qui r?alise quelque chose de leurs ?conomies libidinales, comme disait Freud. Le patient entre alors en analyse proprement dite et devient un analysant.
C'est, l? encore, une coupure fondamentale qui structure le discours et le travail.
En fin de travail il y aura une autre coupure structurante celle entre symptome et sinthome. Mais ?a c'est une autre histoire!
Je dirai pour conclure que ce que d?crit Yann Leroux n'est nullement criticable en termes de pratiques prychoth?rapiques ou d'entretiens pr?liminaires ? une psychanalyse. Mais il n'est pas certain que dans ces moments intersubjectifs l'analyse ait vraiment d?marr?.
Bien amicalement
Jacques
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