J'appr?cie beaucoup ce texte, si moderne. Ce qui me para?t int?ressant lorsqu'on parle d'id?al ancien, c'est qu'on oublie assez souvent, me semble-t-il, que dans l'Antiquit?, seuls les hommes n?s libres, et b?n?ficiant de conditions d'existence ais?e, pouvaient pr?tendre go?ter ? l'oisivet?, l'otium. Aujourd'hui, la question du negotium (le contraire de l'otium), cette activit? qu'il faut avoiir pour subvenir ? ses besoins, prend le pas sur l'otium, qui en devient du reste une des facettes : soci?t? de loisirs ? consommer, de jouissances imm?diates. Quelqu'un a-t-il lu de Tom Wolfe, "Moi, Charlotte Simmons" ? Je venais d'en terminer la lecture lorsqu'on a appris la tuerie de Virginia Tech, et il me semble que l'on peut trouver dans cette description terrible de Wolfe quelque chose d'une ambiance de jouissance insoutenable. Certes, loin de moi l'id?e d'excuser le crime, un acte d'une telle folie reste sans excuse. N?anmoins, ? la lecture de Wolfe, on peut se poser la question de ce qui se passe dans les campus, lieux pr?tend?ment pr?vus pour la transmission du savoir, qui, dans le tableau qu'en brosse Wolfe, deviennent plut?t des cirques ou des lupanars g?ants, ce que Cho Seung-Hui semble pr?cis?ment n'avoir pas support?. Violaine Cl?ment