Si j'ai bien suivi les raisonnements de Jacques et Liliane, le nom propre fait surgir le sujet en tant que tel, dans sa sp?cificit?, en arr?tant la m?tonymie (signifiant fix? et rigide). Du m?me coup, il n'est plus dans la logique signifiante de la m?re, mais dans la sienne propre. Suivant la qualit? de ce "fixage", le sujet peut alors ?tre plus au moins mis au point (au sens de la photographie, faire la mise au point). Que ce freinage soit un tant soit peu glissant, et le sujet devient flou (? lui-m?me). Ceci semble rejoindre ce que Lacan d?veloppe dans Le Sinth?me, ? propos de Joyce et de son p?re, comment Joyce, en tant qu'?crivain, relance la m?tonymie de son nom. Il est possible de ce jouer de ce freinage sans tomber hors du symbolique. En musique, certains compositeurs, tels que Bach ou Shostakovitch, ont utilis? leurs noms pour g?n?rer un motif musical. Mani?re de s'inscrire dans un symbolique sans censure siginifiante, et de se d?cliner avec un petit frisson de jouissance. Pour le critique musical, le frisson se partage en rep?rant, dans la partition, les endroits o? le nom est ?ppel?. 3i?me et 4i?me mouvements de la 10i?me symphonie de Shostakovitch par exemple, o? les lettres de son monogramme (D-S-C-H en caract?res latins) correspondent aux notes R?-Mi b?mol-Do-Si. Ceux d'entres vous qui connaissent le solf?ge verront imm?diatement en quoi ce motif est une structure: de R? ? Mi b?mol je monte d'un demi-ton, de Do ? Si je descends d'un demi-ton. === BdF www.deflorence.com www.jackandbruno.com ===