Jacques Siboni :
Ch?re Violaine
merci de demander des pr?cisions car ce que j'ai ici indiqu? est tr?s elliptique.
Je vais prendre un exemple concret et tr?s courant dans les relations analyste/analysant.
Un analysant manque de nombreuses s?ances ou arrive tr?s souvent en retard. Quelles peuvent ?tre les r?actions de l'analyste?
Dans ce que j'appelle le contre transfert l'analyste peut se sentir oblig? d'incarner la loi de l'analyse: "Vous devez venir imp?rativement ? vos s?ances, sinon je vais vous virer". L'analysant, dans sa demande d'amour, attend de l'analyste qu'il incarne une fonction coercitive de respect de l'ordre ?tabli. L'analyste y r?pond: "Nous avions conclu un contrat, tu es en train de le violer, je t'oblige ? le respecter par la contrainte." L'analyste est l? juge, partie, et policier. Il a r?pondu ? la demande hyst?rique de l'analysant: "Prouve moi que tu en as!"
Si l'analyste est conscient qu'il ne s'agit pas d'un contrat, mais d'un dispositif de parole, qu'il n'est ni juge ni policier, mais qu'il agit en tant qu'psychanalyste, il sera ? m?me de dire quelque chose du genre: "-- Chaque s?ance ? laquelle vous n'assistez pas est une s?ance perdue ? jamais pour la psychanalyse." Il y a l? un refus de r?pondre ? la demande de l'analysant en indiquant quelle est la direction de la cure.(...)
"Il ne s'agit pas d'un contrat, mais d'un dispositif de parole". Voil? qui me convient beaucoup mieux et qui n'?tait pas ?nonc? tel quel dans vos pr?c?dents messages de ces jours-ci. J'y lisais plut?t une proximit? entre lois du droit et loi symbolique qui me g?nait tout ? fait. Et la direction de la cure pour servir de boussole, cela me va. Bonne journ?e ? tout le monde, -- Catherine