vraiment, avec l'industrie "sexuelle" que les ?tats-Unis assistent progresser ignorant son existence, la psychanalyse est vraiment un cauchemar. et bien, gu?rissez donc tous vos patients, guerrissez les d?pressions, guerissez la froideur de cette civilisation... alles-y, la soci?t? n'attends que ?a... la soci?t? elle veut manger sans arr?t et ne pas grossir, allez-y, trouvez-lui son bien-?tre perdu... et si jamais vous avez besoin de parler de votre insucc?s, et bien il vous faudra bien inventer une nouvelle science, soit, la psychanalyse. ----- Original Message ----- From: "Yann Leroux" <yann.leroux at laposte.net> To: "Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne" <lutecium-group at lutecium.org> Sent: Wednesday, December 20, 2006 6:26 PM Subject: Re: [Lutecium-group] Re : RE : La voix de la raison lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- *Les psychanalystes auraient-ils peur de la confrontation scientifique ?* R?ponse d'un comportementaliste ? la tribune de Steven Wainrib Le point de vue du docteur Steven Wainrib, m?decin qui a tout oubli? de ses ?tudes scientifiques (les pages D?bats du Monde du 6 d?cembre), est tr?s repr?sentatif de la fa?on d'agir des psychanalystes : non pas r?fl?chir et argumenter, en comparant deux m?thodes th?rapeutiques, mais insulter ceux qui proposent de soigner en dehors de la psychanalyse, les caricaturer en " adversaires " - pourquoi pas des alli?s pour le bien des patients ? -, les pr?senter comme de connivence ainsi que des malfaiteurs (" notre ?quipe " !), dans le but d'agir brutalement (" association muscl?e "), sans respect des personnes (" raboter sauvagement "). Et que penser de la liste horrifique des mots techniques complaisamment ?num?r?s ("capsulotomie ant?rieure, etc. ") sinon qu'elle vise ? effrayer, alors que ce sont les termes techniques de l'anatomie c?r?brale, banals pour les sp?cialistes (mais un psychiatre analyste s'est-il donn? la peine de conna?tre le cerveau ?). Faut-il pr?f?rer ? ce vocabulaire le langage si humain de la psychanalyse, comme cette explication de l'innocente crampe musculaire entra?nant le vaginisme par l'in?narrable Fran?oise Dolto : " Chez les vaginiques, on retrouve toujours le fantasme pr?coce du viol ?visc?rateur par la m?re, alors que la petite fille... d?sire le viol trucidant par le p?re " (Sexualit? f?minine : libido, ?rotisme et frigidit?, chapitre III) ? Voil? qui doit s?rement aider une jeune femme dans la " reconnaissance profonde de son ?tre " et lui permettre des rapports sexuels ?panouissants ! Tout cela serait simplement comique s'il n'y avait pas en jeu la souffrance de centaines de milliers de patients en France, et celle de leur famille. D'ailleurs, depuis 1900, il n'y a aucun article, dans toute la litt?rature ondiale, apportant la preuve qu'une m?thode psychanalytique ait gu?ri quiconque. Alors que des milliers de Fran?ais ont une vie ?quilibr?e apr?s une prise en charge comportementale, avec ou sans m?dicaments. Car la prise de m?dicaments n'est pas une preuve d'?chec de la th?rapie comportementale ! Elle est, pour un vrai scientifique, la prise en compte d'une r?alit? objective, compl?mentaire de l'action comportementale : ? la base du trouble obsessionnel il y a une pathologie c?r?brale que certains produits peuvent affaiblir ou ?liminer. Il n'y a que les psychanalystes pour refuser cette dualit? et croire qu'un ?tre humain est ?mu, se souvient, raisonne, etc. avec une pens?e ?th?r?e, sans support organique : comme si le mauvais ?tat de marche du cerveau n'avait aucun impact sur le comportement ! Les comportementalistes sont des scientifiques. Ils ne cherchent pas ? " prendre le pouvoir ", ils proposent une th?rapie, fruit de leur recherche th?orique et appliqu?e, afin de mieux soigner les patients. Ils ne veulent pas faire la guerre aux psychanalystes en particulier. Ils agissent comme ont toujours agi les scientifiques : on propose une nouvelle th?orie, on en tire les cons?quences pratiques. Si ces cons?quences sont plus int?ressantes que celles des th?ories pr?c?dentes, on adopte la th?orie jusqu'? nouvel examen. Sinon, on cherche dans une autre direction. La confrontation scientifique n'est pas une guerre, et les adversaires d'une nouvelle th?orie contribuent par leurs critiques ? son ?laboration ou ? son ?limination. Il n'y a que la psychanalyse qui, depuis Freud, crie au loup ? chaque fois que l'on propose une autre explication des faits psychiques que la sienne : pour la premi?re fois dans l'histoire de l'humanit? une connaissance serait d?finitive, et tout ce que l'on a d?couvert apr?s sa proclamation ne la concernerait pas ! Pour finir, je suppose que le docteur Wainrib est respectueux de ses patients et les informe, avant toute prise en charge, qu'il est en totale contradiction avec son code de d?ontologie, qui lui impose d'assurer des soins " fond?s sur les donn?es acquises de la science " (titre II, article 32), mais qu'il agit ainsi par conviction profonde. Curieusement, des tribunaux am?ricains ont condamn? ? de lourdes amendes des psychiatres ayant trait? par psychanalyse et qui n'ont pas pu apporter la preuve du fondement scientifique de cette th?rapie. Je conseillerais bien volontiers aux patients des m?decins pratiquant la psychanalyse de leur intenter des proc?s pour faute professionnelle, les juges fran?ais n'?tant a priori pas plus ?mus que les Am?ricains par les convictions profondes dans ces circonstances. Et peut-?tre que par l'argent on fera redescendre sur terre les psychanalystes, qui en ont d?coll? depuis plus d'un si?cle. *Yves Ferroul M?decin, ma?tre de conf?rences ? l'universit? de Lille * _______________________________________________ A question? click Help-Me at lutecium.org Lutecium-group mailing list Lutecium-group at lutecium.org http://cerium.lutecium.org/cgi-bin/mailman/listinfo/lutecium-group