Ch?re Kika, Je ne sais pas pourquoi vous ?crivez ? propos de Lacan "que Miller bien s?r a fait le desservice de rendre completement obscur pour ?tre le seul ? le comprendre", mais puisque vous vous demandez si sur cette liste il y a des gens qui lisent Lacan, je me permets de vous demander si vous lisez Miller. Dans la lettre mensuelle 254 de l'?cole de la Cause Freudienne qui vient de para?tre, dans l'article Notre sujet suppos? savoir, il ?crit :" Quand elle donne sa pleine puissance, la psychanalyse fait, pour un sujet, vaciller tous les semblants et organise leur d?flation m?thodique, y compris le semblant dont elle-m?me proc?de comme sujet suppos? savoir, puisque ce sujet suppos? savoir. ? la fin d'une analyse, apr?s avoir servi, vient ? s'?vanouir. Ce qui lib?re un signe d'ouverture, peut-?tre d'intensivit? ou de cr?ativit?, qui est ? rebours du festin de Balthazar. Ce qui ?merge au mieux, c'est un signe qui dit :"Tout n'est pas ?crit." Le festin de Balthazar, voil? l'id?e folle de l'?valuation ? tout prix, "ce savoir chiffr? dont nous sommes assaillis". Et assailli, Jacques-Alain Miller l'est, comme il le raconte, par ceux qui lui demandent "les textes l?gislatifs concernant la psychanalyse". Et il r?siste, il est entr? en guerre, lui aussi, contre ceux qui, parmi les analystes eux-m?mes essaient de rep?rer l'inconscient dans les traces neuronales. Cela me fait penser ? ce qui rapportait un jour Philippe La Sagna, ? propos des IRM : autrefois, disait-il, on savait que quelqu'un pensait lorsqu'on le voyait plisser le front. Aujourd'hui, on voit s'allumer des lumi?res dans son cerveau et on sait donc qu'il pense.... Belle avanc?e.... Alors plut?t que de tirer dans le dos de celui qui ose occuper cette position et qui en a les moyens, pourquoi pas le lire bien, voire le suivre lorsqu'il termine son texte ainsi : " Il nous revient, ce sujet suppos? savoir, de l'assumer, de le prot?ger, de le d?velopper, et cela ne va pas sans l'aimer un peu." Bien ? vous, Violaine