Mais Jacques c'est la forme grammaticale qui me parait tout ? fait boiteuse : il manque des n?gations. Il me semble, par rapport ? ce que tu ?cris il me semble que c'est le contraire qu'il dit. M?me si elles ne sont pas toutes, elles sont quand m?me dans la fonction phallique, elle n'y sont pas pas du tout mais elles y sont ? plein. Seulement elles ont une jouissance au del? du phallus. D'ailleurs c'est ce qui prouve qu'elles sont dans la fonction phallique, m?me si ce n'est pas en tant que toutes, c'est que cette jouissance est au-del? du phallus. Ceci impose bien cette marque phallique puisque l'autre jouissance est au del?. Enfin on va voir ce qui sort de tout ?a. Merci de ce premier ?clairage. Liliane. Le 03/07/2013 15:51, Jacques B. Siboni a ?crit :
lutecium-group: Ceci est un document du Groupe de Travail Lutecium. Participer financierement est une necessite incontournable: http://donations.lutecium.org/wpmu/fr/products-page/ --- Ch?re Liliane,
De mon point de vue je vois rien qui cloche...
Notons d'abord que la st?notypie est plus pr?cise et plus ?tendue que la version JAM. N?anmoins l'id?e g?n?rale est respect?e.
Il d?crit ici la position f?minine avec sa particularit?, nomm?ment son en-plus.
Les femmes ne sont pas toutes sujets de la castration, notamment quand elles sont m?res. La fonction maternelle ?chappe ? la castration. Ainsi il y a une double dimension chez les femmes, une part o? elles sont log?es ? la m?me enseigne que les hommes, ? savoir qu'elles sont comme tous les humains sujets de la castration.
Mais elles poss?dent UN EN-PLUS, la fonction maternelle, qui vient s'additionner ? la fonction subjective. Donc c'est pas qu'elles ont quelque chose en moins, c'est qu'elles ont quelque chose en plus.
Ceci se manifeste en terme de jouissance autre. La jouissance maternelle est hors du champ de la castration. c'est d'ailleurs en ceci qu'il est parfois probl?matique pour une m?re d'abandonner ce mode de jouir en temps en en heure, l'heure de la cessation des soins lorsque l'enfant grandit.
C'est dans la m?me veine que Lacan nous enseigne que, contrairement aux femmes qui existent, la femme n'existe pas. C'est une cat?gorie dont l'instanciation est vide car dans chaque femme il y a deux jouissances, la phallique et l'autre.
Ceci est d'autant plus vrai depuis la position de l'enfant, il n'y a pas la femme car, parmi les femmes, une a un statut particulier celui d'?tre interdite, contrairement aux autres.
C'est vrai qu'il est tr?s facile de raisonner en regardant les corps; lui il a un truc entre les jambes et pas elle donc elle a un en-moins. Il est r?volutionnaire de la part de Lacan de nous avoir point? que c'est un en-plus.
C'est ce que je rep?re dans ces deux phrases: -- La_barr? femme n'existe pas. -- La femme n'est pas toute sujet de la castration
Je ne sais pas si cel? r?pond ? ton questionnement.
Bien amicalement
Jacques
On 07/03/2013 12:05:17 PM, FAINSILBER Liliane wrote:
lutecium-group: Ceci est un document du Groupe de Travail Lutecium. Participer financierement est une necessite incontournable: http://donations.lutecium.org/wpmu/fr/products-page/ ---
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Bonjour ? tous, je fais appel ? votre sagacit? :
Lisez attentivement ce paragraphe extrait du s?minaire Encore s?ance du 20 f?vrier 1973. Est-ce que vous ne trouvez pas qu'il y a quelque chose qui cloche ? ? Il n'en reste pas moins que si elle est exclue par la nature des choses, c'est justement de ceci que, d'?tre pas toute, elle a, par rapport ? ce que d?signe de jouissance la fonction phallique, une jouissance suppl?mentaire [?] Les femmes s'en tiennent, aucune s'en tient d'?tre pas toute, ? la jouissance dont il s'agit, et, mon Dieu, d'une fa?on g?n?rale, on aurait bien tort de ne pas voir que, contrairement ? ce qui se dit, c'est quand m?me elles qui poss?dent les hommes. Le populaire - moi, j'en connais, ils ne sont pas forc?ment ici, mais j'en connais pas mal - le populaire appelle la femme la bourgeoise. C?est ?a que ?a veut dire. C'est lui qui l'est, ? la botte, pas elle. Le phallus, son homme comme elle dit, depuis Rabelais on sait que ?a ne lui est pas indiff?rent. Seulement, toute la question est l?, elle a divers modes de l'aborder, ce phallus, et de se le garder. Ce n'est pas parce qu'elle est pas-toute dans la fonction phallique qu'elle y est pas du tout. Elle y est pas pas du tout. Elle y est ? plein. Mais il y a quelque chose en plus. Cet en plus, faites attention, gardez-vous d'en prendre trop vite les ?chos. Je ne peux pas le d?signer mieux ni autrement parce qu'il faut que je tranche, et que j'aille vite. Il y a une jouissance, puisque nous nous en tenons ? la jouissance, jouissance du corps, ,qui est, si je puis m'exprimer ainsi - pourquoi pas en faire un titre de livre?, c'est pour le prochain de la collection Galil?e ? au-del? du phallus? ?
C"est dans l'?dition du seuil et la version Ali. Malheureusement j'ai ?gar? la st?notypie de ce s?minaire et je ne peux v?rifier cette version. Liliane.
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